Quelques minutes après la fin du dernier conseil municipal bisontin, le maire LR Ludovic Fagaut a pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour revenir sur la controverse liée à son indemnité. Une mise au point brève, mais assumée. Face aux critiques, l’édile a tenu à clarifier sa situation sans détour. « Je n’ai rien à cacher », affirme-t-il, précisant le montant de son indemnité nette mensuelle, fixée à 3 800 euros ( plus de 5000 euros brut). Un chiffre qu’il compare à celui d’Anne Vignot, la précédente Maire de Besançon, indiquant une différence de 172 euros.
Le son de la rédaction : Ludovic Fagaut
Pour le maire, cette rémunération s’inscrit dans les responsabilités inhérentes à sa fonction. Il rappelle ainsi la gestion d’une collectivité importante, évoquant un budget de 225 millions d’euros et près de 3 600 agents répartis sur plusieurs structures. Ludovic Fagaut se montre ferme : il refuse d’entrer dans un débat qu’il juge stérile. « Certains ont essayé d’en faire une polémique, mais je ne rentrerai pas dans ce débat-là », conclut-il. Une déclaration qui vise à apaiser les tensions, sans pour autant clore définitivement un sujet sensible dans la vie politique locale.
Nicolas Barbe est le nouveau président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Élu face au maire de Pontarlier, Patrick Comte, il réagit à cette victoire et évoque les nombreux dossiers qui attendent la collectivité. Investissements, projets structurants et maîtrise des finances : il détaille ses priorités.
Une première réaction après votre élection à la présidence du Grand Pontarlier ?
C’est une élection qui m’honore, mais qui m’oblige également. Désormais, le temps de la campagne est terminé : il faut se mettre très rapidement au travail. Les échéances qui nous attendent sont importantes.
Justement, quels sont les principaux projets à venir ?
Nous entamons un mandat avec de grands dossiers. La construction du centre aquatique vient de démarrer : c’est un projet structurant pour l’ensemble du territoire, mais aussi un investissement conséquent. Nous avons également la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises de la Belle Vie, ainsi que la mise en œuvre du schéma directeur de l’eau et de l’assainissement.
À cela s’ajoutent la rénovation complète de la déchetterie, un projet ambitieux autour du château de Joux et la création d’un crématorium en délégation de service public.
Vous le voyez, les sujets sont nombreux. Nos finances sont saines, mais il faudra les gérer avec rigueur pour éviter tout dérapage.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous avez aussi été interrogé sur le dossier Cofreco. De quoi s’agit-il ?
Le site Cofreco représente environ cinq hectares, dont la moitié en zone commerciale. L’idée serait, si nous en faisions l’acquisition, de constituer une réserve foncière. Concrètement, nous souhaitons éviter l’implantation d’un grand commerce qui capterait les flux de consommateurs en entrée de Pontarlier, au détriment du centre-ville et des zones d’activités existantes. Une telle maîtrise foncière nous permettrait de mieux orienter l’aménagement de ce secteur.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Votre élection traduit-elle une volonté des élus de marquer une différence avec la ville de Pontarlier ?
Il existe deux entités distinctes : la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes. Mais l’une ne peut pas fonctionner sans l’autre. Nous devrons avancer ensemble, dans le même sens, comme deux partenaires étroitement liés. La nouvelle équipe municipale de Pontarlier a déjà des défis importants à relever. De notre côté, compte tenu des investissements engagés à l’échelle intercommunale, nous avons estimé qu’il était plus prudent de prendre la responsabilité de la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous êtes un élu chevronné. Vous venez ainsi d’expliquer les raisons qui vous ont poussé à faire acte de candidature ?
Oui, tout à fait. C’est ce qui m’a conduit à me présenter.
À Pontarlier, appel à candidatures pour le renouvellement du Conseil d’Administration du CCAS. À la suite des élections municipales, huit représentants de la société civile doivent être désignés aux côtés des élus. Sont concernés : les associations familiales, de retraités, de personnes en situation de handicap et celles engagées dans l’insertion et la lutte contre les exclusions. Les candidatures sont à déposer avant le jeudi 7 mai 2026 à midi, en mairie, par courrier, mail ou directement au secrétariat général.
