La Semaine Olympique et Paralympique se poursuit à l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur. Une exposition photo est visible au Learning Centre Claude‑Oytana, avec les clichés d’Éric Monnin, historien du sport et spécialiste reconnu de l’olympisme, réalisés lors des Jeux de Paris 2024. Ouverte au public et aux scolaires, elle met en lumière l’héritage culturel et environnemental des Jeux, dans le cadre du label « Génération 2030.
Ouvert depuis le 1er avril, le château de Joux entame une nouvelle saison ambitieuse, portée par une offre culturelle et touristique largement étoffée. Fort du succès rencontré en 2025, le site entend séduire un public toujours plus large grâce à une programmation diversifiée.
Une saison élargie après le succès de 2025
« Nous avons testé de nouvelles activités à l’automne 2025, et elles ont rencontré un vrai succès », explique Cédric Imbert, le directeur des affaires culturelle à la Ville de Pontarlier. Face à des animations régulièrement complètes, la décision a été prise de déployer ces propositions sur une période élargie, du 1er avril au 15 novembre. Objectif : fidéliser les visiteurs habituels et attirer de nouveaux publics, notamment locaux, en renouvelant l’offre culturelle.
L'interview de la rédaction : Cédric Imbert, directeur du service des affaires culturelles à la Ville de Pontarlier
Des visites pour tous les publics
Le château conserve ses visites guidées classiques, tout en développant de nouvelles formules :
Ces propositions visent à offrir une lecture renouvelée du site, riche de près de 1 000 ans d’histoire.
L'interview de la rédaction : Cédric Imbert, directeur du service des affaires culturelles à la Ville de Pontarlier
Une programmation familiale étoffée
Le site mise également sur une offre dédiée aux familles, avec des animations adaptées à chaque saison :
Parmi les ateliers proposés :
Expositions et conférences au cœur de la saison
Le Fort de Joux propose également une exposition temporaire consacrée aux graffitis, témoignages laissés par les soldats ayant occupé les lieux jusqu’en 1945. Une manière originale de préserver la mémoire du site tout en sensibilisant le public à la fragilité de ces traces historiques. Des conférences seront également organisées d’avril à octobre directement au château, élargissant l’offre culturelle habituellement proposée au musée.
Temps forts et événements
Plusieurs rendez-vous viendront rythmer la saison :
Une ambition touristique et culturelle affirmée
Cette programmation ambitieuse répond à un double objectif : développer la fréquentation touristique et approfondir la médiation culturelle autour du site. L’histoire du château évolue avec les recherches. Les animations permettent de mieux la comprendre, tout en la rendant accessible à tous », souligne M. Imbert
Une fréquentation record en 2025
Avec plus de 60 000 visiteurs en 2025, le château a atteint un niveau de fréquentation inédit. Une dynamique que l’équipe espère dépasser cette année grâce à cette offre enrichie et à une ouverture élargie. Le château est ouvert depuis le 1er avril. Les visiteurs sont invités à consulter le site internet officiel pour découvrir l’ensemble de la programmation et réserver les activités, fortement recommandées pendant les vacances scolaires.
À Besançon, la Citadelle propose une riche programmation pendant les vacances d’avril, du 4 au 22. Visites guidées, ateliers créatifs et exposition sont au programme pour petits et grands. Parmi les nouveautés, une visite autour des migrations en Franche-Comté et des ateliers ludiques pour les enfants.
Le public pourra aussi redécouvrir Vauban, la biodiversité ou encore l’histoire de la Résistance. La Citadelle est ouverte tous les jours de 9h à 18h. Programme complet sur citadelle.com.
La Communauté de Communes des Portes du Haut‑Doubs invite le public à découvrir une exposition pas comme les autres : “Ballades colorées”, une déambulation artistique née des ateliers menés auprès des aînés du territoire. Après une première présentation en janvier 2026 au siège intercommunal, l’exposition poursuit désormais son itinérance dans plusieurs structures locales.
Fruit d’un travail mené par Jessica Scaranello, artiste plasticienne au sein de Côté Cour, le projet met en lumière des créations réalisées dans des établissements dédiés aux seniors. Les participants y ont exploré des techniques originales, notamment la peinture à partir d’objets du quotidien et le monotype, une approche qui encourage l’expérimentation, la spontanéité et le geste libre.
