Hier, en déplacement à Rouen, Elisabeth Borne a annoncé 1,1 milliard d’euros pour les soignants au bénéfice de la revalorisation salariale, en particulier pour le travail de nuit et le dimanche. 600 millions d’euros correspondent à des revalorisations précédemment annoncées et 500 millions à de nouvelles mesures qui seront inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2024. Dans ce contexte, le travail de nuit à l’hôpital sera revalorisé de 25 % et le tarif des gardes augmenté de 50 %. En parallèle, la Première Ministre a également indiqué que les patients pourront bientôt se faire remettre des antibiotiques pour traiter angines et cystites sans passer par la case médecin.
Ce lundi après-midi, Thierry Gamond-Rius, le directeur général du CHU de Besançon, a présenté les grands projets qui rythmeront le calendrier des prochains mois. Projets immobiliers, nouveaux équipements médicaux, organisation des soins, … de nouvelles initiatives verront le jour. Parmi lesquelles la naissance d’un nouveau bâtiment, pour 2026, dédié à la psychiatrie, et qui réunira en un même les lieux les sites de Saint-Jacques et Minjoz à proximité de la Maison des familles et de l’internat.
Il est également annoncé l’ouverture d’un centre d’enseignement et de soins dentaires à la rentrée 2024. Il accueillera alors les étudiants en odontologie de 4è puis de 5è année. D’une superficie de 3600 m2, le futur bâtiment abritera 40 cabinets dentaires, deux salles d’imagerie dentaire, ainsi qu’un laboratoire de prothèses. Il sera localisé sur le terrain situé derrière le bâtiment orange du CHU, auquel il sera relié par une galerie aérienne.
De nouveaux équipements médicaux de pointe, pour un montant de 9,5 millions d’euros, sont également prévus. Ils s’ajoutent aux 7 millions déjà consentis. Précisons que près de 6,5 millions d’euros proviennent des fonds européens (Feder). Ces investissements apporteront les dernières innovations médicales au bénéfice des patients et conforteront le positionnement d’excellence du CHU de Besançon.
Plus de la moitié de la France est placée en alerte orange canicule depuis ce lundi. Une alerte qui se poursuivra ces prochains jours, et qui touche notre région.
La canicule est définie par de très fortes chaleurs le jour et la nuit durant au moins 3 jours consécutifs. Elle comprend 2 paramètres : chaleur et durée. Elle peut être détectée par Météo France 5 à 7 jours avant son déclenchement. Le seuil élevé de températures à partir duquel on parle de canicule varie en fonction des régions concernées et de leur habitude à la chaleur. Un seuil existe également pour les températures nocturnes puisque les températures baissent peu la nuit dans ces conditions.
Météo France calcule des indicateurs croissant des données météorologiques et sanitaires (mortalité par exemple) comparées à des valeurs maximales et minimales pour chaque département et aux prévisions des jours suivants. Ils déclenchent des seuils d’alerte et sont classés en 4 catégories :
Un numéro vert d’information, le 0 800 06 66 66 (gratuit depuis un téléphone fixe) est disponible de 8h à 20h. On peut aussi inscrire ses proches sur une liste en mairie afin que des bénévoles les aident lors d’une canicule.
Quels sont les risques de la canicule et comment s’en protéger ?
La canicule impose la vigilance. Quand le corps ne régule plus la température interne et que cette dernière augmente, de nombreux symptômes apparaissent. Comme par exemple :

Le repos et l’hydratation continue dans un endroit frais permettent de les éviter.
Les personnes âgées et dépendantes en lit ou en fauteuil sont vulnérables lors d’une canicule : perception de la chaleur, sensation de soif et capacité à transpirer sont amoindries, les exposant à un danger. Humidifier la peau et les faire boire régulièrement facilitent leur adaptation. La chaleur aggrave la maladie, notamment les maladies chroniques, les maladies mentales gênant la compréhension des risques ou des gestes de prévention, les infections, l’obésité ou la dénutrition. Certains médicaments entraînent aussi des effets secondaires liés à une mauvaise hydratation et régulation de la température du corps.
