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L’Institut de formation des professions de santé (IFPS) du CHU de Besançon accueillera le public samedi 31 janvier 2026, de 9h à 13h, à l’occasion de ses portes ouvertes annuelles. Plus de 750 étudiants y sont formés chaque année dans neuf filières du paramédical et de l’assistance aux soins : aide-soignant, ambulancier, assistant de régulation médicale, auxiliaire de puériculture, infirmier, puériculteur, infirmier anesthésiste, infirmier de bloc opératoire et cadre de santé. Une matinée pour découvrir les formations, rencontrer les équipes et échanger avec les étudiants.

En Bourgogne–Franche‑Comté, la campagne de vaccination en collèges se poursuit. Les parents d’élèves de 5e, 4e et 3e ont jusqu’au 25 janvier pour déposer en ligne leur autorisation parentale, indispensable pour que leur enfant puisse être vacciné contre les papillomavirus humains et les méningites à méningocoques. La plateforme reste ouverte encore quelques jours pour finaliser la démarche. Autorisations à déposer sur le site dédié : https://vaccination-college-bourgognefranchecomte.fr/?utm_source=chatgpt.com 

 

Deux nouveaux espaces d’accueil vont être inaugurés en réanimation infantile et en néonatalogie au CHU de Besançon. Pensés après la période Covid, ils offrent désormais aux familles une cuisine fonctionnelle ainsi qu’une salle d’attente plus apaisante et adaptée. Ces aménagements ont été rendus possibles grâce au soutien des associations Réa…gir, Néonat25 et SOS Préma, chaleureusement remerciées par l’hôpital.

Le CHU lance également PréSCI, un projet de recherche inédit visant à mieux diagnostiquer les complications digestives chez les nouveau‑nés prématurés grâce à l’analyse de biomarqueurs urinaires. Le programme, porté par le fonds Phisalix, est ouvert aux dons. Pour de plus amples informations : https://www.fonds-phisalix.fr/projet/presci-ameliorer-la-prise-en-charge-des-complications-digestives-chez-les-nouveau-nes-prematures/

Les travaux avancent et le projet se concrétise pour ce nouvel équipement de 860 m², pensé pour renforcer l’offre de soins sur le bassin dolois et faciliter l’accès à la santé de proximité. Le centre accueillera six chirurgiens-dentistes, un orthodontiste, quatre médecins généralistes et cinq spécialistes. L’ouverture est prévue en juin 2026, au 49 rue Charles-Laurent-Thouverey.

Depuis lundi, les médecins libéraux sont engagés dans un mouvement de mobilisation qui doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier. Une mobilisation d’ampleur nationale, soutenue en région par l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML), pour dénoncer une dégradation continue du système de santé et alerter sur les conséquences pour les patients.

L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de  l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté

Un ras-le-bol face aux décisions politiques

Pour le docteur Éric Blondet, président de l’URML Bourgogne-Franche-Comté, cette mobilisation est avant tout « un cri d’alerte, un ras-le-bol, une colère des professionnels de santé ». Médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, dénoncent une perte progressive de leur indépendance professionnelle, notamment à travers des décisions législatives jugées de plus en plus contraignantes. En ligne de mire : l’évolution du dialogue conventionnel et le rôle de l’Assurance maladie, perçue comme devenant « toute-puissante » dans la fixation des honoraires et des pratiques médicales. « C’est comme demander à un assureur de fixer le prix de votre mécanicien ou de dicter les prescriptions de votre médecin », illustre le Dr Blondet, évoquant notamment les mesures de limitation des durées de prescription.

Une remise en cause de la relation de soins

Au-delà des conditions d’exercice, les médecins alertent sur une remise en cause profonde de la relation de confiance entre le patient et son soignant. « Si le médecin est contraint par des injonctions politiques ou administratives, quelle confiance peut-on encore lui accorder ? », interroge le président de l’URML. Selon lui, cette évolution fragilise l’ensemble du système de santé français, à un moment où plusieurs indicateurs sont déjà préoccupants : hausse de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années, baisse de l’espérance de vie en bonne santé, pénuries de médicaments et de matériel médical, ou encore manque d’anticipation face aux crises sanitaires.

L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de  l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté

Une mobilisation au service des patients

Si le mouvement concerne directement les professionnels, il se veut avant tout au service de la population. « Cela concerne les patients d’aujourd’hui et ceux de demain. Nous sommes tous appelés à être malades un jour », rappelle le Dr Blondet. Les médecins dénoncent un manque de moyens pour innover, réduire les délais de prise en charge et développer de nouvelles organisations de soins, tant sur le plan thérapeutique que diagnostique. Ils pointent également une succession de réformes et de dispositifs – maisons de santé, CPTS, nouvelles labellisations – lancés sans vision à long terme ni financements clairement définis. « On a le sentiment que le pilote de l’avion change tous les six mois », déplore-t-il.

