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Sur le territoire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs, le nouveau conseil communautaire sera installé ce mercredi 15 avril à Vercel-Villedieu-le-Camp. Cette première réunion marquera la prise de fonctions des nouveaux élus et le lancement du nouveau mandat intercommunal.

Sévérine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, réagit à l’éventuelle nomination de Frédéric Bernard, maire de Chevroz, proche des idées du Rassemblement National, comme 1er vice-président de Grand Besançon Métropole. L’élection de l’exécutif est prévue lundi 20 avril.

Quelle est votre réaction à la possible entrée d’un élu proche du Rassemblement National dans l’exécutif de Grand Besançon Métropole ?

Nous avons là un nouvel exemple de la recomposition politique des droites, qui s’allient avec l’extrême droite dans des exécutifs. Cela fait suite à des alliances plus ou moins assumées lors des élections, comme on a pu le voir à Besançon avec M. Fagaut, élu notamment grâce au Rassemblement National et avec le soutien du collectif Némésis. Cela illustre une porosité de plus en plus forte entre les droites et l’extrême droite.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains parlent de démocratie. Vous, vous alertez sur les valeurs en jeu ?

Oui, tout à fait. Force est de constater que M. Fagaut, qui devrait être élu président de l’agglomération lundi selon la charte de gouvernance, a forcément son mot à dire dans les discussions qui ont permis de pré-désigner les vice-présidents. C’est un véritable problème qu’il assume aujourd’hui de gouverner le Grand Besançon avec le Rassemblement National. C’est une nouvelle digue qui saute. Et quand on l’entend dire que l’entrée de La France insoumise à la Ville de Besançon reviendrait à « faire entrer le loup dans la bergerie », on peut se demander si le loup n’est pas ailleurs. Il serait peut-être temps de s’interroger sur le fait de gouverner avec l’extrême droite, qui divise et attise la haine, alors que nous portons un projet humaniste et solidaire.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Ce sont justement ces notions de haine et de division qui vous inquiètent ?

Oui. Le Rassemblement National porte un projet politique qui va à l’encontre des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous devons donc nous y opposer de toutes nos forces. Nous refusons également la stratégie de dédiabolisation en cours, à laquelle ce type d’initiative participe. On assiste à une normalisation du RN dans des instances de gouvernance, y compris au niveau national, avec le soutien de la Macronie et de la droite. Nous dénonçons ces pratiques à tous les niveaux, local comme national, et nous ferons face à ces alliances que nous considérons comme contre nature et antirépublicaines.

Vous allez donc exprimer votre opposition lors du conseil communautaire ?

Oui, bien sûr. Nous ferons part de notre désaccord et de notre refus de normaliser un parti d’extrême droite qui ne défend pas les valeurs républicaines, mais s’y oppose. Il est essentiel de continuer à le rappeler.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Selon vous, Ludovic Fagaut peut-il refuser cette nomination ?

Personne ne peut sérieusement croire que le futur président de l’agglomération n’a pas été impliqué dans les discussions en cours. Il a nécessairement eu son mot à dire dans ces choix.

À Besançon, le Parti communiste français, par un écrit d’Hasni Alem,  s’oppose fermement à l’éventuelle entrée d’un élu du Rassemblement National au sein de l’exécutif de Grand Besançon Métropole, en l’occurrence Franck Bernard, maire de Chevroz. Dans un communiqué, il dénonce « une banalisation de l’extrême droite » et appelle « les élus à refuser cette nomination ». Le PCF évoque « un risque pour les valeurs républicaines, la cohésion territoriale et l’image de l’agglomération ».

 

Le Jura à l’honneur sur Public Sénat ! L’émission « Manger c’est voter », tournée fin 2025 dans le département avec le journaliste Vincent Ferniot, est désormais disponible en ligne. Pendant trois jours, producteurs, restaurateurs et habitants ont partagé leur savoir-faire et leur attachement au territoire. On notera la participation, dans ce programme, de la sénatrice Sylvie Vermeillet. Un rendez-vous gourmand et engagé à découvrir dès maintenant sur le site de la chaîne Public Sénat.

À Fontain, un mois après les élections municipales, Vivien Desgrange dresse le bilan de sa première campagne et confirme la poursuite de son engagement. Malgré une défaite au scrutin, il souligne une expérience enrichissante et remercie les habitants ayant soutenu sa liste « Agir pour Fontain ».

Désormais conseiller municipal délégué à l’économie et aux relations avec les entreprises, il entend contribuer au dynamisme local et continuer à porter certaines propositions de son programme. Pour lui, cette élection marque le début d’un engagement durable au service de la commune.

