L’épidémie de Covid-19 régresse depuis plusieurs mois, et le CHU de Besançon ajuste ses recommandations quant au port du masque entre ces murs. Il ne sera plus obligatoire pour les personnels, les patients, les visiteurs.
Néanmoins, il reste nécessaire dans certains cas :
Évidemment, tous les autres gestes barrières sont toujours d’actualité.
Plus d’informations sur les modalités de visites :
Les héros d’hier sont finalement les grands oubliés d’aujourd’hui. C’est en tout cas comme ça qu’ils se définissent, à l’image de Carole Giboudot, infirmière libérale à Lons-le-Saunier. « On s’est jeté dans le travail. Autant les hospitaliers que les libéraux. On a été applaudi. Le Ségur de la santé a été un vrai coup de pouce pour les hospitaliers, et heureusement qu’ils y ont eu droit, c’est légitime. En revanche, nous, nous n’avons eu aucune revalorisation de nos soins » déplore Carole Giboudot. L’infirmière libérale rappelle le rôle crucial que son corps de métier a joué pendant cette grande crise sanitaire, son positionnement en première ligne, alors même que l’on ignorait encore ce qu’était ce virus. Et pourtant, les infirmières libérales, nourries par tant de promesses comme beaucoup d’autres, s’y sont confrontées dignement, par devoir et par amour de la profession. Pour que quelques mois plus tard, celles-ci ressentent un sentiment d’abandon et d’invisibilisation. « Ça nous a causé du tort. On se sent complétement délaissé. Alors qu’on allait chez des familles entièrement contaminées, on rentrait chez eux, et ce Covid on ne savait pas ce que c’était. On a eu des moments difficiles. On ne se posait pas de questions, on y allait, parce que c’est notre métier et parce qu’on aime ça. Mais derrière, on a eu aucune considération, aucune revalorisation » déplore Carole Giboudot.
Le mouvement a pris de l'importance sur les réseaux sociaux, notamment à travers des applications comme WhatsApp ou Facebook, sur lesquelles des groupes se sont formés et ont rapidement pris une ampleur significative. Au point d’avoir des répercutions au niveau national, régional et départemental. Le groupe Whatsapp du Jura comptabilise environ 170 infirmières libérales, sur 300 dans le Jura.
Tout d’abord, Carole Giboudot évoque la prescription médicale et le système de rémunération. « Notre tarification fonctionne à l’acte médical (AMI) demandé sur l’ordonnance. Et puis, on a une nomenclature, où chaque acte est référencé et coté avec un certain tarif. Cette nomenclature, qui date de bien longtemps, n’a pas été révisée depuis 2009, et nous cote des actes très peu valorisés » indique l’infirmière. Une des premières revendications du collectif est de passer l’AMI de 3,15€ à 4€ brut, et de le réajuster régulièrement en fonction de l’indice d’inflation de l’Insee.
En plus de la revalorisation des actes médicaux, « Infirmiers Libéraux en colère » souhaite aussi celle des déplacements. « On voudrait que les indemnités kilométriques soient réévaluées. Une infirmière se déplace pour 2,50€ brut. Donc il nous reste 1,25€ pour se déplacer chez un patient » explique Carole Giboudot. Pour information, le même déplacement s’élève à 4€ pour les kinésithérapeutes et peuvent varier entre 10 et 43,5€ pour un médecin en fonction de l’horaire.
Également au cœur des débats, notamment à travers l’actuelle réforme des retraites : le critère de pénibilité, qui concerne bien évidemment ce corps de métier. « Pour pouvoir partir en retraite à taux plein, il faut qu’on attende 67 ans, sans aucune pénibilité reconnue dans notre profession. On peut monter et descendre une quarantaine de fois de la voiture pour aller voir nos patients. Sans compter le laboratoire, la pharmacie, etc. On se lève tous les matins à 5h, on travaille entre 12 et 14h par jour. On a une charge physique et psychologique parce que nous avons des soins et des prises en charge compliqués. Ça peut être des fins de vie ou du travail avec des enfants. On a un panel très large de soin, c’est très éprouvant. Il y a énormément de maladies professionnelles. Des problèmes lombaires, articulaires. Le fait d’être tout le temps dans la voiture, de mobiliser des patients lourds » souligne Carole Giboudot. Cette dernière indique que l’espérance de vie d’une infirmière libérale est inférieure à sept ans par rapport à la moyenne nationale.
