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À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les listes se mettent en ordre de bataille à Maîche. Parmi elles, la liste « Maîche demain », conduite par Pascal Bouteille, ancien enseignant et directeur d’école. À 69 ans, le Maîchois entend proposer une autre manière de gérer la commune, en mettant en avant la transparence, le travail d’équipe et l’écoute des habitants.

Un ancien instituteur engagé pour sa commune

Né à Maîche, Pascal Bouteille a exercé pendant vingt ans comme instituteur puis directeur d’école, dans la commune et dans les établissements du secteur. Déjà engagé lors du scrutin municipal de 2020 sur une autre liste, il n’avait alors pas été élu, mais dit avoir suivi de près la vie municipale ces six dernières années. « J’ai souvent assisté aux conseils municipaux et participé aux préparations. Cela m’a intéressé et donné envie de m’investir davantage », explique-t-il. Lorsque la tête de liste de 2020, battu par Régis Ligier, le Maire sortant, a décidé de ne pas repartir dans la course, la question d’un nouveau chef s’est posé. « Je me suis dit : pourquoi pas y aller ? Mais si je m’engage, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour m’investir réellement », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

 

Une liste revendiquée « apolitique »

La liste « Maîche demain » se présente sans étiquette politique. « Nous avons des personnes de tous horizons. L’objectif n’est pas de faire de la politique partisane mais de travailler pour la commune », insiste le candidat. Parmi les motivations de son engagement figure aussi la situation financière de la ville. Pascal Bouteille évoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes, qui pointe plusieurs fragilités. « On y lit que la situation financière se dégrade, que la gestion budgétaire nécessite des ajustements et que les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Cela pose forcément des questions », estime-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

pascal bouteille liste

 

Une autre organisation du travail municipal

Au-delà des finances, le candidat souhaite également modifier le fonctionnement du conseil municipal. Après six années passées à observer les débats, il estime que les décisions sont parfois concentrées entre quelques élus. « J’ai parfois eu l’impression que deux ou trois personnes étaient aux manettes et que les autres se contentaient d’exécuter. Je souhaite au contraire un véritable travail collectif », explique-t-il. Son projet prévoit notamment un fonctionnement en duos ou trios d’élus autour des dossiers, afin d’impliquer davantage les conseillers municipaux dans les décisions.

Pascal Bouteille propose également d’ouvrir les commissions municipales à l’ensemble des élus et colistiers, y compris ceux de la liste concurrente menée par Régis Ligier. « L’idée est de travailler dans la transparence et d’associer toutes les compétences », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

Transparence et dialogue avec les habitants

Autre axe mis en avant par la liste : la transparence dans la gestion municipale. Le candidat évoque par exemple la publication claire des indemnités du maire et des adjoints, afin que les habitants puissent en avoir connaissance. Mais Pascal Bouteille insiste surtout sur la nécessité de renouer le dialogue avec la population. Depuis le début de la campagne, lui et plusieurs colistiers ont multiplié les rencontres en porte-à-porte. « Les habitants nous ouvrent leurs portes et ils ont surtout besoin d’être écoutés. Certains se sentent un peu délaissés. Quand on prend le temps d’échanger, ils apportent aussi des idées », observe-t-il. Selon lui, la gestion municipale doit s’appuyer davantage sur cet aspect humain, tout en continuant à assurer les missions classiques d’une commune : entretien de la voirie, gestion des équipements et préservation du patrimoine.

Une réunion publique avant le scrutin

La liste « Maîche demain » organise une réunion publique ce jeudi à 20 heures, à la salle de l’Union, afin de présenter son projet et échanger avec les habitants. Pascal Bouteille indique que ce type de rencontre pourrait être renouvelé régulièrement en cas d’élection. « La transparence et l’écoute ne doivent pas s’arrêter après la campagne », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.

Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?

Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

 

Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?

Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?

Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.

Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.

Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?

Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?

Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.

La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?

Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.

Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.

