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Un avant-goût d'un projet ambitieux

Présenté en avant-première ce lundi matin, au Kursaal, à Besançon, le film « Juste à temps » de Rachid Bekhaled est encore en cours de finalisation. Le réalisateur précise que seule une version provisoire a été projetée, le long travail de post-production étant toujours en cours. « Nous sommes à 20 % des capacités du projet. La version définitive sera prête fin juillet », explique-t-il. Son ambition est de présenter le film au Festival international du film francophone d'Angoulême, avant de viser, à plus long terme, une sélection au Festival de Cannes, dans la catégorie Premier Regard.

Un récit construit autour des choix de vie

Le cœur du film repose sur une question simple : une seule décision peut-elle changer une existence ? À travers trois jeunes personnages, « Juste à temps » aborde la consommation de protoxyde d'azote, un sujet de santé publique particulièrement actuel. Le récit montre « l'avant, le pendant et l'après », afin de dépasser le simple message de prévention. « On ne peut pas faire de la pédagogie en trois minutes. Il fallait raconter une histoire », souligne Rachid Bekhaled. Le chef opérateur José Rosier insiste sur cette volonté de montrer « ce qui se passe réellement aujourd'hui » en confrontant les personnages aux conséquences de leurs choix.

Un film mêlant plusieurs registres

Loin d'être un simple documentaire de prévention, le réalisateur revendique un véritable film de cinéma. Le scénario mêle violence, science-fiction, suspense, histoire d'amour et surtout espoir. Le personnage principal, surnommé « Tic-Tac », incarne cette possibilité de rédemption malgré un parcours marqué par l'hyperviolence. « On a besoin d'espoir avec ce qu'on entend et ce qu'on voit aujourd'hui », résume le réalisateur.

De jeunes débutants devant la caméra

Le casting repose sur un équilibre entre acteurs expérimentés et jeunes issus des quartiers populaires. Rachid Bekhaled, déjà réalisateur de nombreux courts et moyens métrages consacrés aux problématiques de société, a repris plusieurs comédiens rencontrés lors de son précédent film consacré à la radicalisation, tout en recrutant de nouveaux talents grâce au bouche-à-oreille. Pendant six mois, les participants ont travaillé dans les studios de l'association RP Entertainment, à Besançon. « Certains étaient totalement débutants. Nous avons façonné le projet pendant six mois », explique-t-il. Le réalisateur cite notamment l'exemple d'un jeune acteur très réservé qui, grâce au travail de préparation, a progressivement pris confiance devant la caméra.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

FILM PLANOISE 2

 

Planoise, entre réalité sociale et résilience

Le film accorde une place importante au quartier de Planoise, où vivent le réalisateur et plusieurs jeunes comédiens. Interrogé sur le risque de donner une image négative du quartier, Rachid Bekhaled assume ce choix tout en rappelant que son objectif est de montrer autant les difficultés que les réussites. « En général, on retient le mal. Moi, je fais aussi apparaître le bien. »

Plusieurs spectateurs ont salué cette vision équilibrée, rappelant que Planoise est aussi un quartier familial où de nombreux jeunes construisent des parcours positifs malgré les difficultés. L'un d'eux a évoqué « une véritable histoire de résilience » qui dépasse largement les clichés habituellement associés au quartier.

Une coopération franco-suisse

Le projet s'inscrit également dans une démarche transfrontalière. Le scénario alterne entre les décors urbains de Planoise et les paysages de Suisse, notamment autour d'Yverdon ou Neuchâtel. Selon le réalisateur, cette alternance permet de faire coexister la dureté du quotidien et des espaces plus apaisés, tout en illustrant le vivre-ensemble entre les deux territoires.

Le protoxyde d'azote au cœur du message

Le choix de traiter le protoxyde d'azote est directement lié à une expérience personnelle du réalisateur. Il explique avoir perdu un voisin, décédé après avoir consommé ce gaz euphorisant. « C'est une drogue qui ne détruit pas immédiatement mais qui peut provoquer plus tard des paralysies ou des atteintes neurologiques graves Â». Le film entend ainsi sensibiliser le public à un danger encore sous-estimé.

