À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, Bertrand Guinchard, candidat à la mairie de Pontarlier, a tenu une nouvelle conférence de presse ce mercredi. L’occasion pour lui de présenter les personnes qui occupent les quatre premières places de sa liste, d’officialiser le choix de sa future première adjointe et de détailler les grandes orientations de son programme, axé notamment sur l’attractivité, l’économie, le logement et le cadre de vie, avec notamment un important projet portant sur la transformation du centre-ville.
Alexandra Leroux désignée future première adjointe
Dans un souci affiché de transparence, Bertrand Guinchard a souhaité lever le voile dès à présent sur l’organisation de son équipe municipale en cas de victoire. Il a ainsi annoncé qu’Alexandra Leroux occuperait le poste de première adjointe. Élue expérimentée, déjà adjointe lors d’un précédent mandat, elle a été présentée comme une personnalité « dynamique et investie pour la ville de Pontarlier ». Un rôle stratégique, a rappelé le candidat, puisqu’il implique à la fois des responsabilités administratives, un pouvoir de signature et la capacité de suppléer le maire en cas d’absence.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Une liste apolitique et ouverte
Le candidat a également précisé l’ordre de sa liste, avec notamment en deuxième position Kajsa Biard, engagée sur les thématiques du développement durable, des mobilités et des transports. Bertrand Guinchard assume des profils aux sensibilités parfois différentes des siennes, un choix qu’il revendique pleinement. « J’ai annoncé une liste apolitique, où toutes les tendances sont représentées », a-t-il insisté, soulignant que chaque colistier se verrait confier de véritables délégations de décision, et non des responsabilités « par défaut ».
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Redynamiser l’économie et le centre-ville
Parmi les priorités du programme, l’économie et l’attractivité occupent une place centrale. « Sans économie dynamique, rien n’est possible », martèle le candidat. Un constat partagé sur la situation du centre-ville, jugé en difficulté, avec un déficit de fréquentation et de passage.
Pour y remédier, d’importants investissements sont envisagés. Le projet phare concerne la réhabilitation de la place d’Arçon, pensée comme un espace plus vert, plus ombragé, doté de zones de repos et d’un lieu de convivialité capable d’accueillir animations et spectacles. Une illustration de ce que l’équipe souhaite proposer, même si le projet devra encore faire l’objet d’études d’opportunité, financières et techniques. Autre ambition : la piétonnisation élargie entre la rue de la Gare et la mairie afin de créer une grande place dédiée aux habitants et aux visiteurs, favorisant les mobilités douces et le « bien-vivre » en centre-ville.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Un pôle d’attractivité touristique structurant
Bertrand Guinchard a également présenté un second grand projet : la création, à l’emplacement de la Maison Chevalier, d’une « cité des patrimoines du Haut-Doubs ». Ce futur équipement mettrait en valeur l’agriculture locale, les produits du terroir et la gastronomie, avec l’installation envisagée de l’Office de tourisme en son sein.
L’objectif est clair : attirer touristes et habitants, redonner envie de fréquenter le centre-ville et créer un véritable pôle d’attractivité reliant l’agora des Remparts, la place d’Arçon et le Grand-Cours, appelé lui aussi à être rénové.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Logement et mobilités douces au cœur des préoccupations
Sur la question du logement, le candidat reconnaît ne pas disposer de leviers directs pour faire baisser les prix, mais propose des solutions concrètes : mise à disposition de terrains communaux à prix réduit pour des projets encadrés, permettant de proposer des logements environ 30 % en dessous du marché. Jeunes familles, personnes seules ou âgées, logements intergénérationnels ou foyers seniors sont ciblés par ces dispositifs. Concernant les mobilités, le programme prévoit une meilleure sécurisation et une signalisation renforcée, ainsi que la création de liaisons cyclables reliant les quartiers aux établissements scolaires, afin de faciliter les déplacements quotidiens en toute sécurité. La sécurité, la transition numérique, le sport, la culture, … sont également au cœur des préoccupations de M. Guinchard.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Une campagne de terrain et de proximité
Pour porter ce projet, l’équipe de Bertrand Guinchard mise sur la proximité avec les habitants. Une permanence de campagne est ouverte rue de la République, avec des créneaux hebdomadaires et une boîte à idées accessible à tous. Cinq réunions de quartier sont également programmées, ainsi que deux réunions publiques générales avant chaque tour, les 12 et 19 mars à la salle Morand. Le candidat et son équipe sont enfin actifs sur les réseaux sociaux, où des vidéos viendront répondre aux questions des habitants.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
À travers cette conférence de presse, Bertrand Guinchard entend montrer que son projet repose sur des propositions concrètes et une volonté affirmée de « changer les choses » pour redonner à Pontarlier attractivité et dynamisme.
