Après le décès d’un coureur engagé sur le 62 km du Trail des Forts ce samedi, à la suite d’un malaise durant l’épreuve, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a fait part de sa « profonde tristesse ». Dans un message publié ce samedi, l’élu a adressé « ses condoléances les plus sincères » à la famille et aux proches de la victime. Il a également assuré de son soutien aux organisateurs, aux bénévoles et aux équipes de secours mobilisées. « Aujourd’hui, c’est toute la communauté du trail, et plus largement notre ville, qui est touchée », a-t-il déclaré.
La Ville de Besançon lance une campagne de recrutement d’animateurs périscolaires en vue de la rentrée scolaire 2026. Plusieurs postes sont à pourvoir dans les écoles maternelles et élémentaires publiques pour les temps d’accueil du matin, du midi et du soir. Les contrats peuvent aller jusqu’à 21 heures hebdomadaires et être conclus pour une durée maximale de trois ans. La collectivité recherche des profils variés, notamment des étudiants ou des personnes en reconversion, et propose un accompagnement avec le financement du BAFA et des formations. Plus de 5.200 enfants sont accueillis chaque midi dans les structures périscolaires bisontines.
Ludovic Fagaut s’est rendu ce mardi matin aux ateliers municipaux et intercommunaux de Besançon, accompagné de plusieurs élus de la ville et de Grand Besançon Métropole. Une visite de terrain destinée à mieux comprendre le fonctionnement de ce site stratégique, où se joue une grande partie du quotidien des habitants. Avec 80 métiers, les ateliers concentrent une large palette d’activités : voirie, éclairage, déchets, eau, assainissement ou encore interventions hivernales. “C’est ici que se conditionne la qualité du service public”, a insisté Ludovic Fagaut devant les équipes. “On retrouve l’ensemble des métiers qui font le quotidien.” Un site d’autant plus central que 80 % des agents relèvent de l’intercommunalité, illustrant l’imbrication croissante entre ville et Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une visite pour les élus, aussi
Objectif : mieux appréhender leurs délégations et les réalités du terrain, notamment pour les nouveaux élus. “On a besoin de connaître les politiques publiques et les lieux où elles se concrétisent”, a souligné le maire-président. Au-delà de la visite, le message politique était clair. Ludovic Fagaut a évoqué un “mandat de rupture”, marqué par plusieurs priorités : remettre du “bon sens” dans le fonctionnement quotidien, clarifier les circuits de décision et éviter les consignes contradictoires entre élus. “Les injonctions contradictoires créent du désordre dans les services”, a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de décisions plus lisibles. Autre point affirmé : le politique doit arbitrer, à partir des propositions techniques.
Proximité et résultats : une ligne assumée
Le maire a également insisté sur deux axes qu’il souhaite renforcer : la proximité, “de la petite rue à la grande artère” et la culture du résultat, quitte à bousculer certaines habitudes. “Les habitants veulent que ça fonctionne. Ce sont souvent les petits détails qui comptent le plus”, a-t-il affirmé. Une approche qui passe aussi par une recherche d’efficacité : optimisation des bâtiments, meilleure organisation des services, et gains financiers à la clé.
Soutenir les agents, au cœur du dispositif
En filigrane, la visite se voulait aussi un signal de soutien aux agents, dont le rôle est jugé central dans la mise en œuvre des politiques publiques. Face à des missions multiples et parfois exigeantes, le maire a rappelé la responsabilité des élus : accompagner les équipes et leur donner un cadre clair. Cette visite, à la fois technique et politique, illustre une volonté affichée : reconnecter la décision publique avec le terrain. Car derrière les orientations stratégiques, c’est bien dans ces ateliers que se joue, chaque jour, une part essentielle du service rendu aux Bisontins.
Un mois après l’élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon, les Écologistes de Besançon et du Grand Besançon dressent un bilan très critique des premières décisions prises par le nouvel exécutif municipal. Dans un communiqué, ils dénoncent « une rupture politique qui efface sans discernement les acquis du mandat précédent » et pointent des choix jugés régressifs sur les plans écologique, démocratique et social.