Face à la hausse des prix des carburants, le député du Doubs Laurent Croizier demande au gouvernement d’étendre les contrôles à l’ensemble de la filière, notamment aux raffineurs. Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, il s’interroge sur l’augmentation rapide des prix à la pompe ces derniers jours. Si des contrôles sont déjà prévus dans 500 stations-service par la répression des fraudes, l’élu souhaite davantage de transparence afin de prévenir toute spéculation et protéger le pouvoir d’achat des Français.

 

À l’approche des élections municipales, Laurent Petit  est dans les starting-blocks à Doubs, près de Pontarlier. Composée de 25 personnes aux profils variés, son équipe se présente « sans étiquette » et met en avant plusieurs priorités pour les années à venir, notamment la sécurité routière, le logement et la création d’une salle omnisports.

Une liste de 25 candidats aux profils variés

La liste est constituée de 23 candidats titulaires et de deux suppléants. Laurent Petit souligne la diversité des compétences présentes au sein de l’équipe. « C’est une liste sans étiquette composée de personnes issues de milieux professionnels très différents », explique-t-il. Éducation, social, agriculture, forêt, communication, finances ou encore gestion des voiries et des bâtiments : selon lui, ces expériences variées doivent permettre de répondre aux enjeux de gestion d’une commune d’environ 3 700 habitants.

La sécurité routière parmi les priorités

Parmi les axes majeurs du programme figure la sécurité routière. Laurent Petit rappelle qu’un diagnostic a été réalisé en novembre 2024 afin d’analyser les vitesses et les flux de circulation dans les rues traversantes de la commune. L’équipe souhaite s’appuyer sur ces données pour mettre en place un plan de sécurité routière. L’objectif est notamment de réduire la vitesse des véhicules grâce à différents aménagements techniques et de limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels. « Il faut éviter que certaines rues servent d’itinéraires de substitution pour gagner quelques minutes », explique le candidat, qui souhaite renforcer la sécurité des habitants, notamment des familles et des enfants.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Un enjeu majeur : l’accès au logement

Autre sujet central pour la liste : la question du logement. Selon Laurent Petit, les jeunes actifs et les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger dans la commune, et plus globalement dans le Huat-Doubs. Le nombre de logements disponibles à la location est limité et les loyers sont jugés élevés. L’accès à la propriété est également devenu difficile en raison du prix du mètre carré. Pour répondre à cette situation, plusieurs pistes sont avancées : faire respecter les règles du plan local d’urbanisme et de l’habitat, développer des logements abordables dans les futurs projets communaux et lutter contre la sous-occupation de certains logements. La liste souhaite également encourager la rénovation via l’opération programmée d’amélioration de l’habitat portée par la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Une salle omnisports pour la commune

Le projet de création d’une salle omnisports constitue un autre engagement du programme. Pour Laurent Petit, une commune de la taille de Doubs ne dispose pas aujourd’hui d’équipements permettant à tous de pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Une telle infrastructure permettrait d’accueillir les activités associatives, scolaires et individuelles, quelle que soit la météo. « Dans le Haut-Doubs, les conditions climatiques ne sont pas toujours simples », rappelle-t-il. Le candidat affirme que les projets proposés sont « réalistes et réalisables » et assure qu’ils pourraient être menés sans augmentation des taux d’impôts communaux.

Une réunion publique avant le scrutin

Laurent Petit invite les habitants à venir échanger avec son équipe lors d’une réunion publique prévue le 13 mars à 20 heures à l’Espace des Rives. Ce rendez-vous sera l’occasion de présenter plus en détail le programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat appelle également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour choisir la future équipe municipale de la commune.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

À quelques jours du scrutin, les enjeux politiques se précisent à Besançon. La maire sortante, Anne Vignot, défend son bilan et son projet pour la ville, entre développement économique, solidarité et transition écologique. Sécurité, attractivité du territoire, place de l’écologie ou encore duel politique avec son opposant Ludovic Fagaut : autant de sujets au cœur de cette campagne. Anne Vignot répond à nos questions.

