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Dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation dans le domaine de la santé et du secteur social et médico-social, les salariés sont appelés à se rassembler devant l’ARS ce mardi après-midi à Besançon. Un moyen pour les manifestants, à l’appel de la CGT d’interpeller leur autorité de tutelle.

Un parcours est également prévu, avec notamment un passage devant l’Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté. Les Salaires et les conditions de travail sont au cÅ“ur des revendications. Rappelons que les psychiatres des hôpitaux se mobilisent également ce jour « face à la situation de la psychiatrie publique Â».

Concernant l’épidémie de Covid19, l’Agence Régionale de Santé confirme que l’épidémie repart à la hausse en Bourgogne Franche-Comté. Une tendance qui avait déjà été constatée la semaine dernière. Le taux de positivité des tests, à plus de 27% à l’échelle régionale, enregistre une augmentation dans tous les départements.

C’est un évènement 100% bisontin qui se déroulera ce week-end dans la cité comtoise. Le Collectif Ludique Bisontin, qui organise chaque printemps la manifestation Ludinam, et les organisateurs du Hacking Health, grand marathon d’innovation en santé, ont mis leurs compétences en commun pour donner naissance à cet évènement. Durant 48 heures, la cinquantaine de participants va se mettre en mode création et innovation pour réfléchir à des projets de jeux sur la thématique de la santé.

Toutes les formes  sont possibles : jeux vidéo, jeux de société, escapes games, jeux de rôles, … . Différentes thématiques et problématiques seront proposées et chacun se mettra au service du collectif pour faire aboutir une idée, dans l’objectif de la concrétiser. Cinq sujets seront mis sur la table. Par exemple, un escape game traitera du sujet de l’endométriose. Un moyen pour communiquer et sensibiliser auprès du grand public sur cette maladie

Des profils très différents

Il reste encore quelques places de disponible pour participer à cet évènement. Eric Grux précise qu’il est ouvert à tous les profils. Des développeurs de jeux vidéo, des musiciens, des graphistes, des illustrateurs évolueront aux côtés de personnes aux savoir faire moins techniques. Tout ce petit monde sera encadré par des coaches.

Si vous souhaitez rejoindre cette aventure humaine et collective : www.lundihealth.org

L'interview de la rédaction / Eric Grux

 

Le Collectif de Défense de la Santé du Doubs soutient pleinement la proposition de loi sur la réintégration des soignants non vaccinés, qui devrait être présentée le 24 novembre à l’Assemblée Nationale. Il est rappelé que « dans quasiment tous les pays d’Europe et aux USA, les suspendus non vaccinés sont réintégrés à l’hôpital et dans les centres de soins Â».

Le collectif souligne également qu’en pleine période covid, « le gouvernement leur avait demandé de venir au travail, même positif, avant de les priver de leur unique source de revenu Â». Pour le Collectif « il est plus que temps de permettre à celles qui le souhaitent d’exercer à nouveau leur profession Â».

La mobilisation se poursuit à l’hôpital de Champagnole. A l’appel de la CGT et du comité de défense de l’hôpital, un rassemblement se tiendra ce samedi matin, à 10h, sur la place de la mairie. Les syndicats, soignants et leurs soutiens entendent dénoncer la fermeture de la ligne SMUR et les consultations non programmées.

La Ville de Pontarlier fait savoir que le centre de dépistage, auparavant situé au Petit Bastion, se trouve désormais aux Casernes Marguet,  dans locaux actuels du P'tit Panier. Le P'tit Panier, quant à lui, s'est installé au Petit Bastion et rouvrira ses portes ce mercredi 23 novembre. Pour rappel, le centre de dépistage est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 9h à 12h.

Les résultats concernant l’épidémie de Covid19 sont encore chahutés par un mouvement de grève d’une partie des laboratoires de biologie médicale cette semaine. Néanmoins, il apparaît que le taux de positivité des tests amorce une reprise à l’échelle régionale. Les hospitalisations poursuivent leur baisse, dans un contexte où les établissements sont par ailleurs fortement sollicités face à l’épidémie de bronchiolites.