Un parcours artistique sur quatre communes
L’exposition circule de février à mai 2026 dans différents lieux du territoire. Parmi les prochaines à venir : du 30 mars au 27 avril à la résidence autonomie de Valdahon et du 27 avril au 26 mai à la Piscine intercommunale des Portes du Haut‑Doubs Elle est visible aux horaires d’ouverture des établissements, l’exposition est gratuite et ouverte à tous.
Un projet artistique et social
Au‑delà de la dimension esthétique, “Ballades colorées” valorise la créativité des aînés et renforce les liens entre les structures du territoire. L’itinérance permet à un large public de découvrir ces œuvres sensibles, souvent surprenantes, qui témoignent de l’énergie et de l’imagination des participants. La Communauté de Communes souligne que cette démarche s’inscrit dans une volonté de favoriser l’accès à la culture, de soutenir la création locale et de proposer des actions artistiques au plus près des habitants.
Le Château de Joux lance sa saison 2026 avec une réouverture prévue le mercredi 1er avril. Les visiteurs pourront découvrir près de 1 000 ans d’histoire à travers visites guidées, parcours libres et animations pour tous les publics.
Ouvert tous les jours jusqu’au 15 novembre, le site proposera également des événements tout au long de l’année : Joux’rnées printanières en avril, week-end historique en juin, animations estivales, spectacles nocturnes ou encore journées du patrimoine en septembre.
Une programmation riche et variée pour découvrir ou redécouvrir ce site emblématique du Haut-Doubs.
À la Citadelle de Besançon, le Muséum lance de nouvelles expériences de visite au Parc zoologique à l’approche du printemps. Deux formats inédits sont proposés du 4 avril au 5 septembre : des visites nocturnes et des visites « coulisses ».
Les premières, organisées chaque premier samedi du mois, permettent d’observer les animaux à la tombée de la nuit, accompagnés d’un soigneur.
Les secondes, proposées les premiers dimanches matin, offrent un accès privilégié aux espaces habituellement fermés au public, pour découvrir le travail des équipes animalières.
Au-delà de la découverte, ces rendez-vous s’inscrivent aussi dans une démarche de protection de la biodiversité, avec une partie des recettes reversée à des associations. Réservations obligatoires sur www.citadelle.com
Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot interpelle la nouvelle ministre de la Culture au sujet du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet. Cette œuvre majeure, liée à l’histoire de la Franche-Comté, aurait été acquise par Qatar Museums après avoir longtemps été conservée au musée d’Orsay. Le sénateur demande des explications sur les conditions de cette cession et sur l’éventuelle sortie de ce chef-d’œuvre du patrimoine national.
À Besançon, Plumes Rebelles s’impose comme un rendez-vous littéraire engagé. Ce concours d’écriture invite chaque année des participants de tous âges à réfléchir et à écrire autour de grandes thématiques de société. Petits, grands, adolescents ou jeunes adultes : chacun peut proposer un texte et partager son regard sur le monde. L’objectif de Plumes Rebelles est clair : faire de l’écriture un espace d’expression et de réflexion citoyenne, accessible à tous les publics.
Un concours ouvert et participatif
Le principe est simple. Les participants rédigent un texte inspiré par des thèmes proposés par l’organisation. Les écrits sont ensuite étudiés par un jury chargé de sélectionner les meilleures contributions. Pour l’édition de cette année, 175 textes ont été reçus, preuve de l’intérêt croissant pour cette initiative littéraire. Après délibération du jury le 26 février, 32 textes ont été retenus parmi l’ensemble des propositions. Si le concours est organisé en Franche-Comté, il attire également des auteurs venus d’autres régions, notamment des Alpes ou encore de la région Drôme-Ardèche. Une participation élargie qui témoigne du rayonnement de l’événement.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un projet culturel plus large
Au-delà du concours d’écriture, Plumes Rebelles se veut aussi un espace de dialogue et de sensibilisation. L’événement s’accompagne ainsi de plusieurs rencontres ouvertes au public : projections, tables rondes et discussions autour des thèmes abordés dans les textes. Ces moments d’échanges permettent d’approfondir les sujets évoqués par les participants et de faire intervenir des spécialistes, des artistes ou des chercheurs. La manifestation se conclut par une remise de prix, durant laquelle les textes lauréats sont mis à l’honneur et parfois lus devant le public.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un programme de rencontres et de débats
Plusieurs rendez-vous rythmeront cette édition de Plumes Rebelles.