Des professions en souffrance et moins attractives

Autre inquiétude majeure : l’attractivité des métiers de la santé. Médecins, mais aussi infirmiers, kinésithérapeutes ou pharmaciens, seraient aujourd’hui en souffrance. « Nos professions n’attirent plus les jeunes, et ceux qui les choisissent exercent de moins en moins », alerte le président de l’URML, évoquant un véritable sujet de société. La mobilisation rassemble ainsi l’ensemble des spécialités, des médecins généralistes aux spécialistes hospitaliers ou de ville, tous estimant être « au point de rupture ».

Une détermination intacte jusqu’au 15 janvier

La mobilisation doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier, et les médecins se disent déterminés à aller jusqu’au bout. « Quand on choisit ces métiers, c’est par altruisme, pour aider des personnes en situation de vulnérabilité. Aujourd’hui, on a le sentiment qu’on ne nous donne plus les moyens de le faire », conclut le Dr Éric Blondet.

Un combat que les médecins libéraux entendent mener non seulement pour leur profession, mais aussi pour l’avenir du système de santé français.

Les médecins de ville et des cliniques privées annoncent une grève « sans précédent » à partir d'aujourd'hui. Vous risquez de trouver porte close si vous aviez un rendez-vous...  Les organisations appellent les praticiens libéraux à cesser le travail pendant dix jours pour dénoncer plusieurs mesures du projet de budget de la Sécurité sociale, qu’ils jugent menaçantes pour leur liberté d’exercice.

À l’approche des fêtes, l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté appelle à la prudence face à la grippe, la bronchiolite et aux virus hivernaux.         Parmi les bons réflexes à appliquer : porter un masque en cas de symptômes, se laver les mains régulièrement et aérer chaque jour. Il est indiqué que la vaccination contre la grippe et le COVID-19 reste fortement recommandée pour les plus fragiles. En cas de besoin, privilégier son médecin en journée, sauf urgence vitale.

Anticiper les tensions sanitaires de fin d’année

En période de fêtes, les besoins de soins augmentent fortement en Franche-Comté. Les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), la fermeture temporaire de cabinets médicaux et l’afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence dans le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Pour éviter l’engorgement, le CHU de Besançon et l’Acoreli (association des médecins régulateurs libéraux) lancent une campagne d’information : « À chaque situation, son numéro ».

Les bons réflexes à adopter

Appeler son médecin traitant : pour tout avis médical non urgent.

Composer le 116 117 : si aucun médecin généraliste n’est disponible. Ce numéro de permanence des soins est accessible la nuit en semaine (20h-8h), le samedi (12h-20h), le dimanche et les jours fériés (8h-20h). Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prend alors en charge l’appel.

Appeler le 15 : en cas d’urgence vitale ou de symptômes inquiétants (malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident…). Chaque appel est évalué par un assistant de régulation médicale puis par un médecin urgentiste, afin d’apporter la réponse la plus adaptée.

Préserver l’efficacité du système de soins

Le CHU et l’Acoreli rappellent qu’il est essentiel de réserver le 15 aux situations graves. En adoptant ces réflexes, chaque citoyen contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse et préserver l’efficacité du système de soins pour tous. Le CHU de Besançon et l’Acoreli remercient la population pour sa vigilance et invitent chacun à relayer largement cette campagne.

Ce mercredi matin, plusieurs centaines d’agriculteurs, escortés de leurs tracteurs, ont convergé vers le parvis de la gare Viotte à Besançon. À l’appel de la Coordination Rurale et de la Confédération paysanne, ils sont venus dénoncer la politique sanitaire mise en œuvre par l’État face à la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC ou DNB), jugée « brutale et disproportionnée ». Dans une ambiance tendue mais déterminée, plusieurs institutions ont été copieusement huées par les manifestants, certaines étant même qualifiées de « bourreaux ». En ligne de mire : la Direction générale de l’Alimentation, la Commission européenne, la FNSEA et la ministre de l’Agriculture. Toutes sont accusées de porter la responsabilité d’une réponse sanitaire jugée « aveugle et destructrice pour les élevages ».

L'interview de la rédaction : Nicolas Bonguet, président de la Coordination Rurale  25/90 

« Dire non à l’abattage de troupeaux sains »

Le cœur de la mobilisation repose sur l’opposition à des décisions et des arrêtés sanitaires ordonnant l’abattage de troupeaux pourtant considérés comme « sains » par leurs éleveurs. « On nous impose des décisions qui détruisent des années de travail, sans tenir compte du bon sens paysan ni du respect du vivant », résume un éleveur présent sur place. Les syndicats organisateurs défendent une vision d’une agriculture enracinée dans l’observation, la responsabilité et la connaissance fine des animaux. Selon eux, cette approche est aujourd’hui mise à mal « par des protocoles standardisés imposés d’en haut ».

