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Les 3, 4 et 5 décembre, le Kursaal de Besançon sera le théâtre de la 7ᵉ édition du congrès Timeworld, consacré cette année à la notion de limite. Habituellement organisé à Paris, Tokyo ou Montréal, cet événement d’envergure mondiale propose plusieurs dizaines de conférences animées par des mathématiciens, physiciens et philosophes, ainsi que des tables rondes, concerts et rencontres. Inscription obligatoire sur timeworldevent.com/8 – gratuite pour les étudiants.

À Besançon, les préparatifs de Noël battent leur plein. Deux sapins majestueux, issus de la forêt de Levier,  trônent désormais place Granvelle et place du 8 Septembre, prélude à l’inauguration des illuminations prévue le 28 novembre à 18h.

Cette année, le thème « Pile à l’heure pour Noël » met à l’honneur l’horlogerie avec des décors lumineux et créatifs dans huit quartiers. Le village de Noël ouvrira ses 37 chalets dès le 28 novembre, accompagné de concerts, ateliers et spectacles. Marchés solidaires, animations aux Halles Beaux-Arts et concours aux Chaprais viendront compléter la magie des fêtes.

Besançon vient d’être de nouveau labellisée “Ville Active & Sportive” avec 4 lauriers, la plus haute distinction décernée par le Conseil National des Villes Actives et Sportives,  sous l’égide du ministère des Sports. Une reconnaissance nationale qui salue l’engagement de la ville pour une pratique sportive accessible, inclusive et tournée vers le bien-être. Grâce à ses équipements, ses associations dynamiques et son projet “Grandes Heures Nature”, Besançon confirme son statut de terre de sport et de passion.

Jusqu’au 29 novembre, à Valdahon, la Médiathèque Brachotte accueille l’exposition « Le bestiaire fantastique de Franche-Comté » signée Jean-Yves Martin. Sculptures et peintures vous plongent dans un univers peuplé d’elfes, fées, lutins et autres créatures inspirées de la région. Visite libre aux horaires d’ouverture. Attention : fermeture exceptionnelle le vendredi 14 novembre.

Face aux critiques récurrentes sur les braderies de centre-ville, l’Union des Commerçants de Besançon (UCB) tient à rappeler leur rôle essentiel dans la vie économique locale. Dans son dernier communiqué, l’association souligne que « les braderies d’été et d’automne ne sont pas de simples opérations commerciales : elles financent une grande partie des animations et services proposés aux 200 commerçants adhérents tout au long de l’année ».

Grâce à leurs recettes, l’UCB organise des événements comme les Beaux Jours, le Calendrier de l’Avent ou l’opération « Bonjour », et assure le fonctionnement de ses permanents. « Chaque stand contribue à faire vivre le cœur commerçant de Besançon, bien au-delà des deux journées festives » rappelle le collectif.

La Toussaint se prépare à Besançon. La Ville, qui gère cinq cimetières totalisant 26 500 emplacements en 2024, poursuit l’aménagement de ces lieux de recueillement. Au cimetière Saint-Claude, après la réalisation des allées et d’un nouveau puits du souvenir en 2025, une extension hors les murs a débuté en septembre.

La première phase, livrable en mars 2026, prévoit des emplacements pour le carré confessionnel musulman. La seconde, programmée sur l’année 2026, verra la création du premier carré écologique de la ville : un espace dédié à des inhumations en pleine terre, sans caveaux ni matériaux non biodégradables, avec un entretien respectueux de l’environnement.

Depuis plus de dix ans, la ville de Besançon s’illustre par son engagement en faveur du commerce durable. Initiée au début des années 2010, la démarche commerce éco-engagés  vise à accompagner les commerçants bisontins dans la transition écologique, sociale et économique de leurs activités. « L’objectif est de faire progresser les commerces autour de préoccupations environnementales et sociétales, tout en valorisant ceux qui s’engagent réellement » explique Julie Chettouh, conseillère municipale déléguée aux foires, marchés et charte du développement durable des commerces.

Une charte revisitée pour plus d’impact

La charte des commerces éco-engagés, pilier de la démarche, a récemment été repensée. Plutôt que d’augmenter le nombre d’adhérents à tout prix, la ville préfère miser sur la qualité de l’engagement. Chaque commerce participant bénéficie d’un diagnostic personnalisé selon huit axes — énergie, déchets, numérique, communication, gestion des fluides,… . Ce diagnostic débouche sur une cartographie claire des points forts et des marges de progression. Les commerces sont ensuite réévalués tous les trois ans, afin d’assurer une amélioration continue.

L'interview de la rédaction : Julie Chettouh 

Un réseau collaboratif et des ressources mutualisées

La grande nouveauté du dispositif réside dans la création d’un réseau structuré de commerces éco-engagés, animé par un opérateur spécialisé. Une plateforme numérique dédiée permet désormais aux adhérents d’échanger, d’accéder à des ressources techniques, d’identifier des prestataires et de mutualiser certaines solutions, notamment sur la gestion des déchets ou l’efficacité énergétique. Des temps forts annuels viennent renforcer cette dynamique collective : le dernier, consacré à la sobriété numérique, a réuni de nombreux acteurs locaux.