Le jeudi 5 mars, au Petit Kursaal, sera diffusé à 20 heures le documentaire « Soulèvement » de Thomas Lacoste, en présence du réalisateur.
Le vendredi 6 mars, la journée sera marquée par la remise des prix du concours à 13 h 30, suivie à 18 heures d’une table ronde consacrée à la justice restaurative.
Le samedi, les rencontres se poursuivront dans la salle Bourdon du Kursaal avec deux nouvelles tables rondes :
Toutes ces rencontres sont gratuites et ouvertes au public, sans inscription préalable.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Faire entendre des voix différentes
En donnant la parole à des auteurs amateurs comme confirmés, Plumes Rebelles cherche avant tout à valoriser la créativité et encourager la prise de parole. L’écriture devient ainsi un outil pour interroger les réalités sociales, culturelles ou politiques, et permettre à chacun de partager son point de vue. Au fil des éditions, le concours s’inscrit comme un moment de rencontre entre littérature et engagement, où les mots deviennent un moyen d’exprimer, questionner et imaginer le monde d’aujourd’hui.
Toutes les informations sur : https://plumesrebelles.fr/
Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du Département du Doubs a validé plus de 8 millions d’euros d’aides destinées à soutenir les territoires et les habitants. Ces financements concernent notamment la culture, le sport, l’environnement, l’aménagement local et le développement économique, avec l’objectif « de renforcer l’attractivité du territoire et d’accompagner les initiatives locales ».
Culture et sport : 2,15 millions d’euros pour soutenir la création et la pratique
Le Département poursuit son engagement en faveur de la vitalité associative, culturelle et sportive avec une première répartition des crédits dès le début de l’année.
Un soutien important à l’action culturelle
Une enveloppe de plus de 1,5 millions d’ euros est consacrée à l’action culturelle, dont 542.500 euros dédiés aux arts vivants. Ces aides visent principalement à soutenir les acteurs culturels structurants du territoire : festivals, lieux de diffusion et structures ressources. L’objectif est de « renforcer l’accès à la culture dans l’ensemble du département et de favoriser le développement des pratiques artistiques auprès des habitants ».
Le sport également accompagné
Le Département consacre également 630.000 euros au sport dès ce début d’année. Ces crédits permettront notamment de soutenir : 36 comités sportifs départementaux, 28 clubs amateurs de haut niveau, dont douze clubs d’élite, 19 manifestations sportives, le parasport, ainsi que le sport scolaire et l’UNSS, avec 42 000 euros prévus pour les actions 2026.
Environnement : préserver les milieux naturels et accompagner la transition climatique
La Commission permanente a également voté plusieurs aides en faveur de la protection du patrimoine naturel et de la transition écologique.
Aménagement du territoire : plus de 2,4 millions d’euros pour les communes
Le Département poursuit également ses investissements pour le développement des communes et des intercommunalités (EPCI), avec 2 448 067 euros mobilisés pour soutenir les projets locaux.
Soutien aux projets territoriaux
Dans le cadre des contrats P@C 2022-2028, plusieurs aides ont été attribuées :
Économie et emploi : soutenir les entreprises et les zones d’activités
En parallèle, le Département continue d’accompagner le développement économique du territoire en partenariat avec les intercommunalités.
Au total, 184 230 euros ont été attribués pour :
L’objectif est clair : « maintenir l’activité économique, soutenir l’emploi local et renforcer l’attractivité du territoire doubien ».
