Le député du Doubs Laurent Croizier a apporté son soutien au maire de Fourg, récemment victime de plusieurs centaines de messages haineux. Dénonçant une violence inacceptable à l’encontre des élus, il a rappelé que l’engagement municipal ne doit jamais faire d’un élu une cible, ni dans la sphère publique ni sur les réseaux sociaux. Le parlementaire a également salué l’action de la Gendarmerie nationale et la réponse rapide de la Justice, estimant que cette condamnation envoie un signal clair contre toute forme d’impunité et de violence dans la démocratie.
Le Salon International de l’Agriculture annonce que les organismes de sélection bovins renoncent à présenter leurs animaux au Concours Général Agricole 2026, en raison de la situation sanitaire. Les autres espèces seront bien présentes du 21 février au 1er mars à Paris. L’évènement étudie encore la possibilité d’une présence symbolique de quelques bovins et communiquera officiellement mi‑janvier.
Alors qu’une partie des agriculteurs a bravé les interdictions ce jeudi 8 janvier pour mener des actions à Paris, notamment au pied de la tour Eiffel et de l’Arc de Triomphe, une cinquantaine d’exploitants du Jura se sont rassemblés ce matin à Lons‑le‑Saunier, devant la Direction départementale des territoires.
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont été reçus par le directeur. À Paris, les manifestants dénoncent l’accord de libre‑échange avec le Mercosur et réclament des simplifications administratives, jugeant les normes trop contraignantes. Dans le même temps, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun‑Pivet et Gérard Larcher ont prévu de recevoir les syndicats agricoles cet après-midi.
Le gouvernement annonce la suspension prochaine des importations de produits alimentaires en provenance d’Amérique du Sud contenant des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. Un arrêté, porté par la ministre de l’agriculture Annie Genevard, doit être publié mardi, a confirmé le ministère, après un message du ministre Sébastien Lecornu sur X. Sont visés notamment le mancozèbe, le glufosinate, le thiophanate-méthyl et le carbendazime.
La France devra toutefois obtenir, sous dix jours, le feu vert de la Commission européenne. Annie Genevard espère l’obtenir mercredi, lors de son déplacement à Bruxelles. Cette annonce intervient alors que les syndicats agricoles, reçus en début de semaine par le premier ministre, prévoient de relancer la mobilisation, notamment contre l’accord de libre‑échange UE–Mercosur, dont la signature est attendue en janvier.
La Coordination Rurale appelait à une mobilisation des agriculteurs ce mercredi 17 décembre à la mi-journée, au rond-point de Valentin à Besançon. Le mouvement entend dénoncer plusieurs mesures jugées inadaptées, notamment le protocole sanitaire, l’abattage total lié à la dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine, le Mercosur et la baisse des aides de la PAC, et défendre le métier ainsi que la souveraineté alimentaire.
Invitée ce matin sur RTL, Annie Genevard, la ministre franc-comtoise de l’Agriculture a annoncé, au micro de Marc Olivier Fogiel, l’arrivée de 900 000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire contagieuse. La France en possède déjà 500 000, et 400 000 supplémentaires doivent arriver jeudi depuis les Pays-Bas. Objectif : vacciner 750 000 bovins dans les semaines à venir. Mais la mobilisation des agriculteurs se poursuit, avec routes bloquées et revendication d’un arrêt des abattages. Une cellule de dialogue scientifique va être mise en place
À l’appel de la Confédération paysanne, une quarantaine de tracteurs ont convergé devant la permanence de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Les éleveurs dénoncent la politique d’abattage systématique des troupeaux atteints par la dermatose nodulaire bovine.
« Aujourd’hui, on est là pour manifester toujours contre la politique de l’État, qui impose les abattages systématiques des troupeaux, avec une stratégie qui ne fonctionne pas. La maladie se développe partout », explique Bourgeois Teddy, éleveur à Flangebouche.
L'interview de la rédaction : Teddy Bourgeois

Les agriculteurs demandent une alternative vaccinale et espèrent « faire bouger les choses ». Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement national de protestation, marqué par des rassemblements similaires dans plusieurs départements.
La Confédération paysanne du Doubs et du Territoire de Belfort dénonce l’arrivée de Biguine, une vache importée de Martinique pour le Salon de l’Agriculture 2026, actuellement hébergée, en Haute-Saône, dans un élevage situé à seulement 80 km du premier foyer de DNC (dermatose nodulaire contagieuse) découvert à Pouilley-Français.
L’organisation juge cette décision « incohérente, dangereuse et irresponsable », alors que les éleveurs locaux subissent depuis des semaines interdictions de mouvements, contrôles et abattages massifs. Pour le syndicat, ce transfert « ressemble à une provocation » et « détruit définitivement la confiance dans la gestion sanitaire ».
Concernant la crise agricole actuelle, la Confédération réclame « une vaccination élargie et accessible à tous les territoires, la fin de l’abattage systématique et une révision de la classification européenne de la maladie ». Elle promet « de rester mobilisée pour défendre les paysans et leurs animaux ».
La Coordination Rurale appelle les agriculteurs et soutiens du monde rural à se rassembler à 11h, devant la permanence de la députée Annie Genevard, 5 rue du Parc à Pontarlier, également ministre de l’agriculture.
Le syndicat dénonce un « véritable massacre sanitaire » lié aux abattages imposés dans le cadre de la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine (DNC). Après les actions menées à Besançon et Étalans, cette mobilisation entend défendre « nos animaux, nos fermes et notre dignité ». Les organisateurs précisent que le rassemblement se déroulera sans dégradation, mais avec une détermination totale.
Une nouvelle mobilisation est programmé, en début d’après-midi, au rond-point de l’Alliance à Étalans, signe que la colère paysanne ne faiblit pas. Elle est à l’initiative de la Confédération Paysanne. Deux jours plus tôt, le mercredi 10 décembre, près de 500 personnes et 50 tracteurs avaient convergé vers la gare Viotte à Besançon pour dénoncer la politique sanitaire contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine.