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Pour l'élu communiste Hasni Alem, les cent premiers jours de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon marquent une rupture avec la précédente majorité, mais aussi les limites d'une gouvernance qu'il juge trop personnelle. Il critique une politique « revancharde », une communication omniprésente et un manque de dialogue avec l'opposition.

« Une rupture, mais pas dans le bon sens »

Interrogé sur les cent premiers jours du nouveau maire de Besançon, Hasni Alem reconnaît d'abord que Ludovic Fagaut a tenu sa promesse de rompre avec la mandature précédente menée par Anne Vignot. Selon lui, cette rupture s'est traduite par des choix systématiquement opposés à ceux de l'ancienne majorité. Mais l'élu communiste estime que cette stratégie se heurte désormais « au mur du réel », notamment face aux épisodes de canicule. Il cite en exemple la politique de fleurissement engagée par la nouvelle municipalité, qu'il considère inadaptée aux enjeux du changement climatique. « Il va désormais devoir gouverner et faire des choix dans l'intérêt général, et non dans une logique de revanche politique », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Un maire qui « n'a pas encore endossé pleinement son rôle »

Hasni Alem estime que Ludovic Fagaut conserve davantage une posture d'opposant que de maire. Il lui reproche notamment ses relations avec les élus de gauche, évoquant la manière dont serait traitée Anne Vignot ainsi qu'un manque de concertation avec l'opposition. À ses yeux, l'exemple le plus révélateur reste la réaction municipale après le décès de deux jeunes noyés dans le Doubs. L'élu communiste assure que son groupe souhaitait participer à une réflexion commune sur les mesures à mettre en œuvre, mais que le maire aurait préféré élaborer seul son plan d'action. « Dans un moment aussi grave, le consensus aurait dû primer », estime-t-il.

Une communication jugée excessive

Autre critique formulée par Hasni Alem : la place prise par la communication du maire. S'il reconnaît que la précédente majorité n'avait peut-être pas suffisamment communiqué, il considère que la situation actuelle est devenue inverse. Selon lui, les habitants voient quotidiennement des vidéos du maire sur les réseaux sociaux, tandis que les autres membres de la majorité demeurent quasiment invisibles. « On ne voit que Ludovic Fagaut », résume-t-il, estimant que cette personnalisation excessive du pouvoir traduit « une vision monarchique » de la gouvernance municipale.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Une équipe municipale peu visible

Pour l'élu communiste, cette forte personnalisation pourrait rapidement atteindre ses limites. Il estime qu'un maire ne peut durablement gouverner seul et qu'il devra nécessairement s'appuyer davantage sur son équipe. Hasni Alem regrette qu'aucun adjoint ne parvienne aujourd'hui à émerger politiquement, laissant, selon lui, toute la lumière au seul maire. Il compare cette stratégie à « l'hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy, dont il estime qu'elle avait fini par lasser une partie des Français.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Des recours judiciaires toujours en cours

Sur le terrain juridique, Hasni Alem confirme que le recours engagé contre l'arrêté municipal anti-mendicité doit connaître une première étape devant le tribunal administratif de Besançon ce lundi.  Il précise toutefois qu'aucune décision définitive n'est attendue immédiatement. Concernant le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, l'opposition étudie également différentes voies de recours, en lien avec les autres groupes minoritaires et la préfecture. L'article prévoyant la possibilité d'un blâme envers les élus apparaît, selon lui, comme le point le plus problématique.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

« Nous continuerons à combattre ces orientations »

Malgré les tensions avec la majorité municipale, Hasni Alem rappelle que les élus communistes votent favorablement près de 80 % des délibérations présentées en conseil municipal. Selon lui, les désaccords portent essentiellement sur les grandes orientations politiques et sur la méthode de gouvernance. Interrogé sur les éventuelles sanctions prévues par le nouveau règlement intérieur, l'élu conclut avec ironie : « Les blâmes de Ludovic Fagaut, pour moi, ce sont des médailles. »

Cette prise de position s'inscrit dans une série d'entretiens réalisés avec les différents responsables politiques bisontins à l'occasion des cent premiers jours de mandat de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon.