Par ailleurs, Carole Giboudot, pointe aussi la hausse des charges, démultipliées depuis quelques années. Que ce soit l’essence ou le matériel. « On payait la boîte de gants 4,50€ avant le Covid, 22€ pendant, et maintenant 9€. On a doublé en 5 ans. Et malgré ça, nos paiements n’ont pas bougé depuis 15 ans » explique l’infirmière libérale. Et contrairement à d’autres professionnels de santé, si plusieurs actes médicaux sont pratiqués par les infirmières libérales, seul le premier acte est payé à taux plein. Les autres sont dégressifs. Ce qui veut dire que si vous avez une injection à réaliser, le pansement sera payé à taux plein parce que ce sera le plus gros acte, ensuite la prise de sang sera payée à moitié prix, et enfin l’injection sera gratuite, indique le collectif « Infirmiers Libéraux en colère ».
Du temps, mais pas d’argent. Car oui, tous ces actes médicaux sont chronophages, intenses, indispensables, et les infirmières y consacrent énormément temps. Pour une maigre rémunération. « Pour donner une idée, en venant se faire poser un pansement au cabinet ou se faire retirer des fils, on va demander 6,30€ au patient. Il va nous rester ensuite 3,15€ net. Pour 20-30min de travail. Et derrière, on a environ 10min de papier, pour rentrer l’ordonnance du médecin, facturer, envoyer à la CPAM, la mutuelle, tout ça nous prend également beaucoup de temps » indique Carole Giboudot.
Toutes leurs revendications sont à retrouver sur cette pétition en ligne qui atteindra bientôt les 90.000 signatures : https://www.change.org/p/lettre-ouverte-des-infirmiers-lib%C3%A9raux?recruiter=1292791289&recruited_by_id=993c6bc0-9984-11ed-aa69-a1fdc26a704d&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=petition_dashboard
Le CHIHC, le centre hospitalier pontissalien, continue de faire face à des difficultés de recrutement de personnel infirmier et aide-soignant. Dans un contexte antérieur ou 20 lits à l’EHPAD du Larmont, trois lits en psychiatrie et 3 lits en médecine SSR à Mouthe avaient été gelés, on vient d’apprendre que six lits supplémentaires en médecine B ont été fermés.
Dans ces conditions, l’établissement fait savoir que l’accueil des personnes nécessitant des soins actifs est préservé. En revanche, les hospitalisations pour des motifs sociaux ne pourront être assurées.
Samedi, les élus de la Communauté de Communes Champagnole-Nozeroy ont inauguré la nouvelle maison de santé, implantée à Champagnole. Une infrastructure qui a enfin vu le jour après presque sept ans d’intenses négociations. Dès ce lundi 3 avril, six médecins généralistes accompagnés d’un médecin collaborateur, d’une infirmière, de deux diététiciennes-nutritionnistes et d’une équipe administrative, reçoivent les patients sur rendez-vous. Le projet a nécessité un chantier de près d’un million d’euros, subventionné à plus de 50 % par des financeurs institutionnels, le reste étant apporté par la collectivité locale.
Le ministre de la santé, François Braun, se rendra ce lundi 3 avril dans le Jura. Il ira au centre hospitalier Jura Sud, à Lons-le-Saunier, pour échanger avec les équipes médicales, puis il rencontrera des agents de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté, toujours dans la capitale jurassienne. François Braun échangera sur l’application de la loi Rist, concernant le plafonnement des rémunérations des médecins intérimaires et rappellera « la mobilisation des services de l’état pour assurer la continuité des soins sur l’ensemble du territoire ». Son arrivée est prévue vers 17h.
Depuis une quinzaine de jours, le CHU Minjoz, à Besançon, dispose d’un nouveau robot dédié à la chirurgie de l’oreille. Le site bisontin est le premier centre hospitalier universitaire du quart nord-est de la France à être équipé de cet outil. A la fin de l’année 2022, seulement dix robots identiques étaient installés en France. Ce plateau technique de pointe est notamment utilisé pour la pose d’implants, qui permettent à certaines personnes atteintes de surdité d’avoir un meilleur accès au son. Il est également utilisé pour la pose de prothèses ou encore comme support à l’endoscope, pour avoir un meilleur champ de vision lors d’une intervention.
Le coût d’une telle installation est estimé à 400.000 euros. Equipé d’un joystick, de trois bras et d’un écran pour visualiser l’intervention, le robot est piloté à distance par le professionnel. La dextérité est meilleure et la sécurité est plus grande pour le patient. La maîtrise des actes est plus assurée et certains désagréments sont plus facilement évités.