Quels sont, pour vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples. Je suis très attachée à une ville qui a toujours été reconnue pour sa dimension à la fois sociale et économique. Besançon repose sur ces deux piliers : accompagner les personnes en difficulté et porter une activité économique dynamique. Pour moi, l’objectif est de continuer à avancer sur ces deux jambes et ne pas se retrouver à cloche-pied sur une seule. J’ai besoin d’une ville animée, active, productive, donc très vivante, mais aussi juste et humaine. Face à une société qui traverse aujourd’hui une forme de chaos, nous avons besoin d’un territoire solide sur le plan de l’humanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pensez-vous que l’écologie a encore toute sa place comme préoccupation pour les Bisontins ?

En réalité, tous les sondages montrent que les habitants sont très attachés aux réponses à apporter face au climat, à l’effondrement de la biodiversité ou encore aux questions de pollution. Ces sujets préoccupent de plus en plus les citoyens, notamment parce qu’ils touchent directement à la santé. Bien sûr, cela implique des changements importants dans nos modes de vie et cela amène chacun à réinterroger ses habitudes et ses convictions. L’enjeu aujourd’hui est de montrer qu’il est possible de développer un territoire de manière écologique tout en garantissant l’activité économique, le pouvoir d’achat et la qualité de vie. Cela passe aussi par le vivre-ensemble : accompagner le vieillissement de la population, encourager la jeunesse, soutenir la parentalité et lutter contre les violences intrafamiliales. Tout est lié. Construire l’avenir, c’est aussi penser à notre environnement, car il aura un impact majeur, à la fois humain et économique.

La ville est à gauche depuis 1953. Ressentez-vous une responsabilité particulière de ne pas laisser Besançon basculer dans un autre camp politique ?

Je poserais la question autrement. En France comme à l’international, on observe une montée de réflexes politiques de droite, souvent marqués par des logiques de rejet et de durcissement. Ces discours se rapprochent parfois de ceux du Rassemblement national. Je m’oppose à cette dérive. Car laisser penser que certaines personnes ne mériteraient plus d’avoir accès aux services publics est extrêmement préoccupant. C’est une idée que l’on entend au Rassemblement national, mais aussi chez certains de mes opposants, notamment Ludovic Fagaut. On le voit par exemple dans certaines politiques sociales au niveau départemental, qu’il soutient : réduction du nombre de travailleurs sociaux, restriction de l’accès au RSA, critique permanente de la masse salariale des services publics, derrière ce discours, c’est en réalité l’accès aux services publics qui est remis en cause.

À Besançon, les habitants sont attachés à un modèle qui combine attractivité économique et solidarité. La preuve : la ville gagne des habitants, accueille de nouvelles entreprises et développe des espaces pour l’activité économique. Mais en même temps, nous ne lâchons pas la dimension sociale. Chacun sait qu’un accident de la vie peut arriver dans n’importe quelle famille. Et la société doit être capable de tendre la main. C’est profondément ancré dans l’identité de Besançon. Il ne faut pas opposer développement économique et solidarité. C’est justement la force de Besançon et aussi celle d’un projet écologiste et de gauche.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Vos opposants vous reprochent de ne pas avoir fait assez en matière de sécurité. Que leur répondez-vous ?

Je suis très claire sur ce sujet. Pendant six ans, j’ai mené un combat inédit sur la sécurité, en travaillant sur tous les aspects. D’abord, j’ai demandé dès 2022 la création d’un nouveau commissariat afin d’améliorer les conditions de travail des policiers et d’augmenter les effectifs. Nous travaillons main dans la main avec l’État. Lors d’opérations contre les points de deal, comme celles menées récemment, jusqu’à 180 policiers peuvent être mobilisés. Cela montre bien que la présence de la police est indispensable.