Cent jours après la prise de fonctions de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la Ville de Besançon, l'élue municipale de La France insoumise, Séverine Véziès, porte un regard très critique sur le début de mandat du nouveau maire. Elle lui reproche de ne pas avoir pleinement endossé sa fonction, de privilégier une approche idéologique et de négliger, selon elle, les priorités sociales et environnementales de la ville.

« Les Bisontins ont élu un maire, pas un influenceur »

Premier grief formulé par l'élue insoumise : Ludovic Fagaut n'aurait pas encore pris la mesure de ses nouvelles responsabilités. Selon Séverine Véziès, le maire continuerait d'adopter une posture de candidat en cherchant avant tout à s'adresser à son électorat plutôt qu'à l'ensemble des habitants. « Les Bisontins ont élu un maire et pas un influenceur », lance-t-elle, critiquant une communication qu'elle juge davantage tournée vers les réseaux sociaux que vers l'exercice de la fonction municipale. Elle estime qu'un maire doit désormais gouverner « pour tous les Bisontins » et défendre l'intérêt général.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 



« Toujours dans une logique d'opposition »

L'élue considère également que Ludovic Fagaut conserve les réflexes qu'il avait lorsqu'il siégeait dans l'opposition municipale. Elle souligne que les élus de La France insoumise n'hésitent pas à soutenir certaines délibérations de la majorité lorsqu'elles leur paraissent aller dans le bon sens. À l'inverse, elle affirme que les propositions déposées par son groupe sont systématiquement rejetées sans débat de fond. Selon elle, cette attitude traduit une volonté de s'opposer par principe plutôt que d'examiner les propositions sur leur contenu.

Des choix budgétaires contestés

Séverine Véziès critique également les premières orientations budgétaires de la nouvelle majorité. Elle évoque notamment les dépenses consacrées à la vidéosurveillance, à l'armement létal de la police municipale ou encore à l'achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël. Si elle reconnaît l'intérêt de certaines animations, elle estime que ces investissements ne répondent pas aux besoins prioritaires des habitants. À ses yeux, les moyens auraient dû être davantage orientés vers les écoles, les politiques sociales ou encore l'adaptation de la ville aux épisodes de fortes chaleurs.

Canicule et écoles : « Rien n'était prévu »

L'élue affirme avoir interpellé le maire lors du dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, notamment à l'approche de la rentrée scolaire. Elle regrette l'absence, selon elle, de mesures spécifiques concernant les écoles, les personnels municipaux ou les enfants les plus fragiles. Séverine Véziès cite également la rénovation thermique des établissements scolaires comme un enjeu majeur face au réchauffement climatique. Elle se dit particulièrement inquiète des déclarations de Ludovic Fagaut laissant entendre qu'il pourrait remettre en cause ce programme de rénovation. Pour l'élue insoumise, une telle orientation revient à ignorer les conséquences déjà visibles du changement climatique.

Des recours devant le tribunal administratif

Sur le plan institutionnel, Séverine Véziès annonce que plusieurs décisions du nouveau maire feront l'objet de recours. Elle confirme qu'un recours a été déposé contre l'arrêté anti-mendicité, qu'elle qualifie d'« arrêté anti-pauvres ». L'audience doit se tenir devant le tribunal administratif ce lundi.  Elle critique également le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, notamment la création d'un dispositif de blâme à l'encontre des conseillers municipaux. Selon elle, cette disposition vise à limiter la liberté d'expression de l'opposition alors que le maire dispose déjà du pouvoir de police de l'assemblée. Elle assure que son groupe contestera également cette mesure devant la justice administrative.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 

« Une politique du XXe siècle »

Au-delà des décisions prises depuis cent jours, Séverine Véziès reproche au maire de ne pas intégrer pleinement les enjeux climatiques dans son action municipale. Elle estime que remettre en cause les rénovations énergétiques des écoles constitue « une politique du XXe siècle » et une négation du réchauffement climatique. Pour l'élue de La France insoumise, les épisodes de canicule actuels démontrent au contraire la nécessité d'accélérer les travaux permettant d'améliorer le confort thermique des bâtiments publics.

