D’après une enquête de la Fédération de associations générales étudiantes (FAGE), en France, un tiers des étudiantes déclarent avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections hygiéniques. Cet accès aux protection périodiques constitue un enjeu de santé, mais aussi un enjeu de solidarité et d’égalité des chances, la précarité menstruelle impactant directement la réussite des étudiantes. L’université de Franche-Comté s’engage dans la lutte contre la précarité menstruelle en mettant en place 31 distributeurs de protections hygiéniques dans ses composantes et lieux de vie. Ils seront réapprovisionnés toute l’année.
Suite à une forte tension constatée localement sur les lits et sur l’activité d’urgence et en raison des difficultés rencontrées en matière de recrutement, le centre hospitalier de Pontarlier se déclare en plan blanc. Dans ces conditions, l’établissement se recentre sur ses fonctions de soins et d’urgence.
Les hospitalisations pour des motifs sociaux ne pourront pas être réalisées. L’établissement prévient qu’aux urgences les prises en charge seront priorisées. Les urgences vitales restent bien évidemment prioritaires. Pour les autres situations, il convient de s’adresser en priorité à la médecine de ville. Contacter votre médecin traitant ou le 39.66 en dehors des horaires habituels.
L’Agence Régionale de la Santé indique dans un communiqué de presse que la circulation du COVID, de la grippe et des bronchiolites ralentit encore ces derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Concernant le Covid19, La diminution se poursuit dans la région, avec un taux d’incidence en population générale désormais inférieur à 100 cas pour 100 000 habitants et un taux de positivité des tests autour de 10%. Concernant les deux autres virus, la région reste en phase épidémique.
Une journée d’action pour la défense de l’hôpital public est programmé ce samedi à Lons-le-Saunier. Les fermetures de services et les moyens alloués aux centres hospitaliers jurassiens inquiètent la population, mais également les élus. De nombreuses personnes sont attendues dans la rue. Parmi les manifestants, des soignants, des citoyens, mais également des politiques. La députée LR du Jura Marie Christine Dalloz et Clément Pernot, le Président du Conseil Départemental du Jura, ont annoncé qu’ils feraient le déplacement.
Une grande journée d’action pour la défense de l’hôpital public se tiendra ce samedi matin à Lons-le-Saunier. Une mobilisation identique s’était tenue, en novembre dernier, à Champagnole. Elle avait rassemblé 1.600 personnes. Compte tenu de la situation, et parce que les informations émanant du terrain sont bien différentes que celles qu’apporte l’Agence Régionale de Santé, la parlementaire demande un audit. Elle participera également au rassemblement lédonien.
Après un courrier envoyé au nouveau directeur de l’ARS, Mme Dalloz s’est adressée à la ministre de la Santé. Elle demande un état des lieux précis sur l’organisation des urgences sur le territoire haut-jurassien. L’élue juge la situation critique pour la population de ce territoire. « Je veux que l’on ait une vision, réalisée par un cabinet extérieur, et que l’on nous dise précisément qu’elle est la situation. Si l’on veut trouver des solutions, il faut que l’on parte de situations, mais de situations réelles ».
Une détérioration bien réelle
C’est un constat indéniable. Les hôpitaux de Champagnole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude ont perdu des moyens, qui impactent la qualité et l’efficacité des soins. « La détérioration est bien réelle. Il faut désormais comprendre les causes pour savoir les traiter » poursuit la parlementaire. Comme Clément Pernot, Marie-Christine Dalloz sera présente à Lons-le-Saunier samedi matin. « Je considère que la population haut-jurassienne est vraiment mise en danger. Je suis solidaire avec la cause de trouver des solutions pérennes. Je ne suis pas sûr que ce qui nous est proposé aujourd’hui, en attente d’un autre dispositif de réouverture, soit pertinent » conclut-elle.
L'interview de la rédaction / Marie-Christine Dalloz
Dans le cadre d’une convention de collaboration entre le SDIS du Doubs et le CHIHC, un exercice de manœuvre incendie s’est déroulé ce dimanche matin à l’hôpital de Pontarlier. Cette opération s’inscrit dans la formation continuelle des sapeurs-pompiers, agents de sécurité incendie de l’établissement pontissalien. Leur mission : protéger la population et les patients et sauvegarder les installations hospitalières.
« Si le COVID, la grippe et les bronchiolites amorcent un ralentissement dans la région, le niveau de circulation de ces virus reste élevé » indique l’Agence Régionale de Santé. Concernant la seule épidémie de Covid19, elle continue de se replier en Bourgogne-Franche-Comté, où l’incidence en population générale affiche une baisse dans tous les départements, avec un taux de positivité des tests désormais inférieur à 20%.
Jean-Yves Ravier, le Maire de Lons-le-Saunier, vient de s’adresser par courrier au Ministre de la santé, François Braun. Il l’informe sur les difficultés que connaît le système de santé dans le Jura. L’édile évoque la situation de l’hôpital de Champagnole, et de ses consultations non programmées et de la ligne de SMUR, et de l’hôpital de jour de Saint-Claude. Des suspensions et fermeture qui s’ajoutent à la fermeture de la maternité de Saint-Claude et au phénomène de désertification médicale qui touche de nombreux territoires jurassiens, dont le secteur de Lons-le-Saunier.
Confrontés à une triple épidémie ( covid-19, bronchiolite et grippe), les soignants des urgences n’ont pas chômé durant la dernière période des vacances de Noël au CHU Minjoz. Le manque de personnel, qui déserte l’hôpital public, auquel s’ajoute la grève des médecins généralistes, ne facilitent pas le quotidien.
Les images de brancards, laissés à l’abandon, et de salles d’attente pleines sont également une réalité à Besançon. Cela ne date pas d’aujourd’hui, l’hôpital public vit une crise sans précédent. Au CHU Minjoz, comme ailleurs, les fermetures de lits se poursuivent. « Il n’y a quasiment plus de recrutements en cours. Les gens ne veulent plus venir travailler à l’hôpital car les conditions de travail sont exécrables » explique Gérald Binetruy, représentant du syndicat Sud Santé au CHU Minjoz.
L’heure n’est pas à la mobilisation. Et ce, même si les syndicats auraient de nombreuses doléances à exprimer. Pour l’heure, les soignants du CHU Minjoz sont pleinement concentrés sur leur mission. « Le personnel est plutôt en train d’essuyer la vague et de faire ce qu’il peut pour prendre soin des gens plutôt que de penser à l’action » conclut M. Binetruy.
L'interview de la rédaction/ Gérald Binetruy ( représentant du syndicat Sud Santé)
Le Centre Hospitalier Intercommunal de Haute-Comté s’est déclaré la semaine dernière « en tension ». Il s’agit du stade inférieur au Plan Blanc. L’établissement pontissalien rappelle qu’il entend se concentrer sur sa seule mission liée à des besoins médicaux. Il prévient que les hospitalisations souhaitées pour des motifs sociaux ne peuvent plus être assurées. Le centre hospitalier continue de recruter de nouveaux agents dans de nombreux domaines. N’hésitez pas à contacter la structure pour obtenir de plus amples informations.