Le feuilleton politique autour de Franck Bernard a connu son dénouement ce jeudi matin. Le maire de Chevroz a annoncé sa démission de son poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, ainsi que son retrait de délégation, après la polémique provoquée par des publications relayées sur un compte Facebook anonyme dont il était l’auteur. Ce matin, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, avait demandé à l’élu de « prendre ses responsabilités » à l’issue du conseil communautaire particulièrement tendu de jeudi soir. « Ce vendredi, le président de l’agglomération a reçu un SMS de Franck Bernard officialisant sa décision de quitter l’exécutif communautaire » nous certifie-t-o,n à Grand Besançon Métropole. Un communiqué de presse doit être envoyé aux rédaction.
Des révélations qui ont fragilisé l’exécutif
Depuis plusieurs jours, la polémique ne cessait de prendre de l’ampleur après les révélations de Mediapart et du média local Le Ch’ni concernant des publications jugées racistes, islamophobes et haineuses diffusées via un compte anonyme attribué à l’élu proche du Rassemblement national. Cette affaire a profondément secoué la majorité communautaire et placé l’exécutif sous forte pression politique. Lors du conseil communautaire de jeudi soir, plusieurs élus avaient publiquement demandé le départ du vice-président dans un climat particulièrement tendu. Les explications apportées par Franck Bernard avaient alors suscité de vives réactions dans l’assemblée.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
Séverine Véziès : « Il n’avait pas d’autre choix »
Parmi les premières réactions politiques ce jeudi matin, l’élue bisontine de La France insoumise, Séverine Véziès, a salué « la fin de cet épisode », tout en estimant que cette situation aurait pu être évitée bien plus tôt. « Dès le 20 avril, lors du conseil communautaire d’installation, nous avions dénoncé sa candidature », rappelle-t-elle. Selon l’élue insoumise, « il est hors de question qu’un élu du Rassemblement national siège au sein de l’exécutif de GBM ». Mme Véziès considère également que Ludovic Fagaut « n’avait pas d’autre choix » face à « une pression devenue beaucoup trop forte ». Tout en saluant le retrait de Franck Bernard, elle critique le soutien initial apporté à sa candidature : « Ce caillou dans la chaussure, c’est lui-même qui se l’est mis ".
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
« Attention à la banalisation de l’extrême droite »
Séverine Véziès souligne également le rôle joué par les révélations médiatiques dans ce dénouement. « Je salue le travail d’investigation mené », explique-t-elle, estimant que cette affaire doit servir « d’alerte contre la banalisation de l’extrême droite ». L’élue insoumise estime que les publications reprochées à Franck Bernard ne sont pas une surprise au regard de son engagement politique. « Derrière le vernis, on retrouve le vrai visage du Rassemblement national », affirme-t-elle, dénonçant « un fonds de commerce raciste, islamophobe, homophobe et sexiste ». Elle appelle enfin les élus et les citoyens à « rester vigilants » face à la progression des idées d’extrême droite dans les institutions locales.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni » autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.
Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.
Jean-Sébastien Leuba réclame son départ
Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines
Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Une majorité fragilisée
Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.
Une crise politique désormais ouverte
Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.
Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Le maire de Pontarlier, Patrick Comte, a été élu ce jeudi soir président du Pays du Haut-Doubs. Seul candidat en lice pour succéder à Patrick Genre, l’édile pontissalien prend désormais la tête de cette structure de coopération territoriale qui fédère plusieurs intercommunalités du secteur du Haut-Doubs. Cette élection intervient dans un contexte politique particulier pour le nouveau maire de Pontarlier. Élu largement lors des municipales de mars dernier après près de trente années de gouvernance de Patrick Genre, Patrick Comte n’avait toutefois pas réussi à obtenir la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, finalement remportée par Nicolas Barbe. Un revers politique qui avait surpris dans la capitale du Haut-Doubs, alors même que le nouveau maire venait de décrocher une victoire nette aux élections municipales. Avec cette présidence du Pays du Haut-Doubs, Patrick Comte retrouve donc une place stratégique dans l’organisation territoriale locale et s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur Patrick Genre, qui occupait cette fonction jusqu’à présent.
Un outil de coordination à l’échelle du Haut-Doubs
Le Pays du Haut-Doubs, aujourd’hui constitué sous la forme d’un syndicat mixte, regroupe plusieurs communautés de communes du territoire. Il rassemble notamment :
Le syndicat joue un rôle important de coordination territoriale autour des grandes orientations d’aménagement et de développement du Haut-Doubs. Il intervient notamment sur les questions de planification territoriale, de développement local et de Schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le Pays du Haut-Doubs constitue ainsi un espace de dialogue entre collectivités autour des grands enjeux du territoire : urbanisme, mobilité, développement économique, habitat, environnement ou encore équilibre entre espaces urbains et ruraux.