Une déception sur le financement français

Au cours des échanges, Rachid Bekhaled a également regretté l'absence de soutien financier des dispositifs bisontins de politique de la ville. Selon lui, le projet a obtenu des financements côté suisse dans le cadre de la coopération transfrontalière, mais n'a bénéficié d'aucune aide des dispositifs sollicités dans la cité comtoise,  malgré plusieurs demandes. Il espère désormais que la future  Ã©quipe municipale et les partenaires institutionnels accompagneront davantage ce type de projet de prévention.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

Une tournée de débats envisagée

Au-delà des festivals, le réalisateur souhaite faire vivre le film dans les établissements scolaires, les associations et les structures jeunesse. L'objectif est d'organiser des projections suivies de débats avec les jeunes afin d'échanger autour des conduites à risque, de la prévention et des choix de vie. « Si des associations veulent accueillir le film à la rentrée, nous répondrons présents », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

Dans le cadre du Contrat Local d'Éducation Artistique des Portes du Haut-Doubs, les élèves de Bouclans, Gonsans, Étalans, Naisey-les-Granges et Vercel-Villedieu-le-Camp ont participé cette année à la création d'un spectacle de théâtre musical. Accompagnés par les artistes Clotilde Moulin et Théo Lanatrix, de la compagnie Ofam, les enfants ont imaginé, écrit et interprété leur propre œuvre au cours de dix séances. Ce dispositif, porté par la Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs, la DRAC et l'Éducation nationale, vise à favoriser l'accès à la culture pour tous les jeunes du territoire.

La Citadelle de Besançon annonce l’annulation de la soirée Panorama Sonore prévue le 10 juillet. Cette décision fait suite au forfait du groupe The Limiñanas, contraint d’annuler sa venue pour des raisons de santé. Les spectateurs en possession d’un billet recevront un courriel précisant les modalités de remboursement.

Le peintre valdahonnais Raphaël Pagaud présente jusqu'au 27 juin une exposition consacrée à l'art du portrait. Une vingtaine d'œuvres à l'huile sont à découvrir, mêlant tradition picturale et regard contemporain. L'artiste, dont le parcours a été marqué par plusieurs salons internationaux, propose également un univers nourri par l'écriture poétique. L'exposition est accessible aux horaires d'ouverture de la médiathèque et s'adresse à tous les publics.

Du 18 au 20 septembre prochains, Besançon accueillera la 11e édition de « Livres dans la Boucle », devenu au fil des années le premier  festival littéraire en Bourgogne Franche-Comté. Lors de la présentation officielle de l'événement à la Maison Victor Hugo, Grand Besançon Métropole, l’organisateur, et son président Ludovic Fagaut,  ont affiché une ambition claire : conforter la place du festival dans le Top 10 national tout en élargissant encore son public. « Nous voulons un festival placé sous le signe de la sérénité et de la nouveauté », a résumé M. Fagaut. Un message qui marque la volonté de tourner la page des difficultés rencontrées lors de l'édition précédente tout en proposant une programmation renouvelée.

Un moteur culturel et économique pour le territoire

Au-delà de sa dimension culturelle, « Livres dans la Boucle » représente un levier économique important pour l'agglomération bisontine. L'édition 2025 a généré près de 350 000 euros de retombées économiques, attiré plus de 30 000 visiteurs, accueilli près de 200 auteurs et permis la vente de plus de 12 000 ouvrages. Les organisateurs rappellent également l'importance de soutenir la filière du livre dans un contexte difficile. Chaque année, près de 80 librairies ferment également leurs portes en France. Par ailleurs, selon les chiffres évoqués lors de la conférence, un jeune Français ne consacre plus que 18 minutes par jour à la lecture, tandis que le temps passé devant les écrans dépasse trois heures quotidiennes. « Ces événements sont essentiels pour redonner le goût de la lecture et soutenir les acteurs du livre », a souligné l’élu.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

 

Une programmation répartie dans toute la ville

Le festival investira de nombreux lieux culturels de Besançon : la Maison Victor Hugo, le Nouveau Théâtre de Besançon, le Bastion, le cinéma Megarama, le Scénacle ou encore le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie. Le grand chapiteau de Chamars restera le cÅ“ur du festival, mais la volonté affichée est de faire rayonner l'événement dans toute la ville et dans plusieurs communes du Grand Besançon. « Dix médiathèques de l'agglomération accueilleront également des rencontres avec les auteurs. Des animations seront proposées dans les écoles, au CHU ainsi qu'en milieu carcéral afin de toucher les publics éloignés de la lecture Â» a expliqué Franck Monneur, Vice-Président de la collectivité, en charge de la culture.

Guillaume de Tonquédec, président d'honneur

La grande nouveauté de cette édition est la nomination du comédien Guillaume de Tonquédec à la présidence du festival. Récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le Prénom » en 2013, il succède à une longue liste d'écrivains ayant marqué l'histoire du festival. Un choix qui symbolise l'ouverture du rendez-vous bisontin vers d'autres disciplines artistiques. L'acteur viendra présenter son nouveau livre « Ta mère et moi », publié chez Stock, un récit personnel consacré à la maladie, à la famille et à la place des aidants.