En conclusion, Séverine Véziès estime que les cent premiers jours de Ludovic Fagaut traduisent davantage une continuité de son rôle d'opposant qu'une prise de hauteur liée à ses nouvelles responsabilités de maire. Elle assure que son groupe poursuivra son action d'opposition, tant dans l'hémicycle que devant les juridictions administratives lorsque cela lui paraîtra nécessaire.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès, élue bisontine insoumise 

Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, poursuit la constitution de sa nouvelle équipe dirigeante. Après plusieurs changements intervenus ces dernières semaines au sein de l'administration et du cabinet du maire, parfois accompagnés d'inquiétudes et d'arrêts de travail parmi les agents,inquiets pour leur avenir professionnel,  l'élu annonce la nomination de Sébastien Lenoir au poste de directeur général des services. Fort de plus de vingt ans d'expérience dans la fonction publique territoriale, il rejoindra Besançon le 17 août prochain après avoir exercé à Nice, Annecy et Sens. Il aura pour mission de piloter l'administration municipale et intercommunale et d'accompagner la mise en Å“uvre du projet de la nouvelle majorité.

Cent jours après l'arrivée de Patrick Comte à la tête de la Ville de Pontarlier, l'opposition municipale dresse un premier bilan prudent. Conseiller municipal et chef de file d'une des minorités, Bertrand Guinchard assure ne pas vouloir « accabler » la nouvelle équipe, tout en pointant plusieurs dysfonctionnements qu'il juge préoccupants.

Une période d'observation jusqu'à la rentrée

Pour Bertrand Guinchard, l'heure n'est pas encore au procès politique. L'élu affirme laisser à la majorité municipale le temps de prendre ses marques après le départ de Patrick Genre. « Je ne souhaite pas les accabler, je souhaite au contraire accompagner », explique-t-il. Mais cette bienveillance pourrait avoir ses limites. « Jusqu'à la rentrée de septembre, nous allons encore être tolérants. Après, il faudra que les choses soient claires, qu'il y ait un cap et une organisation. »

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une organisation jugée « brouillonne »

Le principal reproche formulé concerne le fonctionnement quotidien de la municipalité. Selon l'opposant, plusieurs événements récents témoigneraient d'un manque d'anticipation et de coordination. Il cite notamment l'inauguration de la Porte Saint-Pierre, pour laquelle les invitations auraient été envoyées tardivement, ainsi que la tenue simultanée de plusieurs réunions municipales. « Aujourd'hui, il n'y a pas d'organisation. Tout est fait au dernier moment », estime-t-il.

Des polémiques relativisées

Depuis le début du mandat, plusieurs dossiers ont suscité des réactions : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, aménagement autour de la chapelle de l'Espérance ou encore critiques sur le style de communication du maire. Pour Bertrand Guinchard, ces épisodes relèvent davantage de débats politiques que de véritables crises. « Ce sont des petites polémiques, des histoires de personnalités », relativise-t-il. L'élu reconnaît toutefois une différence notable entre Patrick Comte et son prédécesseur Patrick Genre.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Une communication différente de celle de Patrick Genre

L'ancien maire était reconnu pour sa présence médiatique et sa capacité à prendre la parole publiquement. Un exercice dans lequel Patrick Comte semble, selon son opposant, moins à l'aise. « Patrick Genre avait une facilité et une expérience qui lui permettaient de s'exprimer beaucoup plus facilement », souligne Bertrand Guinchard. Il estime néanmoins que la nouvelle majorité communique abondamment, mais selon des modalités différentes et moins institutionnelles.

Le respect des minorités au cœur des attentes

Au-delà de l'organisation et de la communication, l'opposition réclame une plus grande association aux réflexions municipales. Bertrand Guinchard rappelle que les listes minoritaires représentent une part importante de l'électorat et estime qu'elles doivent être davantage consultées. « Ne pas nous consulter, ne pas nous intégrer aux réflexions ou ne pas écouter ce que nous avons à dire est dérangeant », affirme-t-il. L'élu dénonce également certaines attitudes qu'il juge parfois « méprisantes », tout en soulignant que les échanges avec plusieurs adjoints se déroulent dans un climat constructif. « Dès que l'ouverture se fait, les discussions sont courtoises et il y a une vraie volonté de construire ensemble », assure-t-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

