Depuis dix ans, l’association « La Pommée » met à disposition une remorque équipée pour transformer les pommes en jus et le pasteuriser. Une démarche accessible et familiale, avec une ambition : encourager les habitants à entretenir leurs vergers et à planter de nouveaux arbres.
Que faire des pommes récoltées dans son verger ? Pour l’association, implantée à Amancey, présidée par Bernard Maréchal, la réponse tient dans une remorque. À son bord, le matériel nécessaire pour fabriquer son jus de pomme, du pressage à la pasteurisation. Les adhérents l’emportent chez eux et organisent leur production avec leurs proches. « L’objectif profond, c’est de pérenniser les vergers », explique M. Maréchal. En donnant un débouché concret aux récoltes, l’association entend encourager la conservation des pommiers et de nouvelles plantations. La fabrication du jus devient aussi une occasion de réunir enfants, petits-enfants et famille autour d’une activité commune.
L'interview de la rédaction : Bernard Maréchel, président de "La Pommée"
Une initiative portée par trois personnes
Le projet s’est construit progressivement. Après une première tentative de collaboration avec l’association Vergers Vivants, du côté de Montbéliard, trois personnes motivées ont décidé de se lancer avec leurs propres moyens. Selon le Président, le démarrage s’est effectué sans subvention, grâce à du matériel personnel et à des apports individuels de l’ordre de 1 000 à 2 000 euros. Les premiers résultats ont ensuite permis d’investir dans une remorque, du matériel de préparation des pommes, un pressoir et, surtout, un équipement de pasteurisation.
La pasteurisation, un équipement essentiel
C’est l’un des principaux intérêts du dispositif. Si le pressage peut se pratiquer avec un petit pressoir, la pasteurisation nécessite un équipement spécifique. Celui de l’association fonctionne à l’électricité triphasée et permet de traiter environ 100 litres de jus par heure. La fabrication s’organise généralement en deux étapes : les pommes sont pressées l’après-midi, puis le jus repose pendant la nuit avant d’être pasteurisé le lendemain matin. Les utilisateurs disposent ainsi du matériel nécessaire pour réaliser l’ensemble de l’opération à domicile.
Un tarif maintenu depuis dix ans
L’association revendique un fonctionnement familial et une location aussi abordable que possible. Le tarif est fixé à 45 euros la journée, auxquels s’ajoutent 5 euros d’adhésion. Ces prix n’ont pas augmenté depuis dix ans. Les créneaux vont normalement de 13 heures à 13 heures le lendemain. Lorsque le planning le permet, la mise à disposition peut être prolongée jusqu’à un jour et demi, voire deux jours, pour le même prix. L’activité repose essentiellement sur le bouche-à-oreille. La remorque circule dans un rayon annoncé d’environ 35 à 40 kilomètres, jusqu’aux secteurs de Besançon et de Pontarlier.
Une activité au rythme des récoltes
La fréquentation dépend fortement de la qualité et de l’abondance des pommes. Lors de sa meilleure année, l’association a enregistré une soixantaine de journées de location. Cette année, Bernard Maréchal estime qu’elle pourrait n’en totaliser qu’une dizaine, en raison de fruits abîmés.
Malgré ces variations, le cap reste le même : permettre aux habitants de valoriser leurs pommes et donner envie de maintenir les vergers vivants. Derrière la remorque et le pressoir, l’association défend une pratique simple, collective et ancrée dans la vie des familles.
Pour obtenir de plus amples informations et réserver le pressoir : 06.64.70.80.68
Reporté en 2021, le traditionnel défilé des classes fera son grand retour ce dimanche 18 octobre. Les conscrits des années en 1 se retrouveront pour un rendez‑vous festif très attendu, haut en couleurs et en bonne humeur. Le cortège partira à 11 h, place Saint‑Pierre, avant de rejoindre le cimetière Saint‑Roch via les rues de la République, de Vannolles et le pont des Chèvres. Chaque décennie défilera dans un costume à thème, et certaines classes proposeront une parade créative inspirée de leur univers. Un héritage de la conscription, aujourd’hui transformé en fête locale incontournable.
Les bibliothèques et archives métropolitaines de Besançon seront fermées ce jeudi 8 octobre, dans le cadre des préparatifs du projet de la Grande Bibliothèque. Le chantier, dont les premières fondations sont posées et dont l’élévation touche à sa fin, révèle désormais les volumes du futur équipement. Prochaine étape, la pose des façades et des verrières, puis aménagement intérieur en 2027. L'ouverture est prévue à l’automne 2028.
