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Les personnels et des parents d’élèves du collège Proudhon à Besançon appellent à une journée “collège mort” ce jeudi 19 mars dès 8 heures. En cause : une baisse de 60 heures de la dotation horaire pour la rentrée 2026-2027. Une diminution jugée incompatible avec le bon fonctionnement de l’établissement.

Des suppressions de classes sont envisagées en Sixième, Cinquième et Quatrième, avec à la clé des effectifs plus chargés et des difficultés accrues pour accompagner les élèves, notamment ceux en situation d’inclusion. Les organisateurs demandent une révision des moyens et des effectifs, et invitent les parents à se mobiliser devant l’établissement.

Le syndicat  FSU-SNUipp du Doubs appelle les enseignants, les AESH et les parents d’élèves à se mobiliser contre les suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale. Pour la rentrée 2026, 1 891 postes doivent disparaître en France, dont 62 dans l’académie de Besançon et 31 dans le département du Doubs.

Le syndicat dénonce une dégradation des conditions d’enseignement et d’accueil des élèves et annonce plusieurs actions : une mobilisation à Morteau le 19 mars, un rassemblement le 24 mars devant la DSDEN à Besançon et un appel à la grève départementale le 31 mars.

Suite à notre reportage diffusé ce matin sur la mobilisation lycéenne organisée au lycée Louis-Pasteur de Besançon, à l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL), le rectorat de Besançon a souhaité réagir et apporter des précisions sur la prise en compte de la parole des élèves. L’institution rappelle que les établissements scolaires et les services de l’Éducation nationale « mettent tout en œuvre pour accompagner les initiatives lycéennes ».

Des projets déjà réalisés au lycée Pasteur

Concernant plus particulièrement le lycée Louis-Pasteur, Guillaume Rivoire, responsable de la communication du rectorat, souligne que certaines demandes des élèves nécessitent des moyens financiers, ce qui peut expliquer les délais de mise en œuvre. Il indique également que le Conseil de la vie lycéenne (CVL) de l’établissement est structuré en trois commissions. Dans ce cadre, les représentants des élèves ont pu exprimer leurs attentes et formuler plusieurs propositions. Certaines ont déjà été mises en place. C’est notamment le cas de l’invitation d’anciens lycéens, désormais étudiants, lors des journées portes ouvertes, afin de partager leur expérience avec les futurs bacheliers. Autre exemple : la recherche d’accompagnateurs pour faciliter la participation des élèves à des forums de l’orientation.

Des aménagements pour la vie quotidienne

Le rectorat évoque également des améliorations concrètes réalisées dans l’établissement. En partenariat avec la Région Bourgogne–Franche-Comté, un portique a ainsi été installé afin de faciliter la sortie des élèves du lycée, auparavant jugée trop contraignante. À l’internat, des espaces de vie ont également été aménagés à la demande des délégués. De petits foyers ont été créés pour améliorer le quotidien des internes.

Une écoute renforcée selon le rectorat

Plus globalement, Guillaume Rivoire estime que la parole des lycéens est aujourd’hui davantage prise en compte qu’auparavant. Selon lui, « depuis une dizaine d’années, les lycéens rencontrent des oreilles encore plus attentives au sein de l’Éducation nationale ». Il cite notamment l’exemple de la réforme du baccalauréat : face aux critiques exprimées par les élèves et les enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de reporter les épreuves de spécialité, initialement prévues en mars, au mois de juin. Une décision présentée comme l’illustration d’un système capable d’évoluer à l’écoute des acteurs de la communauté éducative.

A deux jours du premier tour des élections municipales, une mobilisation lycéenne a lieu ce vendredi matin au lycée Louis-Pasteur, en plein centre-ville de Besançon. À l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL) du Doubs et de représentants du lycée, un blocus a été organisé pour dénoncer le manque de prise en compte de la parole des élèves dans les instances scolaires.