La communauté de communes : un changement de gouvernance assumé

Interrogé sur la perte de la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier par la ville-centre, Bertrand Guinchard ne parle pas de risque majeur. S'il rappelle que l'alignement entre la mairie de Pontarlier et l'intercommunalité a longtemps constitué un atout pour accélérer les projets et mutualiser les services, il estime que le résultat de l'élection doit désormais être accepté. Il salue ainsi le début de mandat du nouveau président, Nicolas Barbe, avec lequel il dit vouloir travailler dans l'intérêt général. « On accepte ou on n'accepte pas les résultats des élections. Moi, je pense que c'est surtout l'intérêt général qui doit primer », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard 

Un premier bilan encore provisoire

Cent jours après l'installation de Patrick Comte à l'hôtel de ville, l'opposition se veut donc vigilante sans être dans l'affrontement systématique. Bertrand Guinchard accorde encore quelques semaines à la nouvelle équipe pour trouver son rythme, mais prévient que la rentrée de septembre constituera un premier véritable test pour la majorité municipale.

Les élus de Grand Besançon Métropole se réuniront ce jeudi soir pour examiner plusieurs dossiers structurants pour le territoire. Au programme figurent notamment une décision modificative budgétaire, la création d'un cabinet ressources destiné à accompagner les élus, une hausse de la taxe de séjour, de nouveaux investissements touristiques ainsi que plusieurs mesures en faveur de l'attractivité du centre-ville.

Une décision modificative budgétaire marquée par les choix de l'État

La première décision modificative du budget 2026 permettra d'intégrer les résultats de l'exercice 2025 ainsi que les conséquences de la loi de finances votée par l'État après l'adoption du budget communautaire. Plusieurs mesures nationales ont un impact direct sur les finances de l'intercommunalité. Grand Besançon Métropole devra notamment absorber une baisse de 19 % de la compensation de l'État liée aux exonérations de taxes foncières et de cotisation foncière des entreprises accordées aux locaux industriels. Cette diminution représente près de 969 000 euros de recettes en moins.

Autre conséquence importante : le gel pendant une année du Fonds de compensation de la TVA (FCTVA). Cette mesure crée un décalage de trésorerie de 3,6 millions d'euros pour le budget principal et de 300 000 euros pour le budget déchets. Les sommes devraient toutefois être récupérées en 2027. L'augmentation du SMIC décidée au niveau national pèse également sur les finances communautaires. Les deux revalorisations intervenues en 2026 représentent un coût supplémentaire estimé à 245 000 euros pour l'ensemble des budgets de l'intercommunalité.

Au total, cette décision modificative représente environ 400 000 euros en fonctionnement et 4,9 millions d'euros en investissement. Le budget global de Grand Besançon Métropole atteint 362,7 millions d'euros.

L'interview de la rédaction : Pascal Routhier, vice-président en charge des finances 

 

Un cabinet ressources pour renforcer l'accompagnement des élus

Les conseillers communautaires devront également se prononcer sur une réorganisation des moyens mis à disposition des élus avec la création d'un « cabinet ressources ». L'ancien service des relations avec les élus, historiquement centré sur l'accompagnement de la présidence, serait remplacé par une structure destinée à accompagner l'ensemble des vice-présidents et conseillers communautaires délégués. Selon l'exécutif, cette demande émane notamment des élus des communes périphériques. Avec les nombreux transferts de compétences réalisés ces dernières années, notamment en matière de voirie, d'assainissement ou d'éclairage public, les élus sont confrontés à des dossiers de plus en plus techniques nécessitant davantage d'appui. Le nouvel outil doit permettre d'améliorer la préparation des dossiers, le suivi des représentations extérieures, la coordination des agendas et l'accompagnement des élus dans leurs missions quotidiennes.

Le cabinet sera composé d'une secrétaire, d'une chargée de communication et relations presse ainsi que de deux collaborateurs thématiques. Sa direction sera assurée par la directrice de cabinet du maire de Besançon, dans le cadre d'une mutualisation de fonction entre les deux collectivités. L'exécutif insiste sur le caractère non partisan du dispositif et rappelle que les vice-présidents appartiennent à des sensibilités politiques diverses. L'objectif affiché est de disposer d'un outil administratif et technique au service du projet de territoire. Cette réorganisation s'accompagnera également de la création de bureaux mutualisés pour les vice-présidents, qui ne disposaient jusqu'à présent d'aucun espace dédié pour recevoir ou travailler sur leurs dossiers. Enfin, l'attachée de presse de Grand Besançon Métropole sera désormais rattachée au cabinet de la collectivité. Les postes concernés feront l'objet d'appels à candidatures internes.

