À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars à Besançon, Éric Delabrousse et l’équipe « Besançon mérite mieux » placent la tranquillité publique au cœur de leur projet. Leur ambition : permettre aux Bisontins de vivre sereinement leur ville « grâce à une approche pragmatique et équilibrée, fondée sur la prévention, la présence humaine et une action municipale mieux coordonnée ». « Agir avec fermeté lorsque c’est nécessaire, mais surtout avec bon sens, proximité et dialogue » : telle est la ligne directrice du candidat.
Une présence policière renforcée et modernisée
Doubler le nombre de policiers municipaux
Le constat posé par l’équipe est clair : les effectifs de la police municipale sont aujourd’hui jugés « insuffisants ». L’objectif affiché est d’atteindre, à terme, un ratio d’un policier municipal pour 1 000 habitants. Ce renforcement s’accompagnerait d’un armement adapté aux missions et aux horaires d’intervention, conditionné à une formation préalable rigoureuse des agents concernés.
Instaurer des patrouilles nocturnes armées
Pour améliorer le sentiment de sécurité, notamment en soirée, le programme prévoit la création d’une brigade de nuit active à partir de 23 heures, notamment lors de la fermeture des bars et restaurants ou à la sortie d’événements culturels. Conformément au cadre réglementaire, ces patrouilles seraient dotées d’armes à feu et bénéficieraient d’une formation spécifique en désescalade, gestion du stress et maîtrise des situations sensibles.
Renforcer les patrouilles dans les transports en commun
La sécurisation des transports en commun constitue un autre axe fort. Des policiers municipaux dédiés interviendraient en coordination étroite avec les contrôleurs du réseau Ginko. Formés et équipés de caméras-piétons, ces agents auraient pour mission de lutter contre la fraude, réduire les incivilités et protéger usagers comme personnels du réseau.
Augmenter le nombre de brigades VTT
Afin de renforcer la proximité, le programme prévoit l’augmentation des patrouilles à vélo, particulièrement adaptées aux parcs, au centre-ville et aux zones densément fréquentées. L’acquisition de vélos à assistance électrique performants et des formations spécifiques en prévention et renseignement de terrain viendraient compléter ce dispositif.
Préserver le cadre de vie et lutter contre les incivilités
Créer une Brigade verte
Selon Eric Delabrousse et son équipe, « la création d’une Brigade verte permettrait de diversifier les missions des Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) ». Ces agents seraient chargés de sensibiliser, informer et verbaliser en cas de dégradations constatées dans les parcs, forêts et espaces verts. Selon le collectif, ils deviendraient un relais de terrain essentiel, contribuant à la qualité de l’environnement urbain et au lien avec les habitants.
Déployer un éclairage nocturne adaptatif
Le programme prévoit l’installation d’un système d’éclairage public à détection de présence. Les réverbères s’allumeraient automatiquement lors du passage de piétons ou de véhicules, pour une durée limitée. Objectif : renforcer le sentiment de sécurité tout en maîtrisant la consommation énergétique.
Faire respecter l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique
Face aux situations d’alcoolisation jugées problématiques en centre-ville, la municipalité appliquerait strictement les arrêtés existants et, si nécessaire, en adopterait de nouveaux. Les policiers municipaux interviendraient avec formation adaptée et appui du Centre de Supervision Urbain modernisé.
Appliquer l’obligation de tenir les chiens en laisse
Dans la Boucle et les parcs, le respect strict de la tenue en laisse serait exigé pour prévenir accidents et conflits entre usagers. Cette mesure vise à garantir une cohabitation apaisée entre piétons, cyclistes et propriétaires d’animaux.
Miser sur la technologie et la coordination
Augmenter le nombre de caméras de vidéoprotection
Le projet prévoit un déploiement accru de caméras, notamment aux abords des établissements scolaires, sur les axes structurants et dans les espaces publics très fréquentés. Ces équipements intégreraient des dispositifs d’intelligence artificielle et seraient complétés par des caméras mobiles en cas de tensions ponctuelles. Les policiers municipaux seraient également équipés de caméras-piétons, dans une logique de transparence et d’efficacité.