Un recul sur la finance responsable
Parmi les principales critiques figure la suppression de la grille d’analyse extra-financière utilisée dans l’attribution des prêts bancaires de la collectivité. Pour les écologistes, cet outil permettait d’intégrer des critères liés à l’engagement climatique, à la transparence des investissements ou encore à la responsabilité sociale des établissements bancaires. Son abandon traduirait, selon eux, « un retour à une gestion strictement comptable », au détriment des enjeux environnementaux et éthiques.
Des décisions jugées contraires aux enjeux écologiques
Les écologistes pointent également plusieurs décisions prises ces dernières semaines concernant l’environnement. Ils dénoncent notamment l’allumage de la Citadelle en pleine période de nidification, malgré les réserves formulées par des spécialistes de la biodiversité. Selon eux, cette décision a interrompu un projet d’éclairage innovant, conçu pour concilier mise en valeur du site UNESCO et protection du vivant.
Autre sujet de mécontentement : le retour à un fleurissement traditionnel par massifs de fleurs annuelles. Le collectif estime que ce choix représente un « recul environnemental et budgétaire », alors que de nombreuses collectivités privilégient désormais des solutions moins coûteuses, moins gourmandes en eau et plus favorables à la biodiversité.
Des choix politiques et financiers contestés
Le communiqué critique également l’augmentation des indemnités du maire et du président du Grand Besançon dans un contexte économique jugé difficile pour les habitants. Le cumul des fonctions de maire, président de Grand Besançon Métropole et vice-président du Département est également pointé du doigt.
Une inquiétude sur le fonctionnement démocratique
Les Écologistes de Besançon dénoncent enfin une « dégradation préoccupante du débat démocratique » au sein des conseils municipal et communautaire. Ils évoquent notamment des limitations dans l’expression de l’opposition ainsi qu’un non-respect des engagements de représentativité au sein du bureau de Grand Besançon Métropole.
Le collectif s’inquiète aussi de l’élection d’un élu du Rassemblement National au conseil communautaire, estimant qu’elle contrevient au « cordon sanitaire républicain » défendu pendant la campagne municipale.
« Une rupture sans projet »
Pour les écologistes, ce premier mois de mandat traduit avant tout une volonté « d’effacer méthodiquement les politiques écologiques, sociales et démocratiques du mandat précédent ». Ils assurent toutefois rester mobilisés aux côtés des élus d’opposition « pour défendre une ville durable, solidaire, démocratique et ambitieuse ».
La Ville de Besançon, avec le CCAS et le Centre des Finances publiques, propose un accompagnement gratuit pour aider à remplir les déclarations papier d’impôt sur le revenu. Des permanences auront lieu à la Maison des Seniors (8 rue Pasteur) les 29-30 avril, du 5 au 7 mai, les 12-13 mai et du 19 au 22 mai, de 9h à 12h et de 14h à 16h30. Les usagers doivent se munir de leurs documents fiscaux. La date limite de dépôt papier est fixée au 19 mai, et au 28 mai pour la déclaration en ligne dans le Doubs.
Jusqu’au 3 mai, la Ville de Besançon se mobilise pour la Semaine européenne de la vaccination. Plusieurs actions de sensibilisation et de prévention sont prévues, notamment auprès des étudiants, des lycéens et des publics en situation de précarité. Des séances de vaccination sont organisées par le service municipal, tandis que des partenaires proposeront des ateliers, webinaires et interventions en milieu scolaire. Objectif : améliorer la couverture vaccinale, encore insuffisante chez les adolescents et jeunes adultes.
À Besançon, la section locale du Parti Communiste Français alerte sur la situation jugée « alarmante » dans le quartier de Planoise, rue Albrecht-Dürer, à la présidente de la structure Loge GBM. Dans une lettre ouverte, elle dénonce des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque d’entretien, et appelle à un plan d’urgence pour améliorer le quotidien des habitants. Le PCF demande également plus de moyens et un dialogue renforcé avec les locataires.