L'interview de la rédaction : Franck Monneur, Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge de la culture

Littérature, cinéma, musique et bande dessinée

L'édition 2026 entend renforcer les passerelles entre la littérature et les autres formes artistiques. Près de 170 auteurs sont attendus, dont une centaine en littérature générale, une vingtaine d'auteurs de bande dessinée, 25 auteurs jeunesse et une trentaine d'auteurs régionaux. Les organisateurs revendiquent pleinement cette diversité. « La bande dessinée n'est pas une sous-littérature, pas plus que le manga », a insisté Franck Monneur. Concerts dessinés, rencontres cinéma, performances artistiques et lectures musicales viendront compléter la programmation.

L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival 

Une attention particulière portée à la jeunesse

Le festival poursuit également son important travail en direction des jeunes lecteurs. Le Prix Jeunesse réunira un jury de quinze enfants âgés de 8 à 11 ans chargés de départager quatre autrices sélectionnées. La remise du prix aura lieu le 19 septembre. Particularité de ce prix : l'ouvrage lauréat donnera naissance à une création artistique réalisée avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Besançon. Le spectacle sera présenté lors de l'édition suivante du festival. Des rencontres avec les auteurs seront également organisées dans les établissements scolaires du Grand Besançon avant et après le festival.

Un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté

Avec ses dizaines de milliers de visiteurs et ses centaines d'intervenants, « Livres dans la Boucle » s'impose aujourd'hui comme le plus important festival littéraire de Bourgogne-Franche-Comté. Pour les organisateurs, l'objectif est désormais clair : poursuivre son développement, attirer de nouveaux publics et faire de Besançon, chaque mois de septembre, une capitale du livre ouverte à toutes les formes de création artistique.

À l'occasion de la deuxième édition de « Jours de fête », organisée jusqu'au 13 juin au Nouveau Théâtre de Besançon (NTB), son directeur Tommy Milliot revient sur la vocation de cette institution culturelle et défend le rôle essentiel du théâtre dans la vie de la cité.

Un théâtre de création au cœur du territoire

Nommé à la tête du Nouveau Théâtre de Besançon en janvier 2024 par le ministère de la Culture, Tommy Milliot dirige l'un des 38 Centres dramatiques nationaux (CDN) que compte la France. Un modèle culturel singulier qui repose sur une mission de création artistique. « Ce sont des théâtres dirigés par des artistes. Nous donnons aux créateurs les moyens de fabriquer leurs spectacles, avec des ateliers décors, des ateliers costumes et des espaces de répétition », explique-t-il. La prochaine saison, déjà dévoilée au public, proposera une quinzaine de créations théâtrales inédites, mais également des lectures, des portraits d'artistes, des scènes ouvertes et de nombreuses rencontres. « Le théâtre n'est pas seulement un lieu où l'on vient voir un spectacle. C'est aussi un endroit où l'on participe à la création et où l'on rencontre les artistes », souligne le directeur.

Une activité permanente derrière les murs

Même lorsque les portes semblent fermées au public, le théâtre reste en effervescence. Dans les ateliers du NTB, décors et costumes prennent forme plusieurs mois avant leur présentation sur scène. « Nous préparons déjà les saisons futures. Accompagner une création demande beaucoup de temps et d'énergie. Nous sommes constamment en train d'inventer les histoires que nous raconterons demain », explique Tommy Milliot. Pour rendre visible ce travail souvent méconnu, le théâtre ouvre régulièrement ses portes au public lors de répétitions ou de visites des coulisses.

« La culture est nécessaire à nos vies »

Dans un contexte où les financements publics sont parfois questionnés, Tommy Milliot défend avec conviction la place de la culture. « Nous sommes un service public au même titre que l'hôpital, l'éducation ou la justice », rappelle-t-il. Pour lui, le théâtre joue un rôle fondamental dans le vivre-ensemble. « Quand on vient voir un spectacle, on ne sait pas à côté de qui l'on va s'asseoir. C'est ce qui est fédérateur. Le théâtre est un lieu où l'on se rassemble, où l'on écoute des histoires et où l'on peut rêver. » Et de conclure : « La culture se porte bien parce qu'elle est nécessaire à nos vies ».

« Jours de fête », un rendez-vous ouvert à tous

Pour clôturer la saison, le NTB organise jusqu'au 13 juin la deuxième édition de « Jours de fête », un événement gratuit imaginé comme une grande fête populaire. Installé sur le parvis et dans les jardins du théâtre, face au parc Micaud, le rendez-vous mêle spectacles de plein air, représentations amateurs, concerts, jeux, restauration et animations familiales. « C'est une sorte de kermesse culturelle », résume Tommy Milliot. « On peut venir à trois ans comme à quatre-vingt-dix ans ».  L'événement est construit avec de nombreux partenaires locaux, parmi lesquels le Conservatoire, l'Université de Franche-Comté, la Rodia ou encore le Bastion.

