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Un contexte marqué par un drame

Alors que les fortes chaleurs persistent depuis plusieurs jours à Besançon, les élus de la France Insoumise alertent sur la nécessité de renforcer les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils rappellent le décès tragique de deux enfants âgés de 11 et 13 ans, survenu récemment dans un contexte de fortes températures.

La canicule, un enjeu de long terme

Pour les signataires du texte, les épisodes de canicule ne doivent plus être considérés comme de simples événements météorologiques exceptionnels. Ils estiment qu'ils sont appelés à se multiplier sous l'effet du réchauffement climatique et nécessitent une réponse politique adaptée. Ils plaident ainsi pour une anticipation accrue des conséquences sanitaires et sociales des vagues de chaleur, notamment dans les zones urbaines.

Des mesures d’urgence proposées

Le groupe présente un « plan canicule » articulé autour de plusieurs mesures immédiates. Parmi les propositions figurent l'installation de solutions d'ombrage temporaires, de portiques brumisateurs, la distribution de kits canicule, ainsi qu'un accès facilité aux piscines municipales et aux bâtiments publics climatisés ou rafraîchis. Les élus suggèrent également la gratuité des transports en commun lors des journées de forte chaleur, un renforcement des actions de prévention et une meilleure prise en charge des publics les plus fragiles.

Une attention particulière aux personnes vulnérables

Les auteurs du communiqué s'inquiètent particulièrement de la situation des personnes âgées, des sans-abri, mais aussi des élèves et des candidats aux examens confrontés à des températures élevées dans les établissements scolaires. Ils demandent que les écoles les plus exposées puissent fermer durant les heures les plus chaudes et que les familles soient orientées vers des lieux de fraîcheur. Ils invitent également les autorités académiques à étudier la possibilité de délocaliser certaines épreuves d'examen dans des bâtiments climatisés.

Des critiques sur les choix budgétaires municipaux

Le groupe critique par ailleurs la majorité municipale. Selon lui, les 3,5 millions d'euros de dépenses supplémentaires votées depuis le mois d'avril ne répondent pas suffisamment aux enjeux sociaux et environnementaux liés aux épisodes de chaleur extrême. Les élus estiment que ces choix limitent les capacités d'investissement futures de la collectivité et appellent l'exécutif municipal à faire de l'adaptation au changement climatique une priorité.

Demande d'un conseil municipal exceptionnel

Afin de débattre de ces propositions, les élus annoncent avoir demandé la tenue d'un conseil municipal exceptionnel consacré à la canicule et à ses conséquences. Ils affirment vouloir travailler collectivement avec l'ensemble des groupes politiques pour construire des réponses adaptées aux défis climatiques auxquels la ville est confrontée.

Dans le cadre de sa rénovation, la passerelle des Glacis à Besançon sera fermée aux piétons et aux cyclistes du 25 juin au 3 juillet. L’ouvrage, qui relie le quartier Battant à la gare, restera toutefois accessible les week-ends. Des itinéraires de déviation seront mis en place pour les cyclistes et les personnes à mobilité réduite. Cette ultime phase de travaux doit permettre d’appliquer le revêtement de protection de la passerelle afin d’en assurer la pérennité.

À la suite de la noyade de deux adolescents samedi après-midi dans le Doubs, à Besançon, les élus écologistes, Génération.s et de la société civile du conseil municipal ont exprimé leur profonde émotion et adressé leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes. Dans un communiqué signé par Anthony Poulin, ils saluent également l'engagement des sapeurs-pompiers, des agents publics et des services municipaux mobilisés.

Le groupe estime que ce drame rappelle la nécessité de renforcer la prévention face aux dangers des cours d'eau, alors que la région connaît un épisode de chaleur exceptionnel. S'appuyant sur les prévisions de Météo-France, les élus soulignent que la vague de chaleur de juin 2026 pourrait atteindre une intensité comparable aux épisodes de juillet 2019 et d'août 2003.

Ils demandent au maire de Besançon la réunion en urgence d'une cellule de crise associant les présidents de groupes municipaux et les services compétents afin d'élaborer un plan « fortes chaleurs » global. Parmi les mesures avancées figurent l'extension des horaires des piscines municipales, la réouverture de la piscine Mallarmé lors des pics de chaleur, le renforcement de l'information du public ainsi que la création de lieux de baignade sûrs et surveillés. Les élus rappellent également leurs propositions en faveur de la végétalisation, de la création d'espaces de fraîcheur et de l'adaptation de la ville aux épisodes caniculaires.