Les groupes d’opposition à Besançon accusent le maire Ludovic Fagaut de ne pas avoir tenu sa promesse d’ouvrir le bureau de Grand Besançon Métropole à un représentant de l’opposition. Ils contestent l’argument lié à la présence de La France Insoumise, rappelant que ce parti aurait déclaré ne pas souhaiter siéger au bureau. Les oppositions y voient un choix politique et appellent Ludovic Fagaut à revenir sur sa position avant le conseil communautaire du 20 avril.

Du 20 au 30 avril, la Maison de l’Habitat du Doubs et ses partenaires lancent une opération inédite dédiée aux propriétaires bailleurs privés. Objectif : informer, rassurer et mobiliser face aux enjeux du logement et de la rénovation énergétique.

Un événement pour répondre à la tension du logement

À l’heure où la demande de logements reste soutenue dans le Doubs, la mobilisation des propriétaires bailleurs privés apparaît comme un levier essentiel. C’est dans ce contexte que la Maison de l’Habitat du Doubs, aux côtés de partenaires tels que l’Agence nationale de l’habitat (Anah), Action Logement, Soliha ou encore Habitat et Humanisme, organise les “10 jours des propriétaires bailleurs privés”, du 20 au 30 avril. Cette initiative vise notamment à remettre sur le marché des logements vacants et à mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement existants. Ces dernières années, près de 15 000 conseils ont été délivrés aux habitants du territoire, preuve d’un besoin croissant d’information.

L'interview de la rédaction :  Jacqueline Cuenot Stadler, vice-présidente du Département du Doubs et présidente de la Maison de l'habitat du Doubs

Informer et sécuriser les propriétaires

Au cœur de cette opération : la volonté de rassurer les bailleurs face aux contraintes administratives, fiscales et techniques. Grâce à une approche pluridisciplinaire (juridique, fiscalité, rénovation, urbanisme), les organisateurs entendent démontrer qu’il est possible de louer en toute sécurité. Le dispositif Loc’Avantage, notamment, sera largement présenté. Il permet aux propriétaires de bénéficier d’avantages fiscaux significatifs, en contrepartie de loyers modérés. Dans le Doubs, ce mécanisme s’accompagne d’un “pack sécurisation renforcée”, incluant : une garantie gratuite contre les loyers impayés (Visale),  un accompagnement social des locataires ET des primes bonifiées de l’État.  Un modèle « gagnant-gagnant » qui séduit de plus en plus de bailleurs.

Un programme riche pour accompagner les bailleurs

Pendant dix jours, plusieurs rendez-vous sont proposés aux propriétaires, investisseurs et porteurs de projets :

  • Tables rondes
    “Investir et louer dans le Doubs : les clés pour réussir”
    • Besançon : jeudi 23 avril à 17h30 (CCI Saône-Doubs, avenue Villarceau)
    • Pontarlier : mardi 28 avril à 17h30 (locaux de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, 22 rue Pierre Dechanet).
  • Journée portes ouvertes
    Lundi 27 avril, de 9h à 17h, dans plusieurs structures locales.
  • Webinaire
    Mercredi 29 avril à 11h : “Tout savoir sur la location solidaire”
    (fiscalité, garanties, intermédiation locative, rénovation énergétique).

Ces rencontres permettront d’aborder concrètement les étapes clés d’un projet locatif, de l’investissement à la gestion, en passant par la rénovation.

La rénovation énergétique au cœur des échanges

Autre enjeu majeur : la performance énergétique des logements. Les participants pourront découvrir les aides disponibles, notamment celles de l’Anah, dont les niveaux de financement ont atteint des montants records ces dernières années dans le département. Grâce à l’appui d’experts (architectes, conseillers en urbanisme, techniciens), les propriétaires pourront bénéficier d’un accompagnement personnalisé, facilitant leurs démarches et sécurisant leurs investissements.

Valoriser les réussites et changer les regards

Au-delà des aspects techniques, les organisateurs souhaitent aussi changer l’image du secteur locatif. Trop souvent associée à des situations de crise, la location peut aussi être synonyme de réussite humaine. Des témoignages de propriétaires engagés dans la location solidaire seront ainsi mis en avant.

Une ambition : déclencher le passage à l’acte

En fédérant un réseau d’experts et en proposant des solutions concrètes, les “10 jours des propriétaires bailleurs privés” ambitionnent de lever les freins et d’encourager les propriétaires à se lancer ou à poursuivre leur engagement locatif. Informer, sécuriser, accompagner : trois objectifs pour répondre à un défi majeur du territoire.