Une journée dédiée aux choix solidaires et durables se tiendra le 25 avril à la Place des Lumières, aux Clairs-Soleils à Besançon. Organisé par la Ville, la MJC et Intermed, l’événement proposera dès 13h30 des animations, stands et échanges autour de la consommation responsable et des initiatives locales. Un jeu avec tirage au sort ponctuera l’après-midi. La journée se terminera par un concert du groupe Matanzas à 17h30, puis par la remise des lots à 19h.
Quelques minutes après la fin du dernier conseil municipal bisontin, le maire LR Ludovic Fagaut a pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour revenir sur la controverse liée à son indemnité. Une mise au point brève, mais assumée. Face aux critiques, l’édile a tenu à clarifier sa situation sans détour. « Je n’ai rien à cacher », affirme-t-il, précisant le montant de son indemnité nette mensuelle, fixée à 3 800 euros ( plus de 5000 euros brut). Un chiffre qu’il compare à celui d’Anne Vignot, la précédente Maire de Besançon, indiquant une différence de 172 euros.
Le son de la rédaction : Ludovic Fagaut
Pour le maire, cette rémunération s’inscrit dans les responsabilités inhérentes à sa fonction. Il rappelle ainsi la gestion d’une collectivité importante, évoquant un budget de 225 millions d’euros et près de 3 600 agents répartis sur plusieurs structures. Ludovic Fagaut se montre ferme : il refuse d’entrer dans un débat qu’il juge stérile. « Certains ont essayé d’en faire une polémique, mais je ne rentrerai pas dans ce débat-là », conclut-il. Une déclaration qui vise à apaiser les tensions, sans pour autant clore définitivement un sujet sensible dans la vie politique locale.
Ce jeudi soir, à Besançon, l’association Solmiré a rassemblé plusieurs personnes devant la mairie, en marge du conseil municipal. Une action destinée à interpeller les élus sur la situation des mineurs isolés étrangers, que l’association juge préoccupante.
Des refus de prise en charge dénoncés
Selon Solmiré, près de 250 jeunes auraient été laissés sans solution en 2024, certains contraints de dormir à la rue après un refus de prise en charge. L’association met en cause les évaluations de minorité, qu’elle estime « précaires » et « discriminatoires », conduisant à considérer des mineurs comme majeurs. Ces évaluations sont réalisées par le SEAMNA, une structure soutenue notamment par Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs. Contestées dans certains cas par la justice, ces décisions conditionnent l’accès – ou non – à la protection de l’enfance. Pour Solmiré, la situation est « inacceptable », rappelant que ces jeunes devraient être protégés au regard de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Des démarches judiciaires lourdes
Face aux refus, l’association accompagne régulièrement les jeunes dans des recours devant le juge pour enfants. « Il arrive souvent que nous obtenions gain de cause », souligne un membre. Mais ces procédures demandent du temps, des moyens financiers et une forte implication des bénévoles. « On ne peut pas laisser à des associations la charge d’aider des jeunes mis à la rue. C’est une question d’intérêt public et de santé publique », insiste Solmiré.
L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré
Des craintes sur la politique locale
Dans un contexte de changement politique local, l’association se montre prudente mais inquiète. Elle redoute la poursuite, au sein de la nouvelle majorité bisontine, d’une ligne fondée sur une « présomption de majorité », qu’elle juge contraire aux droits fondamentaux des enfants.
L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré
Un appel à des mesures concrètes
À travers ce rassemblement, l’association appelle les institutions à agir rapidement. Elle demande la mise en place de solutions d’hébergement adaptées et le respect effectif des droits des mineurs isolés. La mobilisation, organisée dans le calme, visait à maintenir la pression sur les pouvoirs publics et à sensibiliser l’opinion à une situation que Solmiré juge urgente.