Cette technologie devrait encore progresser. D’ailleurs, le Professeur Laurent Tavernier travaille actuellement, avec d’autres chercheurs du laboratoire bisontin FEMTO-ST, sur le développement d’un micro-robot pour détecter et traiter, par pulvérisation laser, une pathologie de l’oreille moyenne, autour des osselets.
L'interview de la rédaction / le Professeur Laurent Tavernier, chef du service ORL, audiophonologie, chirurgie cervico-faciale
Une nouvelle édition de la Color Life se prépare d’ores et déjà à Besançon. Elle se déroulera le 4 juin prochain dans le parc de la Gare d’Eau. Rappelons que cet évènement est co-organisé, depuis 2014, par les étudiants d’IMEA, l’école de commerce des Chambres de Commerce et d’Industrie du Doubs et de Haute-Saône, et la Ligue contre le Cancer du Doubs.
L’édition 2023 proposera un parcours coloré de 5 km. A travers cette opération, les organisateurs souhaitent faire passer des messages de prévention sur les dangers du tabac et les bienfaits d’une vie saine et de la pratique sportive. Les inscriptions seront ouvertes avant la fin mars. Depuis 2014, plus de 110.000 euros ont été reversés par les étudiants à la ligue contre le cancer.
Tous les deux ans, les Bourguignons-Francs-Comtois âgés de 50 à 74 ans sont invités à réaliser un test de dépistage du cancer colorectal. A l'occasion de Mars Bleu, campagne nationale de sensibilisation au dépistage de ce cancer, le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers rappelle l'importance de réaliser ce test.
Détecté tôt, le cancer colorectal se soigne plus facilement
En 2018, on estime à environ 43 000 (23 000 hommes et 20 000 femmes) le nombre de nouveaux cas et à 17 000 le nombre de décès. C'est le 3ème cancer le plus fréquent et le 2ème cancer le plus meurtrier en France, après le cancer du poumon. Il présente une évolution lente et silencieuse qui peut être un facteur favorable pour une détection précoce. Le cancer colorectal provient le plus souvent de l'évolution d'une lésion bénigne, qui n'est pas perçue par le patient, mais qui peut saigner de façon très discrète, parfois pendant des années. À ce stade, le test de dépistage peut détecter du sang présent de façon microscopique dans les selles et permet de révéler l'existence de la lésion à un moment de son développement où les traitements permettent une éradication sans séquelles ni rechute. Le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers de Bourgogne-Franche-Comté rappelle que ce test permet de détecter tôt un cancer colorectal, ce qui augmente les chances de guérison et réduit le recours à des traitement médicaux lourds.
Une participation qui reste très faible en France
Pour autant, la participation nationale au dépistage du cancer colorectal est encore trop faible. De nombreux freins persistent encore quant à la pratique du test : confusion avec la coloscopie, tabou de la manipulation des selles, gêne liée à la partie corporelle intime concernée et enfin, peur de l'annonce d'un diagnostic positif. Le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers de Bourgogne-Franche-Comté est la structure officielle pour le déploiement du dépistage dans notre région. Son action a déjà permis la prise en charge de nombreux cancers précocement diagnostiqués, grâce à un test immunologique permettant une détection de lésions précancéreuses et offrant de meilleures chances de guérison.
Vincent Dancourt, médecin responsable du centre régional de coordination du dépistage des cancers en Bourgogne-Franche-Comté :
Le centre hospitalier Paul Nappez de Morteau indique, qu’en raison d’une épidémie de gastroentérite aigue, la direction de l’établissement a décidé, en collaboration avec les autorités sanitaires, de suspendre les visites dans les unités concernées. Cette décision a été prise le 18 février dernier, et jusqu’à nouvel ordre. Une quarantaine de résidents sont touchés par cette épidémie au sein d’un bâtiment de l’EHPAD. L’un de ces patients a d’ailleurs dû être hospitalisé.
Un scanner est opérationnel, depuis le 16 janvier dernier, à Valdahon. Il s’agit d’un outil performant identique à celui utilisé à la Polyclinique de Franche-Comté. La municipalité explique que la faisabilité médico-économique est une réalité. Elle assure que le niveau d’activité potentiel d’activité est évalué entre 6.000 et 9.000 actes. L’étude sur l’implantation d’une IRM devrait également devenir réalité puisqu’une livraison prévisionnelle est annoncée pour avril 2024.