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Le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier rendra hommage à Jean-Paul Belmondo. L’évènement se déroulera du 9 au 24 mars prochain à la Chapelle des Annonciades. Plusieurs rendez-vous sont d’ores et déjà annoncés. Une exposition sera présentée. Il est également prévu la diffusion du film « le voleur » de Louis Malle le 8 mars à 21h. Pour lancer cet évènement, l’organisateur annoncé la présence de Mathias Moncorgé, le fils de Jean Gabin, et Antoine Duléry, acteur et ami du célèbre acteur français.

La nomination de Rachida Dati à la tête du ministère de la culture en a surpris plus d’un. En premier lieu, les premiers concernés, les acteurs du monde culturel. S’ils ne veulent pas se montrer trop durs et se donner le temps nécessaire pour se forger une opinion factuelle, ils ne cachent pas leurs inquiétudes et leurs interrogations. Ils y voient un coup politique d’Emmanuel Macron, qui pourrait les desservir. Eux qui se battent au quotidien pour diffuser la culture au plus grand nombre. Conscients des valeurs qu’elle véhicule, notamment dans le vivre ensemble et l’éducation. Rencontre avec Patrick Colle, le président du cinéma Club Jacques Becker de Pontarlier.

 Quel regard portez-vous sur la nomination de Rachida Dati ?

On est inquiet. On est surpris car c’est la première fois que l’on entend cette dame évoquer la problématique culturelle. L’arrivée de Rachida Dati est un questionnement très fort. Ce matin, dans son discours, elle a évoqué des choses très fortes quant à sa propre personne. Elle disait devoir tout à la France, à l’éducation et à la culture. C’est une bonne prise conscience. C’est une bonne analyse. J’ai envie de dire : « chiche ». Néanmoins, j’ai peur que ce ne soit que des mots. Cette politique répond à un enjeu de chaise musicale. On est bien loin de la culture.

Quelles sont les personnalités qui vous ont marquées ?

Pour moi, il y a deux noms qui sortent. Il y a Malraux, qui a redonné à la culture une vocation de formation de la personne et du citoyen, et Jack Lang. A un moment donné, ce dernier a été ministre de l’éducation et de la culture en même temps. On conjuguait enfin quelque chose d’intéressant. L’un ne va pas sans l’autre. Au-delà des couleurs politiques, ils ont donné à la culture toute sa dimension dans le développement de la personne et de son esprit critique. Est-ce que Rachida Dati va pouvoir s’opposer à Bolloré ? Est-ce qu’elle sera dans une certaine autonomie ? Est-ce qu’elle aura une marge de manœuvre ? Cela fait dix ans que les subventions des structures culturelles ont baissé de moitié.

Ce n’est pas un très bon signal qui a été donné par le duo Macron/ Attal ?

C’est un coup de théâtre. Si on est que sur des effets de manche et des mots, c’est n’importe quoi. La culture représente 0,5% du budget national.

Allez-vous faire remonter cette inquiétude, cet étonnement aux plus hautes instances de l’état ?

Ce matin, devant les caméras, Rachida Dati a appuyé sur ce qu’elle devait à la France et sur une éducation populaire digne de ce nom. Nous partageons à 100% le propos tenu.  Comment, désormais, concrètement, ces paroles vont nous amener vers un quotidien ouvert à cette approche-là ? A notre échelle, cela fait des années que l’on parle d’éducation populaire et que l’on essaie de vivre une éducation populaire. Si nous laissons les billets d’entrée de nos spectacles à 5 ou 6 euros, et pas à 12 ou 14 euros, c’est pour permettre aux personnes les plus en difficulté d’y avoir accès. S’il n’y a pas les subventions et l’appui des politiques et de l’état, nous crèverons.

D’autant plus qu’il n’y a pas d’éducation sans culture

Quand je montre un film kazakh ou quand je développe l’approche d’un film des pays de l’Est, du Maghreb ou d’Afrique Noir, je permets aux gens d’apprivoiser une autre façon de concevoir le monde. C’est cette diversité qui fait société.

L'interview de la rédaction / Patrick Colle, président du cinéma Club Jacques Becker de Pontarlier

En cette fin d’année, le Musée comtois de la Citadelle de Besançon accueille petits et grands pour une visite-atelier ludique et magique. Le public est tout d’abord invité à découvrir les histoires de la crèche comtoise et des marionnettes bisontines. Puis, ils fabriqueront leur propre marionnette, avant de lui donner vie, derrière un castelet. Rendez-vous, les mercredis, samedis et dimanches, du 13 au 27 décembre, de 14h30 à 16h. Les inscriptions s’effectuent sur citadelle.com

La ville de Besançon et le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie viennent d’acquérir une huile sur toile de François Boucher, intitulée « le Mérite de tout pays ». La cité bisontine évoque une toile « très rare par son format et ses dimensions ». Cette acquisition a été obtenue lors d’une vente aux enchères pour un montant de 115.000 euros. Le fonds du patrimoine et le fonds régional d’aide aux musées ont été sollicités,  ainsi que les amis du musée,  pour le financement de cette œuvre.

La Ville de Besançon rend hommage à Léonard Gianadda, qui s’est éteint. « Cet amoureux de Rodin, grand ami de la France, avait dernièrement offert une statue d’Auguste Rodin, représentant Victor Hugo, à la cité comtoise. « Par ce geste, il voulait corriger ce qu’il considérait comme une injustice » écrit la municipalité bisontine. Il voulait que la ville natale de Victor Hugo puisse ériger un Rodin au cœur de la cité. Une création qui trônera prochainement dans le futur quartier de Saint Jacques, à proximité de la bibliothèque.

