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Concernant l’épidémie de Covid19. Elle reste à un niveau élevé, avec un taux de positivité des tests toujours supérieur à 30% en Bourgogne Franche-Comté. Conjugués à la bronchiolite chez les jeunes enfants, ces virus font peser une forte pression sur le système de santé.

Annick Jacquemet, la Sénatrice du Doubs, a dernièrement interrogé le gouvernement sur les tensions concernant le Doliprane pédiatrique en France. Un sujet de préoccupation majeure pour la population. La parlementaire explique qu’il n’existe aucun substitut et craint une nouvelle saturation des services d’urgence des hôpitaux si la situation ne s’améliore pas.

« J’ai souhaité poser cette question au gouvernement, parce que j’avais entendu dans les médias et par certains élus, qu’il y avait cette problématique d’approvisionnement du Doliprane pédiatrique. Comme c’est une spécialité qui est très utilisée par les parents pour leurs jeunes enfants et bébés, ça m’a interpellé et j’ai souhaité en connaître l’origine et ce qu’il était possible de faire pour palier à cette pénurie Â» explique Annick Jacquemet. Selon la sénatrice du Doubs, le principal laboratoire qui produit 98% du Doliprane pédiatrique, Sanofi, a dû faire face à plusieurs problématiques. Il s’agirait de mouvements sociaux de grève dans les usines, mais aussi le changement de logiciels amenant à des perturbations dans la gestion de production. « Quand ce sont des entreprises de cette taille, il y a un grand temps de formation pour l’ensemble du personnel qui doit être réalisé Â» souligne Annick Jacquemet. « Par ailleurs, le principal fabricant, Sanofi, est en situation de quasi-monopole avec près de 98% des parts de marché et aucun concurrent ne peut suppléer à la baisse de sa production » poursuit la sénatrice. Enfin, le gouvernement dans sa réponse, évoque une problématique d’approvisionnement en flacon de verre, qui pourrait aussi être l’une des causes possibles de cette pénurie.   

Un risque de saturation des urgences

« Ã‡a risque de durer encore un certain temps. D’où les préoccupations de nombreux parents, médecins, pharmaciens, et élus qui me sont remontées, et pour lesquelles je souhaitais avoir une réponse. En tout cas une explication, et comment cela allait être géré Â» explique Annick Jacquemet. Actuellement, tous les enfants de moins de 3 mois qui font des fortes fièvres sont déjà orientés sur le service d’urgences pédiatriques. « Mais au-delà de 3 mois, le Doliprane pédiatrique est une molécule très facilement utilisée en cas de fièvre sans symptôme. Donc s’il n’y a plus de Doliprane pour faire tomber la fièvre, et si le médicament peut difficilement être remplacé par un autre, le risque c’est que les enfants soient orientés sur les services d’urgences dont on connaît déjà le niveau de saturation, et les difficultés auxquelles font face les médecins Â» préviens la sénatrice.


Face au fort afflux de patients ces derniers mois vers les services d’urgences de Besançon, le CHU Minjoz demande à chacun de prendre les bonnes décisions et de ne pas surcharger inutilement l’endroit. Il est rappelé que si la situation ne relève pas d’une urgence, il faut déjà en passer par son médecin traitant ou le médecin de garde, en contactant le 39.66. Le 15 est accessible pour les cas les plus urgents. Un assistant de régulation prendra les renseignements et les transmettra au médecin régulateur qui proposera la solution adaptée à la situation

Annick Jacquemet, la Sénatrice du Doubs, a dernièrement interrogé le gouvernement sur  les tensions concernant le doliprane pédiatrique en France. Un sujet de préoccupation majeure pour la population. La parlementaire explique « qu’il n’existe aucun substitut Â». « Le principal fabricant, Sanofi, est en situation de quasi-monopole avec près de 98% des parts de marché et aucun concurrent ne peut suppléer à la baisse de sa production Â». Mme Jacquemet craint une nouvelle saturation des services d’urgence des hôpitaux si la situation ne s’améliore pas.


Le CHU de Besançon est à l’initiative d’un essai clinique dans la prise en charge de certains cancers. Le Professeur Adotévi et son équipe ont publié les premiers résultats concernant le vaccin thérapeutique anticancer UCPVax. Une soixantaine de patients atteints de cancer du poumon avancé et en échec thérapeuthique ont été traités ainsi. Les principaux résultats mettent en avant la preuve de son innocuité, de sa bonne tolérance et de son efficacité.

Les trois doses testées dans cet essai déclenchent une réponse immunitaire équivalente et efficace chez environ 80 % des patients. De plus, une amélioration de la survie a été observée chez environ la moitié des patients répondeurs au vaccin ». Ces premiers résultats prometteurs donnent une impulsion à la poursuite de l’évaluation en clinique d’UCPVax.

