Nouvelle journée de mobilisation ce mardi à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan. Les revendications portent sur les salaires, sur l’attractivité et la fidélisation des salariés. Les discussions avec la direction du groupe sont toujours au point mort. D’où cette nouvelle action. Ce matin, aucune entrevue était au programme entre les représentants syndicaux et la direction du groupe Elsan. Affaire à suivre.
Jusqu’à ce vendredi, la faculté de médecine de Besançon accueille l’opération « hôpital des nounours », un dispositif pédagogique porté par les étudiants en médecine. L’objectif : aider les enfants, principalement issus de classes de maternelle bisontines, à mieux appréhender le milieu hospitalier et à réduire leur peur des soins. Organisé par la corporation étudiante, cet événement propose aux plus jeunes de venir consulter… avec leur peluche. « Le but, c’est qu’ils aient moins peur de l’hôpital plus tard. La peur augmente la douleur chez les enfants, donc on essaie d’améliorer leur vécu », explique Charlotte, étudiante en médecine et co-organisatrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Apprendre en jouant
Concrètement, deux classes sont accueillies par demi-journée. Pendant que l’une découvre différents stands représentant les métiers de la santé, l’autre participe à des activités ludiques en salle d’attente, encadrée par des étudiants et une mascotte très appréciée. Les enfants deviennent acteurs : ils diagnostiquent les « maladies » de leur nounours et l’orientent vers les bons « services ». Radiologie, kinésithérapie ou encore bloc opératoire sont ainsi reproduits de manière adaptée et pédagogique. Fractures, maux de tête… mais aussi blessures plus imaginaires comme une « allergie à la nuit » ou une attaque de requin : tout est prétexte à dédramatiser.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Un impact concret
Créée au début des années 2000 et installée à Besançon depuis plus de 20 ans, l’opération rencontre chaque année un franc succès. « On voit des enfants arriver en pleurant à la vue des blouses, et repartir rassurés », souligne Sky, organisatrice également de l’évènement. Les retours des enseignants et des bénévoles sont largement positifs. Des questionnaires sont d’ailleurs envoyés après l’événement pour améliorer le dispositif. Au-delà de la sensibilisation, l’initiative permet aussi aux étudiants de développer leur relation avec les jeunes patients. En mêlant jeu et pédagogie, l’« hôpital des nounours » s’impose comme un outil précieux pour apprivoiser, dès le plus jeune âge, un univers souvent source d’angoisse.
La tension monte à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan . Le personnel soignant, emmené notamment par Patricia Dreyer, secrétaire du CSE, déléguée syndicale et infirmière depuis plus de vingt ans, a entamé un nouveau mouvement de grève pour dénoncer l’absence d’avancées salariales.
Des négociations dans l’impasse
À l’origine du conflit : des discussions jugées infructueuses avec la direction. « Nous n’avons obtenu aucune proposition concrète », explique Patricia Dreyer. Le personnel avait pourtant élaboré un tableau détaillé des augmentations de salaire, métier par métier et selon l’ancienneté. Une base de travail que la direction refuse, selon les syndicats, d’étudier.
Face à ce blocage, les négociations ont été suspendues. La décision a été prise de mener des temps ponctuels de mobilisation, qui permettent de créer un effet de surprise auprès de la direction, d’éviter des pertes de salaire trop importantes et de ne pas pénaliser les patients : « On ne peut pas les prendre en otage », insiste la représentante du personnel. « Ce ne sont pas des grèves perlées, mais des arrêts de travail ciblés », précise Mme Dreyer. Les équipes s’organisent en interne. Cette organisation repose sur une forte coordination entre les salariés. « Tout le monde s’implique, tout le monde communique », souligne-t-elle. Le collectif décide lui-même des modalités de mobilisation, sans en informer à l’avance la direction.
Une revendication chiffrée
Le personnel avance un chiffre précis : 624 000 euros. C’est le montant estimé des augmentations demandées. Une somme jugée « absorbable » par les syndicats, qui pointent la bonne santé financière de la clinique. Mais selon eux, le problème dépasse l’établissement lui-même. Appartenant à un groupe, la clinique participerait à un système de redistribution interne. « Notre structure finance des investissements ailleurs, alors que nos salaires stagnent », déplore Patricia Dreyer.
Un ras-le-bol généralisé
Derrière les revendications salariales, c’est un malaise plus profond qui s’exprime. « On est au bord de la saturation financière », confie la déléguée syndicale. Le personnel souhaite également valoriser l’expérience et fidéliser les équipes, notamment en récompensant l’ancienneté.

Un mouvement appelé à durer
Si aucune avancée n’est obtenue, la mobilisation pourrait se prolonger. Contrairement aux précédents mouvements, souvent limités à quelques jours, celui-ci s’inscrit dans une stratégie de long terme. « La différence aujourd’hui, c’est l’organisation. Les équipes tiennent dans la durée », observe Patricia Dreyer. Une mobilisation discrète mais efficace, qui pourrait bien contraindre la direction à reprendre les discussions. Pour l’heure, le dialogue semble rompu. Mais du côté des soignants, la détermination reste intacte.
La grogne monte dans les établissements du groupe Elsan. Ce vendredi 20 mars, les agents des cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des revalorisations salariales.