Infos pratiques :
Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix. Précisons que le Maire de Pontarlier a refusé la 1ère vice-présidence de la collectivité. Par ailleurs, neufs vice-présidents ont été élus, ainsi que cinq autres membres du bureau.
1er vice-Président : Yves Louvrier ( La-Cluse-et-Mijoux, patrimoine et bâtiment)
2è vice-président : Jean-Louis Gagelin ( Pontarlier, aménagement du territoire et développement économique).
3è vice-président : Laurent Favre ( Dommartin, gestion et finances).
4è vice-président : Philippe Klein ( Pontarlier, développement durable et environnement).
5è vice-président : Bruno Tempesta (Doubs, gestion des moyens techniques et opérationnels).
6è vice-président : Nathalie Bertin ( Pontarlier, développement touristique et château de joux).
7è vice-président : Damien Guyot ( Houtaud, ressource en eau et assainissement).
8è vice-président : Raphaël Charmier ( Granes Narboz, gestion et valorisation des déchets).
9è vice-président : Agathe Henriet ( action sociale et service à al population).
1er membre complémentaire du bureau : Patrick Comte maire de Pontarlier).
2ème membre complémentaire du bureau : Lionel Malfroy (maire de Sainte-Colombe).
3ème membre complémentaire du bureau : Marc Louvrier ( les Verrières de Joux)
4ème membre complémentaire du bureau : Laurence Invernizzi ( maire de Vuillecin)
5ème membre complémentaire du bureau : Christian Petit (Doubs)
Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix.
À Besançon, la situation des habitants de la rue Dürer suscite colère et inquiétude. Touchés par des incendies à répétition ces dernières semaines, les riverains dénoncent des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque de sécurité. Une situation qui fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui pointe des responsabilités multiples.
Une situation locale symptomatique d’un problème plus large
Pour l’élue, les difficultés rencontrées rue Dürer ne sont pas un cas isolé.
« Cette situation existe depuis des années dans tous les quartiers de Besançon », affirme-t-elle, évoquant une problématique structurelle du logement dans la ville. Au-delà des récents incendies, ce sont surtout les conditions de vie des habitants qui sont mises en cause : bâtiments dégradés, équipements défaillants et sentiment d’abandon.
Bailleurs sociaux : des économies au détriment des locataires
Séverine Véziès met en cause le fonctionnement des bailleurs sociaux, accusés d’avoir privilégié des logiques de réduction des coûts. Elle dénonce notamment des ascenseurs en panne pendant des mois, la disparition progressive des concierges ou encore un manque d’entretien global des immeubles. Selon elle, ces choix ont des conséquences directes sur la qualité de vie mais aussi sur le lien social : « La présence humaine permettait d’apaiser les situations et de créer du vivre-ensemble. » L’élue rappelle également que la Ville et Grand Besançon Métropole siègent dans les instances de gouvernance des bailleurs, et disposent donc de leviers d’action.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Des solutions axées sur la proximité
Face à ces constats, La France insoumise défend une approche basée sur la proximité. Séverine Véziès propose notamment la création de “brigades du logement”, destinées à accompagner les locataires et à faciliter leurs démarches. Elle souligne également le rôle important des associations comme la CNL, mais qui doivent être épaulés dans leur mission bénévole.
Insécurité et pauvreté : un contexte aggravant
L’élue élargit son analyse aux enjeux sociaux plus larges, évoquant une hausse de la pauvreté et des problèmes liés aux trafics, qui dégradent le quotidien des habitants. Elle estime que ces questions relèvent aussi de la responsabilité de l’État, notamment en matière de sécurité.