Une tragédie au niveau du parc Micaud

La ville de Besançon est en deuil. Deux adolescents âgés de 15 ans sont décédés après une baignade dans le Doubs, sur le secteur du parc Micaud. Le drame s'est produit alors que les jeunes se trouvaient dans une zone où la baignade est pourtant interdite. Dans un communiqué publié ce samedi, la municipalité indique avoir appris la nouvelle « avec une profonde émotion ». Le maire et l'ensemble des élus ont adressé leurs sincères condoléances aux familles, aux proches des victimes ainsi qu'à toutes les personnes affectées par cette tragédie.

Une cellule psychologique mise en place

Face au choc provoqué par cet événement, une cellule d'accompagnement psychologique a été déployée. Elle est destinée à soutenir les familles endeuillées mais également les témoins et les personnes présentes sur les lieux au moment des faits. La municipalité souligne l'importance de cet accompagnement dans un contexte particulièrement difficile pour les proches des victimes.

Un rappel des dangers du Doubs

Au-delà de l'émotion, la Ville de Besançon rappelle que cet accident met une nouvelle fois en lumière la dangerosité du Doubs. La baignade y est interdite sur l'ensemble du territoire communal, tout comme les sauts depuis les pontons, les berges ou les ouvrages d'infrastructure.

Plusieurs facteurs rendent la rivière particulièrement dangereuse :

  • des courants parfois très puissants ;
  • des variations soudaines de profondeur ;
  • des rochers et obstacles immergés difficilement repérables ;
  • un risque d'hydrocution lié aux écarts de température entre l'air et l'eau.

Un arrêté municipal réactualisé récemment

Ces interdictions font l'objet d'un arrêté municipal en vigueur depuis plusieurs années. Celui-ci a été réactualisé le 9 juin 2026 par le maire de Besançon afin de renforcer la prévention à l'approche de la période estivale. Des panneaux de signalisation sont installés le long des berges pour rappeler ces règles. La police municipale effectue également des patrouilles régulières afin de veiller à leur respect.

Appel à la vigilance

Alors que les fortes chaleurs incitent de nombreuses personnes à rechercher un peu de fraîcheur, la municipalité appelle chacun à la plus grande prudence. Elle invite les habitants à respecter les arrêtés en vigueur et à sensibiliser particulièrement les jeunes aux risques liés à la rivière. « Face à ce drame, la prudence et la responsabilité de tous sont essentielles pour éviter que de tels événements ne se reproduisent », conclut la Ville de Besançon. En cas d'urgence, les secours rappellent qu'il convient de composer le 18 ou le 112.

La Ville de Besançon poursuit son action pour réduire la présence des mégots de cigarette dans l’espace public. Réunis dernièrement  avec l’éco-organisme Alcome, commerçants, associations et entreprises ont fait le point sur les mesures engagées. Signataire d’un partenariat depuis novembre 2024, la collectivité vise une baisse de 40 % des mégots abandonnés d’ici 2027. Cinquante-deux zones sensibles ont déjà été identifiées sur le territoire. Distribution de cendriers de poche, installation de dispositifs de collecte et actions de sensibilisation figurent parmi les principaux leviers déployés pour lutter contre cette pollution qui peut persister plus de dix ans dans l’environnement.

Le projet Saint-Jacques-Arsenal est entré jeudi dans une nouvelle phase avec l'inauguration des premiers espaces publics aménagés sur l'ancien site hospitalier. Le jardin René-Dumont, la cour Paulette-Guinchard et plusieurs équipements destinés aux familles offrent désormais un premier aperçu du futur quartier appelé à transformer durablement l'entrée du centre-ville de Besançon. Pour les élus, cette inauguration constitue un moment symbolique. Longtemps resté à l'état de plans et de projections, le projet prend désormais une forme concrète. « Nous inaugurons davantage un commencement qu'un aboutissement », a souligné le maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

Un quartier entre patrimoine et modernité

Implanté au cœur d'un site chargé d'histoire, Saint-Jacques-Arsenal doit devenir un nouveau morceau de ville où se croiseront habitants, étudiants, touristes et usagers des nombreux services prévus. Les responsables du projet souhaitent faire cohabiter patrimoine, nature et nouveaux usages urbains. L'ambition dépasse largement la construction de logements. À terme, le quartier accueillera des commerces, des services publics, des espaces culturels, des activités économiques ainsi qu'une offre hôtelière destinée à renforcer l'attractivité touristique du secteur.

La réhabilitation au cœur du projet

L'une des spécificités de l'opération repose sur la valorisation du patrimoine existant. Une part importante des bâtiments historiques de l'ancien hôpital sera réhabilitée afin de leur offrir une nouvelle vie tout en conservant leur caractère architectural. Cette volonté de préserver l'identité du site s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'avenir du quartier, appelé à évoluer au fil des années en fonction des besoins de la ville et des orientations des futures équipes municipales.

