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À Besançon, l’ancienne maire Anne Vignot passe le relais à Anthony Poulin à la présidence du groupe municipal Les Écologistes, GénérationS et société civile. Battue lors des dernières municipales, elle affirme rester pleinement engagée dans la défense du programme « Besançon, vivante, juste et humaine ». Anne Vignot dit vouloir laisser davantage de place aux jeunes générations tout en poursuivant son action au sein du conseil municipal.

Une dizaine de personnes ont tenté de déplacer samedi 13 juin les palmiers récemment installés sur le pont Battant à Besançon pour les déposer devant l'hôtel de ville. Cette action symbolique visait à dénoncer la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut, qui a porté le budget consacré aux espaces fleuris de 50 000 à 250 000 euros. Parmi les participants figurait Benoît Cypriani, ancien adjoint d'Anne Vignot, conduit au commissariat pour une vérification d'identité.

La municipalité annonce une plainte

La municipalité dénonce une tentative de vol et de dégradation. Elle annonce le dépôt d'une plainte et rappelle que plusieurs massifs floraux ont déjà été visés ces derniers jours. Pour l'exécutif municipal, ces actions portent atteinte aux aménagements réalisés dans l'espace public.

Les écologistes défendent une démarche citoyenne

De son côté, Anthony Poulin, président du groupe des élus Les Écologistes, Génération.s et Société civile, estime que l'action relevait d'une démarche « symbolique et citoyenne ». Il souligne qu'aucune dégradation n'a été constatée et s'interroge sur l'intervention des forces de l'ordre ainsi que sur la médiatisation de l'identité d'un participant. Selon lui, « criminaliser des initiatives revendicatives » éloigne le débat des questions de fond.

Au-delà des palmiers, un débat sur la ville

Pour l'élu écologiste, cette polémique dépasse la seule question esthétique. Elle renvoie à la place du vivant dans l'espace public et aux choix de végétalisation face aux enjeux climatiques. Cette affaire illustre ainsi les divergences persistantes entre les partisans d'un embellissement urbain assumé par la majorité municipale et ceux qui défendent des aménagements davantage orientés vers l'adaptation écologique de la ville.

Une dizaine de personnes ont tenté de déplacer ce samedi 13 juin les palmiers récemment installés sur le pont Battant à Besançon pour les déposer devant l'hôtel de ville. Cette action symbolique visait à dénoncer la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut, qui a porté le budget consacré aux espaces fleuris de 50 000 à 250 000 euros.

Parmi les participants figurait Benoît Cypriani, ancien adjoint d'Anne Vignot, conduit au commissariat pour une vérification d'identité. La municipalité dénonce une tentative de vol et de dégradation, annonce le dépôt d'une plainte et rappelle que plusieurs massifs floraux ont déjà été visés ces derniers jours. Cette affaire illustre les divergences entre partisans de l'embellissement urbain et défenseurs d'une végétalisation jugée plus adaptée aux enjeux climatiques.

Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.

Un arrêté jugé disproportionné

Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.

Des arguments juridiques avancés

Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.

Une demande de suspension

Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.

Un débat qui se poursuit

Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.

La Ville de Besançon a constaté le vol d'environ 80 plantes dans un massif situé aux abords de la basilique Saint-Ferjeux. Dans un message publié ce mardi, le maire Ludovic Fagaut a condamné un acte portant atteinte à l'embellissement des espaces publics et au travail des agents municipaux. Une plainte doit être déposée et des vérifications, notamment à partir des dispositifs de vidéoprotection du secteur, seront menées afin d'identifier les auteurs de ce vol.

 

 

 

La Ville de Besançon mènera sa campagne annuelle de dératisation du 15 au 25 juin sur l’ensemble du réseau visitable d’égouts, soit près de 65 kilomètres. Réalisée par une entreprise spécialisée avec l’appui des égoutiers municipaux, cette opération vise à limiter la prolifération des rats et à préserver la salubrité des espaces publics. La municipalité rappelle également l’importance de bonnes pratiques, comme le stockage des déchets dans des contenants fermés et l’interdiction des dépôts sauvages, afin de réduire la présence des rongeurs.

Dans le cadre des travaux de reconstruction de la passerelle Jean-Abisse aux Prés-de-Vaux, le chemin de la Malate sera ponctuellement fermé à la circulation du 10 au 12 juin, de 8 h 45 à 11 h 45 puis de 14 h 15 à 16 h 15. La circulation restera possible en dehors de ces horaires. Une fermeture complète est également prévue du 22 juin au 3 juillet pour la poursuite du chantier, avec une réouverture maintenue les week-ends. Des itinéraires de déviation seront mis en place pour accompagner les usagers.

La Ville de Besançon organise du 5 au 7 juin la deuxième édition du Week-end de l’interculturalité, placé cette année sous le thème « Les mots qui nous habitent ». Gratuit et ouvert à tous, l'événement se déroulera sur plusieurs sites de la ville, notamment à l’Hôtel de Ville, au Kursaal, au Musée comtois, au CLA et au Bastion.

