Les présélections du 59e Concours international de jeunes chefs d’orchestre ont débuté ce 14 avril à Besançon. Après un record d’inscriptions, 304 candidats s’affronteront en live dans cinq villes – Besançon, Séoul, Paris, Berlin et Montréal – jusqu’au 2 mai. Dix minutes leur sont accordées pour convaincre le jury en dirigeant deux œuvres majeures sur deux pianos : Le Sacre du printemps (Stravinsky) et la Symphonie n°38 (Mozart). Vingt finalistes seront sélectionnés pour les épreuves avec orchestre en septembre, dans le cadre de l’évènement, qui se tiendra cet automne à Besançon.
Depuis 2021, la Franc-Comtoise Chloé M fait découvrir sa passion et sa pratique du slam dans les établissements scolaires et centres sociaux de la région. A la demande d’enseignants, éducateurs, directeurs de maisons de quartiers et parfois de particuliers, elle décline un atelier de découverte de cette discipline artistique. D’une durée minimale de 2 heures, mais elle conseille un laps de temps plus long, Chloé accompagne jeunes et moins jeunes et les initie à l’écriture et l’interprétation.
L'interview de la rédaction : Chloé M
La compositrice interprète de 27 ans ne cache pas son plaisir de pouvoir partager avec les différents publics qu’elle rencontre. Référencée sur le « pass culture », elle répond à de nombreuses sollicitations A partir de 10 ans, enfants, ados et adultes peuvent s’initier à cet art. Le slam est un formidable support pour enrichir son vocabulaire, découvrir la beauté de la langue française, libérer ses émotions, prendre de l’assurance à l’oral et surmonter sa timidité. « Je les aide à creuser leurs idées, à avoir du vocabulaire, à trouver les rimes, jouer avec les mots… » explique Chloé M. Ensuite, avant l’interprétation, « on va faire des exercices pour se détendre, se calmer, être à l’aise et avoir confiance en soi ». Et de conclure : « à la fin, chacun slamera ses textes devant la classe ». « C’est incroyable, ce que les jeunes sont capables de produire et de réaliser ». Les personnes intéressées ou qui souhaitent obtenir de plus amples informations peuvent la contacter, via l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Il est également possible de consulter sa page artiste : https://www.facebook.com/ChloeM.fr/?locale=fr_FR
Petite sœur
L'interview de la rédaction : Chloé M
En parallèle de cette action éducative, Chloé M a sorti le 4 avril dernier un nouveau single, baptisé « Petite Sœur ». A travers ce nouvel opus, dont elle a écrit les paroles et laissé la musique à Daniel Chevalley, avec lequel elle travaille depuis de nombreuses années, la Jurassienne a voulu rendre hommage à cette petite sœur de 3 ans sa cadette. « C’est grâce à elle que j’ai commencé à faire du slam. C’était en 2012. J’avais 13 ans. Quand je me suis intéressée à ce qu’elle me disait, j’ai tout de suite accroché » explique-t-elle. Et de conclure : « ce fut le déclic de beaucoup de choses. J’ai notamment pu mettre en musique les textes et poèmes que je rédigeais seule et que je n’arrivais pas à diffuser ». Depuis Chloé s’est fait un nom. Elle a sorti en 2022 un premier album. Un autre est en projet. En attendant, le public peut apprécier « Petite Sœur » sur toutes les plateformes musicales et sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=lV0IfvT9HpI
Jusqu’au 21 septembre, la bibliothèque municipale de Besançon organise l’exposition « Courbet, les lettres cachées – histoire d’un trésor retrouvé ». Cette exposition met en scène 36 lettres sélectionnées, révélant la relation complexe entre Courbet et Mathilde Carly, qui s’est déroulée entre novembre 1872 et avril 1873. Des visites guidées thématiques sont organisées les mercredis et samedis à 15h au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie. Elles permettent de mettre en relation cette correspondance et les œuvres du peintre.