Le débat d’orientation budgétaire (DOB) de Grand Besançon Métropole se tiendra ce jeudi soir lors de l’avant-dernière assemblée communautaire du mandat. À quelques mois des élections municipales, l’exercice revêt une dimension particulière. Rencontre avec Gabriel Baulieu, premier vice-président de Grand Besançon Métropole (GBM), en charge des finances, pour décrypter les grandes orientations budgétaires 2026 et le contexte financier contraint dans lequel elles s’inscrivent.
Un niveau d’investissement historiquement élevé
Malgré un environnement financier de plus en plus tendu, Grand Besançon Métropole affiche une politique d’investissement soutenue. En 2025, l’investissement intercommunal a atteint 112 millions d’euros réalisés et payés,. Sur la période 2025-2029, la collectivité s’est dotée d’un programme pluriannuel d’investissement (PPI) de 570 millions d’euros, confirmant son rôle moteur dans le développement du territoire. « L’investissement public local reste un levier essentiel pour l’économie et l’attractivité », rappelle Gabriel Baulieu.
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Un contexte financier national de plus en plus contraignant
Cette dynamique se heurte toutefois à un contexte national jugé préoccupant. Les contraintes budgétaires de l’État se traduisent par un effort accru demandé aux collectivités. Le projet de loi de finances 2026 prévoit une contribution globale de près de 2 milliards d’euros, dont une part significative pèsera sur les intercommunalités. Parmi les mesures les plus impactantes figure celle concernant le fonds de compensation de la TVA (FCTVA), avec un report d’un an du remboursement de la TVA sur les investissements. Pour Grand Besançon Métropole, cela représente un décalage de trésorerie de plus de 6 millions d’euros. À cela s’ajoute la réforme de la fiscalité des entreprises industrielles : l’État transfère 20 % de la charge aux collectivités, générant pour GBM un manque à gagner estimé à 1 million d’euros. Pour Gabriel Baulieu, ces choix traduisent une incohérence des politiques publiques nationales : « L’État prélève sur les Régions et les intercommunalités, qui sont pourtant les moteurs de l’économie locale. Cela accroît notre dépendance aux dotations et réduit notre autonomie financière".
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Une fiscalité globalement stable en 2026
Malgré ces contraintes, les orientations budgétaires pour 2026 s’inscrivent dans une logique de stabilité fiscale. Les taux d’imposition seront maintenus. Seule une revalorisation légale des bases de 0,8 % entraînera une hausse mécanique de l’impôt, complétée par un ajustement limité à 0,1 % de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE). Le budget consolidé 2026 est estimé à 386,3 millions d’euros, hors subventions inter-budgets. Les dépenses de fonctionnement atteindraient 242 millions d’euros, tandis que 128 millions d’euros seraient consacrés aux investissements nouveaux.
Des projets structurants pour préparer l’avenir
Le budget 2026 s’articule autour de plusieurs axes stratégiques.
Un débat à forte portée politique
À l’approche des municipales, ce débat d’orientation budgétaire dépasse la seule technique financière. Il marque l’avant-dernier rendez-vous d’un mandat qui aura dû conjuguer ambition territoriale et contraintes nationales croissantes. Le débat de demain soir s’annonce donc déterminant, tant pour dresser le bilan que pour esquisser les priorités de la prochaine mandature.
