Préval Haut‑Doubs lance une campagne pour mieux trier les déchets médicaux à domicile. Aiguilles, seringues ou pansements mal jetés représentent un danger réel pour les agents de tri, avec jusqu’à 700 déchets à risques retrouvés chaque mois. La collectivité rappelle les bonnes pratiques et met à disposition les points de collecte en pharmacie pour sécuriser le tri et protéger la santé de tous.
Le Collectif de Défense de la Santé du Doubs alerte après l’ouverture d’une maison médicale au CHU de Besançon. Selon le CODES 25, cette structure privée financée par des fonds publics ne répond pas à la pénurie de médecins libéraux et au manque d’accès aux soins. Le collectif réclame la création de centres de santé publics, avec médecins salariés et tiers payant intégral, pour garantir des soins accessibles à toutes et tous.
Face à un afflux exceptionnel d’appels et à la saturation des dispositifs existants durant l’hiver 2024-2025 sur les secteurs de Besnaçon, Thise, Chalezeule, Chalèze, Chalezeule et Beure, une Maison Médicale de Garde (MMG) a ouvert le 26 décembre 2025 au CHU de Besançon. Accessible exclusivement via le 116 117 pendant les horaires de permanence des soins, elle vise à désengorger la régulation du Centre 15, à compléter l’action de SOS Médecins et à réduire les passages inappropriés aux urgences, grâce à l’engagement volontaire de plus de 40 médecins libéraux. Le 28 décembre dernier, le centre de régulation du 15 a traité près de 1.800 dossiers pour l’ensemble de la région Franche-Comté.
Une réponse conjoncturelle devenue structurante
L’hiver 2024-2025 a mis en lumière les fragilités du système de soins non programmés sur le territoire bisontin. Afflux massif d’appels au Centre 15, saturation de SOS Médecins et orientation contrainte vers les urgences hospitalières ont conduit les acteurs de santé à agir rapidement. « La création de la Maison Médicale de Garde s’inscrit dans une logique de coopération ville-hôpital et de réponse territoriale aux tensions hivernales », explique Emmanuelle Pidoux-Simonin, directrice des coopérations au CHU de Besançon. Porté en lien étroit avec l’ARS et les médecins libéraux, le projet a trouvé naturellement sa place au sein du CHU, offrant un cadre sécurisé et immédiatement opérationnel.
L'interview de la rédaction : Emmanuelle Pidoux-Simonin, directrice des coopérations au CHU de Besançon
Une implantation au CHU pensée pour la sécurité et la fluidité
Pour les médecins libéraux, l’implantation de la structure au sein du CHU répond à des impératifs concrets. Les Dr Pierre-Louis Hélias (président de l’Association de garde médicale bisotine) et Benoît Rabier (président de l’Acoreli) soulignent les avantages logistiques et sécuritaires d’une garde exercée en milieu hospitalier, notamment en soirée et la nuit. La MMG repose sur le volontariat : plus de 40 médecins libéraux se sont engagés dès le premier trimestre, avec en moyenne cinq gardes par praticien. L’objectif n’est pas de produire du volume, mais de répondre de manière adaptée à la demande issue de la régulation. « La Maison Médicale de Garde absorbe les patients pour lesquels une consultation de ville est pertinente, après tri médical. Elle n’est ni une extension des urgences, ni un concurrent de SOS Médecins », insistent les praticiens.
Le 116 117, clé d’entrée unique pendant la permanence des soins
L’accès à la maison de garde se fait exclusivement via le 116 117, numéro national gratuit permettant de joindre un médecin de garde. Ce dispositif s’inscrit dans une architecture de régulation clairement sectorisée. Ainsi, le médecin régulateur libéral peut proposer un simple conseil médical, une consultation à la MMG, une orientation vers SOS Médecins (consultation ou visite) ou, si nécessaire, une orientation hospitalière.
L'interview de la rédaction : Dr Marion Yvé-Jardin, médecin généraliste à Besançon
Une dynamique appelée à se consolider
La maison médicale de garde est ouverte de 20h à minuit en semaine et durant les jours fériés, le samedi de midi à minuit et le dimanche de 8h à minuit. Les premiers retours d’activité montrent une capacité d’absorption satisfaisante, avec par exemple une vingtaine de patients certains dimanches. Une montée en puissance est prévue à partir d’avril, avec l’élargissement du planning médical. Au-delà de la réponse à l’urgence hivernale, la MMG apparaît comme un levier durable de coopération ville-hôpital, améliorant la connaissance mutuelle entre médecins libéraux, urgentistes et régulateurs, au service d’une prise en charge plus fluide et plus pertinente des patients.
Le public est ainsi invité à retenir des repères simples : 15 : urgence vitale. 116 117 : médecin de garde / MMG (permanence des soins) et 36 24 : SOS Médecins à Besançon
Ce jeudi, les agents du Centre hospitalier de Novillars (CHN) se sont mobilisés à l’appel de l’intersyndicale CGT–FO–SUD. Un rassemblement s’est tenu à 11 h devant l’établissement, avant une assemblée générale du personnel prévue dans l’après‑midi. Les organisations syndicales dénoncent une situation qu’elles jugent “alarmante” concernant les effectifs, les conditions de travail et le dialogue social.
