La Communauté de Communes des Portes du Haut‑Doubs invite le public à découvrir une exposition pas comme les autres : “Ballades colorées”, une déambulation artistique née des ateliers menés auprès des aînés du territoire. Après une première présentation en janvier 2026 au siège intercommunal, l’exposition poursuit désormais son itinérance dans plusieurs structures locales.
Fruit d’un travail mené par Jessica Scaranello, artiste plasticienne au sein de Côté Cour, le projet met en lumière des créations réalisées dans des établissements dédiés aux seniors. Les participants y ont exploré des techniques originales, notamment la peinture à partir d’objets du quotidien et le monotype, une approche qui encourage l’expérimentation, la spontanéité et le geste libre.
Un parcours artistique sur quatre communes
L’exposition circule de février à mai 2026 dans différents lieux du territoire. Parmi les prochaines à venir : du 30 mars au 27 avril à la résidence autonomie de Valdahon et du 27 avril au 26 mai à la Piscine intercommunale des Portes du Haut‑Doubs Elle est visible aux horaires d’ouverture des établissements, l’exposition est gratuite et ouverte à tous.
Un projet artistique et social
Au‑delà de la dimension esthétique, “Ballades colorées” valorise la créativité des aînés et renforce les liens entre les structures du territoire. L’itinérance permet à un large public de découvrir ces œuvres sensibles, souvent surprenantes, qui témoignent de l’énergie et de l’imagination des participants. La Communauté de Communes souligne que cette démarche s’inscrit dans une volonté de favoriser l’accès à la culture, de soutenir la création locale et de proposer des actions artistiques au plus près des habitants.
Le Château de Joux lance sa saison 2026 avec une réouverture prévue le mercredi 1er avril. Les visiteurs pourront découvrir près de 1 000 ans d’histoire à travers visites guidées, parcours libres et animations pour tous les publics.
Ouvert tous les jours jusqu’au 15 novembre, le site proposera également des événements tout au long de l’année : Joux’rnées printanières en avril, week-end historique en juin, animations estivales, spectacles nocturnes ou encore journées du patrimoine en septembre.
Une programmation riche et variée pour découvrir ou redécouvrir ce site emblématique du Haut-Doubs.
À la Citadelle de Besançon, le Muséum lance de nouvelles expériences de visite au Parc zoologique à l’approche du printemps. Deux formats inédits sont proposés du 4 avril au 5 septembre : des visites nocturnes et des visites « coulisses ».
Les premières, organisées chaque premier samedi du mois, permettent d’observer les animaux à la tombée de la nuit, accompagnés d’un soigneur.
Les secondes, proposées les premiers dimanches matin, offrent un accès privilégié aux espaces habituellement fermés au public, pour découvrir le travail des équipes animalières.
Au-delà de la découverte, ces rendez-vous s’inscrivent aussi dans une démarche de protection de la biodiversité, avec une partie des recettes reversée à des associations. Réservations obligatoires sur www.citadelle.com
Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot interpelle la nouvelle ministre de la Culture au sujet du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet. Cette œuvre majeure, liée à l’histoire de la Franche-Comté, aurait été acquise par Qatar Museums après avoir longtemps été conservée au musée d’Orsay. Le sénateur demande des explications sur les conditions de cette cession et sur l’éventuelle sortie de ce chef-d’œuvre du patrimoine national.
À Besançon, Plumes Rebelles s’impose comme un rendez-vous littéraire engagé. Ce concours d’écriture invite chaque année des participants de tous âges à réfléchir et à écrire autour de grandes thématiques de société. Petits, grands, adolescents ou jeunes adultes : chacun peut proposer un texte et partager son regard sur le monde. L’objectif de Plumes Rebelles est clair : faire de l’écriture un espace d’expression et de réflexion citoyenne, accessible à tous les publics.