Des investissements dans les zones d'activité et les espaces publics

Plusieurs crédits supplémentaires sont prévus dans le cadre de cette décision modificative. Une enveloppe de 129.000 euros permettra de poursuivre les aménagements dans la zone d'activité économique des Marnières à Chalezeule. À cela s'ajoutent 231.000 euros destinés à améliorer les accès de la zone Madeleine-Brès à Besançon,  où les difficultés de circulation sont régulièrement dénoncées par les entreprises installées sur le secteur. Par ailleurs, 107.000 euros seront consacrés à l'acquisition de terrains pour la future zone d'activités  Ã  Pelousey.

En matière d'événementiel, 120.000 euros sont inscrits pour l'acquisition de nouveaux équipements, notamment des chalets qui pourront être prêtés aux communes et aux associations lors de manifestations. Enfin, 500.000 euros seront investis dans la réfection des espaces partagés du tramway. Les aménagements en pierre et en granit, fragilisés par les vibrations répétées des rames, nécessitent aujourd'hui d'importants travaux de remise en état. Des interventions sont également programmées sur le pont Battant durant l'arrêt exceptionnel du tramway prévu cet été.

Taxe de séjour : une hausse envisagée pour financer le tourisme

Les élus examineront également une révision de la taxe de séjour, inchangée depuis 2023. Pour les hôtels et meublés classés 4 et 5 étoiles, le tarif passerait de 2 à 2,30 euros par nuitée. Les hébergements 3 étoiles passeraient de 1,50 à 1,60 euro, tandis que les établissements 2 étoiles et les villages vacances verraient leur taxe passer de 0,90 à 1 euro. Cette augmentation devrait générer entre 40 000 et 50 000 euros de recettes supplémentaires chaque année.

La taxe de séjour représente actuellement environ 800 000 euros de recettes annuelles, dont plus de 510 000 euros reversés à l'Office de tourisme. Elle participe au financement des actions de promotion touristique, des aides à l'hébergement et du développement de l'offre touristique locale. Trois communes conservent encore leur propre système de perception : École-Valentin, Geneuille et Marchaux-Chaudefontaine.

La base d'Osselle poursuit sa transformation

Le conseil communautaire abordera également le développement de la base de loisirs d'Osselle, devenue l'un des principaux équipements touristiques du territoire. Après les travaux déjà réalisés ces dernières années, le site continue son extension avec l'agrandissement de la zone clôturée, l'aménagement de deux terrains de pétanque, d'un second terrain de beach-volley et de nouveaux espaces de pique-nique. À l'automne, des plantations d'arbres et des aménagements paysagers viendront compléter le dispositif. Un parcours santé composé de neuf agrès, dont quatre accessibles aux personnes à mobilité réduite, est également en cours d'installation. Un autre parcours,  autour du second plan d'eau,  doit être créé dans les prochains mois.

L'interview de la rédaction : Patrick Ayache, vice-président, en charge du tourisme 

De nouveaux avantages pour les jeunes

Les élus examineront également une convention avec le Centre régional Information Jeunesse dans le cadre de la Carte Avantages Jeunes. Les bénéficiaires pourront notamment profiter d'une offre Ginko permettant l'achat d'une carte de dix voyages à tarif réduit : 35 euros au lieu de 40 euros. La base de loisirs d'Osselle intégrera également le dispositif avec une entrée gratuite pour une entrée payante.

Deux heures de stationnement offertes pour dynamiser le centre-ville

Autre mesure importante : la mise en place, à partir du 1er septembre, d'une gratuité du stationnement dans les parkings en ouvrage et en enclos du centre-ville entre midi et 14 h 30. L'objectif est d'encourager les salariés travaillant en périphérie à venir déjeuner et consommer dans le cÅ“ur de ville. La gratuité sera limitée à deux heures.  La mesure ne sera pas étendue au stationnement de surface afin d'éviter un effet d'aubaine pour les riverains.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole

Des solutions recherchées pour les artisans

La Ville de Besançon poursuit parallèlement une réflexion sur le stationnement des artisans et des professions libérales intervenant en centre-ville. Différentes pistes sont étudiées, notamment la création d'un macaron spécifique. Une enveloppe de 300 000 euros a été inscrite au budget municipal pour accompagner cette politique de stationnement.