Des négociations salariales dans l’impasse
À l’origine du mouvement, des discussions salariales jugées infructueuses par les représentants du personnel. « Nous avons demandé des augmentations pour tous les métiers, de l’accueil aux soignants », explique Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent. Selon elle, les revendications reposent sur une analyse financière solide. « Nous avons fait intervenir un cabinet pour vérifier la situation. La clinique va bien, elle gagne de l’argent. Nos demandes n’auraient pas mis l’établissement en difficulté », affirme-t-elle. Pourtant, la direction a refusé toute revalorisation, invoquant un risque pour l’équilibre financier. Une justification que contestent les syndicats, qui dénoncent un décalage entre les résultats du groupe et les salaires versés localement. « Aujourd’hui, nous faisons partie des salaires les plus bas de France », déplore Patricia Dreyer.
L'interview de la rédaction : Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent
Deux établissements, une même colère
La mobilisation concerne les deux structures du groupe dans le Doubs, réunies au sein d’une même entité. La clinique Saint-Vincent, à Besançon, regroupe notamment des activités de chirurgie, de cardiologie et de soins médicaux de réadaptation (SMR). À Pontarlier, la clinique Saint-Pierre est davantage spécialisée dans la rééducation et l’accompagnement des patients, notamment âgés. « Nous travaillons ensemble, même si les sites sont distants. Les problématiques sont les mêmes », souligne la représentante syndicale.
Des conditions de travail dénoncées
Au-delà des salaires, les personnels alertent sur une dégradation continue de leurs conditions de travail. « La logique, c’est de faire plus avec moins », résume Patricia Dreyer. Elle évoque des effectifs insuffisants, des départs non remplacés ou compensés par du personnel temporaire, et une charge de travail en constante augmentation. « Les équipes sont en surcharge, avec des patients de plus en plus nombreux et des spécialités lourdes. Certains sont en grande détresse », insiste-t-elle. Une alerte pour risque grave avait déjà été lancée l’an dernier dans un service. « Aujourd’hui, cette situation tend à se généraliser à toute la clinique », prévient-elle.
L'interview de la rédaction : Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent
Un mouvement appelé à durer
La mobilisation, organisée tout au long de la journée pour permettre aux équipes de se relayer, pourrait se poursuivre dans les prochains jours. « Elle est reconductible. Chaque matin, la direction saura si nous poursuivons ou non », indique Patricia Dreyer. Les syndicats espèrent désormais faire évoluer la position de la direction et obtenir l’ouverture de nouvelles négociations.
En attendant, le mouvement traduit un malaise profond au sein des établissements, où les soignants entendent bien faire entendre leur voix.
Journée de mobilisation ce vendredi 20 mars au sein du groupe Elsan. Les agents des cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des revalorisations salariales. Selon nos informations, la mobilisation est totale à Pontarlier, tandis qu’elle atteint environ 50 % des effectifs à Besançon.
Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.
Une mobilisation face à une chute des revenus
À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.
Des entreprises fragilisées et des patients impactés
Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
Un service maintenu pour les cas vitaux
Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes. Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs, dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.
Des revendications pour sauver la profession
Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
À l’occasion de Mars bleu, mois de sensibilisation au cancer colorectal, le CHU de Besançon lance une campagne au message direct : « Occupez-vous de vos fesses ». Des stands d’information sont installés dans différents centres commerciaux de la ville, comme les mardis 24 mars à Carrefour Chalezeule et31 mars à la galerie Châteaufarine. Une journée de sensibilisation est aussi prévue ce jeudi à l’hôpital Jean-Minjoz.
France Alzheimer Doubs lance de nouvelles actions pour accompagner les familles et les aidants face à la maladie d’Alzheimer.
Deux cycles de formation gratuite sont proposés prochainement : À Pontarlier : les 5, 12 et 19 mars de 14h à 17h, puis les 2 et 9 avril de 14h à 16h30. À Morteau : les 30 avril, 7 et 21 mai de 14h à 17h, puis les 28 mai et 4 juin de 14h à 16h30.
Ces formations gratuites, d’une durée totale de 14 heures, permettent aux aidants de mieux comprendre la maladie, d’apprendre à communiquer autrement, de gérer le quotidien et de préserver leur équilibre personnel. Elles sont animées par une psychologue et un bénévole expérimenté.
Renseignements et inscriptions au 03 81 88 00 59 ou par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
À Pontarlier, Mars Bleu 2026 mobilise la ville contre le cancer colorectal. L’association Sourire et Solidarité, avec le soutien de la Ville, organise une grande journée de sensibilisation samedi 7 mars, de 10h à 18h, au Théâtre Bernard Blier. Au programme : stands d’information, animations et exposition. La journée se prolongera à 20h30, salle Jean Renoir, avec la pièce Cœur à prendre de la troupe Épicure. Les bénéfices seront reversés à l’association organisatrice. Autre temps fort : un nœud géant humain le 29 mars au stade Paul Robbe.
En ce mois de février, Préval Haut-Doubs lance une campagne pour mieux trier les déchets médicaux à domicile. Aiguilles et seringues, les déchets d’activités de soins à risques infectieux ne doivent jamais finir à la poubelle classique. Jusqu’à 700 sont encore retrouvés chaque mois au centre de tri de Pontarlier, exposant les agents à des risques graves. Bien trier ses déchets médicaux, c’est protéger celles et ceux qui les manipulent chaque jour. Il est rappelé que des boîtes gratuites sont disponibles en pharmacie pour les collecter en toute sécurité.