Les pompiers du Jura sont intervenus hier soir vers 22h30 pour un incendie dans une maison d'habitation sur la commune de Sirod, non loin de Champagnole. Une femme de 36 ans a été gravement brûlée et prise en charge par les secours. Elle a été transportée, par hélicoptère, au CHU Minjoz à Besançon. Son pronostic vital n’est pas engagé ce matin.
Une femme de 69 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer, portée disparue depuis mercredi matin, a été retrouvée place Leclerc à Besançon. Alertés par la Police nationale, les sapeurs‑pompiers du Doubs ont engagé une équipe cynotechnique du SDIS 25. Après récupération d’une odeur de référence au domicile et un départ de piste avenue du Commandant‑Marceau, le chien pisteur a permis de retracer l’itinéraire de la victime. Localisée par les forces de l’ordre, légèrement blessée et en hypothermie, elle a été transportée au CHU Minjoz.
À Pouilley‑les‑Vignes, sur la route départementale 465 en direction de Miserey‑Saline, une collision entre deux cyclistes a fait deux blessés graves en début d’après‑midi, ce mercredi. Les deux hommes, âgés de 70 ans, ont été pris en charge par les sapeurs‑pompiers puis évacués médicalisés vers le CHU Minjoz. La gendarmerie était sur place pour les constatations.
À Besançon, les retraités appellent à se mobiliser ce jeudi. Ils dénoncent les attaques répétées contre les pensions, la Sécurité sociale et l’accès aux soins, aggravé selon eux par la désertification médicale et l’augmentation des restes à charge. À l’initiative de cette mobilisation, une intersyndicale, baptisée, le « groupe des neuf », composée notamment de la FSU, de la CGT et de solidaires. Le rassemblement bisontin se tiendra ce jeudi 2 avril, à 10h30, place Pasteur.
Les élève du lycée agricole Lasalle de Levier se mobilisent pour une belle initiative solidaire. Le 6 mai prochain, une randonnée à cheval d’environ 30 kilomètres sera organisée dans les bois environnants, à l’initiative de Malaury Widmer, apprentie en formation BPJEPS éducateur sportif, option équitation.
Un projet pédagogique et solidaire
Cette action s’inscrit dans le cadre de sa formation, qui impose la mise en place d’un projet d’animation. « J’ai choisi d’organiser une randonnée solidaire avec la classe de CAP palefrenier-soigneur de deuxième année », explique la jeune apprentie. Le BPJEPS vise notamment à former de futurs moniteurs d’équitation, capables de transmettre des compétences techniques liées à la pratique du cheval, mais aussi de concevoir et encadrer des projets. Malaury Widmer suit d’ailleurs les élèves tout au long de l’année dans leur apprentissage.
Une mobilisation collective des élèves
Quinze élèves participeront à cette randonnée, organisée sur des chemins forestiers autour de Levier. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement repose sur un principe de solidarité : chaque élève doit trouver une entreprise sponsor prête à parrainer les kilomètres parcourus. Les fonds récoltés seront intégralement reversés à la SPA de Pontarlier, association engagée dans la protection animale.
L'interview de la rédaction : Malaury Widmer
Une expérience de fin de formation
Pour ces élèves en fin de cursus, cette initiative représente aussi un moment fédérateur. « Ils arrivent au terme de leur formation, après de nombreux contrôles. C’est une manière conviviale de terminer l’année », souligne l’organisatrice. Le parcours, déjà repéré en amont, se déroulera en pleine nature, offrant un cadre idéal pour cette aventure à la fois sportive, pédagogique et solidaire. Avec ce projet, le lycée agricole de Levier illustre une nouvelle fois son engagement en faveur de l’apprentissage par l’action et de l’ouverture sur des valeurs citoyennes.