A l’appel de Force Ouvrière, le personnel soignant du Centre de Long Séjour Bellevaux s’est mobilisé ce jeudi matin devant l’établissement bisontin. Les salaires et les conditions de travail sont au cÅ“ur des préoccupations. « L’augmentation de 3,5% accordée aux agents de la fonction publique reste bien en-deçà de l’inflation de plus de 6% Â» explique Sophie Richard, secrétaire départementale Force Ouvrière et soignante au CHI Haute-Comté de Pontarlier. La colère est d’autant plus grande que les salaires n’ont pas augmenté depuis 2010. « Vous comprendrez que dans ces conditions cela coince Â» ajoute la responsable syndicale.

Ces professionnels s’inquiètent car ils voient la qualité des soins se détériorer, remettant en question la sécurité des patients. Ils ne s’y retrouvent plus et pointent « une inquiétante perte de sens dans l’exercice de leur profession Â». Les conditions d’exercice qui se détériorent font fuir le personnel et les recrutements sont rares. D’où l’urgence de procéder aux modifications qui s’imposent.

Les établissements de santé, qu’il s’agisse des ehpads et des hôpitaux par exemple, ont besoin de personnel. D’autant plus que les prises en charge sont de plus en plus difficiles. La dépendance est une réalité que l’état français doit absolument prendre en compte. Il est devenu urgent d’attribuer les moyens financiers et humains nécessaires pour améliorer les prises en charges et respecter nos aînés.

A compter du 18 novembre, et jusqu’au 9 décembre, Le Conseil National de la Refondation, mis en place par Emmanuel Macron le 8 septembre dernier, organise « les vendredis de la santé Â» en Bourgogne Franche-Comté. L’objectif de cette opération est de co-construire avec les Français les solutions concrètes sur les grandes transformations à venir dans le domaine de la santé. Quatre thématiques ont été définies : l’accès à la santé, la continuité et la permanence des soins, l’attractivité et la fidélisation et la prévention.

Plus de 20 réunions se tiendront sur toute la région. Rendez-vous ce vendredi 18 novembre, à Pontarlier, à la Salle des Capucins, le 25 novembre, de 9h à 13h, à Locodole, à Dole et le 2 décembre au centre diocésain de Besançon de 13h30 à 18h et à Juraparc Lons-le-Saunier de 9h à 13h.

Le lien pour les inscriptions est à découvrir sur le site de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté.

Dans un communiqué de presse, le collectif de défense de la santé du Doubs alerte la population et les pouvoirs publics sur l’état de crise sans précédent que subit le CHU de Besançon. « Les arrêts de travail sont en hausse, les départs restent nombreux et les recrutements en berne Â» explique le communique de presse. Selon le collectif, pour la première fois de son histoire, le CHU a perdu 50 équivalents temps plein. Le recours à l’Intérim a progressé de 32% par rapport à 2019, à des tarifs beaucoup plus chers.

Les chiffres sont inquiétants. 159 lits sont fermés sur le CHU. La chirurgie se trouve limitée de 60 % à 80 % de ses capacités. Il est également expliqué que « la prise en charge des patients s’est dégradée Â». Selon le Rapport du Haut Conseil sur l’Avenir de l’Assurance Maladie de septembre 2022, le nombre de médecins va continuer de baisser et ne retrouvera son niveau d’aujourd’hui que vers 2035.

C’est pourquoi le CoDéS 25 rejoint l’appel lancé par Laurent Thinès, neurochirurgien et chef de service en « neurochirurgie et chirurgie de la douleur et du rachis » au CHU de Besançon, membre des collectifs inter-hôpitaux, à « un sursaut citoyen pour ne pas accepter l’agonie du système de santé en France Â»