Les Mardis des Rives reviennent cet été

Enfin, les élus seront informés du retour des Mardis des Rives, dont la nouvelle édition se déroulera du 7 juillet au 25 août. Le rendez-vous du 14 juillet n'aura exceptionnellement pas lieu en raison de la fête nationale. Le programme complet sera dévoilé le 30 juin à La Rodia. Avec un budget de 135 000 euros, l'événement continuera de valoriser les communes du Grand Besançon,  Ã  travers une programmation gratuite, familiale et éclectique. La principale nouveauté de cette édition est la suppression du système de réservation. L'objectif est de faciliter l'accès aux spectacles, de favoriser la spontanéité du public et de limiter les frustrations liées aux réservations non utilisées.

Réuni ce lundi soir, le conseil municipal de Dole a examiné et adopté 39 délibérations portant sur les finances, la sécurité et les projets d'aménagement de la ville. Plusieurs décisions importantes ont été prises afin de poursuivre les investissements du mandat tout en préservant les équilibres budgétaires de la collectivité.

Une situation financière jugée saine

Parmi les principaux dossiers figurait l'adoption du Compte Financier Unique (CFU) et du Budget Supplémentaire. Ces documents permettent de dresser le bilan financier de l'exercice 2025 et d'ajuster les prévisions budgétaires pour l'année en cours. La municipalité met en avant une légère progression des recettes et une maîtrise des dépenses de fonctionnement, qui stagnent ou enregistrent même une légère baisse.  Selon l'exécutif municipal, ces résultats sont le fruit d'une gestion rigoureuse menée depuis plusieurs années. Ils doivent permettre à la ville de poursuivre ses projets sans augmentation de la fiscalité locale et en limitant autant que possible le recours à l'emprunt.

La vidéoprotection poursuit son déploiement

Le conseil municipal a également validé une nouvelle phase du développement du réseau de vidéoprotection. De nouveaux équipements seront prochainement installés dans plusieurs secteurs de la commune, notamment au parc de la Vouivre, aux abords de l'école Marcel Aymé ainsi qu'au pont de la Corniche. Avec cette nouvelle installation à proximité de l'établissement scolaire, l'ensemble des écoles de la ville sera désormais couvert par le dispositif de vidéoprotection.

Une caméra mobile contre les incivilités

Afin de renforcer la lutte contre les dégradations, les incivilités et les dépôts sauvages de déchets, les élus ont également approuvé l'acquisition d'une caméra mobile. Cet équipement viendra compléter le réseau existant et permettra d'intervenir plus facilement sur des secteurs ponctuellement touchés par ces nuisances.

Préparer les projets du mandat

À travers ces différentes délibérations, la municipalité affirme vouloir poursuivre les investissements engagés depuis le début du mandat tout en maintenant une gestion financière prudente. Les décisions adoptées lors de cette séance doivent permettre de financer les projets à venir tout en préservant les capacités d'action de la collectivité dans un contexte budgétaire qui pourrait se tendre davantage dans les prochaines années.

Un contexte marqué par un drame

Alors que les fortes chaleurs persistent depuis plusieurs jours à Besançon, les élus de la France Insoumise alertent sur la nécessité de renforcer les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils rappellent le décès tragique de deux enfants âgés de 11 et 13 ans, survenu récemment dans un contexte de fortes températures.

La canicule, un enjeu de long terme

Pour les signataires du texte, les épisodes de canicule ne doivent plus être considérés comme de simples événements météorologiques exceptionnels. Ils estiment qu'ils sont appelés à se multiplier sous l'effet du réchauffement climatique et nécessitent une réponse politique adaptée. Ils plaident ainsi pour une anticipation accrue des conséquences sanitaires et sociales des vagues de chaleur, notamment dans les zones urbaines.