Pendant trois jours, spectacles, rencontres, ateliers, projections et expositions mettront à l’honneur la diversité linguistique et culturelle présente sur le territoire. Parmi les temps forts figure le spectacle inédit « L’ailleurs », programmé le dimanche 7 juin à 18 heures au Petit Kursaal. L’initiative s’inscrit dans la démarche des Cités interculturelles du Conseil de l’Europe portée par la Ville de Besançon.

La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.

« Une politique de stigmatisation »

Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.

Des outils juridiques déjà existants

La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.

Un recours envisagé

Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».

« Ramener la sérénité dans l'espace public »

La Ville de Besançon remet en place un arrêté anti-mendicité agressive. Le document, signé ce vendredi  matin par le maire Ludovic Fagaut, est entré en vigueur immédiatement et s'appliquera jusqu'au 15 octobre 2026 dans plusieurs secteurs du centre-ville et à Châteaufarine. Aux côtés de Jean-Pascal Riès, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, et de Myriam Lemercier, adjointe en charge de la politique de la ville, le maire a présenté cette mesure comme une réponse aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières semaines. « Les Bisontins nous ont élus pour ramener de la sérénité dans les quartiers et mettre fin à cette mendicité agressive et à l'ivresse sur la voie publique », a déclaré Ludovic Fagaut.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une situation jugée « intenable »

L'exécutif municipal estime que les beaux jours favorisent le retour de comportements problématiques dans certains secteurs du centre-ville. Selon la Ville, commerçants, riverains et touristes expriment régulièrement leur exaspération face à des situations de mendicité agressive, d'alcoolisation sur la voie publique, de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Pour justifier son arrêté, la municipalité avance plusieurs chiffres relevés entre le 15 avril et le 20 mai : 60 mains courantes enregistrées ; 29 troubles à la tranquillité publique ou attroupements agressifs ; 15 faits d'ivresse ou de consommation d'alcool sur la voie publique ; 6 rixes ; 6 vols et une vingtaine de courriels adressés par des commerçants, habitants et représentants professionnels. « Les habitants n'en peuvent plus », a affirmé le maire, évoquant notamment les témoignages recueillis lors de la récente visite ministérielle dans le quartier Battant.

Quels secteurs sont concernés ?

L'arrêté s'applique quotidiennement de 10 h à 20 h sur plusieurs secteurs identifiés comme sensibles : la Grande Rue, du pont Battant à la rue de la Préfecture ; la place Pasteur ; la place du 8-Septembre ; la rue Battant ; la rue Claude-Pouillet ; la rue Champrond ; le square Saint-Amour ; le passage Pierre-Adrien-Paris et les abords des Halles Beaux-Arts ; la place de la Révolution et la zone commerciale de Châteaufarine.

La mendicité agressive dans le viseur

La municipalité insiste sur le fait que l'arrêté ne vise pas la précarité mais certains comportements. La mendicité simple reste autorisée. En revanche, sont visés les comportements jugés agressifs : sollicitation insistante, intimidation, menaces, insultes, saisie physique d'un passant, alcoolisation sur la voie publique, regroupements générant des troubles ou encore présence de chiens provoquant nuisances, danger ou problèmes de propreté. « Lorsqu'une personne vous suit, vous interpelle à plusieurs reprises ou vous prend le bras pour obtenir de l'argent, cela devient de la mendicité agressive », a expliqué Ludovic Fagaut.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un arrêté mais aussi un accompagnement social

Ludovic Fagaut et Myriam Lemercier ont tenu à souligner que la réponse municipale ne serait pas uniquement répressive. La Ville affirme poursuivre son travail d'accompagnement en lien avec le Centre communal d'action sociale (CCAS), les centres médico-sociaux du Département et plusieurs associations. « La dignité des personnes précaires doit être respectée, mais celle des habitants également », a rappelé le maire.  Pour Myriam Lemercier, la prévention et le suivi social demeurent essentiels : « Ces personnes n'ont pas choisi cette situation. L'accompagnement doit continuer. »

Des sanctions prévues

Le non-respect de l'arrêté municipal pourra entraîner une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros. Par ailleurs, lorsque les faits relèvent de la mendicité agressive au sens pénal, les auteurs peuvent faire l'objet de procédures judiciaires pouvant conduire à une garde à vue et à des poursuites devant les tribunaux. La police municipale a reçu des consignes de vigilance particulières sur les secteurs concernés.

Un arrêté qui pourrait être contesté

Interrogé sur le précédent arrêté anti-mendicité annulé par la justice administrative en 2018, Ludovic Fagaut assure que le nouveau texte repose sur des éléments factuels et juridiquement motivés. « Nous assumons pleinement cette décision. Les chiffres sont objectivés et vérifiables », a-t-il déclaré.  Pour la majorité municipale, l'enjeu est désormais de restaurer la tranquillité publique dans les secteurs les plus fréquentés du cÅ“ur de ville tout en maintenant un accompagnement social des personnes en situation de précarité.