Une solidarité nationale entre éleveurs

Au-delà du cas franc-comtois, le rassemblement se voulait aussi un message de solidarité envers d’autres territoires touchés. Dans les Pyrénées, 42 vaches devaient être abattues le jour même à 9 heures. Des situations similaires sont signalées dans le Jura, en Savoie ou encore en Ariège. « Ce qui se passe ici peut se reproduire partout en France », alertent les manifestants, déterminés à mener un combat qu’ils qualifient de collectif, pour éviter que ces abattages ne deviennent la norme face à toute crise sanitaire.

L'interview de la rédaction :  Hugo Besrour, co-porte-parole de la Confédération paysanne du Jura et éleveur aux Monlunes, dans le Haut-Jura 

Des pertes vécues comme un traumatisme

Certains éleveurs ont témoigné de situations personnelles particulièrement douloureuses.  A Pouilley-Français, le troupeau concerné compte 83 vaches, génisses et veaux, tous connus individuellement. « Ce ne sont pas des numéros ni des statistiques. Ce sont des animaux qui font partie de notre quotidien, de notre métier, parfois même de notre famille », confie l’éleveuse, la voix serrée.

Des responsables clairement désignés

Dans les prises de parole, plusieurs acteurs institutionnels ont été clairement mis en cause. la Direction générale de l’Alimentation est accusée de s’appuyer sur un discours jugé « pseudo-scientifique » pour justifier des politiques dictées, selon les manifestants, par les enjeux de l’exportation. La Commission européenne est critiquée pour avoir classé la dermatose nodulaire bovine en catégorie A, impliquant une éradication immédiate, sans envisager de réévaluation ou de déclassement. La FNSEA, syndicat majoritaire, est également pointée du doigt. Les manifestants dénoncent un décalage entre la position nationale du syndicat et celle de nombreuses FDSEA départementales, qui souhaiteraient protéger les troupeaux plutôt que soutenir l’abattage systématique. Enfin, la ministre de l’Agriculture est accusée « d’inaction et de méconnaissance du terrain », les éleveurs regrettant une gestion jugée trop éloignée des réalités vécues dans les fermes.

Vaccination et connaissances scientifiques au cœur des revendications

Parmi les principales revendications figure l’élargissement de la vaccination et l’abandon de l’abattage systématique. Des motions en ce sens ont été déposées dans plusieurs chambres d’agriculture. L’une d’elles, portée par la Confédération paysanne avec le soutien de la Coordination rurale, a été refusée quelques jours seulement avant la détection d’un cas à Pouilley-Français, alimentant l’amertume des manifestants.

L'interview de la rédaction : Stéphane Galais, porte parole nationale de la Confédération Paysanne 

Les éleveurs rappellent également plusieurs faits concernant la maladie : la DNC n’est pas transmissible à l’homme, n’est pas présente dans la viande, le lait ou les fromages, et ne représente donc aucun danger pour les consommateurs. Ils dénoncent enfin une politique sanitaire qui, en éradiquant systématiquement les troupeaux, empêche selon eux toute recherche scientifique approfondie sur la maladie.

Une colère qui ne retombe pas

À Besançon, la colère reste vive. Les syndicats présents préviennent que d’autres actions pourraient suivre si aucune inflexion n’est apportée à la stratégie sanitaire actuelle. Pour les éleveurs, l’enjeu dépasse largement la dermatose nodulaire bovine : il s’agit, disent-ils, « de la reconnaissance de leur métier, de leur expertise et de leur droit à vivre de leur travail ».

La campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et les méningites reprend pour la troisième année consécutive dans plus de 330 collèges de Bourgogne-Franche-Comté. Près de 100 000 élèves de 5e, 4e et 3e peuvent se faire vacciner directement dans leur établissement.

Organisée par l’ARS en lien avec les académies de Besançon et Dijon, l’opération se déroulera au 1er semestre 2026 avec des équipes mobiles de soignants. Les familles doivent compléter l’autorisation parentale en ligne avant le 31 décembre.

Gratuite et financée par l’Assurance maladie, cette campagne vise à protéger les adolescents contre des infections pouvant entraîner cancers ou méningites graves, tout en réduisant les inégalités d’accès à la prévention.

Les étapes à suivre

1. Se rendre sur le site régional : https://vaccination-college-bourgognefranchecomte.fr/

2. Accéder, à partir de ce site, à la plateforme sécurisée d’autorisation parentale https://colleges.campagnedevaccination.fr/bfc/?utm_source=chatgpt.com

3. Compléter le formulaire en ligne, en se munissant des éléments transmis par le collège (identification de l’établissement, classe, etc.).