On l’apprend par la Ville de Besançon. Une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin après la présence d’une banderole et de deux pancartes du collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce dimanche après-midi. Les écrits associaient migrants et violeurs. La municipalité, par la voix du maire et de son équipe, condamne fermement ces faits et réaffirme son attachement aux valeurs de respect et de vivre‑ensemble.

La Communauté de Communes Altitude 800 s’est dotée d’un nouvel exécutif à l’issue de la séance d’installation du Conseil communautaire. Les élus ont reconduit Claude Courvoisier à la présidence, confirmant une volonté de continuité institutionnelle pour le mandat qui s’ouvre.

Le bureau a été largement renouvelé, avec quatre vice‑présidences et une réorganisation notable des compétences. La gestion des bâtiments, auparavant centralisée, est désormais répartie entre chaque délégation afin de renforcer l’efficacité et le pilotage de proximité.

  • Marie‑Claire Monnin, première vice‑présidente, prend en charge l’Éducation et la Jeunesse, ainsi que les bâtiments scolaires intercommunaux.
  • Marc Saulnier, deuxième vice‑président, hérite de l’Attractivité du territoire, du numérique et de l’économie, avec la supervision du bâtiment relais et de la gendarmerie de Levier.
  • Aurélien Dornier, troisième vice‑président, pilote la Transition énergétique et l’Environnement, incluant le Musée du Cheval Comtois et la maison forestière du Rond.
  • Emmanuel Bouriot, quatrième vice‑président, se voit confier l’Aménagement du territoire et les bâtiments liés aux services publics, dont France Services et les maisons de santé.

Cette nouvelle organisation doit permettre, selon l’exécutif, de « porter les ambitions du territoire » en associant stabilité politique et montée en puissance opérationnelle.

Une fête populaire perturbée

Le carnaval de Besançon, largement salué pour sa réussite et l’implication de nombreux bénévoles, a été marqué par un incident qui a suscité une vive controverse. En plein défilé, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole et brandi des pancartes assimilant migrants et violeurs. Un message similaire est également resté affiché sur une façade de la Grande Rue durant une grande partie de l’événement, accentuant le malaise parmi les participants et les observateurs.

Une condamnation politique ferme

Les écologistes Anne Vignot et Anthony Poulin, l’Insoumise Sévérine Véziès  et le socialiste Jean-Sébastien Leuba ont réagi avec fermeté. « Ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » ont réagi Mme Vignot et M. Poulin.  Les  élus dénoncent une stigmatisation inacceptable et appellent à une réponse judiciaire claire. Ils demandent notamment au maire de déposer plainte afin de « renforcer les procédures déjà engagées »  par Anne Vignot et d’aboutir à « une condamnation définitive des membres du collectif ».

Une gestion de l’incident questionnée

Au-delà du contenu des messages, la durée d’exposition de la banderole interroge. Plusieurs responsables politiques s’étonnent qu’elle ait pu rester visible aussi longtemps sans intervention rapide. Jean-Sébastien Leuba souligne qu’« il est insupportable que son retrait n’ait pas pu être réalisé immédiatement », tout en reconnaissant les contraintes opérationnelles auxquelles peuvent être confrontées les équipes sur le terrain.

Une interpellation au niveau national

Dans ce contexte, Jean-Sébastien Leuba s’associe à la démarche de la députée socialiste  Céline Thiébault-Martinez, qui a récemment interrogé le gouvernement à l’Assemblée nationale sur les agissements du collectif Némésis et les risques de troubles à l’ordre public. Cette initiative nationale est perçue comme un levier complémentaire pour faire évoluer la réponse face à des actions jugées répétées et organisées.

Appel à une réponse coordonnée

Au niveau local, l’élu socialiste bisontin Jean-Sébastien Leuba  plaide « pour un travail approfondi afin d’éviter la répétition de tels incidents ». L’idée d’une concertation entre l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal est avancée, afin « d’analyser la montée de cette violence et de construire des réponses adaptées ». Il en appelle au Maire Ludovic Fagaut pour engager ce travail.

« Ça suffit » : l’indignation de Séverine Véziès

De son côté, Séverine Véziès a également exprimé sa colère face à ces agissements : «  Les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine. Le maire de Besançon doit déposer plainte. Ça suffit ! »

Refuser la banalisation

Au-delà des réactions immédiates, les élus convergent sur un point essentiel : la nécessité de ne pas laisser s’installer une forme de banalisation de ces discours. « Il est temps de mettre fin à l’ambiguïté entretenue par certains », insistent Anne Vignot et Anthony Poulin.