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La Franc-Comtoise Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro‑alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, se rendra ce jeudi 15 janvier, à 9h, à l’aéroport Roissy–Charles‑de‑Gaulle. Elle assistera aux contrôles douaniers sur les produits alimentaires importés et échangera avec les agents chargés des inspections phytosanitaires.

Ce déplacement fait suite à la décision annoncée le 7 janvier d’interdire l’importation de produits traités avec cinq substances prohibées en Europe, une mesure présentée par la ministre « comme un levier contre la concurrence déloyale envers les agriculteurs français ».

En pleine séquence de tensions agricoles et alors que le gouvernement cherche à répondre rapidement aux attentes du monde rural, Sébastien Lecornu annonce la préparation d’un projet de loi d’urgence. Le ministre précise que le texte, centré sur l’eau, la prédation et les moyens de production, sera présenté en Conseil des ministres en mars, avant d’être examiné par le Parlement avant l’été. L’objectif affiché : apporter des mesures rapides dans un contexte de fortes revendications sur la gestion de l’eau, la protection des exploitations et la sécurisation des outils de production.

Dans un message publié sur le réseau X, Annie Genevard a réagi à la mobilisation des agriculteurs, qu’elle qualifie d’« inquiétude légitime ». La ministre a dit comprendre la colère du monde agricole, tout en appelant au calme et au respect des personnes et des biens. Elle a rappelé que des premières réponses concrètes ont été apportées avec un plan d’urgence de 300 millions d’euros annoncé vendredi, accompagné de mesures de simplification.

Assurant que le dialogue se poursuit avec l’ensemble des professionnels, Annie Genevard a reconnu la nécessité d’accélérer les réformes engagées depuis un an et demi et indiqué travailler, avec le Premier ministre et le Gouvernement, à de nouvelles propositions pour soutenir durablement les agriculteurs.

Le député du Doubs Laurent Croizier a apporté son soutien au maire de Fourg, récemment victime de plusieurs centaines de messages haineux. Dénonçant une violence inacceptable à l’encontre des élus, il a rappelé que l’engagement municipal ne doit jamais faire d’un élu une cible, ni dans la sphère publique ni sur les réseaux sociaux. Le parlementaire a également salué l’action de la Gendarmerie nationale et la réponse rapide de la Justice, estimant que cette condamnation envoie un signal clair contre toute forme d’impunité et de violence dans la démocratie.

Le Salon International de l’Agriculture annonce que les organismes de sélection bovins renoncent à présenter leurs animaux au Concours Général Agricole 2026, en raison de la situation sanitaire. Les autres espèces seront bien présentes du 21 février au 1er mars à Paris. L’évènement  étudie encore la possibilité d’une présence symbolique de quelques bovins et communiquera officiellement mi‑janvier.

Alors qu’une partie des agriculteurs a bravé les interdictions ce jeudi 8 janvier pour mener des actions à Paris, notamment au pied de la tour Eiffel et de l’Arc de Triomphe, une cinquantaine d’exploitants du Jura se sont rassemblés ce matin à Lons‑le‑Saunier, devant la Direction départementale des territoires.

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont été reçus par le directeur. À Paris, les manifestants dénoncent l’accord de libre‑échange avec le Mercosur et réclament des simplifications administratives, jugeant les normes trop contraignantes.  Dans le même temps, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun‑Pivet et Gérard Larcher ont prévu de recevoir les syndicats agricoles cet après-midi.

 

Le gouvernement annonce la suspension prochaine des importations de produits alimentaires en provenance d’Amérique du Sud contenant des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. Un arrêté, porté par la ministre de l’agriculture Annie Genevard, doit être publié mardi, a confirmé le ministère, après un message du ministre Sébastien Lecornu sur X. Sont visés notamment le mancozèbe, le glufosinate, le thiophanate-méthyl et le carbendazime.

La France devra toutefois obtenir, sous dix jours, le feu vert de la Commission européenne. Annie Genevard espère l’obtenir mercredi, lors de son déplacement à Bruxelles. Cette annonce intervient alors que les syndicats agricoles, reçus en début de semaine par le premier ministre, prévoient de relancer la mobilisation, notamment contre l’accord de libre‑échange UE–Mercosur, dont la signature est attendue en janvier.

La Coordination Rurale appelait  à une mobilisation des agriculteurs ce mercredi 17 décembre à la mi-journée, au rond-point de Valentin à Besançon. Le mouvement entend dénoncer plusieurs mesures jugées inadaptées, notamment le protocole sanitaire, l’abattage total lié à la dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine, le Mercosur et la baisse des aides de la PAC, et défendre le métier ainsi que la souveraineté alimentaire.

Invitée ce matin sur RTL, Annie Genevard, la ministre franc-comtoise de l’Agriculture a annoncé, au micro de Marc Olivier Fogiel, l’arrivée de 900 000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire contagieuse. La France en possède déjà 500 000, et 400 000 supplémentaires doivent arriver jeudi depuis les Pays-Bas. Objectif : vacciner 750 000 bovins dans les semaines à venir. Mais la mobilisation des agriculteurs se poursuit, avec routes bloquées et revendication d’un arrêt des abattages. Une cellule de dialogue scientifique va être mise en place

À l’appel de la Confédération paysanne, une quarantaine de tracteurs ont convergé devant la permanence de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Les éleveurs dénoncent la politique d’abattage systématique des troupeaux atteints par la dermatose nodulaire bovine.

« Aujourd’hui, on est là pour manifester toujours contre la politique de l’État, qui impose les abattages systématiques des troupeaux, avec une stratégie qui ne fonctionne pas. La maladie se développe partout », explique Bourgeois Teddy, éleveur à Flangebouche.

 L'interview de la rédaction : Teddy Bourgeois 

TRACTEUR GENEVARD

Les agriculteurs demandent une alternative vaccinale et espèrent « faire bouger les choses ». Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement national de protestation, marqué par des rassemblements similaires dans plusieurs départements.