L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, directeur du Nouveau Théâtre de Besançon 

 

Mettre en lumière les talents locaux

La programmation fait largement la part belle aux artistes du territoire. Selon Tommy Milliot, près de 95 % des participants sont originaires de Franche-Comté. Parmi eux figurent les élèves du Conservatoire, des compagnies amateurs bisontines, les membres du collectif Les Jacques en Scène, mais aussi de jeunes groupes émergents invités par la Rodia et le Bastion. « Nous voulons montrer la vitalité artistique de Besançon et offrir des espaces d'expression à celles et ceux qui débutent », explique-t-il.

Un événement appelé à grandir

Cette édition 2026 est la deuxième organisée sous la direction de Tommy Milliot. Le directeur espère désormais inscrire durablement « Jours de fête » dans le paysage culturel bisontin. « J'aimerais que ce rendez-vous continue de grandir et devienne un moment attendu par les habitants. Un événement où l'on se retrouve dans la joie. Parce que la joie aussi est importante », conclut-il.

Infos pratiques : programme complet sur le site du Nouveau Théâtre de Besançon : Nouveau Théâtre de Besançon.

Du 27 juin au 2 août, la Chapelle des Annonciades accueillera la 96e édition du Salon des Annonciades. Considéré comme le plus ancien salon artistique de Franche-Comté, cet événement incontournable de l'été réunira plus d'une trentaine d'artistes régionaux autour de la peinture, de la sculpture et de la gravure.

L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard 

Un héritage artistique centenaire

Créé en 1924 à l'initiative de peintres comtois tels que Robert Fernier, Robert Bouroult, André Roz et André Charigny, le Salon des Annonciades s'est imposé au fil des décennies comme une référence dans le paysage culturel régional. « C'est le plus ancien salon artistique de Franche-Comté », rappelle Fabrice Hérard, chargé de mission de l’association des Amis du Musée de Pontarlier. « À l'origine, il mettait en valeur la peinture comtoise traditionnelle. Aujourd'hui, il est davantage tourné vers l'art contemporain tout en conservant son identité. » Chaque été, la chapelle des Annonciades devient ainsi un lieu de rencontre entre artistes, amateurs d'art et grand public.

Plus de trente artistes exposés

Pour cette nouvelle édition, plus d'une trentaine d'artistes originaires de Bourgogne-Franche-Comté présenteront leurs créations. Fidèle à sa volonté de renouvellement, le comité de sélection a intégré plusieurs nouveaux exposants. « Nous accueillons chaque année environ 10 % de nouveaux artistes afin d'apporter de la nouveauté et de faire découvrir d'autres univers », explique Fabrice Hérard. Peintres, sculpteurs et graveurs se partageront l'espace d'exposition. Les candidatures sont examinées par un comité chargé de garantir la qualité artistique des œuvres et le sérieux des parcours présentés, qu'ils soient issus d'une formation académique ou autodidacte.

Un hommage à Régina Lemoigne et Bernard Jobin

Cette 96e édition sera également marquée par un hommage rendu à deux artistes ayant longtemps exposé aux Annonciades : Régina Lemoigne et Bernard Jobin. Dans le chœur de la chapelle, les visiteurs pourront découvrir une présentation consacrée à leurs œuvres et à leur parcours. Régina Lemoigne s'était notamment distinguée par ses installations contemporaines engagées. Fabrice Erard évoque notamment une œuvre réalisée en Pologne autour de la mémoire de la Shoah, représentant un village de maisons perchées sur des tiges pour symboliser les vies bouleversées par les déportations.

Bernard Jobin, sculpteur installé à Arc-et-Senans, a quant à lui laissé son empreinte dans de nombreux lieux publics de la région. Parmi ses réalisations les plus connues figure la sculpture de la mère et de l'enfant à Besançon. Son travail autour du bronze et des formes inspirées du ginkgo biloba a marqué plusieurs générations d'amateurs d'art.

 

 

 

 

 

Un rendez-vous culturel populaire

 

Depuis la mise en place de la gratuité en 2004, le Salon des Annonciades attire en moyenne près de 8 000 visiteurs chaque année. Un chiffre qui en fait l'un des événements culturels estivaux majeurs de Franche-Comté. Pour Fabrice Hérard, l'exposition s'adresse à tous les publics, bien au-delà des seuls connaisseurs. « Une œuvre d'art n'a pas forcément besoin d'être expliquée. Si elle provoque une émotion, une interrogation ou une réaction, alors elle a déjà rempli son rôle. »

 

Un concert au cœur de l'exposition

 

Comme chaque année, la programmation sera enrichie par un rendez-vous musical. L'Ensemble Ariolica se produira le jeudi 9 juillet à 18 heures dans la chapelle. L'entrée sera libre.