Proposer un système d’alerte discret pour les commerçants
Les commerçants qui en feraient la demande pourraient bénéficier d’un dispositif d’alerte discret, relié directement au Centre de Supervision Urbain. En cas d’activation, l’information serait immédiatement transmise aux forces de l’ordre pour une intervention rapide.
Faciliter le signalement citoyen
Inspirée d’initiatives existantes comme à Strasbourg, une application municipale baptisée « Besançon & Vous » serait un outil pour signaler rapidement les incivilités constatées sur la voie publique, y compris le harcèlement de rue. L’outil servirait également de guichet unique pour les démarches et informations du quotidien.
Renforcer le lien entre le maire et le préfet
Le candidat insiste sur la nécessité d’une coordination étroite entre la municipalité et l’État. « Un travail renforcé avec le préfet permettrait d’optimiser la mobilisation conjointe des polices nationale et municipale. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance serait repositionné comme instance stratégique d’action concertée associant État, justice, bailleurs sociaux, éducation et associations ».
Une vision de la tranquillité au service du vivre-ensemble
Au-delà des mesures de fermeté, Éric Delabrousse défend une approche fondée sur la médiation et la prévention, « notamment auprès des jeunes et dans les quartiers les plus exposés aux tensions ». L’objectif affiché est d’apaiser les relations, prévenir l’installation durable des conflits et restaurer un climat de confiance entre habitants et institutions locales.
Les propositions détaillées sont disponibles sur le site du candidat (www.edlb2026.net). À travers ce programme, l’équipe « Besançon mérite mieux » entend faire de la tranquillité publique un levier central du vivre-ensemble et de l’attractivité de la ville pour les années à venir.
À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse officialise la composition de sa liste « Besançon mérite mieux ». Le candidat centriste entend incarner une alternative « apaisée et constructive », en rassemblant des profils venus d’horizons politiques et professionnels variés.
Une équipe revendiquée « à l’image de la ville »
Autour d’Éric Delabrousse, on retrouve des professionnels de santé, des enseignants, des chercheurs, des entrepreneurs, des fonctionnaires et des représentants de la société civile. La liste met en avant un équilibre entre expérience et renouvellement, avec des colistiers âgés de 24 ans pour les plus jeunes. Agnès Martin, en deuxième position, insiste sur la volonté de bâtir « une ville attractive, dynamique, plus juste et solidaire ». Le candidat assure vouloir dépasser les clivages traditionnels pour proposer un projet strictement local, sans interférence avec les débats nationaux.
Un socle programmatique construit dans la durée
Les principaux membres de l’équipe travaillent ensemble depuis plusieurs années. Ce noyau dur affirme avoir mûri un programme de plus de 100 propositions, issues notamment des « Conversations bisontines », des rencontres thématiques organisées avec les habitants.
Parmi les projets phares avancés figure l’aménagement du site de l’hôpital Saint-Jacques, avec la création d’un auditorium à vocation musicale, culturelle et scientifique. Une orientation qui traduit la volonté de renforcer le rayonnement culturel de la capitale comtoise.
Un positionnement politique assumé au centre
Investi par le parti Horizons, Éric Delabrousse bénéficie du soutien d’Édouard Philippe. Sa colistière Agnès Martin représente Renaissance. La liste reçoit également l’appui du Parti radical et intègre des personnalités divers gauche ainsi que des figures issues du monde culturel et associatif, comme l’artiste Kim Nezzar.
Ce rassemblement hétéroclite revendique une ligne centrale, tournée vers la gestion et l’efficacité plutôt que vers l’affrontement idéologique. Reste à savoir si cette stratégie d’ouverture permettra au candidat de s’imposer dans un paysage politique bisontin déjà bien structuré.


