Dans le cadre du Besac Antifa Fest, une journée de mobilisation est organisée samedi 6 juin place Granvelle à Besançon. Un cortège est prévu à partir de 14 heures dans le centre-ville, à l'appel d'une soixantaine de structures associatives et militantes. La manifestation sera suivie d'un village associatif de 16 h 30 à 20 h avec animations, concerts, stands et librairies alternatives. La soirée se poursuivra jusqu'à 23 heures avec un drag show, du rap et un DJ-set. L'événement est accessible aux personnes à mobilité réduite, avec une entrée à prix libre pour les animations et spectacles.
Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté, près de 10 000 mariages ont été célébrés dans la région en 2024. Un chiffre deux fois moins élevé qu’il y a cinquante ans. Dans le même temps, l’âge moyen des mariés a fortement augmenté pour atteindre 39 ans, soit davantage que la moyenne nationale. L’Insee souligne également que les couples se marient plus tard, souvent après avoir eu des enfants, notamment en milieu rural. Enfin, un quart des couples étaient pacsés avant leur mariage et les remariages sont désormais de plus en plus fréquents dans la région.
Le comité de lutte social et médico-social condamne fermement l'arrêté municipal anti-mendicité mis en place à Besançon. Dans un communiqué, le collectif estime que cette mesure stigmatise les personnes en situation de précarité et ne constitue pas une réponse adaptée aux problématiques d'insécurité. Il appelle au contraire à renforcer l'accompagnement social et les services publics destinés aux plus vulnérables. Le comité invite les habitants à participer à un rassemblement organisé ce lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur, afin de demander le retrait de l'arrêté.
Selon une étude de l’Insee et de l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté, la région comptait 97 600 personnes âgées de 60 ans ou plus en situation de perte d’autonomie en 2021, soit plus de 11 % des seniors. Ce nombre pourrait atteindre 117 000 personnes en 2055, représentant une hausse d’environ 20 % sur trente ans. Les femmes demeurent les plus concernées.
Malgré une capacité d’accueil en établissements supérieure à la moyenne nationale, l’offre reste inégalement répartie selon les territoires. Les auteurs de l’étude alertent également sur les difficultés de recrutement auxquelles pourraient être confrontés les structures d’accueil. Si le nombre de places en établissements n’augmente pas, plus de 81 000 seniors en perte d’autonomie pourraient vivre à domicile en 2055, dont 14 400 en situation de perte d’autonomie sévère.
L'arrêté municipal signé, ce vendredi, pour lutter contre la mendicité agressive et l'alcoolisation sur la voie publique à Besançon suscite de nouvelles réactions politiques. Dans un communiqué, les élus communistes bisontins dénoncent une mesure qu'ils jugent inefficace et contraire aux principes de solidarité. Selon eux, cet arrêté ne s'attaque pas aux causes de la précarité mais cherche avant tout à éloigner les personnes les plus vulnérables des secteurs les plus fréquentés du centre-ville. Ils estiment que la pauvreté est ainsi rendue moins visible sans être résolue.
Battant au cœur des inquiétudes
Les élus reconnaissent l'existence de difficultés réelles dans le quartier Battant : alcoolisation, mendicité, précarité et troubles à l'ordre public. Mais ils considèrent que les réponses apportées sont essentiellement répressives. Ils pointent notamment le projet de déplacement de la Boutique Jeanne Antide, structure d'accueil de jour installée rue Champrond. Selon les chiffres avancés dans le communiqué, l'établissement accueille chaque année près de 1 550 personnes différentes et distribue environ 16 000 repas chauds. Il propose également des douches, une laverie, une bagagerie et un accompagnement social et médical. Pour les élus communistes, éloigner cette structure du quartier reviendrait à fragiliser davantage les publics qu'elle accompagne.