Dans le cadre des municipales 2026, le candidat centristes Éric Delabrousse lance ses « Conversations Bisontines », des rencontres ouvertes à tous pour échanger sur l’avenir de Besançon. Première séance ce jeudi 29 janvier, de 18h à 20h, au Café du Temps, consacrée à l’environnement et au cadre de vie. D’autres rendez‑vous suivront chaque jeudi, ainsi que des temps d’échanges dans les cafés de quartier. Informations sur https://www.edlb2026.net/rencontrer
Ce jeudi 29 janvier, Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité, sera en visite dans le Jura. Aux Rousses, il lancera l’indication géographique « Tournerie et Tabletterie du Massif du Jura » et rencontrera les acteurs économiques. L’après‑midi, il inaugurera le Bus Santé des femmes, visitera la crèche, puis rejoindra le Centre National de Ski Nordique à Prémanon pour une séquence dédiée à la rénovation du gymnase.
La France Insoumise et Séverine Véziès viennent de décliner leur projet pour les municipales de Besançon. La tête de liste évoque une réflexion qui se décline en quatre piliers, 30 engagements, plus de 200 mesures et 4 alter-projets. Un programme, élaboré avec les habitants et pensé pour transformer durablement la gouvernance, le social et l’écologie à Besançon.
Un programme né d’une “co‑construction” citoyenne
Séverine Véziès insiste d’emblée sur la démarche collective qui a présidé à la rédaction du programme. Un questionnaire populaire, lancé au printemps dernier, a servi de base à la réflexion. À l’automne, des groupes de travail réunissant citoyens, militantes et militants ont permis de transformer ces contributions en propositions concrètes. La candidate rappelle également que certaines mesures s’inscrivent dans une cohérence nationale, portée par l’ensemble des têtes de liste insoumises dans le pays.
Quatre piliers pour structurer l’action municipale
1. Redonner du pouvoir aux habitants
La liste met en avant un ensemble de mesures visant à renforcer la démocratie locale :
2. Répondre aux besoins essentiels
Ce pilier regroupe des propositions autour du logement, de l’alimentation, de la santé ou encore de l’éducation.
Parmi elles :
3. Engager la bifurcation socio‑écologique
La candidate défend une vision de l’économie « au service des besoins » et une écologie « populaire ».
Mesure phare :
4. Défendre les droits humains et la paix
La liste souhaite renforcer le soutien aux structures luttant contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi que contre toutes les formes de discrimination.
Elle propose notamment :
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Quatre “alter‑projets” pour transformer la ville
La liste met également en avant quatre projets structurants :
D’autres mesures concernent le maintien à domicile des personnes âgées, la création de structures intergénérationnelles ou encore le développement des arts numériques.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Une campagne axée sur la proximité
Pour faire connaître ce programme, l’équipe mise sur une présence forte sur le terrain :
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Séverine Véziès affirme vouloir maintenir cette proximité si elle est élue : bilans réguliers, permanences populaires et construction continue des politiques publiques avec les habitants.
Pour tout savoir sur le projet : https://fairemieuxbesancon.fr/
À Villers‑le‑Lac, la liste Villers en mouvement, menée par Pascal Viennet, confirme qu’elle est « complète » et qu’elle sera déposée « dans les délais prévus » en préfecture. . Le collectif répond ainsi aux doutes exprimés par ses opposants. L’équipe assure que les démarches administratives sont en cours et invite les habitants à deux réunions publiques, les 31 janvier et 6 février, tout en rappelant l’importance de vérifier son inscription électorale.
À l’approche des municipales de mars 2026, l’Association des maires de France alerte sur la baisse de participation et le nombre élevé d’électeurs non‑inscrits ou mal‑inscrits. Près de 10 millions de citoyens avaient ainsi été privés de vote en 2022. L’AMF rappelle que s’inscrire sur les listes est un acte civique essentiel et invite chacun à vérifier sa situation avant les dates limites : le 4 février en ligne et le 6 février en mairie. Dans ce contexte, la Ville de Besançon met en ligne plusieurs outils pour vérifier son inscription sur les listes électorales et pour s’inscrire pour le scrutin du printemps prochain.
Vérifier son inscription : https://www.grandbesancon.fr/demarche-administrative/verifier-mon-inscription-sur-les-listes-electorales/
Inscription sur les listes électorales : https://www.grandbesancon.fr/demarche-administrative/inscription-sur-les-listes-electorales
Dans un communiqué de presse, la liste « Villers‑le‑Lac, une dynamique d’avenir », menée par Romain Vermot, annonce « anticiper l’éventualité d’être la seule liste complète pour les municipales de mars 2026 ».