La troupe les Egarés du lycée Edgar Faure de Morteau vous donne rendez-vous la semaine prochaine, les 2 et 4 avril, pour les deux représentations au grand public de leur nouvelle pièce : « énième étage ». 2025, marque le onzième spectacle joué par des lycéens de l’établissement scolaire du Haut-Doubs. Encadré par Romain Jaillet, comédien professionnel, ces 19 garçons et filles préparent activement leur prestation scénique. Durant dix séances, ils ont endossé le rôle qui leur a été prêté. Ils ont également dû appréhender la pièce, entièrement écrite pour l’occasion, et dont ils ont été la source d’inspiration de l’auteur.
L'interview de la rédaction : Jeanne, jeune comédienne mortuacienne
Un ascenseur
« Enième étage » se passe dans un ascenseur, où les personnages semblent avoir des secrets. La pièce mélange savamment humour, émotion et critique sociale. Jouée par des jeunes comédiens amateurs, dont certains affichent déjà une solide et belle expérience, elle s’adresse à un large public. « Elle alterne moments comiques et moments de sensibilité. Elle a également des choses à dire sur la société, qui peuvent concerner jeunes et moins jeunes » expliquent Jeanne et Ysé.
L'interview de la rédaction : Ysé, jeune comédienne mortuacienne
Les représentations auront lieu au théâtre de Morteau les mercredi 2 et vendredi 4 avril à 20h30. Précisons également qu’au cours de l’entracte, certains jeunes comédiens, également musiciens, joueront trois morceaux en live. Une belle soirée en perspective. L’entrée est gratuite et ouverte à tous
Une bonne nouvelle pour tous les amoureux d’histoire locale et passionnés de patrimoine local. A la Cluse-et-Mijoux, près de Pontarlier, la Château de Joux rouvrira ses portes le 1er avril prochain, et jusqu’au 15 novembre. Jusqu’au 4 juillet, le site ne propose que des visites guidées. Ensuite, il accueillera le public de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30. Pour prévenir de votre visite : 03.81.69.47.95 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Jusqu’au 30 mars, le FRAC Franche-Comté présente l’exposition « Etonner la catastrophe », emprunté aux Misérables de Victor Hugo, à Besançon. Cette initiative réunit cinq jeunes artistes, issus de l’ISBA, l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il s’agit de June Balthazard, Mégane Brauer, Mathilde Chavanne, Hippolyte Cupillard et Jordan Paillet. En proposant des films, des installations et des dessins, les artistes explorent différents thèmes, tels que l’environnement, la société et la politique, des sujets contemporains plus que jamais d’actualité et chers à Victor Hugo.
A l’occasion du défilé des conscrits des classes nées en 5, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier rend hommage notamment à la classe 65, celle de son actif et bénévole passionné Claude Bertin-Denis, à travers une exposition d’affiches des films sortis en 1945. Celle-ci se déroulera du 1er au 30 avril dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier.
En 1945, 131 films sortent sur les écrans français encore marqués par la guerre qui s’achève. Les Français vont notamment faire un triomphe au film de Charlie Chaplin, « Le Dictateur », réalisé en 1939. 1945 marque également le début du succès du cinéma familial et des comédie légères, comme « la cage aux rossignols », de Jean Dréville, avec Noël-Noël.
Hier, le Musée Courbet d’Ornans installait « La Truite », une des œuvres majeures de l’artiste franc-comtois, dans ses murs. Une Huile sur toile, prêtée par le musée d’Orsay, dans le cadre d’un partenariat avec le Conseil Départemental du Doubs. Ces actions culturelles permettent de mettre à disposition, chaque année, 100 œuvres du musée parisien, dans les musées des collectivités territoriales. La présence de l’œuvre de Gustave Courbet s’inscrit dans le cadre de l’opération « 100 œuvres qui racontent le climat », déclinée en 2025.

L'interview de la rédaction : Christine Bouquin, présidente du Conseil Départemental du Doubs
Comme le soulignent Sylvain Amic, directeur de musées d’Orsay et de l’Orangerie – Valéry Giscard d’Estaing, et Christine Bouquin, présidente du Conseil Départemental du Doubs, l'œuvre, en plus de tout l’intérêt qu’elle porte artistiquement, permettra d’aborder des sujets contemporains, liés au climat, à la biodiversité et à la nature. Dans ce cadre-là, des rencontres, prévues dans et hors les murs du musée, sont prévues avec diverses populations, que sont les collégiens, les lycéens, les agriculteurs, les associations et les collectivités. Comme le rappelle Sylvain Amic : « le musée d’Orsay est une matrice du monde contemporain, où les préoccupations actuelles se retrouvent dans les collections ». Dans un contexte où les opinions se mêlent aux informations, où les faits deviennent des opinions comme les autres, la parole scientifique est d’une importance capitale. « Le musée est un lieu de référence et de confiance pour le public, offrant des informations vérifiées et produites par des experts académiques » explique le directeur.