L'interview de la rédaction : Julie Chettouh 

Des exemples concrets et une ouverture au-delà du centre-ville

Aujourd’hui, environ 130 commerces bisontins participent activement à la démarche. Si le dispositif s’est historiquement développé dans le centre-ville, la municipalité encourage désormais son extension vers les quartiers périphériques. Parmi les nouveaux engagés, une pizzeria, située à Châteaufarine, illustre cette ouverture : « Elle travaille exclusivement en bio et veille à limiter sa consommation énergétique », précise Julie Chettouh.

Vers une économie locale plus sobre et plus solidaire

En fédérant des acteurs économiques autour de valeurs communes — responsabilité, innovation et partage —,  cette démarche  positionne Besançon comme une ville pilote du commerce durable. « Nos commerçants sont déjà très engagés » souligne l’élue. « Ce qu’ils attendent désormais, ce ne sont pas des leçons, mais des solutions concrètes et un accompagnement pour aller encore plus loin. »

Besançon obtient la note de 3,67/5 dans le baromètre vélo 2025 de la fédération des usagers à la bicyclette, soit une mention « plutôt favorable ». Les services comme la location et le stationnement sont bien notés (B), mais le confort et la sécurité restent moyens (C et D). 657 habitants ont répondu à ce sondage et ont signalé des besoins d’aménagements. Pour accéder à l’ensemble de l’étude : https://www.barometre-velo.fr/2025/

Dans un communiqué de presse, le syndicat SUD Collectivité Territoriale 25 dénonce la généralisation de la « prime au mérite » par la municipalité bisontine, qu’il juge incompatible « avec les valeurs progressistes affichées ». Il rejette aussi bien le taux de 80 % acté par la majorité que l’alternative à 25 % proposée par l’opposant Ludovic Fagaut.

Lors du Conseil municipal du 16 octobre, les élus ont confirmé le maintien de la prime de fin d’année pour les agents de la Ville, de Grand Besançon Métropole et du CCAS, après avoir étudié « deux seuls scénarios possibles ». La syndicat  affirme pourtant avoir soumis une troisième option, « juridiquement solide et techniquement réalisable » : mensualiser la prime. Selon le collectif, « cette proposition n’a pas été chiffrée », « l’élue aux ressources humaines se bornant à évoquer l’attachement des élus à la prime annuelle ».

À la Maison Victor Hugo, au pied de la citadelle de Besançon, le silence est lourd et les regards s’attardent sur des images venues d’Ukraine. L’exposition « Et soudain le ciel s’obscurcit », présentée jusqu’au début de l’année 2026, rend hommage au photojournaliste Antoni Lallican, disparu tragiquement sur le front ukrainien alors qu’il exerçait son métier.

Un hommage à un regard engagé

Lauréat du prix Victor Hugo de la photographie engagée en 2024, Antoni Lallican incarnait une vision profondément humaniste du photojournalisme. Aline Chassagne, élue en charge de la culture à la ville de Besançon , explique : « Suite à son décès en Ukraine, on souhaitait lui rendre hommage. Nous avions conservé tout son travail photographique, et il nous semblait essentiel de le reproposer aux Bisontins ».  L’exposition réunit les clichés pour lesquels le photographe avait été récompensé — un ensemble d’images poignantes, où la guerre se mêle à la dignité du quotidien. Plus que le tumulte des combats, il cherchait à témoigner du courage ordinaire, de ces visages qui résistent, de ces gestes de vie au milieu du chaos.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

Le photojournalisme comme acte de liberté

Au-delà de l’artiste, c’est toute une profession qui est mise à l’honneur. Le prix Victor Hugo, souligne Mme Chassagne, « s’inscrit dans les combats du grand écrivain, notamment celui de la liberté d’expression ». À l’heure où le métier de journaliste est fragilisé, l’œuvre d’Antoni Lallican rappelle la force du témoignage et la nécessité de raconter le réel, sans détour ni sensationnalisme. « Ce qui l’intéressait. Ce n’était pas les images spectaculaires, mais le soutien aux populations, le partage de leur quotidien. ».

Des images comme mémoire du présent

Dans les salles de la Maison Victor Hugo, les visiteurs découvrent tour à tour un blessé soutenu par ses proches, une vieille dame refusant de quitter sa maison, des rues désertes ou habitées d’une résistance silencieuse. Chaque photographie devient une trace, un fragment de mémoire qui, demain, participera à reconstituer l’histoire d’un conflit vu à hauteur d’homme.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

Informations pratiques

L’exposition « Et soudain le ciel s’obscurcit » est visible à la Maison Victor Hugo de Besançon, au pied de la citadelle, jusqu’au début de l’année 2026.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir le travail d’un photographe disparu trop tôt, mais dont le regard continue d’éclairer notre compréhension du monde.