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Le préfet du Jura a annoncé l’éloignement, le 27 avril dernier, d’un ressortissant étranger en situation irrégulière faisant l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Condamné pour des infractions liées aux stupéfiants et des faits de vols, l’homme était considéré comme représentant une menace importante pour l’ordre public. Cette mesure a été prise dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024 relative au contrôle de l’immigration.

La France Insoumise du Haut-Doubs, le Parti Communiste Français, le Parti Ouvrier Indépendant (POI) et le Nouveau Parti Anticapitaliste- Révolutionnaire  appellent à un rassemblement citoyen ce samedi 2 mai, à 17h, place d’Arçon à Pontarlier. Cette mobilisation se veut un moment de solidarité et d’engagement contre la guerre, l’impérialisme et la colonisation.

Dans le Jura, la lutte contre la fraude aux prestations sociales se renforce. Un protocole a été signé entre le préfet, la Caisse d’allocations familiales et la justice pour améliorer le partage d’informations et accélérer le traitement des dossiers. Objectif : mieux détecter les revenus illicites et garantir un versement plus juste des aides. Une première application concrète concerne des situations liées à un trafic de stupéfiants à Dole.

Ce jeudi soir, à Besançon, l’association Solmiré a rassemblé plusieurs personnes devant la mairie, en marge du conseil municipal. Une action destinée à interpeller les élus sur la situation des mineurs isolés étrangers, que l’association juge préoccupante.

Des refus de prise en charge dénoncés

Selon Solmiré, près de 250 jeunes auraient été laissés sans solution en 2024, certains contraints de dormir à la rue après un refus de prise en charge. L’association met en cause les évaluations de minorité, qu’elle estime « précaires » et « discriminatoires », conduisant à considérer des mineurs comme majeurs. Ces évaluations sont réalisées par le SEAMNA, une structure soutenue notamment par Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs. Contestées dans certains cas par la justice, ces décisions conditionnent l’accès – ou non – à la protection de l’enfance. Pour Solmiré, la situation est « inacceptable », rappelant que ces jeunes devraient être protégés au regard de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Des démarches judiciaires lourdes

Face aux refus, l’association accompagne régulièrement les jeunes dans des recours devant le juge pour enfants. « Il arrive souvent que nous obtenions gain de cause », souligne un membre. Mais ces procédures demandent du temps, des moyens financiers et une forte implication des bénévoles. « On ne peut pas laisser à des associations la charge d’aider des jeunes mis à la rue. C’est une question d’intérêt public et de santé publique », insiste Solmiré.

L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré 

Des craintes sur la politique locale

Dans un contexte de changement politique local, l’association se montre prudente mais inquiète. Elle redoute la poursuite, au sein de la nouvelle majorité bisontine, d’une ligne fondée sur une « présomption de majorité », qu’elle juge contraire aux droits fondamentaux des enfants.

L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré 

Un appel à des mesures concrètes

À travers ce rassemblement, l’association appelle les institutions à agir rapidement. Elle demande la mise en place de solutions d’hébergement adaptées et le respect effectif des droits des mineurs isolés. La mobilisation, organisée dans le calme, visait à maintenir la pression sur les pouvoirs publics et à sensibiliser l’opinion à une situation que Solmiré juge urgente.

À Besançon, la situation de mineurs étrangers isolés sans hébergement suscite une vive indignation. Dans un communiqué, l’association Solmiré alerte sur la présence d’enfants contraints de dormir dehors, dénonçant non pas une fatalité, mais le résultat de politiques publiques jugées défaillantes.

Des mineurs laissés sans protection

Selon l’association, plusieurs jeunes, parfois âgés de 13 à 17 ans, se retrouvent à la rue après avoir été exclus du dispositif de protection de l’enfance. En cause : les évaluations de minorité menées par le SEAMNA, structure mandatée par le Département du Doubs. Ces évaluations, censées déterminer si un jeune peut bénéficier d’une prise en charge, sont fortement critiquées. Solmiré évoque des conditions jugées « intolérables » : auditions de jeunes malades ou épuisés, absence de traduction adaptée, et décisions rendues très rapidement. Plus préoccupant encore, les rapports d’évaluation seraient rédigés après coup, parfois plusieurs semaines après la décision de refus.

Près de 250 jeunes laissés à la rue en 2024

Malgré des recours engagés par certains mineurs devant la justice, souvent couronnés de succès, la situation perdure. D’après les données avancées par l’association, près de 248 jeunes se déclarant mineurs auraient été laissés sans solution dans le Doubs en 2024, soit environ 20 nouveaux jeunes à la rue chaque mois.

Des responsabilités politiques pointées

Solmiré met directement en cause Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs, accusé d’avoir soutenu ces pratiques. L’association dénonce également le rôle des institutions locales dans l’accès à l’hébergement d’urgence. Le dispositif du 115 est notamment pointé pour des pratiques jugées discriminatoires envers les personnes étrangères, via une « instance de régulation » limitant fortement l’accès à un abri. Autre critique : le refus de domiciliation par certains services sociaux, pourtant un droit fondamental pour les personnes sans domicile, qui empêche ces jeunes d’accéder à un accompagnement.

La ville interpellée sur ses leviers d’action

Pour Solmiré, la municipalité dispose pourtant de moyens concrets via le CCAS, la veille mobile ou encore des associations locales financées par la ville. L’association affirme avoir transmis un dossier détaillé à la nouvelle équipe municipale, resté sans réponse. Elle regrette des priorités jugées décalées face à l’urgence sociale.