Une mobilisation née d’un sentiment de colère

Pour Mohamed, vice-président du conseil de la vie lycéenne (CVL) et référent de l’Union Syndicale Lycéenne  dans l’établissement, cette action est le résultat d’une frustration accumulée. « La mobilisation aujourd’hui, c’est le résultat d’une colère », explique-t-il. Selon lui, le système de représentation des lycéens manque d’efficacité : « On nous consulte souvent, mais on ne nous écoute jamais ». Les représentants lycéens dénoncent notamment l’absence de résultats concrets malgré plusieurs années de travail dans les instances de dialogue.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

Des revendications locales

Parmi les exemples cités figure l’aménagement des espaces de travail et de vie au sein du lycée Pasteur. Les élus au CVL disent travailler sur ce sujet depuis deux ans sans évolution notable. « On a fait des réunions, rédigé des comptes rendus, proposé des projets, mais rien ne change. Il n’y a pas eu un banc de plus installé depuis deux ans », affirme le jeune homme. Pour les élèves mobilisés, cette situation illustre les limites des moyens institutionnels de dialogue. Le blocus se veut donc une manière de rendre visible leur mécontentement.

Un message adressé au système éducatif

Au-delà des revendications locales, les lycéens mobilisés souhaitent interpeller plus largement le système éducatif. Selon Mohamed, il est nécessaire de repenser la place des élèves dans les instances de décision. « Notre avenir et nos conditions d’éducation ne se feront pas sans les lycéens », estime-t-il. Il appelle également les responsables politiques à engager une réflexion sur « un système démocratique lycéen qui mettrait davantage en avant les élèves ».

Une mobilisation dans un contexte politique tendu

Cette mobilisation intervient également à quelques jours du premier tour des élections municipales. Pour les organisateurs, le contexte politique national et local a pesé dans la décision d’agir. Le jeune bisontin évoque notamment la crainte de voir la ville de Besançon basculer à droite lors du scrutin. « Il est extrêmement important de rappeler que la jeunesse est antifasciste, antiraciste et féministe », affirme-t-il, appelant les jeunes à se mobiliser face à ce qu’il décrit comme « une droite violente et haineuse ». Les organisateurs voient ainsi cette action comme une manière d’exprimer une position politique et d’encourager les jeunes à s’engager dans le débat public.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

Une mobilisation qui se poursuit

Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation plus large. Les organisateurs annoncent notamment la participation d’un cortège lycéen à la manifestation prévue le 14 mars. Ils appellent également les jeunes électeurs à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales. « La mobilisation continuera, à la fois dans la rue et dans les instances institutionnelles », assure Mohamed.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

Les parents d’élèves de l’école élémentaire des Marronniers à Damprichard ont décidé de passer à l’action. À partir de ce jeudi 12 mars, ils organisent le blocage de l’établissement pour protester contre une possible suppression de classe à la rentrée prochaine. Concrètement, les enfants seront bien accueillis dans la cour de l’école par les parents, mais ils ne pourront pas entrer dans les locaux. Les enseignants seront présents, sans pouvoir assurer les cours. Pour l’instant, aucune date de fin n’est fixée pour cette mobilisation. L’objectif est clair : alerter les autorités et défendre le maintien des cinq classes actuellement ouvertes dans l’établissement.

L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé

Une baisse ponctuelle des effectifs

Aujourd’hui, l’école des Marronniers compte 105 élèves répartis du CP au CM2 dans cinq classes. Les effectifs actuels permettent de maintenir cette organisation. Mais la situation pourrait évoluer à la prochaine rentrée. La raison : un creux démographique dans la tranche d’âge des futurs CP. Une quinzaine d’élèves seulement devrait intégrer l’école, tandis qu’environ 25 à 27 élèves quitteront l’établissement pour entrer en sixième. Cette baisse entraînerait un effectif global d’environ 96 élèves à la rentrée prochaine, jugé insuffisant par l’Éducation nationale pour conserver les cinq classes.

Des conséquences pour les élèves et les enseignants

La suppression d’une classe entraînerait mécaniquement la disparition d’un poste d’enseignant. Les élèves devraient alors être répartis dans quatre classes, ce qui augmenterait le nombre d’enfants par groupe. Une perspective qui inquiète les parents d’élèves. Selon eux, des classes plus chargées risquent de compliquer le travail des enseignants, notamment pour accompagner les élèves en difficulté. « Quand certains enfants ont besoin de plus d’attention, c’est plus compliqué avec des effectifs plus élevés », souligne Myriam, porte-parole des familles mobilisées.

Des effectifs appelés à remonter

Les parents mettent également en avant le caractère temporaire de la baisse des effectifs. Selon leurs estimations, l’école pourrait compter 99 élèves en septemntre, puis retrouver environ 105 élèves l’année suivante, soit un niveau similaire à celui d’aujourd’hui. Ils rappellent aussi que Damprichard reste un village dynamique, avec des commerces et une attractivité résidentielle qui pourrait entraîner l’arrivée de nouvelles familles dans les prochaines années.