Il faut adopter de bons réflexes pour lutter contre la chaleur :

La ville de Morteau et son maire font savoir que les examens d’échographie vont pouvoir reprendre au cabinet de radiologie, situé dans l’enceinte du Centre hospitalier Paul Nappez de Morteau.
Ces actes d’échographie seront réalisés par le groupe DIMEO Imagerie Médicale et proposés chaque mardi à compter du 8 août. Un secrétariat médical dédié sera installé à proximité de la salle d’examens, au niveau du hall d’accueil central du rez-de-chaussée du bâtiment de Médecine. Les prises de rendez-vous peuvent s’effectuer en appelant directement les cabinets de DIMEO Imagerie Médicale de Pontarlier au 03 81 39 06 11 ou de Valdahon au 03 81 56 20 20.
« Cette offre constitue une première étape préalable à la réalisation des grandes opérations de travaux nécessaires à l’installation d’une nouvelle activité de radiologie permanente au sein de l’hôpital de Morteau » explique le communiqué de presse.
Après des travaux d’extension, le centre médico-social Tristan Bernard, à Besançon a rouvert ses portes.
Rappelons qu’il concentre notamment les services de la protection maternelle et infantile (PMI). Différents professionnels sont disponibles : secrétaire médico-sociale, assistant et éducateur de service social, infirmier, puéricultrice, sage-femme, médecin et psychologue de PMI, conseiller en économie sociale et familiale. Ses missions sont d’apporter de l’aide et du soutien aux familles en difficulté, l’action éducative à domicile, l’enfance en danger, l’adolescence et le conseil. L’aide sociale (RSA, économie et budget des familles, difficultés financières et impayés, surendettement, hébergement social et logement de transition, addiction et santé , soutien à l’insertion sociale et professionnelle, …) est également une autre responsabilité.
Infos pratiques : Le Centre Médico Social (CMS) Tristan Bernard, situé 19 rue Tristan Bernard, est ouvert le lundi, mardi, mercredi et jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 9h à 12h. Tel : 03.81.25.44.44 ; Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
On l’a appris hier après-midi, Jean-David Pillot prendra prochainement la tête du CH intercommunal de Haute-Comté à Pontarlier. Il va quitter sa fonction de secrétaire des affaires générales qu’il occupait au CH intercommunal Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil, en Seine Maritime et Eure. M. Pillot succède à Olivier Volle qui dirigeait jusqu’à présent cet établissement et qui a fait valoir son droit à la retraite.
Depuis le 12 juin dernier, le CHU de Besançon dispose, au sein du bloc opératoire de chirurgie traumatologique, d’un tout nouveau système de microscope 3D robotisée : le KINEVO 900 de Zeiss Meditec. Ce microscope innovant est désormais utilisé au CHU pour les interventions de chirurgie de la main, la reconstruction mammaire avec lambeaux et plus généralement la microchirurgie. Il a été utilisé pour la première fois le 13 juin, dans le cadre d’une intervention chirurgicale sur main, c’est la première intervention française de chirurgie de la main en 3D.
Cette nouvelle plateforme de visualisation chirurgicale combine des modes de visualisation optique et numérique tout en offrant une meilleure ergonomie de travail au chirurgien. Un écran complète les binoculaires qui obligeaient les chirurgiens à rester la tête penchée en avant pendant toute la durée de l’opération. Autre nouveauté, le microscope enregistre intégralement l’intervention chirurgicale. Les images sont ensuite visionnées et font l’objet d’un débriefing en équipe ; les vidéos ainsi réalisées constituent un véritable outil pédagogique et contribuent à la diffusion et à l’amélioration des pratiques opératoires.