Un statut de « ville amie des enfants » questionné

Besançon est labellisée « ville amie des enfants » par l’Unicef depuis 2005, un engagement qui implique le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant. Or, selon Solmiré, les pratiques actuelles ne respecteraient pas ce cadre, notamment le principe selon lequel tout jeune doit être présumé mineur et protégé jusqu’à décision judiciaire.

Une mobilisation pour alerter les élus

Réunie devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil municipal, l’association entend interpeller plusieurs responsables locaux, dont Clément Darcq, adjoint en charge du CCAS, Isabelle Bordat, adjointe à l’enfance et à la jeunesse et le maire Ludovic Fagaut. Objectif : obtenir des engagements concrets pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « violence institutionnelle ».

Une situation qui relance le débat local

Au-delà de ce cas, la situation des mineurs isolés à Besançon pose la question plus large de l’accueil et de la protection des publics les plus vulnérables. Entre critiques des dispositifs existants et appel à une mobilisation politique, l’association Solmiré espère remettre ce sujet au cœur du débat public local.

Le Secours populaire français lance un appel d’urgence face à la situation dramatique au Proche‑Orient. Des populations civiles vivent sous les bombes, des milliers d’enfants sont victimes, et au Liban, son partenaire DPNA a dû évacuer ses locaux. L’association appelle à une mobilisation massive pour soutenir les équipes sur le terrain. Les dons sont possibles dans tous les départements ou au siège parisien, en précisant « Solidarité au Proche et au Moyen‑Orient », ainsi qu’en ligne sur don.secourspopulaire.fr/orient.

À Besançon, l’intervention du collectif Némésis lors du carnaval suscite de vives réactions. Dans un communiqué, l’intersyndicale féministe du Doubs (Solidaires, FSU, CGT Éducation et Spectacle) accuse ce groupe, classé à l’extrême droite, d’instrumentaliser les luttes féministes pour diffuser des messages racistes et xénophobes.

Les organisations s’appuient sur des données nationales relatives aux violences sexuelles pour contester les positions du collectif, estimant qu’elles reposent sur des amalgames entre immigration et violences faites aux femmes.

L’intersyndicale annonce avoir saisi plusieurs députés afin qu’ils prennent position, allant jusqu’à demander la dissolution du collectif pour incitation à la haine raciale. Une demande similaire a également été adressée à Ludovic Fagaut, le Maire de Besançon.

À Pontarlier, le CA Pontarlier Rugby monte au créneau après des propos racistes visant l’un de ses joueurs lors d’un match à l’extérieur. Dans un communiqué officiel, le club condamne fermement ces actes et réaffirme une position de tolérance zéro. Il apporte son soutien total au joueur et appelle l’ensemble de la famille du rugby à défendre les valeurs de respect, de solidarité et d’unité.

Ce jeudi matin, une centaine de retraités se sont rassemblés place Pasteur à Besançon pour défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la préservation de la Sécurité sociale et des services publics. Une mobilisation modeste mais déterminée.

« La santé, c’est un problème gravissime »

Parmi les manifestants, Martine Chevillard, retraitée et membre de Solidaires, insiste sur l’urgence des enjeux. « À nos âges, la santé, c’est vraiment un problème gravissime », explique-t-elle. Elle dénonce des difficultés croissantes face au système de soins, qu’il soit public ou privé : « Quand on est confronté aux structures hospitalières, c’est vraiment dramatique. » Au cœur des revendications : un meilleur accès aux soins pour tous, alors que le vieillissement de la population accentue les besoins.

L'interview de la rédaction :Martine Chevillard

 

Pouvoir d’achat et précarité en toile de fond

Au-delà de la santé, les retraités dénoncent également une dégradation de leurs conditions de vie. « Il y a les ressources des uns et des autres, les attaques sur les conditions de vie au quotidien », souligne Martine Chevillard. La question de la précarité est particulièrement marquante. À Besançon, certains quartiers comme Planoise comptent une part importante de la population vivant sous le seuil de pauvreté. « C’est inadmissible dans un pays riche », déplore la retraitée. Elle évoque aussi des situations concrètes : « J’ai vu des femmes avec des retraites de 500 à 700 euros. Ce n’est pas possible de vivre avec ça. »

L'interview de la rédaction :Martine Chevillard

Une mobilisation limitée mais persistante

Si la mobilisation reste modeste — une centaine de participants présents — les manifestants entendent maintenir la pression. « On a toute raison de se faire entendre », affirme Mme Chevillard, tout en reconnaissant les difficultés : « On est dans une tranche d’âge où le nombre n’augmente pas. » Elle regrette également un manque d’écoute des pouvoirs publics : « Les problèmes perdurent et ça n’avance pas ou très peu. »

« Le combat continue »

Malgré les obstacles, les retraités présents ce jeudi assurent vouloir poursuivre leur mobilisation. « Tout est à gagner », conclut la représentante syndicale. « Le combat continue, malgré le grand âge ».

À Besançon, les retraités appellent à se mobiliser ce jeudi. Ils dénoncent les attaques répétées contre les pensions, la Sécurité sociale et l’accès aux soins, aggravé selon eux par la désertification médicale et l’augmentation des restes à charge. À l’initiative de cette mobilisation, une intersyndicale, baptisée, le « groupe des neuf Â», composée notamment de la FSU, de la CGT et de solidaires. Le rassemblement bisontin se tiendra ce jeudi 2 avril, à 10h30, place Pasteur.