Des engagements non tenus selon les syndicats
À l’origine de la colère : les décisions prises par la direction sur les heures supplémentaires, l’imposition de jours de congés les week‑ends et jours fériés, ainsi que la révision des maquettes RH. Selon l’intersyndicale, le directeur de l’établissement s’était engagé, après le préavis de grève du 8 janvier, à suspendre ces mesures le temps d’une négociation. Une promesse qui n’aurait pas été tenue. Les syndicats dénoncent notamment une “chasse aux heures supplémentaires”, pourtant indispensables au fonctionnement quotidien des services, et une volonté de maintenir unilatéralement les règles contestées.
Des effectifs “renforcés”… sans création de postes
La direction affirme vouloir “renforcer les effectifs”. Une affirmation que les syndicats qualifient de trompeuse : aucune création de poste n’est prévue. Selon eux, la stratégie actuelle repose sur une réorganisation à effectif constant, qui déplace les pénuries sans les résoudre, tout en faisant peser l’effort sur les professionnels. L’intersyndicale dénonce un “marché inacceptable” : des effectifs présentés comme renforcés en échange d’un abandon des droits sociaux, d’une perte de rémunération et d’un risque accru d’usure professionnelle.
Un climat de pression et de culpabilisation
CGT, FO et SUD pointent une méthode fondée sur la contrainte, la peur du sous‑effectif et la culpabilisation des agents. L’intersyndicale estime que cette logique met en danger la santé des professionnels, la qualité des soins et la sécurité des patients. “Les droits sociaux deviennent une variable d’ajustement budgétaire, et le travail réel une ressource à exploiter sans limite”, résument les syndicats.
Un appel à un véritable dialogue social
Face à ce qu’elles considèrent comme une absence de négociation sincère, les trois organisations affirment se tenir “résolument aux côtés des professionnels” pour défendre leurs droits et leurs conditions de travail. La mobilisation de ce jeudi s’inscrit dans une série d’actions visant à obtenir un changement de méthode et des garanties concrètes pour les équipes du CHN.
Dans le cadre de Mars Bleu, mois national de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, plusieurs sites de la ville de Pontarlier seront illuminés en bleu : la place d’Arçon, la chapelle de l’Espérance et l’église Saint‑Bénigne. Les équipes techniques installeront ces éclairages la semaine du 23 février. Une manière de rappeler, tout au long du mois de mars, l’importance du dépistage et de la prévention.
La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février en Bourgogne-Franche-Comté. L’Agence Régionale de Santé appelle à rester mobilisé : « le virus circule toujours activement, avec un rebond chez les plus jeunes et une forte pression sur le système de santé ». La vaccination protège des formes graves, notamment pour les personnes à risque, et elle est prise en charge à 100 %. L’ARS rappelle aussi l’importance des gestes barrières : masque en cas de symptômes, lavage des mains et aération régulière.
L’Institut de formation des professions de santé (IFPS) du CHU de Besançon accueillera le public samedi 31 janvier 2026, de 9h à 13h, à l’occasion de ses portes ouvertes annuelles. Plus de 750 étudiants y sont formés chaque année dans neuf filières du paramédical et de l’assistance aux soins : aide-soignant, ambulancier, assistant de régulation médicale, auxiliaire de puériculture, infirmier, puériculteur, infirmier anesthésiste, infirmier de bloc opératoire et cadre de santé. Une matinée pour découvrir les formations, rencontrer les équipes et échanger avec les étudiants.
En Bourgogne–Franche‑Comté, la campagne de vaccination en collèges se poursuit. Les parents d’élèves de 5e, 4e et 3e ont jusqu’au 25 janvier pour déposer en ligne leur autorisation parentale, indispensable pour que leur enfant puisse être vacciné contre les papillomavirus humains et les méningites à méningocoques. La plateforme reste ouverte encore quelques jours pour finaliser la démarche. Autorisations à déposer sur le site dédié : https://vaccination-college-bourgognefranchecomte.fr/?utm_source=chatgpt.com
Deux nouveaux espaces d’accueil vont être inaugurés en réanimation infantile et en néonatalogie au CHU de Besançon. Pensés après la période Covid, ils offrent désormais aux familles une cuisine fonctionnelle ainsi qu’une salle d’attente plus apaisante et adaptée. Ces aménagements ont été rendus possibles grâce au soutien des associations Réa…gir, Néonat25 et SOS Préma, chaleureusement remerciées par l’hôpital.
Le CHU lance également PréSCI, un projet de recherche inédit visant à mieux diagnostiquer les complications digestives chez les nouveau‑nés prématurés grâce à l’analyse de biomarqueurs urinaires. Le programme, porté par le fonds Phisalix, est ouvert aux dons. Pour de plus amples informations : https://www.fonds-phisalix.fr/projet/presci-ameliorer-la-prise-en-charge-des-complications-digestives-chez-les-nouveau-nes-prematures/
Les travaux avancent et le projet se concrétise pour ce nouvel équipement de 860 m², pensé pour renforcer l’offre de soins sur le bassin dolois et faciliter l’accès à la santé de proximité. Le centre accueillera six chirurgiens-dentistes, un orthodontiste, quatre médecins généralistes et cinq spécialistes. L’ouverture est prévue en juin 2026, au 49 rue Charles-Laurent-Thouverey.