Le CHU de Besançon est Centre de recours SOS main, accrédité par la Fédération européenne des services d’urgences de la main (FESUM). Ainsi, le service de chirurgie orthopédique prend en charge, à l’échelle régionale, 24h / 24 et 7 jours / 7, tous les traumatismes et plaies de la main. Ce nouvel équipement de pointe, de plus de 400 000 €, constitue une avancée majeure pour la microchirurgie et la chirurgie de la main
Après une année de fermeture, la clinique Saint-Pierre à Pontarlier vient de rouvrir le deuxième étage de son service de rééducation, en hospitalisation complète. Quinze lits supplémentaires, un plateau technique de rééducation, des salles de repos ou encore une grande salle de restauration collective viennent agrémenter l’établissement de santé.
« Tout a été pensé dans le but d’améliorer le séjour des patients et la qualité de vie au travail des soignant ». La clinique Saint-Pierre de Pontarlier, c’est un service d’hospitalisation à temps partiel qui propose trois programmes : obésité, bien vieillir, et activité physique adaptée pour les patients atteints d’un cancer. Mais c’est aussi un service de rééducation pour réautonomiser les patients. Fermé pendant une année, le deuxième étage du service rééducation de la clinique Saint-Pierre a rouvert, faisant passer sa capacité de 35 à 50 lits. « Notre projet médical est orienté vers la rééducation du patient et sa réautonomisation », assure Christophe Creton, le nouveau directeur. Aujourd’hui, ce service peut accueillir une cinquantaine de patients pour une hospitalisation complète d’une moyenne d’un mois. La réouverture de ce 2ème étage de 1000m² permet en effet d‘accueillir davantage de patients.
« On souhaite avant tout le maintien en autonomie du patient, l’accompagnement vers une meilleure réautonomisation. Notre objectif principal reste le retour à domicile dans les meilleures conditions » Christophe Creton, directeur de la clinique Saint-Pierre
Dès son admission à la clinique Saint-Pierre, le patient est pris en charge par l'équipe médicale et l'équipe paramédicale. Un bilan initial fait état de ses besoins, pour ensuite fixer la trajectoire éducative qui va être envisagée pour ce patient. Et puis, il y a parfois aussi des bilans intermédiaires qui viennent compléter ou réorienter le bilan initial et le programme éducatif. « C’est ce qui va permettre au patient d’avoir un soin adapté, puisqu’aujourd’hui on est vraiment sur un parcours de soins individuel, où les patients vont bénéficier des meilleures compétences au meilleur moment » indique Christophe Creton.
Démédicaliser la pratique en hospitalisation à temps partiel
La Clinique Saint-Pierre est un établissement offrant deux types de services de soins : un service de rééducation en hospitalisation à temps complet qui vient s’agrandir, mais aussi un service d’hospitalisation à temps partiel (HTP). L’HTP propose 3 programmes : obésité, bien vieillir et activité physique adapté pour les patients atteints d’un cancer. Le fait de porter la capacité de l’établissement à 50 lits, avec deux secteurs de 25 lits, permet d’apporter un maximum d'offres de soins au regard des besoins du territoire, en complémentarité avec les différents acteurs. « C'est vrai que notre équipe médicale a beaucoup contribué et continue à contribuer à ce travail collaboratif, mais également avec la médecine de première intention, puisque la médecine de ville, ne l'oublions pas, est un acteur fondamental dans le maillon de la prise en charge des patients et des concitoyens en général » souligne Christophe Creton. « Et notre objectif c'est de répondre aux besoins, de s'inscrire en complémentarité, de multiplier les programmes rééducatifs. C'est vrai qu’aujourd'hui nous parlons de l'hospitalisation complète avec ces 50 lits, mais on a également un hôpital de jour, un HTP, où les patients viennent la journée uniquement, et sur lequel nous avons 3 programmes. Ces derniers sont justement en partenariat avec différents acteurs, et c'est l'objectif, de pouvoir répondre à ce besoin de santé autrement, puisque tous les patients ne nécessitent pas une prise en charge en hospitalisation complète. Notre point central et notre motivation première, c'est le patient, il est au cœur de nos de nos réflexions communes ».