Des mesures d’urgence proposées

Le groupe présente un « plan canicule » articulé autour de plusieurs mesures immédiates. Parmi les propositions figurent l'installation de solutions d'ombrage temporaires, de portiques brumisateurs, la distribution de kits canicule, ainsi qu'un accès facilité aux piscines municipales et aux bâtiments publics climatisés ou rafraîchis. Les élus suggèrent également la gratuité des transports en commun lors des journées de forte chaleur, un renforcement des actions de prévention et une meilleure prise en charge des publics les plus fragiles.

Une attention particulière aux personnes vulnérables

Les auteurs du communiqué s'inquiètent particulièrement de la situation des personnes âgées, des sans-abri, mais aussi des élèves et des candidats aux examens confrontés à des températures élevées dans les établissements scolaires. Ils demandent que les écoles les plus exposées puissent fermer durant les heures les plus chaudes et que les familles soient orientées vers des lieux de fraîcheur. Ils invitent également les autorités académiques à étudier la possibilité de délocaliser certaines épreuves d'examen dans des bâtiments climatisés.

Des critiques sur les choix budgétaires municipaux

Le groupe critique par ailleurs la majorité municipale. Selon lui, les 3,5 millions d'euros de dépenses supplémentaires votées depuis le mois d'avril ne répondent pas suffisamment aux enjeux sociaux et environnementaux liés aux épisodes de chaleur extrême. Les élus estiment que ces choix limitent les capacités d'investissement futures de la collectivité et appellent l'exécutif municipal à faire de l'adaptation au changement climatique une priorité.

Demande d'un conseil municipal exceptionnel

Afin de débattre de ces propositions, les élus annoncent avoir demandé la tenue d'un conseil municipal exceptionnel consacré à la canicule et à ses conséquences. Ils affirment vouloir travailler collectivement avec l'ensemble des groupes politiques pour construire des réponses adaptées aux défis climatiques auxquels la ville est confrontée.

Le député du Doubs Laurent Croizier se félicite de voir l'une de ses propositions intégrée au projet de loi « RIPOST », porté par le ministre de l'Intérieur. Face à la hausse des refus d'obtempérer, en progression de 22 % en zone gendarmerie et de 46 % en zone police dans le Doubs en 2025, l'élu avait demandé en février dernier un renforcement des sanctions.

Le texte prévoit désormais la saisie automatique du véhicule utilisé lors de l'infraction, une mesure issue d'une proposition de loi déposée par Laurent Croizier en juin 2025. L'objectif est de renforcer l'effet dissuasif des sanctions et de mieux protéger les forces de l'ordre ainsi que les usagers de la route. Le projet de loi est examiné à partir de ce lundi  22 juin en commission des Lois à l'Assemblée nationale.

Les médias indépendants StreetPress, Le Ch’ni et Radio BIP/Média 25 organisent une conférence autour de l’ouvrage « Extrême danger – connaître et contrer l’extrême droite radicale », le jeudi 25 juin à 18h30, salle Jean-Zay à Besançon. Animée par Jo Weisz, cette rencontre proposera un panorama des groupuscules d’extrême droite actifs en France, ainsi que des témoignages de journalistes comtois sur le traitement de ces sujets et leurs répercussions sur le terrain.

Le conseiller départemental Raphaël Krucien interpelle l'exécutif du Département du Doubs sur l'évolution du nombre de bénéficiaires du RSA. Dans une question orale transmise à la présidente du Département et qui sera examinée lors de l'assemblée départementale de ce lundi, il demande à Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge des solidarités, de préciser les sources des chiffres qu'il avait présentés lors de la séance du 27 avril dernier.

Selon l'élu d'opposition, les données avancées par l'exécutif pour démontrer l'efficacité de sa politique d'insertion seraient en contradiction avec les statistiques officielles publiées par la Drees. Raphaël Krucien affirme notamment qu'en 2025, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4,38 % dans le Doubs contre 0,47 % au niveau national. Il s'interroge également sur les écarts entre les chiffres communiqués par le Département et ceux de la Drees concernant le nombre d'allocataires.

Dans un communiqué, l'élu estime que les données mises en avant par la majorité départementale relèvent davantage de la communication politique que de la réalité statistique et reproche à Ludovic Fagaut d'avoir accusé ses opposants de mentir lors des débats. La majorité départementale devra répondre publiquement à ces interrogations lors de la séance de lundi.