La Municipalité a déposé début septembre son dossier de labellisation France Services auprès de la Préfecture du Doubs. Le projet, porté par la commune, « réunit les conditions nécessaires », selon l’élue pontissalienne Agathe Henriet, et pourrait ouvrir au 3ᵉ trimestre 2027. Objectif : renforcer l’accès de proximité aux services publics pour les habitants du bassin de vie et intégrer Pontarlier au réseau national France Services. La future structure vise à lutter contre l’éloignement des services publics et la fracture numérique, en offrant un point d’accueil unique et polyvalent pour le Haut‑Doubs.
La Ville de Besançon lance un appel à candidatures pour le recensement de la population, prévu du 21 janvier au 27 février 2027. Les agents recenseurs, âgés de 18 à 69 ans, devront suivre une formation de l’INSEE et être disponibles en soirée, aux heures des repas et le samedi. Discrétion, organisation et rigueur sont requises pour cette mission rémunérée environ 12 € brut par logement recensé. Les candidatures (CV et lettre de motivation) sont à déposer avant le 18 octobre sur la plateforme de recrutement de la Ville. Chaque année, 8 % des logements bisontins sont recensés, permettant à l’INSEE d’actualiser les données démographiques utilisées pour adapter les services publics et calculer les dotations de l’État.
À partir du jeudi 1ᵉʳ octobre, la Ville de Besançon adapte les horaires d'extinction de son éclairage public dans les secteurs déjà concernés par la mesure. La coupure nocturne, jusqu'ici programmée de 23 h à 5 h, sera désormais réduite à la période de 1 h à 5 h du matin. Ce changement vise à sécuriser et faciliter les déplacements en soirée, tout en maintenant l'extinction en cœur de nuit pour préserver la sobriété énergétique et la biodiversité.
La mesure s'applique dans neuf secteurs résidentiels : Bregille, La Chapelle des Buis, La Chaudanne, La Barre aux Chevaux, Montboucons, Point du Jour, Près de Vaux, Tilleroyes et Velotte. Au total, 3 132 luminaires sont concernés, soit environ 18 % du parc d'éclairage de la commune.
Les élus de Grand Besançon Métropole se réuniront ce jeudi 24 septembre 2026. Ajustements budgétaires, soutien aux énergies renouvelables, bilan du réseau Ginko et gouvernance figurent parmi les principaux dossiers annoncés. La sécurisation de l’approvisionnement en eau constitue également une préoccupation de l’exécutif.
Un budget ajusté sur fond de baisse des recettes
La deuxième décision modificative du budget 2026 sera l’un des dossiers majeurs de cette séance. Elle prévoit notamment une hausse de 1,4 million d’euros des crédits d’investissement du budget principal, hors opérations comptables. Ces ajustements interviennent alors que Grand Besançon Métropole annonce sa sortie de l’éligibilité au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales, le FPIC. Ce mécanisme de solidarité redistribue des ressources entre territoires en fonction de leur situation financière. Selon les éléments présentés par l’exécutif, un dispositif transitoire permettra de conserver une partie des versements, avant leur extinction en 2030. Pour 2026, la diminution de la recette et l’augmentation de la contribution de GBM conduisent déjà à un ajustement défavorable de 444 000 euros.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Développement économique et travaux dans les communes
Malgré cette contrainte, plusieurs investissements seront proposés. Une enveloppe de 500 000 euros est prévue pour une acquisition foncière dans la zone d’activité du Clousey, à Mamirolle, par l’exercice du droit de préemption. La parcelle, d’environ 9 000 mètres carrés doit permettre d’accompagner l’installation d’activités économiques. Le projet de restructuration de l’éclairage extérieur de la Citadelle bénéficierait de 400 000 euros supplémentaires, notamment pour des travaux d’infrastructure. Un renforcement de 600 000 euros des crédits consacrés à l’eau et à l’assainissement est également annoncé. La décision modificative comprend aussi un projet d’écocentre au centre technique métropolitain, rue Jacquard, à Besançon. Cet équipement doit améliorer le tri, la gestion et l’évacuation des déchets produits par les services techniques. Son coût annoncé atteint 606 000 euros, répartis entre les partenaires concernés.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
L’eau, une ressource à sécuriser
La présentation du rapport annuel sur l’eau et l’assainissement intervient dans un contexte de faibles ressources. L’exécutif alerte sur le niveau très bas de la source d’Arcier, qui alimente l’usine de production d’eau potable de la Malate. Des travaux sont engagés pour installer une conduite permettant de prélever de l’eau dans le Doubs. Ce dispositif doit constituer une solution de secours, mobilisable si nécessaire pour sécuriser le fonctionnement de l’usine. Il n’a pas vocation à être utilisé en permanence. La collectivité mise également sur les compteurs communicants pour repérer plus rapidement les fuites et permettre aux abonnés de suivre leur consommation. L’achèvement de leur déploiement est annoncé pour la fin de l’année 2027. Une tarification de l’eau variant selon les saisons ou les périodes de restriction est évoquée. Aucune décision n’est toutefois arrêtée à ce stade : il s’agit d’une piste de réflexion au sein de l’exécutif.