L'interview de la rédaction : Sylvain Amic, directeur de musées d’Orsay et de l’Orangerie – Valéry Giscard d’Estaing
L'interview de la rédaction : Sylvain Amic, directeur de musées d’Orsay et de l’Orangerie – Valéry Giscard d’Estaing
Rendre accessible la culture

Benjamin Foudral, Christine Bouquin et Sylvain Amic
Une nouvelle fois encore, le musée Courbet d’Ornans joue un rôle essentiel dans la diffusion de la culture en milieu rural. Grâce à ses équipes et à la volonté des élus départementaux, il rend accessible la culture et donne accès à sa richesse au plus grand nombre. L’arrivée de ce prêt exceptionnel se conjugue également à d’autres évènements et expositions. Deux temps forts viendront compléter cette offre culturelle durant toute la période estivale, du 28 juin au 19 octobre, avec Eva Jospin à l’atelier Courbet à Ornans et l’exposition « Paysages de marche, dans les traces de Rousseau, Courbet, Renoir, Cézanne et les autres ».
L'interview de la rédaction; Benjamin Foudral, conservateur du Musée Courbet d'Ornans
L'interview de la rédaction; Benjamin Foudral, conservateur du Musée Courbet d'Ornans
« La Truite » de Gustave Courbet est visible à Ornans, jusqu’au mois d’octobre, dans le parcours permanent du musée.
L’évènement arrive à grands pas. Les 27, 28 et 29 mars prochains, la Ville de Morteau organise la 29è fête du livre. La fête promet d’être belle cette année encore, avec des rencontres, avec des auteurs et des illustrateurs, et des animations pour petits et grands. Cette année, la fête est placée sous le signe de la magie et de la sorcellerie. Pour tout savoir sur son déroulement : www.morteau.org.
A compter du 8 mars, et jusqu’au 23 mars, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier rend hommage à Alain Delon. Ainsi, il sera proposé une exposition rétrospective de l’ensemble de sa filmographie en affiches. Environ 90 documents seront exposés à la chapelle des Annonciades de Pontarlier. En parallèle, le vendredi 7 mars, à 21 heures, sera projeté, au cinéma Olympia, « la veuve couderc », un long métrage de Pierre Granier Deferre, avec deux monstres sacrés du cinéma français : Alain Delon et Simone Signoret.
L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard, chargé de mission à l’association des Amis du Musée de Pontarlier
Trois tournages dans la région
L’icône du cinéma français est venue tourner à trois reprises dans la région. En 1964, il joue le rôle principal dans « l’Insoumis » à Oye-et-Pallet. En 1971, il forme un duo mythique avec Simone Signoret dans « la Veuve Couderc , où quelques scènes ont été tournées dans la région, à Gray et Dole. Puis en 1973, il incarne le Juge Pierre Larcher dans les Granges Brûlées, à Pontarlier, à nouveau avec Simone Signoret.
L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard, chargé de mission à l’association des Amis du Musée de Pontarlier
L’indiscrétion des Granges Brûlées
Les Pontissaliens de l’époque s’en souviennent encore. En 1973, le bouche à oreille a très bien fonctionné un jour de tournage. Les locaux apprennent que Delon est au Café Français. Très rapidement, une émeute se forme, composée notamment de la gent féminine, bien désireuse de décrocher un autographe. Comme le rappelle Fabrice Hérard, chargé de mission à l’association des Amis du Musée de Pontarlier, les habitants du Haut-Doubs, et notamment ceux de Pontarlier, « se sont appropriés ce film. Ils trouvaient qu’ils reflétaient bien la vie à cette époque à la campagne ».
L’exposition sur la filmographie d’Alain Delon est à découvrir du 8 mars au 23 mars à la Chapelle des Annonciades à Pontarlier.