La Communauté de communes Frasne-Drugeon travaille actuellement à l’élaboration d’un guide pratique pour mieux comprendre les règles en matière de publicité extérieure. Cette décision fait suite à l’approbation de son Règlement local de publicité intercommunal en début d’année. Ce document encadre désormais les enseignes, préenseignes et dispositifs publicitaires sur l’ensemble des 10 communes du territoire, en complément du Code de l’environnement.
Réactions après les municipales à Lons-le-Saunier. La victoire de Cyrille Brero suscite des réactions, notamment à droite. Sur les réseaux sociaux, le président LR du Conseil départemental du Jura, Gérôme Fassenet, a adressé ses félicitations à son « ami », saluant une « très belle victoire » dans la capitale jurassienne. Il évoque également « de nouvelles perspectives pour un travail constructif au service des Jurassiens ».
Le MoDem du Doubs a réagi à l’issue des élections municipales à Besançon, saluant la victoire de Ludovic Fagaut, de Laurent Croizier et de la liste « Ensemble Besançon Avance ». Dans un communiqué, le mouvement estime que les électeurs ont exprimé une volonté de changement, sanctionnant la politique menée par la majorité sortante. Il évoque le choix d’un projet « concret et responsable », centré sur les préoccupations du quotidien comme la sécurité, les déplacements ou le cadre de vie.
Le MoDem souligne également un rejet des « extrêmes » et salue « l’esprit de responsabilité » des nouveaux élus. Il leur souhaite pleine réussite pour ce mandat, qualifié de « nouvelle page » pour la ville.
À 48 heures de son entrée en fonction, le futur maire de Pontarlier affiche confiance et volonté de rassembler. Entre continuité, méthode inspirée du monde de l’entreprise et premières mesures concrètes, Patrick Comte détaille ses priorités pour la ville de Pontarlier.
Pour commencer, M. Comte, à 48 heures environ de votre prise de fonction, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis confiant, enthousiaste et ravi.
Vous avez rencontré Patrick Genre dernièrement. Comment s’est passée cette rencontre ?
Il m’a permis de prendre connaissance des dossiers en cours, m’a présenté les agents municipaux de l’hôtel de ville, le directeur général des services, et nous avons échangé sur différents sujets.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Vous êtes un ancien chef d’entreprise. Pensez-vous qu’on gère une commune comme on gère une entreprise ?
Il y a beaucoup de points communs, mais bien sûr des différences. Une ville doit fonctionner avec une certaine rigueur : ne pas dépenser plus que ce qu’on a, investir pour l’avenir, valoriser les agents et travailler pour le bien-être des habitants, comme on le ferait pour des clients dans une entreprise.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Justement, quelle est la différence entre des clients et des administrés ?
Elle n’est pas si importante. Ce qui change, c’est surtout la méthode. Le but, lui, reste le même : servir au mieux.
Patrick Genre évoquait récemment la notion de rassemblement. C’est aussi un mot que vous utilisez, y compris vis-à-vis de votre opposition ?
Oui. Un projet ne peut réussir que s’il est collectif. Il faut fédérer les agents municipaux et toutes les forces vives autour de notre projet. L’opposition en fait partie. Nous avons tous le même objectif, donc il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Cela signifie-t-il qu’on tourne la page de la campagne ?
Oui. Pour ma part, je ne suis jamais entré dans les tensions. J’ai compris qu’il pouvait y avoir de la frustration ou de la colère, mais ce n’est pas dans mon tempérament de rester dans le conflit.
Votre profil de novice en politique, qui a remporté ces élections, vous convient-il encore ?
Plus qu’à un homme, c’est un projet qui a fédéré : redonner de la vie et de l’attractivité à Pontarlier. Je pense que beaucoup de Pontissaliens s’y retrouvent.
Comment s’organisent ces premiers jours avant votre prise de fonction officielle ?
Je prends mes marques. Il faut d’abord nommer les adjoints et définir clairement les délégations. Les rencontres avec les partenaires débuteront la semaine prochaine.
Et la communauté de communes ?
Cela viendra un peu plus tard. La prochaine réunion est prévue le 22 avril.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Avec votre score, êtes-vous conscient des attentes ?
Oui, même si je reste modeste : je n’ai recueilli que 25 % des voix des inscrits. Mais il y a une réelle adhésion, et je suis conscient des attentes.
Et du soutien d’une partie de la gauche ?
Je pense que certains ont été sensibles à l’aspect culturel de notre projet. Mais je suis ouvert à tous les sujets : économiques, sportifs et plus largement à toute la vie de la cité.
Vos adjoints sont-ils déjà connus ?
Oui, ils sont définis depuis longtemps. Il n’y aura pas de surprise ni de changement.
Quelles seront vos premières actions ?