Une mobilisation qui s’organise

L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé

Pour alerter la population, des banderoles ont déjà été installées devant l’école. Le blocage annoncé à partir de jeudi constitue une nouvelle étape dans la mobilisation. Les parents d’élèves ont déjà rencontré l’inspection académique. Une délégation, accompagnée de représentants de la mairie, a été reçue le 6 février par l’inspectrice de l’Éducation nationale à Morteau afin d’évoquer la situation et les critères de fermeture de classe. Un nouveau rendez-vous est prévu la semaine prochaine.

En attendant, les familles espèrent que la mobilisation permettra de convaincre l’Éducation nationale de maintenir la cinquième classe. « Le but est vraiment d’interpeller tout le monde et de montrer qu’on veut se battre pour garder cette classe » conclut notre interlocutrice.

À Besançon, les enseignants du lycée Victor Hugo appellent à un rassemblement ce mercredi 11 mars, à 14 heures, au centre Nelson Mandela à Planoise. Ils dénoncent une baisse des moyens pour la rentrée 2026, avec 46 heures d’enseignement en moins malgré un nombre d’élèves similaire. Selon eux, cette situation entraînera des classes plus chargées et la disparition progressive de certaines options.

La Ville de Pontarlier annonce l’ouverture prochaine des inscriptions scolaires pour la rentrée 2026-2027 pour les écoles maternelles et élémentaires.  Elles se dérouleront du lundi 9 mars au vendredi 3 avril et concernent les enfants nés en 2023 ainsi que les nouveaux arrivants. Les démarches sont entièrement dématérialisées sur le site www.ville-pontarlier.fr ( rubrique vie scolaire).

Les personnels du lycée Victor Hugo se rassembleront demain, mercredi 25 février à 14h00, devant le rectorat à Besançon, à l’appel de l’intersyndicale FSU/CGT/FO/Sud. Ils dénoncent la baisse des dotations horaires, qui entraîne suppressions de postes et services partagés. Ils demandent le maintien des moyens nécessaires pour assurer un encadrement de qualité. Par ailleurs, au lycée Jules Haag, la suppression d’une classe de seconde entraînerait trois suppressions de postes et trois services partagés, « alors même que les besoins des élèves restent importants », selon l’intersyndicale.

De la Maison de la Radio à l’Élysée, en passant par l’Assemblée nationale et Matignon, ces adolescents ont vécu une parenthèse républicaine inoubliable. Cinq élèves ambassadeurs du collège Mont-Miroir de Maîche, accompagnés de leurs enseignantes, ont participé à un séjour citoyen exceptionnel à Paris, conclu par la remise d’un prix du jury saluant leur engagement.

Cette distinction récompense le travail mené par une trentaine d’élèves volontaires de troisième, encadrés par Mme Carrez, professeure d’histoire-géographie-EMC, et Mme Wetzel, professeure d’arts plastiques. Ensemble, ils ont réalisé un court-métrage engagé qui met en scène les préjugés racistes et antisémites les plus courants afin de mieux les expliquer et les déconstruire dans leurs podcasts.

 

maiche matignon

Pour construire ce projet ambitieux, les collégiens ont d’abord effectué des recherches en salle informatique afin d’identifier les principaux stéréotypes, puis rassemblé des arguments historiques et scientifiques pour les réfuter. Ils ont ensuite imaginé le scénario, enregistré les voix, réalisé les dessins et utilisé l’intelligence artificielle pour donner vie à leurs créations.

À travers ce projet, les jeunes Maîchois ont démontré que créativité, esprit critique et travail collectif peuvent devenir de puissants outils pour lutter contre les discriminations et promouvoir les valeurs de fraternité.

Le Conseil départemental du Jura poursuit son engagement en faveur de la sécurité aux abords des collèges publics. En partenariat avec les collectivités locales, il finance l’installation de systèmes de vidéoprotection pour faire face aux actes d’incivilité. À Dole, 36 caméras ont été installées autour des collèges Ledoux, Bastié et de l’Arc, après un travail mené conjointement avec les établissements et les services de sécurité. Le Département a pris en charge 50 % du coût de l’investissement.