Une continuité avec l’ère Genre
L’élection de Patrick Comte s’inscrit également dans une forme de continuité politique avec l’ancienne gouvernance pontissalienne. Patrick Genre, figure incontournable de la vie politique locale pendant près de trois décennies, présidait jusqu’ici le Pays du Haut-Doubs. Même si Patrick Comte avait construit sa campagne municipale autour d’une idée de « renouveau » à Pontarlier, il hérite aujourd’hui d’un outil territorial historiquement structuré par son prédécesseur.
Cette nouvelle responsabilité pourrait permettre au maire de Pontarlier de renforcer son poids politique à l’échelle du Haut-Doubs après les tensions apparues lors de l’élection à la présidence du Grand Pontarlier. Elle lui offre également une position centrale dans les discussions à venir sur les grands projets structurants du territoire.
Dans un Haut-Doubs confronté aux enjeux de mobilité, de logement, d’attractivité économique et de transition environnementale, la présidence du Pays du Haut-Doubs demeure un poste stratégique, souvent discret médiatiquement, mais influent dans les équilibres politiques locaux.
Le climat reste particulièrement tendu à Grand Besançon Métropole. Lors du conseil communautaire de ce jeudi 21 mai, l’affaire Franck Bernard s’est imposée au cœur des débats politiques, quelques jours après les révélations de Mediapart sur des publications Facebook attribuées au vice-président de l’agglomération. Même si le dossier ne figurait pas officiellement à l’ordre du jour, les échanges ont largement été dominés par les interrogations autour du maintien de l’élu au sein de l’exécutif communautaire. Élu en avril dernier 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, Franck Bernard, maire de Chevroz et identifié comme proche du Rassemblement national, cristallise depuis plusieurs semaines les tensions au sein de la nouvelle majorité conduite par Ludovic Fagaut.
Des révélations qui mettent l’exécutif sous pression
Dans son édition récente Mediapart et le pure player local « le Chni » évoquent plusieurs contenus publiés sur un compte Facebook attribué à Franck Bernard. Les deux médias parlent de publications à caractère raciste, homophobe et anti-LGBT+, provoquant immédiatement une vague de réactions dans les rangs de la gauche et des écologistes. Dès l’ouverture du conseil communautaire, Ludovic Fagaut a pris la parole pour évoquer le sujet. Le président LR de Grand Besançon Métropole a reconnu la gravité des éléments révélés tout en indiquant ne pas cautionner les contenus évoqués. Il a néanmoins appelé à prendre le temps d’examiner la situation avant toute décision. Dans l’assemblée, plusieurs élus communautaires ont réclamé des mesures fortes. Certains ont évoqué des propos « incompatibles » avec les responsabilités exercées au sein de la métropole. D’autres ont dénoncé une banalisation de l’extrême droite dans l’exécutif communautaire.
Une élection déjà très contestée
L’élection de Franck Bernard comme vice-président, le 20 avril dernier, avait déjà suscité une forte polémique. Pour la première fois, un élu identifié au RN intégrait le bureau exécutif de Grand Besançon Métropole. A gauche, plusieurs élus avaient alors parlé d’« une ligne rouge franchie ». Les écologistes et les élus communistes dénonçaient une recomposition politique inquiétante au sein de l’agglomération bisontine après la perte de la présidence par Anne Vignot et la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut. La majorité défendait au contraire une logique de représentation territoriale des communes de l’agglomération, estimant que la désignation de Franck Bernard relevait davantage des équilibres géographiques que d’un accord politique avec le RN.
Franck Bernard se défend
Invité à s’exprimer durant la séance, Franck Bernard a reconnu que le compte Facebook évoqué était bien le sien, tout en contestant les accusations portées contre lui. L’élu affirme ne pas être raciste ni anti-LGBT et estime être devenu « l’homme à abattre » depuis son élection au sein de l’exécutif métropolitain. Ses explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les tensions. Plusieurs élus ont continué à réclamer son retrait du bureau communautaire ou sa démission.
Une majorité fragilisée
Pour Ludovic Fagaut, le dossier devient désormais hautement sensible politiquement. Car au-delà du cas personnel de Franck Bernard, cette affaire symbolise les nouvelles fractures politiques qui traversent Grand Besançon Métropole depuis l’alternance de 2026. La droite contrôle désormais l’agglomération après plusieurs années de gouvernance écologiste. Mais l’entrée d’un élu RN dans l’exécutif métropolitain ouvre un débat inédit sur les alliances locales et sur la place de l’extrême droite dans les institutions intercommunales.
Dans ce contexte, les prochains conseils communautaires pourraient continuer d’être marqués autant par les grands dossiers métropolitains — transports, urbanisme, finances ou environnement — que par cette crise politique persistante autour de Franck Bernard.
La tension politique reste vive au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP) après l’installation des commissions communautaires lors du conseil du 12 mai dernier. Dans un communiqué, Bénédicte Hérard, figure de la liste d’opposition « Pontarlier 2026 » battue aux municipales de mars dernier, dénonce une « exclusion totale des espaces de travail et de débat ».