Des actions simples et rapides : améliorer la propreté de la voirie, lancer des programmes de réfection, lutter contre les incivilités, mettre en place et faire respecter les zones bleues, et travailler sur la fluidité de la circulation.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Sur le territoire de Lons-le-Saunier, la communauté de commune ECLA lance un projet de covoiturage pour les trajets domicile-travail afin de remplacer la voiture individuelle par une solution durable. Le dispositif consiste en des lignes de covoiturage virtuelles, avec des points de rendez-vous et un outil numérique pour connecter les usagers, après une enquête sur les flux de déplacements auprès des entreprises. Les sociétés devront désigner un référent mobilité et participer au projet, qui vise à améliorer les conditions de déplacement des salariés tout en réduisant l'impact environnemental. Pour tout information : Pour toutes informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 03 84 47 88 92
À l’issue de ce scrutin municipal, les habitants de Saint-Claude ont largement porté à leur tête Frédéric Poncet, candidat divers gauche, qui s’impose avec plus de 61 % des suffrages. Il devance nettement son adversaire divers droite, Lilian Cottet-Emard, dans une élection marquée par une forte dynamique de rassemblement. Au lendemain des résultats, le nouveau maire s’est dit « tout à fait satisfait », tout en insistant sur la portée collective de cette victoire : « Ce résultat, c’est surtout celui des Saint-Claudiens, qui ont montré leur volonté de se rassembler. »
L'interview de la rédaction : Frédéric Poncet
Une campagne axée sur l’unité
Présenté par ses soutiens comme « l’homme providentiel », Frédéric Poncet a construit sa campagne autour d’un mot d’ordre clair : dépasser les clivages politiques traditionnels. Son positionnement, volontairement détaché des partis, semble avoir trouvé un écho favorable auprès des électeurs. Le candidat a su fédérer bien au-delà de son camp. « Depuis 30 ans, les élections se faisaient bloc contre bloc. Cette fois, il y avait une fenêtre pour rassembler », explique-t-il.
Un programme construit au plus près des habitants
Au cœur de sa réussite : une méthode de campagne fondée sur l’écoute. Frédéric Poncet revendique un travail de terrain mené bien en amont : « Nous avons construit notre programme en allant à la rencontre des habitants, pour comprendre leurs préoccupations mais aussi leur envie de parler positivement de leur ville ». Cette approche pragmatique, centrée sur les attentes locales plutôt que sur les logiques partisanes nationales, a permis de créer un lien direct avec les électeurs.
L'interview de la rédaction : Frédéric Poncet
De fortes attentes pour le nouveau mandat
Si la victoire est large, les défis le sont tout autant. Le nouveau maire en est conscient :
« Les attentes sont grandes. Il y a un travail important à mener sur plusieurs thématiques ». Parmi les priorités évoquées : améliorer la qualité de vie et de l’habitat, renforcer le dynamisme économique local, favoriser le vivre-ensemble et répondre à des besoins concrets du quotidien. Frédéric Poncet insiste sur la nécessité d’impliquer tous les acteurs du territoire : citoyens, entreprises et partenaires institutionnels.
Une prise de fonction déjà engagée
Avant même son installation officielle, prévue vendredi après-midi lors du conseil municipal, le nouveau maire a entamé ses premiers échanges : rencontre avec la communauté de communes, discussions avec des entreprises locales et premiers contacts avec les partenaires institutionnels. Objectif : inscrire rapidement Saint-Claude dans une nouvelle dynamique et renforcer son rôle au sein de l’intercommunalité.
Des actions concrètes dès le début du mandat
Parmi les premières mesures envisagées, Frédéric Poncet souhaite répondre à des situations précises, symboles des attentes locales. Il évoque notamment le cas d’un enfant en situation de handicap dont la famille attend depuis des années l’installation d’une rampe d’accès. « C’est ce type de réponse concrète que je veux apporter rapidement ".
L'interview de la rédaction : Frédéric Poncet
Un mandat placé sous le signe du changement
Avec cette victoire, les électeurs ont clairement exprimé leur volonté de tourner une page politique à Saint-Claude. Pour Frédéric Poncet, le cap est fixé : « Nous avons besoin de toutes et tous pour être au rendez-vous de ce changement. » Reste désormais à transformer cet élan électoral en résultats concrets pour les habitants.
À Pontarlier, les écologistes du Haut-Doubs réagissent au second tour des municipales 2026 en saluant l’élection de Patrick Comte. Ils souhaitent « une pleine réussite » à la nouvelle équipe municipale, tout en assurant que les élus de La Gauche Pontissalienne joueront leur rôle dans l’opposition.
Malgré une campagne « engagée », menée notamment par Cédric Laithier, la liste de gauche enregistre un résultat « très loin » de ses attentes. Les écologistes évoquent un électorat de gauche qui ne s’est pas pleinement reconnu dans leurs propositions, ainsi qu’un vote « utile » face à des listes de droite.
Le communiqué pointe également un climat de campagne « tendu », marqué par des dégradations d’affiches et des échanges virulents. Les écologistes appellent désormais à construire « un projet d’avenir » pour la ville et tendent la main à celles et ceux qui souhaitent s’y associer.