Un concours ouvert et participatif
Le principe est simple. Les participants rédigent un texte inspiré par des thèmes proposés par l’organisation. Les écrits sont ensuite étudiés par un jury chargé de sélectionner les meilleures contributions. Pour l’édition de cette année, 175 textes ont été reçus, preuve de l’intérêt croissant pour cette initiative littéraire. Après délibération du jury le 26 février, 32 textes ont été retenus parmi l’ensemble des propositions. Si le concours est organisé en Franche-Comté, il attire également des auteurs venus d’autres régions, notamment des Alpes ou encore de la région Drôme-Ardèche. Une participation élargie qui témoigne du rayonnement de l’événement.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un projet culturel plus large
Au-delà du concours d’écriture, Plumes Rebelles se veut aussi un espace de dialogue et de sensibilisation. L’événement s’accompagne ainsi de plusieurs rencontres ouvertes au public : projections, tables rondes et discussions autour des thèmes abordés dans les textes. Ces moments d’échanges permettent d’approfondir les sujets évoqués par les participants et de faire intervenir des spécialistes, des artistes ou des chercheurs. La manifestation se conclut par une remise de prix, durant laquelle les textes lauréats sont mis à l’honneur et parfois lus devant le public.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un programme de rencontres et de débats
Plusieurs rendez-vous rythmeront cette édition de Plumes Rebelles.
Le jeudi 5 mars, au Petit Kursaal, sera diffusé à 20 heures le documentaire « Soulèvement » de Thomas Lacoste, en présence du réalisateur.
Le vendredi 6 mars, la journée sera marquée par la remise des prix du concours à 13 h 30, suivie à 18 heures d’une table ronde consacrée à la justice restaurative.
Le samedi, les rencontres se poursuivront dans la salle Bourdon du Kursaal avec deux nouvelles tables rondes :
Toutes ces rencontres sont gratuites et ouvertes au public, sans inscription préalable.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Faire entendre des voix différentes
En donnant la parole à des auteurs amateurs comme confirmés, Plumes Rebelles cherche avant tout à valoriser la créativité et encourager la prise de parole. L’écriture devient ainsi un outil pour interroger les réalités sociales, culturelles ou politiques, et permettre à chacun de partager son point de vue. Au fil des éditions, le concours s’inscrit comme un moment de rencontre entre littérature et engagement, où les mots deviennent un moyen d’exprimer, questionner et imaginer le monde d’aujourd’hui.
Toutes les informations sur : https://plumesrebelles.fr/
Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du Département du Doubs a validé plus de 8 millions d’euros d’aides destinées à soutenir les territoires et les habitants. Ces financements concernent notamment la culture, le sport, l’environnement, l’aménagement local et le développement économique, avec l’objectif « de renforcer l’attractivité du territoire et d’accompagner les initiatives locales ».
Culture et sport : 2,15 millions d’euros pour soutenir la création et la pratique
Le Département poursuit son engagement en faveur de la vitalité associative, culturelle et sportive avec une première répartition des crédits dès le début de l’année.
Un soutien important à l’action culturelle
Une enveloppe de plus de 1,5 millions d’ euros est consacrée à l’action culturelle, dont 542.500 euros dédiés aux arts vivants. Ces aides visent principalement à soutenir les acteurs culturels structurants du territoire : festivals, lieux de diffusion et structures ressources. L’objectif est de « renforcer l’accès à la culture dans l’ensemble du département et de favoriser le développement des pratiques artistiques auprès des habitants ».
Le sport également accompagné
Le Département consacre également 630.000 euros au sport dès ce début d’année. Ces crédits permettront notamment de soutenir : 36 comités sportifs départementaux, 28 clubs amateurs de haut niveau, dont douze clubs d’élite, 19 manifestations sportives, le parasport, ainsi que le sport scolaire et l’UNSS, avec 42 000 euros prévus pour les actions 2026.
Environnement : préserver les milieux naturels et accompagner la transition climatique
La Commission permanente a également voté plusieurs aides en faveur de la protection du patrimoine naturel et de la transition écologique.