Une autre vision de l'action sociale
Le communiqué met en avant les dispositifs développés sous la précédente municipalité : renforcement de la Boutique Jeanne Antide, travail du Service d'accueil et d'accompagnement social du CCAS et présence de médiateurs sociaux dans les rues du centre-ville. Selon les élus, ces actions reposaient sur une logique d'accompagnement, de prévention et de création de lien avec les personnes en difficulté, plutôt que sur une politique d'éviction.
Des critiques appuyées sur des avis extérieurs
Les élus communistes rappellent que le Comité européen des droits sociaux a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, estimant qu'ils renforcent l'exclusion sociale. Ils citent également les réserves exprimées par des travailleurs sociaux et par la Ligue des droits de l'homme, qui considère ces mesures comme « inhumaines, inefficaces et dangereuses ».
« Combattre la pauvreté plutôt que la cacher »
Pour les signataires, la politique municipale vise davantage à améliorer l'image du centre-ville qu'à résoudre les difficultés sociales. Ils dénoncent la création de quartiers « carte postale » où la pauvreté serait simplement déplacée vers des secteurs moins visibles.
Les élus communistes appellent ainsi à privilégier une approche globale associant accompagnement social, accès au logement, lutte contre les addictions, prévention et développement économique local. Selon eux, les problèmes rencontrés dans le quartier Battant nécessitent des réponses de fond plutôt qu'une stratégie d'embellissement urbain.
La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.
« Une politique de stigmatisation »
Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.
Des outils juridiques déjà existants
La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.
Un recours envisagé
Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».
Une journée de sensibilisation aux addictions sera organisée mercredi 3 juin à la Maison Familiale Rurale des Fins. Cette action est portée par les élus MSA du Pays forestier, en partenariat avec le CSAPA et la MFR.
Près de 60 élèves de classes de 3e et de CAP participeront à plusieurs ateliers répartis sur la journée. Les jeunes seront sensibilisés aux risques liés au tabac, aux cigarettes électroniques, aux usages excessifs des écrans et plus largement aux mécanismes d’addiction.
L’intervention prendra la forme d’un escape game pédagogique afin de favoriser les échanges et la participation des élèves. Un temps de discussion avec des représentants des Jeunes Agriculteurs des cantons de Maîche, Saint-Hippolyte et Morteau est également prévu en fin de journée.
Le rendez-vous organisé à La Rodia sera l’occasion de mettre en lumière plusieurs projets d’action artistique qui seront présentés lors de la soirée du festival A DO MI CI LE, prévue le 2 juin prochain. Depuis plus de quinze ans, ce festival singulier fait entendre « des voix que l’on écoute trop rarement ». L’événement est devenu au fil des années un espace où la création artistique rejoint les réalités sociales, où les parcours de vie rencontrent la scène et où la musique devient un outil de lien social, d’expression et de dignité.
Trois créations présentées au public
Pour cette nouvelle édition organisée à La Rodia, trois projets artistiques seront proposés au public lors d’un concert gratuit ouvert à toutes et tous le mardi 2 juin prochain. Le premier projet, intitulé « De la rue à la rime », a été mené avec l’artiste bisontin Primate et des personnes sans domicile fixe accompagnées par la Boutique Jeanne Antide. Soutenu par la Fondation pour le Logement et la SACEM, ce projet a été construit en seulement trois semaines à travers une dizaine d’ateliers d’écriture et de répétitions.
Le deuxième projet, « Voix de femmes », réunit des femmes victimes de violences et de grande précarité autour d’une chorale animée par le musicien Jordan Teixeira. Certaines participantes sont engagées parallèlement dans des démarches d’insertion ou de reconstruction personnelle. Enfin, le public retrouvera le spectacle de Maggy Bolle avec les Novil’arts rois, un groupe composé de patients et de soignants du centre hospitalier spécialisé de Novillars. Créée il y a quatre ans, cette aventure artistique revient sur la scène bisontine dans quelques jours.
