La Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne de sensibilisation à la sécurité dans les trains et les gares du réseau Mobigo. Objectif : rappeler l’existence du numéro d’alerte national SNCF, le 3117, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas d’agression, de harcèlement, de vol ou de malaise, les voyageurs peuvent appeler le 3117 ou envoyer un SMS au 31177 pour une prise en charge rapide. Un message clair : en cas d’agression, brisez le silence. Chaque signalement compte pour renforcer la sécurité de toutes et tous.
Selon une dernière étude de l’Insee, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit son déclin démographique. En 2025, la région compte 2,8 millions d’habitants et enregistre, pour la dixième année consécutive, une baisse de sa population, contrairement à la tendance nationale toujours orientée à la hausse.
Une natalité en chute durable
Le principal moteur de cette diminution reste la baisse continue des naissances. En 2025, 21 900 bébés ont vu le jour dans la région, un niveau historiquement bas. À titre de comparaison, près de 39 300 naissances étaient recensées en 1980, et encore 33 000 au début des années 2000.
Cette contraction s’explique par une fécondité en net recul : une femme a en moyenne 1,5 enfant en 2025, contre 1,9 en 2015. Parallèlement, le nombre de femmes en âge de procréer diminue également : les 20-39 ans sont 11 % moins nombreuses qu’en 2010. Le solde naturel – différence entre naissances et décès – est ainsi négatif depuis 2015.
Des décès en hausse sous l’effet du vieillissement
À cette baisse des naissances s’ajoute une augmentation du nombre de décès. En 2025, 31 900 décès ont été enregistrés, un niveau élevé, hors année exceptionnelle du Covid. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de vieillissement marqué de la population, lié notamment à l’arrivée aux grands âges des générations du baby-boom.
Aujourd’hui, un habitant sur huit a 75 ans ou plus dans la région. Si l’espérance de vie demeure élevée – 85,3 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes – la progression du nombre de seniors accentue mécaniquement le nombre annuel de décès.
Un déséquilibre générationnel croissant
La combinaison d’une natalité faible et d’un vieillissement accéléré creuse le déséquilibre entre générations. La part des personnes âgées progresse tandis que celle des jeunes diminue, ce qui pèse sur le dynamisme démographique régional.
Sans retournement durable de la fécondité ou apport migratoire significatif, la Bourgogne-Franche-Comté devrait continuer à voir sa population s’éroder dans les années à venir.
Ce jeudi, la Banque de France à Besançon, a dressé un état des lieux du surendettement dans le Doubs. Si les profils restent globalement stables, une augmentation des dossiers et un rajeunissement des déposants sont observés. Rencontre avec Christine Hacquard, adjointe du directeur départemental de la structure.
Une augmentation de 7 % des dossiers
En 2025, le Doubs enregistre une hausse de 7 % des dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France. « Les grandes tendances restent relativement homogènes par rapport aux années précédentes », précise Christine Hacquard. Les femmes représentent 51 % des dossiers déposés. Par ailleurs, 28 % des situations concernent des personnes séparées ou des familles monoparentales. Autre évolution notable : une augmentation du nombre de déposants âgés de moins de 30 ans. Une tendance également constatée au niveau national, bien que de manière un peu moins marquée dans le département.
L'interview de la rédaction : Christine Hacquard adjointe du directeur départemental de la Banque de France
Des accidents de la vie plus que des excès de crédit
Le profil des situations de surendettement a évolué ces dernières années. « Nous sommes désormais davantage face à un surendettement passif qu’actif », explique la représentante de la Banque de France. Concrètement, les dossiers sont majoritairement liés à des accidents de la vie : séparations, problèmes de santé et perte d’emploi. S’ajoute la situation des « travailleurs pauvres » et des retraités aux revenus modestes, dont les ressources insuffisantes ne permettent pas de dégager une capacité de remboursement suffisante. Le surendettement n’est donc plus principalement lié à une accumulation excessive de crédits à la consommation, mais à une fragilisation économique durable.
Oser franchir la porte de la Banque de France
Face à ces difficultés, Christine Hacquard invite les personnes concernées à ne pas attendre. « Il ne faut pas hésiter à pousser la porte de la Banque de France, même si cela peut impressionner ». Les équipes travaillent en lien étroit avec les travailleurs sociaux afin d’accompagner les ménages dans leurs démarches. Un numéro unique, le 34 14, permet d’obtenir des informations sur la procédure et les solutions envisageables. « Il y a une grande bienveillance de la part des agents qui travaillent pour les particuliers », insiste-t-elle. Le dépôt d’un dossier constitue souvent la première étape vers un rééquilibrage de la situation financière.
L’effacement de dettes : une procédure encadrée
L’idée selon laquelle la Banque de France effacerait automatiquement les dettes est un mythe. « Ce n’est pas aussi simple », rappelle Christine Hacquard. En 2025, l'organisme a prononcé 376 dossiers en rétablissement personnel (effacement total des dettes) et 192 avec un effacement partiel, sur les 1170 dossiers traités. Mais chaque situation fait l’objet d’une analyse approfondie. La bonne foi du demandeur est examinée avec attention. Il ne s’agit pas d’un dispositif permettant de contracter des crédits sans intention de remboursement. Par ailleurs, les créanciers disposent d’un droit de recours. En cas de contestation, le dossier est transmis au tribunal, et c’est le juge qui décide in fine d’un éventuel effacement.