Aménagement du territoire : plus de 2,4 millions d’euros pour les communes
Le Département poursuit également ses investissements pour le développement des communes et des intercommunalités (EPCI), avec 2 448 067 euros mobilisés pour soutenir les projets locaux.
Soutien aux projets territoriaux
Dans le cadre des contrats P@C 2022-2028, plusieurs aides ont été attribuées :
Économie et emploi : soutenir les entreprises et les zones d’activités
En parallèle, le Département continue d’accompagner le développement économique du territoire en partenariat avec les intercommunalités.
Au total, 184 230 euros ont été attribués pour :
L’objectif est clair : « maintenir l’activité économique, soutenir l’emploi local et renforcer l’attractivité du territoire doubien ».
Un engagement territorial affirmé
Avec ces nouvelles décisions, le Département du Doubs confirme sa volonté d’accompagner les initiatives locales et de soutenir les acteurs du territoire, qu’ils soient culturels, sportifs, environnementaux ou économiques. Ces investissements constituent un levier essentiel pour le dynamisme et la cohésion du département
Du 7 au 22 mars, la Chapelle des Annonciades à Pontarlier accueillera une exposition exceptionnelle consacrée à Constantin Belinsky (1904-1999). Organisé par le CRIC – Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier – cet hommage met en lumière l’un des affichistes les plus prolifiques et talentueux du XXe siècle. Invitée d’honneur, sa fille Lydia Belinsky Monteil sera présente pour le vernissage.
Un artiste au service d’un art éphémère
« Ce n’est pas seulement mon père que l’on célèbre, c’est aussi le métier d’affichiste », souligne Lydia Belinsky. Peintre, sculpteur et musicien formé aux Beaux-Arts, Constantin Belinsky s’installe à Paris en 1925. Il débute sa carrière d’affichiste après la Seconde Guerre mondiale, vers 1945, et exercera jusqu’aux années 1980, réalisant près de 2 000 affiches en un demi-siècle d’activité. « Il adorait son métier. Il savait que l’affiche était un art éphémère, mais il le faisait avec un enthousiasme extraordinaire », confie sa fille. Son objectif était clair : attirer le regard des passants, les conduire vers les salles obscures et susciter l’envie de découvrir le film.
À une époque où le photomontage n’existait pas encore, l’affiche relevait d’un véritable travail artistique. À partir de quelques photographies et parfois du scénario – sans forcément avoir vu le film – l’artiste réalisait à la gouache de petites maquettes sur papier Canson. Ces esquisses, appelées « gouaches », étaient proposées au distributeur, qui choisissait ensuite la version définitive. « Il fallait rendre les visages au plus proche des acteurs, transmettre l’ambiance du film. C’était un travail de dessin, d’imagination et de composition totalement manuel », rappelle Lydia Belinsky.
L'interview de la rédaction : Lydia Belinsky
Une signature parmi les plus prolifiques
Constantin Belinsky n’avait pas de spécialité particulière : il travaillait sur tous les genres. Mais, comme ses contemporains, il possédait une écriture graphique reconnaissable entre toutes. Parmi les affiches emblématiques qu’il a signées figurent celles de Scarface (1932), La Fiancée de Frankenstein, La Créature du lac noir, Laura, Rivière sans retour, L’Homme qui rétrécit ou encore La Soif du mal. Une filmographie impressionnante, marquée par le cinéma de genre et la série B. « Ces affichistes formaient une véritable bande d’artistes. Ils ont consacré leur vie à dessiner des affiches. Cela demandait une imagination immense et des compétences multiples », souligne sa fille.
Un artiste moderne face aux évolutions technologiques
Interrogée sur ce que penserait aujourd’hui son père de l’intelligence artificielle, Lydia Belinsky esquisse un sourire : « Il était toujours en avance sur son temps. Il aimait le modernisme et les nouveautés. Il aurait certainement essayé. » Mais elle nuance : « Cela lui aurait sans doute enlevé une part de personnalité. Pour lui, l’affiche était un travail artistique à part entière. »
Une exposition pour faire vivre la mémoire
L’exposition présentera plus de 100 affiches originales, témoignant de la richesse et de la diversité de son œuvre.