L'interview de la rédaction : l'artiste bisontin Primate
Une aventure humaine avant tout
Pour les organisateurs, ces projets demandent un important travail d’accompagnement. Les répétitions se déroulent dans les mêmes conditions que celles d’artistes professionnels accueillis à La Rodia. Pendant que certains groupes préparent les Eurockéennes ou le Hellfest dans les autres salles, les participants de « De la rue à la rime » construisent eux aussi leur spectacle. « Le plus difficile, c’est souvent d’amener les personnes jusqu’au projet et de réussir à maintenir le groupe », expliquent les équipes. Certains participants vivent encore dans la rue, d’autres traversent des situations administratives, sociales ou familiales très compliquées. Mais les organisateurs constatent aussi des effets très concrets au fil des années. Plusieurs anciens participants ont retrouvé un emploi, un logement ou renoué des liens familiaux grâce à ces expériences artistiques.
L'interview de la rédaction : un participant

Changer le regard sur la précarité
Au-delà du spectacle, les porteurs du projet défendent une autre vision de l’action sociale. Pour eux, la culture ne doit pas arriver uniquement « après » l’insertion, mais peut devenir un moteur de reconstruction. À travers cette soirée du 2 juin, la Rodia et ses partenaires souhaitent avant tout montrer que derrière les parcours de précarité existent aussi des artistes, des talents et des histoires capables de rassembler un large public.
Une polémique locale devenue affaire nationale
L’affaire Franck Bernard a franchi un nouveau cap. Après les révélations du média local Le Ch’ni et les enquêtes relayées par Mediapart, plusieurs grands médias nationaux, dont Le Monde, Libération et Franceinfo, se sont à leur tour emparés du dossier concernant le maire Rassemblement national de Chevroz et ancien vice-président de Grand Besançon Métropole.
Au cœur de la polémique : des publications racistes, sexistes et homophobes diffusées sous le compte Facebook anonyme « Seven FK », reconnu par l’élu lui-même lors du conseil communautaire. Une affaire qui provoque une onde de choc politique bien au-delà de l’agglomération bisontine.
Une démission sous pression politique
Vendredi 22 mai, Franck Bernard a annoncé sa démission de son poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, chargé notamment des déchets et de la propreté. Selon la presse locale et nationale, cette décision intervient après la demande explicite du président de l’agglomération et maire LR de Besançon, Ludovic Fagaut, qui lui avait demandé de « prendre ses responsabilités ». Lors du conseil communautaire, Ludovic Fagaut avait déclaré se « désolidariser totalement » des propos relayés sur ce compte Facebook, estimant que « ce type de publications n’a pas sa place dans le débat politique ni dans le débat public ». Franck Bernard avait alors reconnu être derrière le profil « Seven FK », tout en affirmant n’avoir fait que « relayer » certains contenus.
Des publications jugées racistes, sexistes et homophobes
Les contenus attribués au compte Facebook ont suscité une vive indignation parmi les élus locaux et nationaux. Plusieurs publications visaient les personnes LGBT, les femmes ou encore les populations africaines à travers des visuels et commentaires jugés ouvertement discriminatoires. Le quotidien Libération évoque notamment des publications partageant des théories racistes sur les « quotients intellectuels par pays », des visuels opposant familles traditionnelles et symboles LGBT, ainsi que des contenus issus de sphères médiatiques d’extrême droite. L’élu communiste Hasni Alem a dénoncé « des propos extrêmement graves », évoquant des contenus considérant certaines populations comme « inférieures » ou contestant la normalité des personnes LGBT. De son côté, l’élue insoumise Séverine Véziès a rappelé que « le racisme n’est pas une opinion, le racisme est un délit », dénonçant toute « banalisation de l’extrême droite ».
Une défense qui ne convainc pas
Face aux accusations, Franck Bernard assure ne pas être raciste ni homophobe. Il affirme avoir seulement partagé des « publications privées » ou des « petits tacles » politiques visant notamment Anne Vignot et Séverine Véziès, à qui il a présenté des excuses. Mais plusieurs commentaires publics retrouvés sous des publications visibles par tous viennent fragiliser cette ligne de défense.