Mais pour lutter efficacement contre le trafic, il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord en s’attaquant aux réseaux internationaux et aux avoirs financiers des grands chefs du narcotrafic. Sans cela, il est très difficile d’assécher le système. Ensuite, il faut agir sur la consommation. Tant que la demande existe, le marché se reconstitue. Arrêter les petits dealers ne suffit pas : ils sont remplacés très rapidement.

Faire croire que l’on règlera le problème uniquement avec davantage de caméras ou plus de policiers municipaux est illusoire. Des villes très équipées comme Nice, Nîmes, Toulouse ou Marseille continuent pourtant à faire face au narcotrafic. Il faut traiter ce problème comme une véritable cause nationale. Je suis d’ailleurs heureuse de voir que, au niveau national, des responsables politiques de différentes sensibilités commencent à travailler ensemble sur cette question.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Cela suppose aussi de s’attaquer aux causes du phénomène ?

Oui, bien sûr. Il faut comprendre pourquoi les gens consomment. La santé mentale joue souvent un rôle important. Dans une société de plus en plus tendue, certains pensent trouver une solution dans la consommation de drogues. Il y a aussi des jeunes en situation de précarité sociale qui sont attirés par le trafic parce qu’on leur fait miroiter de l’argent facile. En réalité, ils se retrouvent confrontés à une violence extrême. À cela s’ajoutent parfois des situations de violences intrafamiliales et des contextes sociaux très fragiles.

C’est sur l’ensemble de ces chantiers que nous agissons : lutter contre le narcotrafic, les incivilités et améliorer la sécurité. Nous travaillons avec les douanes, la police et la justice. Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, mais je peux assurer que Besançon mène ce combat avec détermination.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Certains présentent cette élection comme un duel entre vous et Ludovic Fagaut. Est-ce pour vous un ennemi politique ?

Je dirais plutôt que Ludovic Fagaut porte une vision très marquée par le XXᵉ siècle et qu’il a du mal à entrer dans les enjeux du XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, les priorités sont la qualité de vie, l’environnement, le cadre de vie et l’attention portée aux habitants, qu’il s’agisse des enfants ou des personnes âgées. Notre société a changé : la population vieillit, les structures familiales évoluent, l’économie et le commerce se transforment en permanence. Or son projet repose largement sur une vision centrée sur la voiture, comme dans les années 1960, 1970 ou 1980. Bien sûr, la voiture reste nécessaire, mais les habitants veulent aussi avoir le choix dans leurs modes de déplacement.

Par ailleurs, je ne crois pas que la compétitivité permanente entre territoires soit la solution. Dans un monde globalisé, la coopération entre territoires est essentielle pour renforcer la résilience économique. Nous devons soutenir nos entreprises, consolider nos filières et faire en sorte que la richesse créée profite au territoire, à l’emploi et au pouvoir d’achat des habitants. Un habitant qui a un bon pouvoir d’achat fait vivre les commerces, la culture, le sport et toute la vie locale. Je crains que certains projets très spectaculaires absorbent des moyens qui devraient plutôt être consacrés au soutien de l’économie locale et au pouvoir d’achat des habitants.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pourquoi faut-il voter pour vous dimanche prochain ?

Parce qu’Anne Vignot et son équipe portent un projet collectif et pluraliste, très représentatif de la population de Besançon. Nous voulons une ville toujours plus vivante, plus juste et plus humaine. Ces valeurs guident la trajectoire que nous proposons pour la ville. Les habitants attendent que l’on s’occupe d’eux, qu’on les protège, qu’on les accompagne et qu’on leur permette de s’émanciper. C’est cette ville que nous avons commencé à construire et que nous voulons continuer à développer avec notre équipe.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Dans le Val de Morteau, dernière ligne dans la course aux municipale. Kevin Fadin, adjoint sortant, entend bien décrocher le siège laissé vacant par la maire sortante. À 30 ans, l’enseignant originaire de la commune conduit la liste « Vivre ici », un collectif sans étiquette qui s’inscrit dans la continuité du mandat actuel.