Le vernissage aura lieu vendredi 6 mars 2026 à 18 h 30 à la Chapelle des Annonciades, en présence de Lydia Belinsky. La soirée se poursuivra au cinéma Olympia avec la projection, à 21 heures, de Rivière sans retour (1954) d’Otto Preminger. « Quand on parle encore de quelqu’un après sa disparition, cela le fait continuer à exister », confie-t-elle avec émotion. « Je suis très heureuse et très fière que cette exposition rende hommage à mon père, mais aussi à ce métier d’affichiste qu’il ne faut pas oublier. »
Informations pratiques
Exposition du 7 au 22 mars 2026
Chapelle des Annonciades – Pontarlier
Du lundi au samedi : 10 h – 12 h / 14 h – 18 h
Dimanche : 14 h – 18 h
Avec cet hommage, Pontarlier célèbre non seulement un artiste d’exception, mais aussi tout un pan de l’histoire du cinéma et de son imaginaire visuel
Jusqu’au 21 septembre, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon accueille une exposition exceptionnelle consacrée à l’artiste rom autrichienne Ceija Stojka. Intitulée « Garder les yeux ouverts », elle est proposée en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. À travers des peintures, des dessins et des textes, le public découvre le parcours hors du commun d’une femme qui a survécu aux camps de concentration et qui, bien des années plus tard, a choisi de témoigner par l’art.
Une enfance libre, brisée par la guerre
Ceija Stojka naît en 1933 en Autriche, dans une famille rom du Burgenland. Elle grandit dans une vie semi-itinérante. Son père est marchand de chevaux, et la famille voyage en roulotte. La nature, les chevaux, les paysages font partie de son quotidien. Mais en 1938, l’Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. Comme des centaines de milliers de Roms et de Sinti, sa famille est persécutée. En 1943, elle est déportée. Elle survivra à trois camps : Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Elle est libérée en avril 1945. Après la guerre, elle reprend une vie simple. Elle fonde une famille à Vienne, devient marchande de tissus puis de tapis. Pendant des décennies, elle ne parle presque pas de ce qu’elle a vécu.
Une artiste née sur le tard
Ce n’est qu’à la fin des années 1980 que Ceija Stojka commence à témoigner. D’abord par l’écriture, puis par le dessin et la peinture. Son œuvre s’étend de 1989 à 2011. L’exposition de Besançon montre les différentes facettes de son travail.
La nature comme refuge
La première partie de l’exposition présente ses paysages. On y voit des roulottes, des chevaux, des arbres balayés par le vent, des couchers de soleil intenses. Ces tableaux sont souvent lumineux. Ils racontent l’enfance, la liberté, le lien profond avec la nature. Pour l’artiste, la nature représente la vie d’avant, un monde encore intact.
La déportation, peindre l’indicible
La deuxième section aborde les camps. Les formats deviennent plus petits, les couleurs plus sombres. Ceija Stojka peint les barbelés, les baraquements, les silhouettes, la peur. Elle montre aussi les regards — ceux des vivants et ceux des morts. Le génocide des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale reste encore méconnu en France. L’exposition rappelle cette histoire douloureuse et nécessaire.
« Garder les yeux ouverts »
La dernière partie est plus symbolique. Un motif revient souvent : l’œil. Ces yeux peuvent évoquer les souvenirs de l’artiste — notamment ceux des corps qu’elle a vus à Bergen-Belsen. Mais ils interrogent aussi le visiteur. Que faisons-nous de cette mémoire ? Sommes-nous prêts à regarder cette histoire en face ?
Une femme qui brise les silences
Ceija Stojka n’est pas seulement une survivante. Elle est aussi une femme rom qui a pris la parole dans une communauté où la tradition orale domine. Elle a osé écrire, peindre, témoigner. Elle a transformé sa mémoire en œuvre d’art. Aujourd’hui, son travail est reconnu en Europe. Après des expositions en Allemagne et à Paris, Besançon lui consacre à son tour une grande exposition.