La fédération du Parti socialiste du Doubs, par la voix de son premier secrétaire Jean-Sébastien Leuba, a salué la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche, à l’annonce de sa disparition. Dans ce communiqué, les socialistes bisontins rendent hommage à un homme d’État « au service de la République et du progrès social », rappelant son rôle dans des réformes emblématiques comme les 35 heures, la CMU ou encore le PACS.
Ils soulignent également les liens de Lionel Jospin avec Besançon et le territoire, évoquant notamment sa venue en 2021 pour l’hommage à Paulette Guinchard ainsi que plusieurs déplacements marquants dans le Doubs. La fédération insiste enfin sur l’héritage d’un socialisme « réformiste, lucide et humaniste » et adresse ses pensées à ses proches ainsi qu’à tous ceux attachés aux valeurs qu’il a défendues.
La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.
Une gauche divisée et désorganisée
Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.
L'interview de la rédaction : Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste
Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat
Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.
Le pire résultat depuis des décennies
Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.
Reconstruire, mais avec qui ?
Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.
À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti. Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.
Après plus de 70 ans de gestion à gauche, Besançon bascule. Le candidat de la droite et du centre, Ludovic Fagaut, s’est imposé largement au second tour des élections municipales, créant la surprise et mettant fin à des décennies de domination de la gauche à l’hôtel de ville. Porté par une campagne de terrain axée sur le quotidien des habitants, il devient le nouvel homme fort de la vie politique locale. Entre volonté de changement, mobilisation des électeurs et recomposition politique, Ludovic Fagaut revient sur sa victoire et ses priorités pour la capitale comtoise.
Une réaction par rapport aux résultats d’hier soir : avez-vous le sentiment d’être entré dans l’histoire ?
Je ne sais pas si je suis entré dans l’histoire. En tout cas, ce que nous avons fait avec l’équipe, avec les colistières et les colistiers, cette union de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine, marque bien sûr le paysage bisontin. Mais c’est surtout le projet que nous portons qui compte, avec une véritable attente exprimée par les électrices et les électeurs bisontins, qui ont souhaité le changement et l’ont concrétisé hier dans les urnes.
On a constaté que le vote populaire vous a également apporté son soutien. Ce n’est pas très “à droite”, finalement ?
Je ne sais pas vraiment ce qui est “à droite” ou pas. En tout cas, il y avait une attente des Bisontines et des Bisontins, quels que soient les quartiers, pour un vrai changement. Ils attendaient qu’on leur parle du quotidien. C’est ce que nous avons fait, avec des propositions très concrètes et opérationnelles. Quand on parle de sécurité, de circulation ou encore de la vie quotidienne, avec des problématiques comme les trottoirs, nous avons vraiment parlé aux habitants de ce qu’ils vivent et de ce que nous allons leur apporter pour améliorer leur quotidien. Et c’est cela, aujourd’hui, qui a fait la différence. Dans tous les quartiers, pas seulement les plus populaires, les habitants voulaient ce changement, et ils vont l’avoir avec notre équipe.
Aucun sondage ne vous donnait avec un tel avantage. Avez-vous été surpris ?
J’ai surtout constaté que, sur le terrain, lors du porte-à-porte quotidien, les habitants nous disaient : “On n’en peut plus, on veut que ça change.” Il y avait une réelle nécessité de faire évoluer les choses. Je ne sais pas si l’on peut parler de surprise, mais en tout cas, nous le sentions très fortement sur le terrain.
Plus 13 points entre le premier et le second tour : vous avez trouvé les réserves de voix nécessaires pour gagner la ville ?
Oui, parce que nous avons su mobiliser. Il y a aussi des abstentionnistes qui sont certainement venus voter. Nous avons été au cœur des préoccupations des habitants de Besançon, et c’est cela qui a fait la différence. Nous avons parlé d’un projet, un projet pour les habitants, centré uniquement sur Besançon et leurs préoccupations. Et nous allons continuer à le faire et à le défendre au quotidien.
L’installation du conseil municipal a lieu vendredi soir, c’est bien cela ?
Oui, vendredi soir à 17 heures.
Ensuite, il faudra s’attaquer à Grand Besançon Métropole ?
Oui, cela va se mener en parallèle. Il faut retrouver une stabilité au sein de Grand Besançon Métropole, un climat apaisé entre la périphérie et la ville centre, ainsi qu’une confiance renouvelée avec les élus. Nous devrons donc mener ces deux chantiers de front.
Anne Vignot est toujours maire de Besançon jusqu’à vendredi soir ?
Oui, jusqu’à l’installation du conseil municipal.
Qu’en est-il de votre mandat départemental ?
Pour l’instant, j’ai été élu au département jusqu’en 2028. Nous prendrons le temps d’échanger avec la présidente du département sur la situation. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles. Nous allons d’abord assurer une certaine stabilité, puis nous verrons ensuite comment faire évoluer les choses.