Christophe Creton, directeur de la clinique Saint-Pierre :
Le mercredi 5 juillet, le centre hospitalier de Morteau organise une conférence de 17h à 18h. Les sujets abordés seront la fin de vie, la personne de confiance et les directives anticipées et les soins palliatifs. Ce rendez-vous sera animé par le Réseau Qualité Bourgogne Franche-Comté et l’Équipe Mobile des Soins Palliatifs du CHI de Pontarlier. Il se déroulera salle du maintien de l’autonomie, Pavillon des Montagnons.
Cette conférence est grand public. Elle est ouverte à tous. Elle permettra d’aborder des sujets difficiles, mais qui font partie de notre quotidien. Quels sont nos droits et ceux de nos proches et quelle est la législations en vigueur ? Ces questions et bien d’autres seront abordées au cours de cette rencontre. Jean-Marie Chanudet, coordinateur des soins au centre hospitalier de Morteau, explique que « c’est un sujet qui est évoqué avec réticence, mais qu’il est important que chacune et chacun soient informés des dispositions législatives en cours ». Une thématique qui fait également écho à l’actualité et les discussion actuellement menées sur la sédation, la sédation profonde, l’euthanasie et le suicide assisté.
Une demande des professionnels mortuaciens
En organisant cette conférence, l’hôpital mortuacien répond à une demande exprimée par ses professionnels qui, dans le cadre de leur mission quotidienne, doivent répondre aux questions de leurs patients et des familles sur ces points douloureux. La rigueur doit être de mise.
Cette conférence s’adresse à celles et ceux qui sont intéressés par le sujet. Elle est gratuite.
L'interview de la rédaction : Jean-Marie Chanudet, coordinateur des soins au centre hospitalier de Morteau
Ce mardi, les services de dermatologie et de rhumatologie du CHU de Besançon proposent un stand d’information dédié à la sensibilisation au psoriasis et au rhumatisme psoriasique. La première pathologie est une affection cutanée inflammatoire qui touche 2 à 3% des Français, tandis que la deuxième est une forme de rhumatisme inflammatoire chronique qui affecte les articulations chez 30% des patients atteints de psoriasis. A cette occasion, la réalité virtuelle et la technologie robotique s’unissent pour mieux sensibiliser.
La société Curling, basée en Belgique, est présente pour sensibiliser le patient aux impacts de ses habitudes de vie sur sa santé. A l’aide de la nouvelle technologie, elle renseigne les patients sur leur âge « artériel » et les risques qu’ils prennent. La sédentarité, l’alcool, le tabac, une mauvaise alimentation sont autant de causes qui retentissent notamment sur l’activité cardiaque entre autre. Le psoriasis étant lié à des difficultés cardiaques, il est important d’adopter les bons comportements. « En tant qu’acteur de notre vie, nous sommes notre premier médecin » explique Yvan Bien.
L'interview de la rédaction / Yvan Bien
Des conséquences invalidantes
Comme le souligne le Professeur Clément Parti, chef du service de rhumatologie au CHU de Besançon, « les patients atteints de psoriasis peuvent développer une maladie articulaire, inflammatoire, qui peut être très invalidante ». Comme très souvent, la médecine réalise de belles prouesses et avancées. Des traitements existent. Ils permettent de traiter les symptômes, mais aussi de cibler précisément le mal, en agissant sur une molécule spécifique. Ces deux pathologies peuvent toucher plusieurs articulations et parties du corps.
L'interview de la rédaction / le professeur Clément Parti
N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant. Le Professeur Clément Parti rappelle que « le rhumatisme psoriasique peut avoir des conséquences irréversibles sur une articulation, avec l’apparition d’un handicap pour la suite de sa vie ».