Une campagne de sensibilisation pour les 50 ans de la loi sur la nature
À l’occasion des 50 ans de la loi de protection de la nature – et alors que débute la « saison » des cuisses de grenouilles – la LPO Bourgogne‑Franche‑Comté et France Nature Environnement BFC lancent une campagne de sensibilisation. Leur objectif : informer les consommateurs sur l’origine des grenouilles servies dans les assiettes de la région. Selon les deux associations, la Bourgogne‑Franche‑Comté est la seule région de France où la mise à mort d’une espèce sauvage protégée est autorisée à des fins commerciales et alimentaires.
1,8 million de grenouilles tuées chaque année
Chaque année, près de 1,8 million de grenouilles rousses sauvages peuvent être prélevées et consommées dans la région grâce à des dérogations accordées par l’État. Un volume considérable, dénoncent les associations, d’autant qu’aucune étude d’impact n’a été menée pour mesurer l’état réel des populations. Pour la LPO et FNE BFC, cette situation constitue un cas unique en France, alors même que les amphibiens figurent parmi les groupes d’animaux les plus menacés au niveau mondial.
Un contexte écologique préoccupant
Les deux organisations rappellent que les amphibiens subissent déjà de fortes pressions : disparition des zones humides, pollution, fragmentation des habitats, maladies émergentes. Dans ce contexte, elles jugent indispensable d’évaluer précisément l’impact de la « ranaculture » – la collecte de grenouilles sauvages – sur les populations locales.
Un appel au Préfet pour une étude scientifique d’ampleur
Face à ces inquiétudes, la LPO BFC et FNE BFC ont interpellé le Préfet de Région. Elles demandent la mise en place d’une étude scientifique ambitieuse, capable de mesurer l’état des populations de grenouilles rousses et les effets des prélèvements autorisés. Les associations estiment que seule une expertise indépendante permettra d’éclairer les décisions futures et d’assurer une gestion durable de l’espèce.
Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot appelle le gouvernement à agir rapidement sur le dossier du protoxyde d’azote. Après avoir alerté l’Assemblée nationale et le ministère de l’Intérieur, il rappelle qu’une proposition de loi qu’il porte a déjà été adoptée à l’unanimité au Sénat. Il demande qu’elle soit entérinée sans attendre, pour répondre à l’urgence des risques liés aux usages détournés du produit.
Une alerte sur la future carte scolaire
La députée du Doubs Dominique Voynet exprime son soutien aux enseignantes et enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée de septembre 2026. Elle rappelle que, malgré les engagements affichés lors des discussions budgétaires, le gouvernement avait assuré qu’aucune suppression de postes n’aurait lieu cette année. « La réalité est toute autre », estime-t-elle. Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, 21 postes pourraient être supprimés dans le Doubs, et 53 au total dans l’académie. L’élue souligne les conséquences déjà observées l’an dernier : 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.
Des écoles fragilisées dans plusieurs communes
Dominique Voynet cite plusieurs établissements concernés : Saône, Fontain, l’école Courbet d’Ornans, l’école Viotte à Besançon, entre autres. Elle alerte sur les effets concrets de ces fermetures : groupes plus chargés, projets pédagogiques annulés, accompagnement des élèves dégradé, équipes fragilisées.
Des effectifs déjà parmi les plus élevés d’Europe
L’élue rappelle également les comparaisons internationales : 22 élèves en moyenne dans les classes élémentaires françaises, contre 19 dans l’Union européenne et 26 élèves en moyenne au collège, contre 21 ailleurs en Europe. Elle souligne aussi que les enseignants français sont moins bien rémunérés que leurs homologues européens.
Un appel à revoir les arbitrages
Pour Dominique Voynet, ces suppressions de postes, présentées comme des « redéploiements » ou des « gels », s’inscrivent dans une logique de réduction continue des moyens humains de l’école. Elle dénonce une « duplicité du discours gouvernemental » et des « arbitrages comptables à courte vue ». La députée conclut en appelant à un changement de cap : « L’école mérite mieux. Il est encore temps de faire autrement. »