Une affaire aux conséquences politiques et judiciaires possibles
Cette affaire ravive également les tensions politiques au sein de Grand Besançon Métropole. L’élection de Franck Bernard à la vice-présidence, en avril dernier, avait déjà provoqué une forte contestation des élus de gauche, qui dénonçaient l’entrée d’un représentant RN dans l’exécutif métropolitain. Aujourd’hui, plusieurs responsables politiques estiment que cette affaire dépasse le simple cadre d’une polémique sur les réseaux sociaux et pourrait désormais prendre une dimension judiciaire.
Alors que la presse nationale continue de suivre le dossier, cette affaire met en lumière les fractures politiques locales autour de la présence du Rassemblement national dans les exécutifs territoriaux et relance le débat sur les responsabilités publiques des élus dans leurs prises de parole numériques.
Du 1er au 6 juin prochains, le collectif « Comité pour Clément - Besançon » organisera la deuxième édition du « Besac Antifa Fest ». Pendant une semaine, conférences, débats, mobilisation militante, village associatif et concerts se succéderont dans plusieurs lieux de Besançon autour des questions de discriminations, d’extrême droite et d’engagement citoyen.
Un festival né de l’hommage à Clément Méric
Le collectif bisontin s’inscrit dans la continuité des rassemblements organisés depuis 2013 après la mort de Clément Méric, jeune militant antifasciste tué à Paris par des militants néonazis.Toufik, membre du comité, rappelle la volonté de transformer ce rendez-vous commémoratif en un événement plus large et durable. Pour les organisateurs, le festival doit avant tout permettre « de construire quelque chose autour de la lutte contre les discriminations », à travers des échanges, des rencontres et des actions collectives.
Une semaine de conférences sur des sujets variés
Comme lors de la première édition organisée l’an dernier, le festival s’articulera autour d’une série de conférences ouvertes au public entre le 1er et le 5 juin. Les thèmes abordés seront multiples : violences psychiatriques, liberté de la presse face à l’extrême droite, guerre d’Algérie, situation en Palestine ou encore place des mouvements religieux conservateurs dans l’éducation. Parmi les intervenants annoncés figurent notamment l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, invité pour une conférence autour de la situation à Gaza et en Cisjordanie, ou encore le prête catholique Lucien Converset, qui reviendra sur son expérience d’appelé durant la guerre d’Algérie. La journaliste indépendante Jeanne Casez participera également à une rencontre consacrée à « l’extrême droite religieuse et l’éducation nationale ».
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une inquiétude face à la progression de l’extrême droite
Au-delà de l’événement lui-même, le collectif assume une lecture politique du contexte actuel. Toufik évoque « un climat de plus en plus préoccupant » et estime que la progression des idées d’extrême droite dépasse largement le seul cadre électoral. Le militant cite notamment « une adhésion de plus en plus large » dans certains secteurs de la société et des médias. Dans ce contexte, le comité défend une stratégie reposant sur « l’éducation populaire », les échanges et la construction de collectifs locaux.
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une mobilisation prévue le 6 juin
Le point culminant du festival se déroulera samedi 6 juin place Granvelle avec une mobilisation appelée par une soixantaine d’organisations issues du milieu associatif, syndical et militant. Un cortège doit parcourir le centre-ville avant l’ouverture d’un village associatif réunissant plusieurs structures locales engagées, librairies alternatives et animations militantes. La journée se terminera par plusieurs concerts et spectacles, dont un drag show, une programmation rap et un DJ-set. Les organisateurs insistent sur l’ouverture du festival « à toutes et tous » et rappellent que l’événement entend lutter contre « l’ensemble des phénomènes de discrimination, d’exclusion et d’ostracisme ». « Il n’y a pas que l’extrême droite électoraliste classique qui constitue cette réalité », souligne Toufik, qui revendique pleinement l’identité antifasciste du collectif.