Un engagement débuté à 24 ans

Kevin Fadin n’est pas un inconnu de la vie municipale. Élu adjoint en 2020 à seulement 24 ans, à la sortie de ses études dans le domaine de l’eau, il s’est notamment occupé des dossiers liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi que du projet de la sablière, destiné à accueillir un futur aménagement urbain. Parallèlement à son mandat communal, il a  exercé des responsabilités à la communauté de communes du Val de Morteau, notamment sur le plan climat, et dans différentes structures liées à la gestion de l’eau.

Aujourd’hui, il souhaite franchir une étape supplémentaire. « Quand je m’engage, je ne fais pas les choses à moitié. La fonction de maire, dans une commune de plus de 2 000 habitants comme Montlebon, est devenue une fonction à part entière. Je veux m’y consacrer pleinement », explique-t-il.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

 

Une liste de 19 candidats

La liste « Vivre ici » rassemble 19 candidats et deux suppléants, avec une équipe paritaire composée d’habitants âgés de 30 à 69 ans, issus de professions variées. Trois conseillers municipaux de l’équipe actuelle figurent également sur la liste. La commune de Montlebon compte environ 2 250 habitants.

Photo Vivre Ici fadin  montlebon

Dans la continuité du mandat

Le projet porté par Kevin Fadin s’inscrit dans la continuité des réalisations du mandat précédent, marqué notamment par la voie douce entre Morteau et Montlebon, la rénovation complète de l’école ou encore la mise en service d’une station d’ultrafiltration pour la potabilisation de l’eau. « Nous avons lancé des projets structurants et nous voulons poursuivre dans cette dynamique », souligne le candidat.

Trois axes pour le programme

Le programme de la liste s’articule autour de trois grandes priorités.

La première concerne le renforcement du cadre de vie, avec notamment la création d’un lieu de vie destiné aux habitants et aux associations, afin de favoriser les rencontres et le lien social. L’équipe souhaite également améliorer certaines infrastructures communales, comme la salle Saint-Louis, la salle de Derrière-le-Mont ou encore la maison de l’enfance, très attendue par les familles.

Le second axe porte sur la sécurité des déplacements. La liste propose la création de trottoirs dans les rues les plus fréquentées et le prolongement d’un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, dans la continuité de la voie douce reliant Morteau à Montlebon, notamment vers l’école et la rue de la Fruitière. 

Enfin, le troisième volet concerne le logement. Dans ce secteur frontalier où la pression immobilière est forte, le projet de la sablière doit permettre de développer de nouveaux logements en centre-bourg. « La commune doit prendre sa part pour anticiper les besoins futurs et soutenir les services publics et les entreprises locales », estime Kevin Fadin.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

À la rencontre des habitants

Avant le scrutin, l’équipe poursuit sa campagne de terrain. Une réunion publique est prévue ce mardi soir, à 20h,  à la salle Desjardins, à la mairie. Les membres de la liste disent également aller régulièrement à la rencontre des habitants, notamment à travers la distribution de questionnaires et de tracts. Objectif affiché : présenter leur projet et convaincre les électeurs de Montlebon de leur confier les rênes de la commune pour le prochain mandat.

Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot interpelle la nouvelle ministre de la Culture au sujet du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet. Cette œuvre majeure, liée à l’histoire de la Franche-Comté, aurait été acquise par Qatar Museums après avoir longtemps été conservée au musée d’Orsay. Le sénateur demande des explications sur les conditions de cette cession et sur l’éventuelle sortie de ce chef-d’œuvre du patrimoine national.

À quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne vit sa dernière ligne droite  à Fontain. Tête de liste du collectif Agir pour Fontain, Vivien Desgrange a récemment tenu une réunion publique destinée à présenter son équipe et les grandes lignes de son programme. Un rendez-vous marqué, selon lui, par « beaucoup d’échanges » avec les habitants et un intérêt manifeste pour l’avenir de la commune.