L'interview de la rédaction : Laurent Jeunet, adjoint au maire de Montfaucon, en charge de l'eau à GBM
Sept projets de chaleur renouvelable proposés au soutien de GBM
Les élus examineront également des aides à sept projets dans le cadre du contrat de chaleur renouvelable territorial conclu avec l’Ademe. Ce dispositif dispose d’une enveloppe de 3 millions d’euros pour la période 2025-2028 et accompagne aussi bien des acteurs publics que privés. Les opérations présentées associent chaufferies biomasse et géothermie. Elles concernent notamment le centre d’équipement routier de Franois, les futurs locaux des archives municipales et métropolitaines, des bâtiments tertiaires et le groupe scolaire des Vaîtes. Un projet porté par un pépiniériste, localisé à Amagney, prévoit, pour sa part, de chauffer des serres grâce au miscanthus. Cette plante serait cultivée sur trois hectares par l’entreprise elle-même afin de produire son combustible.
Ginko : la fréquentation progresse
Le rapport d’activité 2025 du réseau Ginko fait état d’une hausse de fréquentation de 1,2 %, avec environ 24,1 millions de voyages sur les lignes urbaines et périurbaines. Les bus enregistrent une progression de 3 %, tandis que la fréquentation des tramways reste stable. L’utilisation des parkings relais augmente de 27 %, pour atteindre 61 805 stationnements. Les locations de vélos Ginko VéloCité progressent également de 18 %. Le résultat de Keolis Besançon Mobilités recule cependant à 2,08 millions d’euros, contre 2,875 millions en 2024. Pour l’heure, l’exécutif ne dispose pas, à ce stade, des éléments permettant de l’expliquer précisément.
Une charte de gouvernance actualisée
Enfin, le conseil communautaire sera appelé à examiner une actualisation de la charte de gouvernance. Les grands équilibres entre Besançon et les communes périphériques, ainsi que l’organisation par secteurs, seraient maintenus. Le texte doit notamment préciser les engagements des candidats aux fonctions de vice-président ou de conseiller communautaire délégué, au regard du projet de territoire, de la charte de gouvernance et de la charte de l’élu local. Il prévoit aussi qu’un secteur propose un nouveau candidat lorsque celui qu’il a initialement désigné n’est pas élu par le conseil communautaire.
Besançon accueille cette semaine, jusqu’au 21 septembre, une délégation de Charlottesville pour fêter les 20 ans de jumelage entre les deux villes. Conduits par Juandiego Wade, quinze habitants sont reçus par des familles bisontines et participeront aux grands rendez‑vous culturels du week‑end. Le programme prévoit aussi des visites de projets locaux – Témis Santé, rénovation de Planoise, future Grande Bibliothèque – avant une soirée officielle le 18 septembre à l’Hôtel de Ville. Un anniversaire qui souligne l’essor des échanges éducatifs, culturels et artistiques entre Besançon et Charlottesville.
Le samedi 19 septembre, de 9h30 à 17h30, le Centre de Maintenance du tramway ouvre exceptionnellement ses portes pour des visites libres et gratuites, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine et de la Semaine de la Mobilité. Le public pourra rencontrer les équipes Ginko, découvrir les métiers de la maintenance et de la conduite, monter en cabine de tramway ou de bus, et participer à des animations familiales avec lots à gagner.
Des démonstrations de manœuvres techniques sont prévues : remorquage d’un tramway et contrôle de la ligne électrique. La visite permettra aussi de présenter le futur réseau tramway, avec le nouveau terminus Brulard attendu le 28 novembre 2026. Accès libre aux Hauts du Chazal (terminus T1, T2, 7), durée de visite 1h30, pièce d’identité et gilet fluorescent obligatoires.
Jean-Charles Diéterlé, ancien président de l’Union des commerçants de Besançon, est décédé. À la tête des Meubles Diéterlé, il avait présidé cette organisation de 1988 à 2008. Il était notamment à l’origine du marché de Noël, créé en 1993, puis de la Braderie d’automne, lancée en 1998. Il avait également initié les Instants Gourmands. Très engagé dans l’animation commerciale bisontine, Jean-Charles Diéterlé était aussi passionné de voitures anciennes.