« Face aux difficultés de la liste concurrente « Villers en mouvement » à finaliser son équipe, elle a choisi de renforcer sa composition en ajoutant deux candidats supplémentaires, comme le permet la loi » précise-t-elle. La liste compte désormais 31 noms, avec l’arrivée de Magali Leplat et Mohamed El Asaass, afin de garantir un effectif complet de 29 conseillers en cas d’élection intégrale le 15 mars.
L’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi du groupe Renaissance visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à bannir l’usage du téléphone portable au lycée. Le texte, soutenu par Emmanuel Macron et porté par la députée Laure Miller, pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre, selon Gabriel Attal. Au‑delà du débat politique, ces mesures interrogent directement les premiers concernés : les lycéens. Entre défense de l’autonomie, inquiétudes sur le harcèlement et doutes sur la faisabilité, leurs avis dessinent un paysage contrasté. Paroles de lycéens bisontins.
Téléphone au lycée : entre autonomie et nécessité de protéger
Les réactions recueillies montrent un clivage net.
Le téléphone comme outil d’autonomie : Pour certains ados, l’interdiction totale serait un recul. Youcef explique que le portable représente « un rappel de notre indépendance », un moyen d’apprendre à « travailler nous‑mêmes » et à s’organiser comme dans la vie active. Il reconnaît toutefois que le retrait du téléphone pourrait « peut‑être améliorer la concentration », mais redoute la perte d’un outil devenu central dans leur quotidien.
Un soutien clair à l’interdiction. D’autres lycéens se montrent favorables à une mesure stricte. « Je suis content, je préfère ça », confie un élève, estimant qu’au lycée, il est plus simple de gérer l’absence du portable que de résister à la tentation de l’utiliser. Gabin juge que l’interdiction « éviterait qu’il se passe des problèmes », notamment liés aux usages numériques.
Le harcèlement, un argument majeur. Plusieurs jeunes évoquent la multiplication des situations de harcèlement en ligne : « Il y a trop de harcèlement sur les réseaux sociaux, trop de mauvaises choses », ajoute Gabin, pour qui la restriction est une mesure de protection nécessaire.
Mais une mise en œuvre jugée très complexe. Certains soulignent la difficulté pratique : « Avec plus de 1000 élèves, c’est dur à mettre en place », estime un lycéen, pointant la gestion quotidienne des appareils et les risques de contournement.
Le reportage de la rédaction : Youcef, John et Gabin
Réseaux sociaux avant 15 ans : utilité reconnue, risques pointés
Sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, les avis convergent davantage.
Un outil utile… mais pas pour les plus jeunes. John rappelle que les réseaux sont « pratiques pour s’informer, même pour les adultes », mais reconnaît qu’ils peuvent être « nuisibles actuellement ». Et de souligner que pour les jeunes de « 12 ou 13 ans, l’utilité n’est pas forcément là », évoquant un manque de maturité et de vocabulaire pour comprendre ce qu’ils y voient.
Une protection jugée nécessaire. Plusieurs lycéens soutiennent clairement l’interdiction : « Oui, c’est mieux », affirme une élève, rappelant la fréquence du harcèlement et la présence de contenus inadaptés.
Un débat qui dépasse l’école
Entre autonomie et protection, les lycéens expriment des positions nuancées, souvent liées à leur propre rapport au numérique. Si beaucoup reconnaissent les risques, d’autres insistent sur la nécessité d’apprendre à gérer ces outils plutôt que de les supprimer. Le Parlement devra désormais trancher, alors que la question touche à la fois à l’éducation, à la santé mentale et à la citoyenneté numérique des jeunes.
Le député du Doubs Laurent Croizier rend hommage à Henri Barbet, maire de Brères, décédé après avoir combattu la maladie avec courage. Conseiller municipal depuis 1984 et maire depuis 2014, il était décrit comme un homme profondément humain et dévoué à sa commune. Le député adresse ses condoléances à sa famille, à ses proches et aux habitants de Brères.