L'interview de la rédaction : Chef de Projet à la direction d'urbanisme opérationnelle à Grand Besançon Métropole 

 

saint jacques jeux

Une vocation universitaire affirmée

Le projet prévoit également l'accueil de logements étudiants afin de renforcer la dimension universitaire du secteur. Cette orientation sera confortée par la future Grande Bibliothèque portée par Grand Besançon Métropole. Présenté comme l'un des équipements majeurs du futur quartier, cet établissement doit devenir un pôle culturel et universitaire structurant, capable d'attirer étudiants, chercheurs et grand public. Avec ces premières réalisations désormais ouvertes au public, Saint-Jacques-Arsenal commence à dévoiler le visage du quartier que Besançon entend construire au cours des prochaines années.

Alors que le département du Doubs est placé en vigilance « orange » pour  canicule par Météo-France, la Ville de Besançon appelle les habitants à la plus grande prudence. Les températures élevées attendues dans les prochains jours, y compris la nuit, peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé, en particulier pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les jeunes enfants et les personnes isolées.

Face à cet épisode de chaleur, la municipalité rappelle les gestes essentiels à adopter pour limiter les risques. Il est recommandé de boire régulièrement de l'eau sans attendre la sensation de soif, de se rafraîchir plusieurs fois par jour en mouillant son corps, de maintenir son logement au frais en fermant volets et fenêtres durant la journée, et d'éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes. Les autorités conseillent également de ne pas consommer d'alcool et de privilégier les lieux climatisés ou rafraîchis comme les bibliothèques, les cinémas ou certains centres commerciaux.

Un accompagnement renforcé pour les personnes fragiles

Dans le cadre du plan canicule, plusieurs dispositifs ont été activés par la Ville et le Centre communal d'action sociale (CCAS). Les personnes âgées de plus de 65 ans ou en situation de handicap vivant seules peuvent s'inscrire sur le registre nominatif des personnes fragiles et isolées. Géré par la Maison des Séniors du CCAS, ce dispositif permet d'assurer un suivi, de diffuser des conseils personnalisés et d'organiser une assistance si la situation l'exige. Des espaces rafraîchis sont également accessibles dans les résidences autonomie de la ville afin d'offrir des lieux de repos aux personnes les plus exposées aux fortes chaleurs.

Une vigilance particulière pour les personnes sans-abri

La Ville a également renforcé son action auprès des personnes vivant à la rue. Une équipe mobile assure des maraudes régulières afin de distribuer de l'eau, de sensibiliser aux risques liés à la chaleur et, lorsque cela est nécessaire, d'orienter les personnes vers des structures médicales ou d'hébergement adaptées. Par ailleurs, une carte interactive recense les différents points d'eau potable et les lieux frais accessibles sur le territoire bisontin : espaces verts, bâtiments publics climatisés, piscines ou encore fontaines.

Une Fête de la musique sous haute température

Cet épisode caniculaire coïncidera avec la Fête de la musique, prévue le 21 juin. La municipalité invite les participants à prendre des précautions particulières avant de profiter des concerts et animations en extérieur. Les organisateurs recommandent notamment de se munir d'une gourde ou d'une bouteille d'eau, de s'hydrater régulièrement, de rechercher les zones ombragées et de limiter autant que possible la consommation d'alcool.

En cas de malaise, de fatigue inhabituelle, de maux de tête importants ou de tout autre symptôme inquiétant, il est conseillé de contacter un professionnel de santé ou d'appeler immédiatement le 15.

La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.

Une communication jugée excessive

Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.

Des priorités contestées

Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.

À l’occasion de la Fête de la musique, de nombreuses perturbations sont prévues sur le réseau Ginko à Besançon à partir du 21 juin. Les lignes L4, L6, 10, 8 et Ginko Citadelle seront déviées, avec plusieurs arrêts du centre-ville non desservis.

Dès 15 h, les tramways T1 et T2 seront également interrompus entre Chamars, la gare Viotte et Chalezeule. Des arrêts provisoires et itinéraires de substitution seront mis en place. Les usagers sont invités à anticiper leurs déplacements.

Un temps menacé, l'œuvre du street artiste Nacle restera finalement visible pour le moment. Une rencontre doit prochainement réunir le maire de Besançon et l'artiste afin d'échanger sur la création de nouveaux espaces dédiés à l'expression urbaine. Dans un communiqué, la municipalité rappelle toutefois que cette réalisation aurait dû faire l'objet d'une autorisation préalable, les règles d'urbanisme s'imposant à tous. Tout en saluant la qualité artistique du travail et le message porté, la Ville choisit donc la voie du dialogue en attendant cet échange.