Un engagement territorial affirmé
Avec ces nouvelles décisions, le Département du Doubs confirme sa volonté d’accompagner les initiatives locales et de soutenir les acteurs du territoire, qu’ils soient culturels, sportifs, environnementaux ou économiques. Ces investissements constituent un levier essentiel pour le dynamisme et la cohésion du département
Du 7 au 22 mars, la Chapelle des Annonciades à Pontarlier accueillera une exposition exceptionnelle consacrée à Constantin Belinsky (1904-1999). Organisé par le CRIC – Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier – cet hommage met en lumière l’un des affichistes les plus prolifiques et talentueux du XXe siècle. Invitée d’honneur, sa fille Lydia Belinsky Monteil sera présente pour le vernissage.
Un artiste au service d’un art éphémère
« Ce n’est pas seulement mon père que l’on célèbre, c’est aussi le métier d’affichiste », souligne Lydia Belinsky. Peintre, sculpteur et musicien formé aux Beaux-Arts, Constantin Belinsky s’installe à Paris en 1925. Il débute sa carrière d’affichiste après la Seconde Guerre mondiale, vers 1945, et exercera jusqu’aux années 1980, réalisant près de 2 000 affiches en un demi-siècle d’activité. « Il adorait son métier. Il savait que l’affiche était un art éphémère, mais il le faisait avec un enthousiasme extraordinaire », confie sa fille. Son objectif était clair : attirer le regard des passants, les conduire vers les salles obscures et susciter l’envie de découvrir le film.
À une époque où le photomontage n’existait pas encore, l’affiche relevait d’un véritable travail artistique. À partir de quelques photographies et parfois du scénario – sans forcément avoir vu le film – l’artiste réalisait à la gouache de petites maquettes sur papier Canson. Ces esquisses, appelées « gouaches », étaient proposées au distributeur, qui choisissait ensuite la version définitive. « Il fallait rendre les visages au plus proche des acteurs, transmettre l’ambiance du film. C’était un travail de dessin, d’imagination et de composition totalement manuel », rappelle Lydia Belinsky.
L'interview de la rédaction : Lydia Belinsky
Une signature parmi les plus prolifiques
Constantin Belinsky n’avait pas de spécialité particulière : il travaillait sur tous les genres. Mais, comme ses contemporains, il possédait une écriture graphique reconnaissable entre toutes. Parmi les affiches emblématiques qu’il a signées figurent celles de Scarface (1932), La Fiancée de Frankenstein, La Créature du lac noir, Laura, Rivière sans retour, L’Homme qui rétrécit ou encore La Soif du mal. Une filmographie impressionnante, marquée par le cinéma de genre et la série B. « Ces affichistes formaient une véritable bande d’artistes. Ils ont consacré leur vie à dessiner des affiches. Cela demandait une imagination immense et des compétences multiples », souligne sa fille.
Un artiste moderne face aux évolutions technologiques
Interrogée sur ce que penserait aujourd’hui son père de l’intelligence artificielle, Lydia Belinsky esquisse un sourire : « Il était toujours en avance sur son temps. Il aimait le modernisme et les nouveautés. Il aurait certainement essayé. » Mais elle nuance : « Cela lui aurait sans doute enlevé une part de personnalité. Pour lui, l’affiche était un travail artistique à part entière. »
Une exposition pour faire vivre la mémoire
L’exposition présentera plus de 100 affiches originales, témoignant de la richesse et de la diversité de son œuvre.
Le vernissage aura lieu vendredi 6 mars 2026 à 18 h 30 à la Chapelle des Annonciades, en présence de Lydia Belinsky. La soirée se poursuivra au cinéma Olympia avec la projection, à 21 heures, de Rivière sans retour (1954) d’Otto Preminger. « Quand on parle encore de quelqu’un après sa disparition, cela le fait continuer à exister », confie-t-elle avec émotion. « Je suis très heureuse et très fière que cette exposition rende hommage à mon père, mais aussi à ce métier d’affichiste qu’il ne faut pas oublier. »
Informations pratiques
Exposition du 7 au 22 mars 2026
Chapelle des Annonciades – Pontarlier
Du lundi au samedi : 10 h – 12 h / 14 h – 18 h
Dimanche : 14 h – 18 h
Avec cet hommage, Pontarlier célèbre non seulement un artiste d’exception, mais aussi tout un pan de l’histoire du cinéma et de son imaginaire visuel