 

Infos pratiques

 

Le 96e Salon des Annonciades se tiendra du 27 juin au 2 août 2026 à la Chapelle des Annonciades de Pontarlier. L'exposition sera ouverte tous les jours, y compris le dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. L'entrée est gratuite.

 

 

 

Jusqu'au 30 juin, le hall de l'Hôtel de Ville de Pontarlier accueille une exposition consacrée à Georges Lautner. Organisée par le Centre de ressources iconographiques pour le cinéma (CRIC) des Amis du Musée de Pontarlier, elle retrace le parcours d'un réalisateur qui a marqué plusieurs générations de spectateurs avec des films devenus cultes.

Une figure incontournable du cinéma français

Réalisateur des célèbres Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Le Professionnel ou encore Le Septième Juré, Georges Lautner a laissé une empreinte durable dans l'histoire du cinéma populaire français. Né en Suisse en 1926 et décédé en 2013, il a collaboré avec les plus grands noms du septième art, parmi lesquels Michel Audiard, Bernard Blier, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Francis Blanche, Lino Ventura ou encore Jean Lefebvre. « Lautner est une figure nationale, voire internationale du cinéma français des années 1960 à 1990 », rappelle Fabrice Hérard, membre du CRIC. « Nous souhaitons lui rendre hommage comme nous le faisons régulièrement pour les grandes légendes du cinéma français. »

L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard 

Vingt affiches pour revivre une carrière exceptionnelle

L'exposition rassemble une vingtaine d'affiches originales permettant au public de redécouvrir quelques-uns des grands succès du réalisateur. Parmi les œuvres mises en avant figurent notamment Le Monocle noir, Le Septième Juré ou encore Arrêtez les tambours. Installée dans le hall de l'Hôtel de Ville, l'exposition est accessible gratuitement. Son objectif est autant de faire découvrir l'œuvre de Georges Lautner aux plus jeunes que de raviver les souvenirs des amateurs de cinéma. « Quand une affiche est réussie, elle donne envie d'aller voir le film. C'est aussi l'objectif de cette exposition : donner envie au public de découvrir ou redécouvrir ces classiques », souligne Fabrice Hérard.

Un souvenir fort entre Lautner et Pontarlier

Au-delà de son Å“uvre, Georges Lautner a entretenu également un lien particulier avec Pontarlier. En 2011, lors du lancement du CRIC, le réalisateur avait accepté de revenir dans la capitale du Haut-Doubs à l'occasion du cinquantième anniversaire du tournage du Septième Juré. Accompagné de plusieurs membres de son équipe, il avait rencontré les passionnés de cinéma locaux. Un souvenir encore très présent pour Fabrice Hérard.  « Nous avons passé un moment extraordinaire. C'était un homme extrêmement fin, chaleureux et accessible. Quand on a la chance d'échanger avec des personnalités qui ont dirigé autant de grands acteurs, c'est un véritable privilège », se souvient-il.

L'interview de la rédaction : Fabrice Hérard 

Une exposition gratuite jusqu'au 30 juin

L'exposition est visible jusqu'au 30 juin dans le hall de l'Hôtel de Ville de Pontarlier. L'entrée est libre et gratuite tous les jours, à l'exception du dimanche. Une occasion de replonger dans l'univers d'un réalisateur dont les films continuent, plusieurs décennies après leur sortie, de séduire le public français.

 

 

Le Centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du Musée de Pontarlier propose, jusqu’au 30 juin,  dans le hall de l'Hôtel de Ville, une exposition dédiée au réalisateur Georges Lautner. Figure majeure du cinéma populaire français, il est notamment connu pour Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes ou encore Le Professionnel. L'exposition retrace son parcours, ses collaborations avec Michel Audiard, Bernard Blier, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, ainsi que les grands succès qui ont marqué sa carrière.

Le Musée municipal de Pontarlier propose un atelier créatif intitulé « Crée ton soldat style Bourbaki » samedi 6 juin à 14 h 30. Cette activité permettra aux enfants de 7 à 10 ans de découvrir les uniformes militaires des soldats de Bourbaki avant de créer leur propre personnage en réinterprétant formes, couleurs et attributs. Une manière ludique d'explorer l'histoire tout en développant sa créativité.