Une critique directe de la gestion municipale
Séverine Véziès n’épargne pas non plus la majorité municipale actuelle, et en particulier le nouveau maire Ludovic Fagaut (LR). Elle dénonce une politique basée sur « des symboles » et des « effets d’annonce », citant : l’illumination de la Citadelle, des dépenses pour les fleurs et l’armement de la police municipale. Selon elle, ces mesures ne répondent pas aux enjeux de fond : « Ce sont des actions visibles, mais qui ne règlent pas les problèmes structurels du logement. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Le débat relancé au conseil municipal
La question du logement social devrait être au cœur des débats lors du conseil municipal. Séverine Véziès annonce vouloir interpeller la majorité sur ses priorités budgétaires, qu’elle juge « pas à la hauteur des enjeux ». Entre critiques des bailleurs, appel à plus de proximité et mise en cause de la stratégie municipale, l’élue entend replacer la question du logement au centre des préoccupations politiques locales.
Une urgence sociale persistante
Alors que les habitants de la rue Dürer attendent des réponses concrètes, cette prise de position relance le débat sur l’état du parc social à Besançon. Au-delà des polémiques, une question demeure : comment garantir des conditions de vie dignes et sécurisées à l’ensemble des locataires ?
La sécurité s’impose comme l’un des marqueurs forts du budget 2026 à Besançon. À l’approche du conseil municipal de jeudi soir, la nouvelle majorité détaille sa stratégie : renforcement des effectifs, armement, vidéoprotection et réorganisation en profondeur de la police municipale. Elle proposera ainsi un budget de 584.000 euros pour mener à bien ses premières propositions, en attendant le prochain exercice comptable pour affirmer plus fortement ses ambitions.
Une présence renforcée dès maintenant
Pour Jean-Pascal Reyes, l’élu bisontin en charge de la sécurité, l’urgence est d’agir immédiatement, sans attendre les futurs recrutements. « Dans un premier temps, on va travailler avec les effectifs disponibles », explique-t-il. Une première phase déjà engagée, avec un objectif clair : accroître la présence des policiers municipaux sur le terrain. Un constat s’impose selon l’élu : « La police municipale est très souvent en première ligne, mais toujours en deuxième division à Besançon ». La municipalité souhaite donc réaffirmer son rôle, notamment en renforçant la coopération avec la police nationale, dans un contexte où la convention de coordination n’est plus en vigueur.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Vers une police de proximité assumée
La nouvelle équipe municipale revendique une doctrine claire : développer une véritable police de proximité, à la fois préventive et opérationnelle. « La police municipale n’est pas une variable d’ajustement, ni une police supplétive. Elle est complémentaire », insiste M. Reyes. Prévention, dissuasion, mais aussi capacité d’intervention : la municipalité veut une police municipale pleinement engagée face à la délinquance.
22 recrutements et un doublement des effectifs
Le budget 2026 prévoit le recrutement de 22 policiers municipaux. Une première étape avant un objectif plus ambitieux : doubler les effectifs d’ici la fin du mandat. Cette montée en puissance s’accompagnera d’investissements structurels, notamment la création d’un nouvel hôtel de police municipale. Les locaux actuels sont jugés « obsolètes », tant pour les conditions de travail que pour l’efficacité opérationnelle.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Armement et vidéoprotection : des moyens renforcés
Autre évolution majeure : l’armement de la police municipale. Après les équipements déjà existants (pistolets à impulsion électrique, matraques, tonfas), la municipalité prévoit un armement létal. En parallèle, le dispositif de vidéoprotection sera étendu avec l’installation d’une trentaine de nouvelles caméras dès 2026. Objectif : améliorer le maillage du territoire en s’appuyant sur les données et indicateurs de la police nationale.
Un budget de transition, mais des priorités affirmées
Ces mesures s’inscrivent dans un budget 2026 qualifié de « transition », encore largement hérité de la précédente mandature. La municipalité assume toutefois une réorientation progressive. « Le vrai budget de la mandature sera celui de 2027 », reconnaît Jean-Pascal Reyes. D’ici là, l’exécutif entend poser les bases de sa politique, avec une priorité affichée : répondre à une « forte attente » des habitants en matière de sécurité.