Pourquoi aller la voir ?
Parce que c’est une œuvre forte et accessible. Parce qu’elle parle d’histoire, mais aussi de liberté et de dignité. Parce qu’elle nous rappelle l’importance de la mémoire. Et surtout, parce qu’elle nous invite, comme le dit le titre, à garder les yeux ouverts.
Entre grotesque et tragédie, la nouvelle création mise en scène par Tommy Milliot s’attaque à un sujet brûlant : les violences conjugales. Adaptée d’un texte d’un auteur australien, « L’Arbre à sang » pourrait pourtant se dérouler ici, en France, tant son propos résonne avec l’actualité. Cette création est encore à découvrir les mercredi 4 et jeudi 5 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, avenue Edouard Droz.
Un théâtre du grotesque noir
C’est d’abord un texte de théâtre », précise Tommy Milliot. « Un genre qui jongle entre la comédie et la tragédie. Du grotesque noir. » Ici, pas de théâtre documentaire, mais une fiction puissante, portée par trois interprètes. Le rire y côtoie l’effroi, et l’absurde souligne la violence des situations. Au cœur du récit : des violences sexuelles et physiques subies par les personnages, dont un viol conjugal explicitement évoqué. Des faits racontés, jamais montrés. La pièce débute après la mort de l’auteur des atrocités ; cette disparition libère la parole. Le passé refait surface, brut, sans filtre.
L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, metteur en scène
Un écho direct à l’actualité
Les violences conjugales occupent aujourd’hui une place majeure dans l’espace public. Procès médiatisés, mobilisation associative, hausse des signalements : la société regarde enfin en face ce fléau longtemps tu., « L’Arbre à sang » s’inscrit dans cette dynamique. Sans didactisme, la pièce donne chair à des trajectoires abîmées
Une intimité construite avec précision
Comment maintenir une proximité forte entre les comédiennes et le public sur un sujet aussi sensible ? La réponse tient dans un travail d’orfèvre : jeu des interprètes, lumières, création sonore et scénographie. « C’est un équilibre entre tous ces ingrédients », explique le metteur en scène. Depuis plusieurs jours de répétition, l’équipe affine chaque détail pour préserver cette tension intime. Le spectateur n’est pas simple observateur : il devient témoin.
Le bois comme paysage mental
Le décor fait la part belle au bois. Une matière vivante, naturelle, que Tommy Milliot affectionne particulièrement. Teinté au brou de noix, le matériau devient toile abstraite : ciel, désert, horizon brûlé… chacun y projette son imaginaire. Ce choix n’est pas anodin. Il évoque l’aridité du lieu où se déroule l’histoire : une nature rude, presque hostile, que l’on pourrait situer en Australie, aux États-Unis ou même dans certaines régions françaises. Un paysage universel, comme la violence qu’il abrite.
Aller vers les publics
Au-delà de la création artistique, le projet s’inscrit dans une volonté d’ouverture. Après avoir porté des formes « hors les murs » à la rencontre des habitants, l’équipe inverse aujourd’hui la démarche : des navettes gratuites sont mises en place pour permettre à des publics éloignés de venir découvrir les spectacles. « Aller vers eux et leur permettre de venir jusqu’à nous », résume Tommy Milliot. Une circulation dans les deux sens, essentielle pour faire du théâtre un espace partagé.
Au revoir Monsieur Claude, figure culturelle de Pontarlier Figure bien connue des auditeurs de Plein Air, Le Pontissalien Claude Bertin Denis s’est éteint ce jeudi à l’âge de 80 ans, emporté par une longue maladie.
Il était un collectionneur passionné d’affiches de cinéma et un connaisseur imbattable du 7ᵉ Art. Bénévole actif et responsable du Centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du musée de Pontarlier, il partageait inlassablement son savoir et son enthousiasme pour les grands noms du grand écran. Le monde culturel local perd l’un de ses passionnés les plus engagés.