À Besançon, les chasseurs de l’ACCA organisent l’opération « J’aime la nature propre » samedi 7 mars. Objectif : un grand ramassage des déchets en forêt de Chailluz et sur les secteurs de Rosemont et Planoise. Rendez-vous à 8h30 à la salle de la Malcombe. L’événement est ouvert à tous : vététistes, cavaliers, traileurs ou simples promeneurs. Retour prévu avant midi.
À Pontarlier, Mars Bleu 2026 mobilise la ville contre le cancer colorectal. L’association Sourire et Solidarité, avec le soutien de la Ville, organise une grande journée de sensibilisation samedi 7 mars, de 10h à 18h, au Théâtre Bernard Blier. Au programme : stands d’information, animations et exposition. La journée se prolongera à 20h30, salle Jean Renoir, avec la pièce Cœur à prendre de la troupe Épicure. Les bénéfices seront reversés à l’association organisatrice. Autre temps fort : un nœud géant humain le 29 mars au stade Paul Robbe.
Selon une dernière étude de l’Insee, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit son déclin démographique. En 2025, la région compte 2,8 millions d’habitants et enregistre, pour la dixième année consécutive, une baisse de sa population, contrairement à la tendance nationale toujours orientée à la hausse.
Une natalité en chute durable
Le principal moteur de cette diminution reste la baisse continue des naissances. En 2025, 21 900 bébés ont vu le jour dans la région, un niveau historiquement bas. À titre de comparaison, près de 39 300 naissances étaient recensées en 1980, et encore 33 000 au début des années 2000.
Cette contraction s’explique par une fécondité en net recul : une femme a en moyenne 1,5 enfant en 2025, contre 1,9 en 2015. Parallèlement, le nombre de femmes en âge de procréer diminue également : les 20-39 ans sont 11 % moins nombreuses qu’en 2010. Le solde naturel – différence entre naissances et décès – est ainsi négatif depuis 2015.
Des décès en hausse sous l’effet du vieillissement
À cette baisse des naissances s’ajoute une augmentation du nombre de décès. En 2025, 31 900 décès ont été enregistrés, un niveau élevé, hors année exceptionnelle du Covid. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de vieillissement marqué de la population, lié notamment à l’arrivée aux grands âges des générations du baby-boom.
Aujourd’hui, un habitant sur huit a 75 ans ou plus dans la région. Si l’espérance de vie demeure élevée – 85,3 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes – la progression du nombre de seniors accentue mécaniquement le nombre annuel de décès.
Un déséquilibre générationnel croissant
La combinaison d’une natalité faible et d’un vieillissement accéléré creuse le déséquilibre entre générations. La part des personnes âgées progresse tandis que celle des jeunes diminue, ce qui pèse sur le dynamisme démographique régional.
Sans retournement durable de la fécondité ou apport migratoire significatif, la Bourgogne-Franche-Comté devrait continuer à voir sa population s’éroder dans les années à venir.
Dans le Doubs, la route départementale 27 est totalement fermée entre Châteauvieux-les-Fossés et Longeville jusqu’au 3 avril. Le Département engage des travaux pour sécuriser un glissement de terrain avec la construction d’un mur de soutènement. Coût du chantier : 155.000 euros. Une déviation est mise en place via les départementales 67 et 32, par Vuillafans et Lods, dans les deux sens de circulation.
À Besançon, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon présente jusqu’au 21 septembre l’exposition « Garder les yeux ouverts », consacrée à Ceija Stojka. Survivante des camps nazis, cette artiste rom autrichienne a commencé à peindre à la fin des années 80 pour raconter son histoire. Paysages lumineux, souvenirs des camps, devoir de mémoire : une œuvre forte à découvrir en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce dimanche soir, vers 21h, Rue de Vesoul à Besançon pour un accident de la circulation impliquant une voiture et un deux-roues. Le conducteur du scooter, un homme de 21 ans, grièvement blessé, a été pris en charge par un infirmier sapeur-pompier et par le SMUR avant d’être transporté médicalisé au CHU Minjoz. Le conducteur du véhicule, âgé de 47 ans, indemne, a été laissé sur place après signature d’une décharge. La Police Nationale était également présente sur les lieux.