Le vote du budget, jeudi soir, constituera ainsi un premier test pour la nouvelle majorité — et un signal politique fort sur ses orientations.
La nouvelle majorité municipale de droite à Besançon affiche clairement ses priorités : améliorer le cadre de vie des habitants en redonnant une place centrale au fleurissement urbain. À l’occasion du prochain conseil municipal, les élus devront se prononcer sur un budget 2026 marqué par une hausse spectaculaire des moyens alloués à ce poste.
Un budget en forte hausse
Jusqu’ici limité à 50 000 euros, le budget consacré au fleurissement de la ville va connaître une augmentation significative. La municipalité prévoit en effet de le multiplier par cinq, pour atteindre environ 200 000 euros. Un changement d’échelle assumé par Guillaume Bailly, adjoint en charge de l’environnement, de l’urbanisme, des espaces verts, de la biodiversité et de la propreté : « On part d’une situation où on était à 50 000 euros, soit 40 centimes par habitant. Demain, cela représentera environ 2 euros par Bisontin pour une ville plus belle et plus fleurie ». Pour l’élu, cet effort financier reste mesuré mais symbolique d’une volonté politique forte : améliorer concrètement le quotidien des habitants.
L'interview de la rédaction : l'élu bisontin Guillaume Bailly
Rattraper un retard structurel
Derrière cette augmentation, la municipalité pointe également un retard accumulé lors du précédent mandat. En cause, une production insuffisante de plants au sein des serres municipales. « Il y a eu un gros retard de production au niveau des serres, qui était aussi le résultat d’une politique précédente », explique Guillaume Bailly. Pour y remédier, la ville entend relancer la production locale, notamment via l’orangerie municipale, avec un objectif clair : retrouver progressivement une autonomie en matière de fleurissement. En attendant, la stratégie passe aussi par un approvisionnement auprès de producteurs locaux, afin d’accélérer la mise en œuvre dès les prochains mois.
L'interview de la rédaction : l'élu bisontin Guillaume Bailly
Des projets visibles pour les habitants
Au-delà des chiffres, la municipalité souhaite rendre ces investissements rapidement perceptibles dans l’espace public. Plusieurs pistes sont déjà évoquées, dont le retour de la mythique horloge florale, symbole d’un fleurissement plus ambitieux et plus visible. L’objectif est double : embellir la ville et renforcer son attractivité, tout en répondant à une attente jugée forte des habitants.
Un marqueur politique de la nouvelle mandature
Ce budget du fleurissement s’inscrit dans une stratégie plus large portée par la nouvelle équipe municipale : remettre au cœur de l’action publique les questions de cadre de vie et de propreté. En multipliant par cinq les crédits alloués, la majorité entend marquer une rupture avec la précédente mandature, tout en affichant une gestion qu’elle juge pragmatique et ciblée. Le vote du budget, prévu jeudi soir en conseil municipal, constituera ainsi un premier test politique pour cette orientation — et un signal fort envoyé aux Bisontins sur les priorités de la nouvelle équipe.
Le prochain conseil municipal, convoqué ce jeudi 23 avril, marquera une étape importante pour la nouvelle équipe municipale conduite par le maire Ludovic Fagaut. À l’ordre du jour : le vote du budget primitif 2026, présenté comme un temps de transition, entre héritage de l’ancienne majorité et premières inflexions politiques de la nouvelle mandature.
Un budget contraint par le calendrier
La municipalité doit se conformer à une échéance réglementaire : voter son budget avant le 30 avril. Un délai jugé trop court pour reconstruire entièrement les orientations budgétaires après les élections municipales. Dans ce contexte, l’exécutif assume présenter un « budget d’installation », largement basé sur le travail préparatoire de la précédente majorité, mais amendé pour refléter les nouvelles orientations politiques.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
229 millions d’euros et une première inflexion
Le budget consolidé s’élève à 229,2 millions d’euros, dont 227,8 millions pour le budget principal. Des montants qui traduisent une certaine continuité administrative, mais derrière lesquels la nouvelle majorité entend imprimer sa marque. « Il s’agit de tourner la page de la précédente mandature », affirme Ludovic Fagaut, qui revendique une réorientation politique claire malgré les contraintes techniques. Sans pouvoir refondre entièrement l’architecture budgétaire, la municipalité annonce plusieurs ajustements structurants, articulés autour de sept priorités.