Le vaccin est actuellement testé, soit seul, soit en combinaison avec d’autres thérapies anticancéreuses, dans différents types de cancer tels que le glioblastome, les cancers liés au Papillomavirus humains (canal anal, ORL et cancer du col de l’utérus) et plus récemment dans le cancer du foie. Plus d’une centaine de patients ont d’ores et déjà reçu le vaccin UCPVax dont la fabrication et la distribution dans une quinzaine d’hôpitaux français est assurée par la pharmacie du CHU de Besançon. Ces essais impliquent une démarche participative de chaque patient et reposent sur des critères médicaux stricts validés par les autorités sanitaires.

Développé depuis 2011 à Besançon par l’équipe de recherche UMR RIGHT 1098, UCPVax est le fruit d’une recherche clinique et académique franc-comtoise, associant un grand nombre d’acteurs locaux parmi lesquels le CHU de Besançon et son centre d’investigation clinique Inserm CIC 1431, l’Institut fédératif du cancer de Franche-Comté, l’Etablissement Français du Sang et l’université de Franche-Comté.

Agnès Firmin-Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, sera dans le Doubs ce lundi.  Elle se rendra d’abord à la maison des soignants de Morteau qui propose un dispositif d’hébergement favorisant l’installation d’étudiants en médecine, médecins remplaçants et professionnels de soins hospitaliers rencontrant des difficultés à trouver un logement. Puis elle visitera le cabinet éphémère de Morteau qui apporte une solution à la désertification médicale. Elle inaugurera ensuite, à Ornans, l’extension du centre hospitalier Saint-Louis, qui permettra la création de 18 lits d’EHPAD, 14 lits en unité Alzheimer et 9 lits de soins de suite et de réadaptation.

Enfin, suite aux 21 ateliers territoriaux du Conseil National de la Refondation de la Santé, organisés en Bourgogne-Franche-Comté, depuis le mois de novembre, la ministre déléguée participera à la restitution des travaux, en présence d’élus, de professionnels de santé et de citoyens mobilisés à la CCI du Doubs à Besançon. L’objectif de ces temps de réflexion était de trouver des solutions de terrain et répondre aux besoins de santé de la population.

Concernant l’épidémie de Covid19. L’Agence Régionale de Santé indique que le virus a continué sa progression cette dernière semaine en Bourgogne Franche-Comté, où le taux de positivité des tests de dépistage atteint près de 32%, supérieur de plus de 3 points au taux national.

Le compteur du Téléthon 2022 s’est refermée sur la somme de plus de 78 millions d’euros. En 2021, il avait atteint près de 74 millions d’euros. Cette année encore, nombreux sont les bénévoles qui se sont mobilisés aux côtés de l’Association Française contre les Myopathies pour faire avancer la recherche contre les maladies génétiques. La Franche-Comté a participé à cet élan de générosité. Des rendez-vous se sont tenus à Pontarlier, Labergement Sainte Marie, Gilley, Les Fins et Besançon.

La neuvième vague de COVID-19 se confirme à l’échelle régionale où elle n’épargne aucun des huit départements.  A l’échelle régionale, le taux de positivité des tests de dépistage du COVID-19 dépasse désormais 30%, en hausse de plus de 3 points par rapport à la précédente période. Cette reprise épidémique commence à avoir un net impact hospitalier, s’ajoutant à celui des bronchiolites, avec une hausse des personnes hospitalisées.

A l’appel de MG France et d’autres syndicats, les médecins généralistes sont appelés à faire grève ce jeudi et ce vendredi. Il s’agit d’une mobilisation quasi-historique. Le dernier mouvement de contestation de cette profession avait vu le jour il y a une quinzaine d’années. Pour les médecins généralistes, la coupe est pleine. Le docteur Anne-Laure Bonnis, médecin généraliste à Dijon et déléguée régionale pour le syndicat MG France en Bourgogne Franche-Comté, explique que  son syndicat « est mobilisé depuis plusieurs semaines Â». Les revendications sont nombreuses. Elles portent sur le statut du médecin généraliste, les conditions d’exercice, « qui ne séduisent pas les jeunes médecins » et le prix des consultations.

« Les médecins généralistes doivent être la pierre angulaire du système de santé Â»

Les médecins s’inquiètent également des futures propositions de loi annoncées. Anne Laure Bonnis alerte sur le fait que « le système de santé actuel, avec le médecin traitant comme orientateur est important et ne doit pas être démantelé Â». Les syndicats demandent la mise en place de mesures permettant aux médecins généralistes d’être déchargés de certaines tâches pour mieux se concentrer sur celles liées au médical. « Nous avons besoin de moyens et de bras Â» explique le médecin dijonnais.

Pour l’heure, difficile de savoir quelle suite sera donnée à ce mouvement qui s’inscrit dans d’autres actions, menées par les psychiatres et biologistes par exemple.

L'inteview de la rédaction : Anne Laure Bonnis