« Une interprétation erronée du scrutin »
L’élue estime que cette situation ferait suite au vote intervenu lors de l’élection à la présidence de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier. Selon elle, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, qui a été battu par le Maire de Chaffois, Nicolas Barbe, aurait interprété le choix effectué par certains élus comme « une opposition directe à sa personne ». Une analyse contestée par Bénédicte Hérard et son groupe. « Notre vote relevait d’un choix libre, anonyme et démocratique, guidé par notre vision de l’intérêt communautaire, de la continuité des dossiers et de l’efficacité territoriale — et non d’une démarche partisane », affirme-t-elle dans ce communiqué.
Une critique sur le fonctionnement démocratique
L’opposition rappelle plusieurs principes qu’elle juge fondamentaux : la liberté du vote à bulletin secret, le respect du pluralisme politique ainsi que l’ouverture des commissions communautaires à « toutes les sensibilités représentatives du territoire ». Le groupe regrette qu’« une lecture subjective » du scrutin conduise, selon lui, à l’écart d’élus « pleinement investis dans la défense du territoire et de ses habitants ». Dans son communiqué, Bénédicte Hérard insiste également sur le rôle rassembleur attendu d’un maire : « Le maire d’une commune doit être le maire de tous ses habitants et pas uniquement de son électorat. »
Une opposition qui veut rester « constructive »
Malgré cette situation, l’élue assure vouloir poursuivre son engagement au sein des instances locales « avec responsabilité, calme et détermination ». Le groupe « Pontarlier 2026 » affirme vouloir continuer à défendre « les principes démocratiques » ainsi que « les valeurs républicaines », tout en maintenant une posture qu’il présente comme constructive dans les débats à venir au sein de l’intercommunalité.
À travers une première tribune publiée dans le journal municipal Pontarlier Votre Ville, Betrand Guinchard, le chef de file de l’un des deux groupes d’opposition au conseil municipal de Pontarlier affirme vouloir jouer pleinement son rôle dans la vie publique locale. L’élu et son collectif se veulent à la fois « positif et lucide », affirmant poursuivre leur engagement au service de l’avenir de la ville et du Haut-Doubs.
Dans ce texte, les élus rappellent avoir soutenu la candidature du maire de Pontarlier à la présidence de la communauté de communes du Grand Pontarlier, tout en appelant à une vigilance particulière sur la représentation de la ville centre au sein de la gouvernance intercommunale. Ils estiment que Pontarlier, « acteur et financeur majeur », doit pleinement participer aux décisions stratégiques du territoire. Le groupe insiste également sur plusieurs priorités locales : l’attractivité de la ville, la sécurité et le bien-être des habitants. « Les Pontissaliens ne sont pas uniquement des contributeurs, ils doivent être des acteurs des décisions stratégiques », écrit M. Guinchard, qui souhaite replacer « l’intérêt général au centre des préoccupations ».
Les conseillers d’opposition assurent vouloir adopter une posture « constructive et exigeante », tout en mettant en garde contre les « guerres d’ego » et les débats idéologiques. Selon eux, le changement exprimé par les électeurs doit désormais se traduire par des actions concrètes, sans remettre systématiquement en cause les projets déjà engagés pour le territoire.
Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a vivement critiqué ce mercredi au Sénat le projet de consigne pour recyclage des bouteilles plastiques. Lors d’une question d’actualité au Gouvernement, le président de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable a dénoncé une mesure qu’il juge « coûteuse, incohérente et pénalisante » pour les collectivités.
Selon lui, cette réforme priverait les intercommunalités du flux le plus rentable du tri sélectif, malgré les importants investissements réalisés ces dernières années dans les centres de tri. Le sénateur estime également que le dispositif entraînerait davantage de contraintes pour les habitants tout en favorisant les grandes enseignes. Il appelle le Gouvernement à privilégier des solutions axées sur la réduction des déchets plastiques et le réemploi.
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sera en déplacement à Besançon ce vendredi 22 mai. La visite débutera, vers 9h30, à la Maison de l’habitat de Besançon, avant une déambulation dans le quartier Battant, classé quartier prioritaire de la politique de la ville. Le ministre poursuivra ensuite sa visite à Planoise, à la Maison de quartier Nelson Mandela, où une table ronde réunira les acteurs du logement et de la politique de la ville.
Le groupe des élus Communistes, Républicains et Citoyens de Besançon a adressé un courrier à Ludovic Fagaut, maire de la ville et président du conseil de surveillance du CHU, pour l’alerter sur la situation au centre gérontologique de Bellevaux. Ils soutiennent les personnels en grève depuis le 23 avril et dénoncent un manque chronique d’effectifs, des rappels sur congés et une dégradation des conditions de travail. Ils demandent une intervention rapide de la direction du CHU afin que les revendications des soignants soient entendues et que des moyens supplémentaires soient engagés.
La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.