Des priorités marquées : sécurité, cadre de vie et attractivité
Parmi les orientations avancées :
Cadre de vie : une hausse significative des crédits dédiés au fleurissement, avec un objectif affiché de « beau et propre » dans l’espace public. Soit une enveloppe de 200.000 euros. Un budget X5 par rapport à la précédente lajorité.
Sécurité : une enveloppe supplémentaire de 584 000 euros pour recruter 22 policiers municipaux, armer la police municipale et déployer 30 caméras de vidéoprotection.
Animations : le budget du marché de Noël porté à 400 000 euros, soit un quadruplement, avec une réflexion portée sur les illuminations, les animations des différents espaces,… . le retour de la grande roue n’est pas exclue. Reste à trouver un espace satisfaisant. La végétalisation actuelle de la place de la Révolution ne le permettant plus.
Stationnement : instauration de la gratuité entre 12h et 14h, et extension du stationnement gratuit de courte durée (15 à 30 minutes) sur certains secteurs, notamment en bas de la rue de Belfort.
Fonctionnement interne : lancement d’audits sur les ressources humaines et les finances, accompagné d’un renforcement des crédits dédiés à la formation des agents.
Autre signal politique : aucune augmentation des taux de fiscalité n’est annoncée à ce stade.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
Une rupture revendiquée mais progressive
L’ambition affichée par l’exécutif est claire : aligner progressivement les politiques publiques avec les engagements de campagne, tout en assurant la continuité du service public. Faute de temps pour une refonte complète, cette première étape budgétaire se veut pragmatique : introduire des marqueurs politiques sans déstabiliser l’équilibre financier de la collectivité.
Un vote test pour la nouvelle majorité
Au-delà des chiffres, ce budget constitue un premier test politique pour la nouvelle équipe municipale. Il devra à la fois rassurer sur la solidité de la gestion financière et convaincre de la capacité à impulser un nouveau cap. Le débat, attendu jeudi soir, donnera ainsi un premier aperçu concret des priorités de la mandature — et de la manière dont la majorité entend transformer ses engagements en politiques publiques.
À l’occasion du conseil d’installation de Grand Besançon Métropole, la désignation d’un représentant du Rassemblement National, en l’occurrence Franck Bernard, le Maire de Chevroz, au poste de vice-président, « ne peut être considérée comme une formalité technique », selon les élus socialistes, issus de l’opposition bisontine (Jean-Sébastien Leuba, Sylvie Wanlin et Abdel Ghezali). Ils appellent leurs collègues élus communautaires « à assumer pleinement la portée politique de ce vote ». « Il ne s’agit pas d’un simple ajustement de secteur, mais bien d’un choix structurant engageant les valeurs portées par notre collectivité », disent-ils.
Une charte qui ne saurait servir de caution
Et de poursuivre : « La charte de gouvernance, invoquée pour justifier cette nomination, ne possède aucune valeur juridique contraignante. Elle ne peut en aucun cas servir de paravent pour neutraliser le débat politique ou ignorer les appartenances lorsque celles-ci sont incompatibles avec les principes républicains. Si cette charte conduit à de telles dérives, alors elle doit être revue ».
Une incohérence politique assumée
Le trio dénonce « l’incohérence de la droite locale, qui agite la menace des extrêmes en période électorale tout en facilitant aujourd’hui l’accès du Rassemblement National à des responsabilités exécutives ». « Ce qui constituait hier une ligne rouge ne peut devenir aujourd’hui une simple zone grise ». « Il ne peut s’agir d’un simple vote technique de secteur mais d’un véritable vote structurant de valeurs. »