Une réunion publique placée sous le signe de l’échange

Concernant cette rencontre, le candidat dit retenir avant tout « l’intérêt des habitants pour l’avenir de leur commune ». L’objectif de la réunion, explique-t-il, était d’organiser un moment « simple et clair » pour présenter l’équipe et détailler les orientations du projet municipal. « Une élection municipale doit avant tout rassembler les habitants autour de projets pour la commune », souligne Vivien Desgrange, qui affirme avoir pris le temps de répondre aux nombreuses questions du public. Selon lui, les retours des participants ont été « très positifs », certains saluant la « clarté » et le « professionnalisme » de la présentation.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

 

Une équipe mise en avant

La composition de la liste constitue l’un des arguments centraux du candidat. Vivien Desgrange insiste sur une équipe « forte » et « très représentative du village », composée de profils variés. « Nous avons à la fois de la jeunesse, de l’expérience et des compétences complémentaires », détaille-t-il, estimant que cette diversité constitue « une richesse pour porter un projet collectif ».

Des projets d’aménagement pour le cœur du village

Sur le fond du programme, la liste Agir pour Fontain met en avant plusieurs projets d’aménagement. Parmi eux figure la réhabilitation de l’ancienne fruitière, envisagée comme un ensemble comprenant logements et commerces. Autre proposition : la création d’une place communale entre la mairie et l’église, destinée à renforcer le centre du village et à favoriser la vie locale. Le candidat évoque également différents équipements à développer ou moderniser. Pour présenter ces projets, l’équipe de campagne a réalisé plusieurs vidéos destinées à faciliter la compréhension des habitants. « L’idée est de rendre les projets tangibles et de montrer comment ils peuvent améliorer concrètement la vie quotidienne », explique Vivien Desgrange.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Une attention particulière aux jeunes

Le programme accorde aussi une place aux jeunes habitants. Vivien Desgrange propose notamment de remettre en place des emplois jeunes et saisonniers au sein de la commune. Selon lui, ces dispositifs permettraient non seulement de répondre à certains besoins municipaux, mais aussi de transmettre « des valeurs comme la responsabilité et la valeur du travail », tout en offrant une première rémunération aux jeunes. La liste souhaite également impliquer davantage les enfants de l’école dans les commémorations patriotiques, comme celles du 8 mai ou du 11 novembre, en les associant notamment au chant de la Marseillaise. « Cela permet de transmettre le devoir de mémoire et de réunir les générations », estime le candidat.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Un appel à la participation électorale

À l’approche du scrutin, Vivien Desgrange adresse enfin un message aux habitants : se déplacer pour voter. « On parle de ce qui se passe juste à la porte de votre maison : votre village », rappelle-t-il. Le candidat évoque le risque d’une abstention liée au sentiment, chez certains électeurs, que leur vote serait inutile. « Dans un village, une élection peut parfois se jouer à quelques voix », insiste-t-il, invitant chacun à « faire entendre sa voix pour l’avenir de la commune ».

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Les habitants de Fontain seront appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour élire leur futur conseil municipal.

À Pontarlier, plusieurs panneaux d’affichage électoraux ont été vandalisés. Sur des affiches de la liste « La Gauche Pontissalienne », des inscriptions à la peinture rouge ont été apposées, notamment le message « LFI assassin », visant le mouvement politique La France insoumise.

Les tags recouvrent en partie les affiches de campagne et font référence à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, un événement dont l’enquête est toujours en cours.

Dans une réaction, le candidat Cédric Laithier dénonce une instrumentalisation de ce drame. « Les affiches de La Gauche Pontissalienne sur plusieurs panneaux officiels ont été vandalisées, en instrumentalisant la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Les tags dénoncent injustement une responsabilité de La France insoumise dans cet événement alors que l’enquête est loin d’être terminée et que les informations vérifiées publiquement disponibles ne pointent clairement pas dans cette direction », affirme-t-il.

