Malgré la tension qui régnait vendredi soir au conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité à la suite des scrutin des 15 et 22 mars derniers, le nouveau maire bisontin, Ludovic Fagaut a fait procéder au vote des 16 adjoints pressentis, accompagnés de leurs responsabilités pour les six, voire sept, prochaines années.
Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.
Une rupture politique assumée
La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.
Le choix de la voie juridique
Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Le dossier sensible du CCAS
Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.
Vers un recours devant le tribunal administratif
Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.
Un début de mandat sous pression
En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.
Alors que le conseil municipal d'installation de ce soir se poursuit à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Parmi les 16 nouveaux adjoints, Emmanuel Huot Cusenier en est la première. La sécurité revient à l’ancien commandant de police Jean-Pascal Reyes,. Fabrice Taillard aura la responsabilité des finances. C’est Isabelle Bordat, aide à domicile, qui aura la charge de l’éducation. Annie Gauthier se voit confier le domaine de la culture. Enfin, Frédéric Parise est le nouvel élu en charge des sports et Didier Gendraut s’est vu confier le domaine de la citoyenneté, la laïcité et la lutte contre les discriminations.
Dans un communiqué, Éric Alauzet, président de Renaissance dans le département du Doubs, félicite Ludovic Fagaut pour son élection au poste de maire de Besançon. Il met en avant, « l’engagement constant » du nouveau maire et la « mobilisation large » qui a accompagné sa campagne.
Le responsable Renaissance revient également sur la défaite d’Anne Vignot et de son équipe, estimant que leur action n’a pas convaincu les habitants. Il critique notamment les choix de la majorité sortante et son rapprochement avec La France insoumise.
Éric Alauzet affirme que Renaissance continuera de se tenir, « à distance des extrêmes », et adresse ses vœux de réussite au nouvel exécutif municipal, appelé à s’attaquer rapidement aux dossiers de l’insécurité et de la circulation.
Au terme d’une soirée électorale particulièrement agitée, marquée par plusieurs prises de parole tendues, les Bisontins ont découvert ce matin une nouvelle majorité à la tête de la ville. Pour la première fois depuis 1953, la capitale comtoise change de couleur politique.
Ludovic Fagaut l’emporte avec 53,2 % des voix
Arrivé en tête au premier tour, Ludovic Fagaut a confirmé son avance et s’est imposé au second tour avec 53,2 % des suffrages. La maire sortante, Anne Vignot, recueille 46,7 % des voix et prend la deuxième place. Comptablement, le candidat de droite améliore son score de 13 points par rapport au premier tour, trouvant les réserves nécessaires pour conquérir l’Hôtel de Ville.
Un conseil municipal profondément renouvelé
La nouvelle majorité disposera de 42 sièges au sein du conseil municipal. La minorité comptera 13 élus, dont trois représentants de La France insoumise. Cette nouvelle configuration met fin à plus de 70 ans de gouvernance de gauche à Besançon.
Installation du nouveau conseil vendredi soir
Le nouveau conseil municipal se réunira vendredi soir pour procéder à son installation officielle. Ludovic Fagaut deviendra alors le nouvel édile de la ville et prendra la tête de l’exécutif municipal.
À Besançon, la forêt de Chailluz sera à l’honneur ce samedi 21 mars à l’occasion de la Journée internationale des forêts. De 10h à 18h, un village d’animations s’installera au hameau des Grandes Baraques avec de nombreuses activités gratuites pour le public.
Au programme : ateliers, jeux, expositions et découvertes autour de la biodiversité, des métiers de la forêt ou encore de l’énergie bois. Des sorties accompagnées seront aussi proposées tout au long de la journée, avec des balades commentées, de l’observation des oiseaux ou encore des animations pour les familles.
Objectif : sensibiliser petits et grands au rôle essentiel des forêts pour l’environnement et notre quotidien.
Pour de plus amples informations : https://sortir.besancon.fr/2026/03/06/journee-internationale-des-forets-2/
La tension monte autour du projet d’implantation d’un second commissariat de police à Planoise, à Besançon. Dans un courrier adressé au député centriste Laurent Croizier, candidat aux municipales sur la liste de Ludovic Fagaut, la députée écologiste Dominique Voynet dénonce des « contre-vérités » et appelle à cesser les polémiques.
Dans cette lettre au ton ferme, l’ancienne ministre reproche à l’élu de la majorité présidentielle d’imputer à la maire de Besançon, Anne Vignot, les retards pris par l’État dans ce dossier sensible. Elle rappelle qu’en février 2023, une réunion s’était tenue avec le préfet afin de plaider l’urgence du projet auprès du ministère de l’Intérieur. Un an plus tard, en février 2024, Gérald Darmanin avait confirmé la construction d’un commissariat secondaire à Planoise et un financement de 70 % pour l’installation de caméras supplémentaires.
Selon Dominique Voynet, la Ville a depuis identifié un terrain et validé les accès au futur bâtiment. Mais « côté État, rien n’a suivi » : les crédits promis n’auraient pas été délégués. Elle pointe également la réponse « laconique » du ministre actuel, Bruno Retailleau, qui aurait indiqué ne pas avoir connaissance du projet.
À quelques jours du premier tour des municipales, la députée appelle à dépasser les querelles partisanes, alors que le narcotrafic pèse lourdement sur le quartier de Planoise. Elle propose à son homologue de solliciter ensemble un rendez-vous auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, afin d’obtenir de l’État qu’il tienne ses engagements.
La Ville de Besançon lance sa campagne d’affouage 2026. Les foyers de Besançon peuvent déposer leur dossier du 23 février au 15 mars pour bénéficier de lots de bois issus de la forêt communale. Une dizaine de lots sont proposés au tarif de 22,28 € le stère (bois abattu, débardé, découpé en 4 mètres et déposé en bord de route), pour environ 10 stères par lot.
Les dossiers, téléchargeables en ligne, doivent comprendre le règlement signé, un justificatif de domicile récent, une attestation de responsabilité civile spécifique à l’affouage 2026 ainsi qu’un justificatif des équipements de protection requis. Lien
La commission de contrôle des listes électorales de la Ville de Besançon se réunira jeudi 19 février à 16h30, en salle Raymond Forni à la mairie. Ouverte au public, cette séance s’inscrit dans la préparation des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La commission examinera la régularité des inscriptions et radiations sur les listes électorales.
La maire de Besançon, Anne Vignot, a exprimé la grande fierté de la Ville à l’égard de deux agents municipaux des espaces verts. Témoins d’un accident de la route au rond-point de Pirey, ils ont prodigué les premiers secours à une dame grièvement blessée, lui sauvant ainsi la vie avant l’arrivée des pompiers et du SAMU. « Nous sommes heureux de leur dire toute notre gratitude », a déclaré la maire, saluant leur sang-froid, leur réactivité et leur sens du service public.