Dans le cadre de la célébration du 150e anniversaire de la première exposition impressionniste initiée par le musée d’Orsay, le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon accueillera du 11 mars au 27 août prochain, le fragment central du « Déjeuner sur l’herbe », l’œuvre  de Claude Monet. Rappelons que le tableau a été découpé en trois fragments par l’artiste en 1884. Le troisième morceau est aujourd’hui disparu.

L’édition 2023 du festival littéraire « Les Petites Fugues » bat son plein. L’évènement, qui a débuté le 13 novembre, se terminera le 25 novembre. Cette année, 21 auteurs ont été invités. Ils se rendent dans différents endroits de Franche-Comté : Saint-Claude, Pesmes, Montbéliard et Besançon bien sûr. L’objectif est de démocratiser la lecture et de partir à la rencontre de celles et ceux qui en sont parfois les plus éloignés. C’est dans ce contexte-là que des rendez-vous sont pris dans les musées, les cafés, les lieux associatifs, mais aussi les écoles, les lycées ou encore les hôpitaux et l’université.

« L’esprit, c’est d’apporter les livres et les auteurs dans des lieux prévus pour ou improbables » explique François Migeot, qui s’investit dans la promotion de l’évènement et y participe également en tant qu’auteur. Et de poursuivre : « notre souhait est de gagner un public, animer ou réanimer un intérêt ou apporter un intérêt ».  L’écrivain, qui vient de sortir un nouveau recueil de nouvelles, baptisé « Au fil de la chute », aime les mots et les livres. Il en parle avec passion et enthousiasme. « La littérature fait travailler l’imagination et la créativité » explique-t-il. « Contrairement à l’image qui réduit cette capacité d’imaginer et de réfléchir ». Il regrette que les nouvelles technologies soient réductrices en ce sens. « L’imaginaire est complètement formaté et commercialisé ». Et de conclure : « le travail d’humanisation de la littérature devient problématique. De toute façon, nous avons besoin de littérature. Ou alors, ce sera ChatGPT qui fera le boulot à notre place. J’espère que nous n’en arriverons pas là ».

L'interview de la rédaction / François Migeot

L’importance de la lecture

Durant près de deux heures, une classe de terminale du lycée la Sainte Famille de Besançon a reçu François Migeot. Après avoir lu et travaillé sur son recueil de nouvelles, les jeunes ont pu échanger avec cet auteur qui leur était physiquement inconnu. Pour Mme Quellet, professeure de français, ces instants sont toujours d’une grande richesse. Tout d’abord, pour la culture personnelle de chacun, mais aussi pour consolider ses connaissances, et notamment pour le baccalauréat. L’enseignante le sait, ces élèves n’ont pas la même pratique de la lecture, mais, grâce aux Petites Fugues, et à toutes ces initiatives culturelles, cette dernière devient peut-être plus accessible, intéressante et moins élitiste. Toute une démarche pédagogique.

L'interview de la rédaction

 

A partir du 28 novembre, et jusqu’au 3 décembre, le Kursaal, propriété de la Ville de Besançon, fêtera ses 130 ans d’âge. A cette occasion, ce haut lieu culturel, bien connu des Bisontins, accueillera un riche programme fait de concerts, de spectacles, de soirées cabarets ou dansantes d’expositions et de conférences. Structures, associations et producteurs seront à la manœuvre. Pour tout savoir sur ces festivités kursaal.besancon.fr

La 23è édition du Festival « Lumières d’Afrique » se tiendra du 4 au 12 novembre prochain à Besançon. Malheureusement cette année, l’évènement doit se résoudre à proposer une programmation beaucoup moins riche. Comme l’explique Gérard Marion, le directeur de l’évènement, « inconvénients conjoncturels et structurels » sont venus enrayer la machine. « Les salles, habituelles partenaires, n’ont pas souhaité reconduire leur partenariat » explique-t-il.  Si la question s’est posée de conserver ou pas cet évènement, les organisateurs ont pris la décision de proposer un rendez-vous moins fourni, provoquant la déception de son public, des amoureux de l’Afrique et des réalisateurs producteurs et distributeurs.

Rappelons que cette manifestation s’est fixée pour objectif de mettre en valeur la culture cinématographique africaine. Grâce à Gérard Marion, son directeur, de nombreux talents ont été mis sous le feu des projecteurs. « Lumière d’Afrique, ce sont aussi des expositions, des concerts, des rencontres, de la littérature  et une compétition  avec son lot de films et réalisateurs. Pour cette nouvelle édition, le jury bisontin avait reçu pas moins de 150 productions , désireuses d’être projetées dans les salles obscures de la cité comtoise.

Malheureusement, il n’en sera rien. Dans quelques jours,  le public pourra apprécier trois films, une exposition de photographies au Bain des Douches, dans le quartier Battant, et une soirée musicale. Pour obtenir de plus amples informations, rendez-vous sur la page internet du festival : www.lumieresdafrique.com

L'interview de la rédaction / Gérard Marion

 

 

Jusqu’au 4 février, le Musée Gustave Courbet d’Ornans présente l’exposition « Delacroix s’invite chez Courbet ». Pour la première fois à Ornans, plus de 60 œuvres de Delacroix sont présentées. Une immersion dans la vie artistique et privée du peintre,  à la rencontre d’œuvres souvent méconnues,  qui feront toute la lumière sur la psychologie « plurielle et complexe » de ce dernier. Ce rendez-vous est également un formidable trait-d’union entre Courbet et Delacroix. Deux artistes, talentueux et majeurs du 19è siècle, qui ne s’appréciaient guère. Et ce, même si chacun d’eux reconnaissait le travail de l’autre.