Une réalité sociale persistante
La progression des dossiers en 2025 confirme que le surendettement demeure un enjeu social majeur dans le Doubs. Derrière les chiffres, ce sont des parcours de vie fragilisés que la commission de surendettement tente d’accompagner, avec pour objectif de permettre aux ménages de retrouver une stabilité financière durable.
La Communauté de Communes du Grand Pontarlier, avec le soutien de la Ville de Pontarlier, organise le 6 mai prochain la 6ᵉ édition du Salon de l’Emploi et de la Formation. L’événement se tiendra à l’Espace René Pourny et proposera une journée de rencontres entre les acteurs locaux de l’emploi, de la formation et le public.
100 places sont ouvertes à la réservation. Les demandes d’inscription doivent être effectuées en ligne avant le 27 mars 2026. Pour de plus amples informations : https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx?id=wUCkDrXXCk2n90PqwxjUE4ebbEJYI-BBuyQN1Ha_PK9UMVJNVlhKRkE4VkFSMFk3VFVKMzZaNUJFUS4u&origin=QRCode&qrcodeorigin=presentation&route=shorturl
Les 20e Rencontres Plumes Rebelles d’Amnesty International France vous donnent rendez-vous à Besançon les 5, 6 et 7 mars prochains au Kursaal. Jeudi 5 mars, à 20h, projection du film Soulèvements en présence de son réalisateur, Thomas Lacoste, pour un débat exceptionnel. Vendredi 6 mars à 13h30, place à la jeunesse : plus de 500 élèves, du primaire au post-bac, seront récompensés pour leurs nouvelles et illustrations engagées en faveur des Droits Humains. Trois jours de débats, de cinéma et d’échanges pour faire vivre les Droits Humains.
Trente-deux associations de consommateurs demandent à la grande distribution de vendre 100 produits essentiels à prix coûtant, dont des fruits, légumes, pâtes ou céréales recommandés par le Programme national nutrition santé. Selon Familles Rurales, un panier sain pour quatre personnes coûte 539 euros par mois, soit 38 % d’un SMIC. Les associations pointent les marges des enseignes et réclament un rééquilibrage pour rendre l’alimentation plus accessible.
À Pontarlier, plusieurs organisations de gauche appellent à un rassemblement ce samedi à 17 h, place d’Arçon. Les collectifs et partis du Haut‑Doubs entendent dénoncer la guerre, l’impérialisme et le colonialisme, et afficher leur soutien à plusieurs peuples en conflit, notamment en Palestine, au Soudan ou encore en Iran. Le rassemblement est ouvert au public.
À Morteau, la Commission Handicap du Val poursuit son engagement pour un sport accessible à tous. Dès le 11 février, des séances Handisport et Sport Adapté seront proposées chaque deuxième mercredi du mois au gymnase Léon‑Sur, en partenariat avec l’association HPMM. Enfants et adultes pourront tester différentes activités encadrées par des professionnels formés. Une initiative qui prépare aussi le Printemps du Handicap, prévu en avril.
Le dernier point d’actualité consacré au travail frontalier confirme une tendance déjà bien installée : la Suisse demeure un pôle d’attraction majeur pour les salariés français. Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté, détaille les principaux enseignements.
L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté
Une croissance continue du nombre de frontaliers
Selon les données présentées, le nombre de travailleurs frontaliers en Suisse poursuit sa progression. « Le travail frontalier demeure attractif puisqu’il y a toujours une croissance du nombre de travailleurs frontaliers », souligne Romain Gibert. Cette dynamique s’accompagne d’une stabilité dans le nombre de frontaliers affiliés à l’Assurance maladie en France. La répartition géographique reste, elle aussi, très marquée : la Haute-Savoie pour la partie Auvergne–Rhône-Alpes, et le Doubs pour la Franche-Comté concentrent toujours l’essentiel des flux.
Un revenu fiscal de référence élevé
Le revenu fiscal de référence des travailleurs frontaliers en Suisse atteint environ 58 000 euros par an, hommes et femmes confondus, pour les salariés actifs de moins de 65 ans. Un niveau qui confirme l’intérêt économique du statut, malgré les cotisations à prévoir côté français ou suisse. « Les revenus des activités en Suisse sont plus importants que ceux perçus en France. C’est ce qui explique l’attractivité de ce statut et le choix de se déplacer jusqu’en Suisse pour travailler », rappelle Romain Gibert.
L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté
Des distances domicile–travail maîtrisées, mais parfois longues
Contrairement à certaines idées reçues, la majorité des frontaliers ne parcourent pas des distances extrêmes pour rejoindre leur emploi. La moyenne se situe autour de 30 kilomètres, avec des variations selon les départements. Cependant, un chiffre interpelle : 1 travailleur frontalier sur 5 parcourt plus de 50 kilomètres pour rejoindre son lieu de travail en Suisse.
Le sénateur jurassien Clément Pernot fait savoir sur ses réseaux sociaux qu’il a voté contre le texte sur le “droit à l’aide à mourir”, examiné en première lecture au Sénat ce mercredi 28 janvier. Il affirme avoir pris cette décision “en conscience”, estimant ne pas pouvoir, en tant que législateur, encourager un acte qui touche à la fin de vie. Tout en respectant les positions divergentes, il juge « le texte trop incohérent pour faire avancer le débat ».