Il rappelle également que « La France insoumise puis La Gauche Pontissalienne ont manifesté à diverses occasions depuis bientôt un an, au moins une fois par mois, sans qu’aucune dégradation ni aucun débordement ne soit jamais constaté ». La liste indique condamner cet acte illégal et précise qu’une plainte a été déposée.

À l’approche des élections municipales, un nouveau collectif citoyen s’organise à Pontarlier et dans la communauté de communes. Baptisé Pont Commun, il rassemble associations, entrepreneurs et habitants engagés autour des questions de transition écologique, de mobilité ou encore de participation citoyenne. Son objectif : créer un espace de dialogue entre citoyens et futurs élus et contribuer aux politiques publiques locales.

Un collectif né de dynamiques locales

Créé officiellement le 18 décembre, le collectif Pont Commun réunit des acteurs déjà impliqués dans la vie associative et citoyenne du territoire. « L’idée est de réunir des personnes qui agissent déjà localement sur différents sujets liés à nos modes de vie », explique Stéphanie Martin Vavasseur, membre du collectif et engagée dans plusieurs associations. À ses côtés figurent notamment Fabien Bouley, membre de l’association Durable et Doubs, et Frédéric Zahnd, engagée sur les questions de mobilité. Le collectif rassemble aujourd’hui des associations, des entreprises et des citoyens. À terme, il espère également travailler avec les élus locaux afin de mutualiser les compétences et favoriser les synergies. « Nous avons sur ce territoire beaucoup de personnes compétentes et engagées. L’objectif est de mettre ces compétences en réseau pour aller plus loin », souligne Mme Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

Faire le lien entre citoyens et élus

Contrairement à une liste électorale, Pont Commun ne cherche pas à s’engager directement dans la compétition politique. Ses membres revendiquent plutôt un rôle d’interface entre la société civile et les responsables publics. « Nous ne voulons pas prendre des responsabilités politiques. Notre rôle est plutôt de donner une voix aux citoyens et aux associations et d’apporter des analyses ou de l’expertise », explique le collectif.  Selon eux, ce lien manque parfois dans la gouvernance locale. Ils souhaitent donc contribuer à plus de transparence et de compréhension des décisions publiques, tout en soutenant les initiatives déjà présentes sur le territoire. Pour Frédérique Zahnd, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large :
« On sent aujourd’hui un besoin de participation citoyenne. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que la démocratie leur échappe. Notre démarche consiste à faire des propositions et à coopérer avec les élus, pas à entrer dans un rapport de force. »

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

L'interview de la rédaction :  Frédérique Zahnd

 

Un questionnaire adressé aux candidats

Dans cette perspective, le collectif a adressé un questionnaire aux listes candidates aux municipales, autour de dix grandes thématiques : mobilité, transition écologique, gouvernance, modes de vie ou encore développement local. Quatre listes de Pontarlier ainsi qu’une liste de Chaffois et Doubs ont répondu à cette consultation. Les réponses, parfois succinctes, témoignent selon le collectif d’une volonté majoritaire de poursuivre les politiques déjà engagées, même si certaines listes avancent également de nouvelles propositions.

Le collectif reconnaît que la consultation s’est déroulée dans un délai assez court et que certaines listes n’étaient pas encore constituées au moment de l’envoi. « Nous sommes déjà satisfaits d’avoir obtenu plusieurs réponses. Ce questionnaire constitue surtout un premier retour. Le travail commence maintenant », précise Fabien Boulay.

L'interview de la rédaction : Fabien Boulay 


 

Une analyse rendue publique

Dans les prochains jours, Pont Commun prévoit d’analyser ces réponses et de les publier intégralement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn). Des formats courts et pédagogiques seront également proposés afin de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre. Le collectif envisage ensuite de rencontrer les listes candidates, éventuellement entre les deux tours, afin d’échanger sur les propositions et sur la place que pourraient prendre les acteurs associatifs dans les politiques locales. « Nous apprenons en marchant. Tout est en train de se construire », résume Stéphanie Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur