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Le 22 octobre prochain, la ville de Pontarlier se transformera en une grande ferme. Le milieu agricole investit le centre-ville de la capitale du Haut-Doubs à l’occasion du super comice. Organisé tous les cinq ans, cet évènement met à l’honneur le savoir-faire agricole. C’est toute une filière qui sera présente. La Ville et ses élus ne cachent pas leur satisfaction de contribuer à ce soutien et ce coup de projecteur. Entre 15.000 et 25.000 visiteurs sont attendues.

Pour ce nouveau rendez-vous, Covid oblige, il aura fallu attendre sept années. D’ici une dizaine de jours, 600 vaches et de très nombreux éleveurs s’installeront sur la place d’Arçon. Les plus belles bêtes issues des 21 comices départementaux seront présentes. Elles se confronteront lors d’un challenge inter-comices. D’autres rendez-vous devraient séduire le grand public : défilé, parade, animations pour enfants et adultes, expositions, bal populaire, organisé par les Jeunes Agriculteurs du canton de Pontarlier, à l’Espace René Pourny.

Visite du ministre de l’Agriculture

Le programme définitif n’est pas encore connu, mais Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, est attendu à cette occasion à Pontarlier. Philippe Schaller, le Président de la fédération des comices du Doubs, tient à ce que ce rassemblement reste festif et ne se transforme pas en une tribune politique. Il le fera savoir à ses collègues agriculteurs. Néanmoins, une délégation de professionnels devrait être reçue pour échanger sur les problématiques et les difficultés du moment. Le loup et la sécheresse seront sans doute évoqués.

Le reportage de la rédaction / Philippe Schaller et Patrick Genre

 

Ce samedi 1er octobre, à l’occasion du comice du canton de Mouthe, les syndicats du Morbier et du Mont d’Or vont enfin pouvoir célébrer les 20 et 40 ans de leur Appellation d’Origine Protégée (AOP). Cette organisation agricole a montré son efficacité et sa capacité à préserver un territoire, une profession et un savoir-faire. Tout  en garantissant aux consommateurs une qualité de produits inégalée. Les chiffres sont éloquents et prouvent la belle dynamique et santé de ces filières. 1.000 tonnes de Morbier et 6.000 tonnes de Mont d’Or sont produites chaque année dans le massif du Jura.

Ainsi, ce samedi, à Labergement-Sainte-Marie, de nombreuses animations seront proposées au grand public. Alors qu’une succulente morbiflette séduira les visiteurs, ces derniers pourront assister à des démonstrations de chiens de traîneaux, de fabrication de fromages et de levage de sangles. Il y aura également le défilé des deux chars des écoles, un marché de producteurs, des dégustations de Mont d’Or et de Morbier, une exposition de vieux tracteurs,…  

Les organisateurs en profiteront également pour inaugurer les sentiers du Morbier. Deux itinéraires de balades ludiques et pédagogiques ont ainsi été pensés. Enfin, une pièce montée entièrement composée de Morbier et de Mont d’Or viendra clore cette belle journée festive et de mise en valeur du monde agricole.

L'interview de la rédaction / Sophie Leret, chargée de communication pour les syndicats Mont d'Or et Morbier

 

C’est un évènement très attendu. Celui qui lancera la commercialisation du Mont d’Or. Le fameux fromage du Haut-Doubs dont tout le monde raffole. Effectivement, à compter de ce vendredi 9  et jusqu’au 11 septembre, Pontarlier vivra au rythme des bonnes saveurs émanant de la « Coulée du Mont d’Or ». Trois jours de fête, au centre-ville, qui mettront en lumière le produit et tous les professionnels qui concourent à sa fabrication.

Pour Bertrand Guinchard, l’élu en charge de l’économie à la Ville de Pontarlier, cet évènement est le bienvenu dans la capitale du Haut-Doubs. D’autant plus en 2022, après cet été caniculaire et sec qui a fragilisé les exploitations agricoles. « Les agriculteurs veulent vivre du fruit de leur travail. Il va falloir les soutenir et être à leur côté après la sécheresse de ces derniers mois » explique l’élu pontissalien. Et de poursuivre : « bien sûr que l’agriculture fait partie de l’activité économique d’un territoire. C’est une activité non délocalisable que l’on doit accompagner au même titre que toutes les autres ( artisanales, commerciales industrielles) ».

Une belle fête agricole

Avec l’organisation à venir des comices et du super comice à Pontarlier, le monde agricole sera mis à l’honneur. Les 9, 10 et 11 septembre, la « Coulée du Mont d’Or » lancera les festivités. Une belle fête familiale comme on les aime.  Au programme (en fonction des journées) : démonstration de levage de sangles, défilé de la confrérie du Mont d’Or , dégustation de Mont d’Or, exposition de tracteurs anciens, courses de tracteurs à pédale, mini ferme, concert … .  Pour de plus amples informations : www.ville-pontarlier.fr

L'interview de la rédaction / Bertrand Guinchard, l'élu en charge de l'économie à la ville de Pontarlier

 

C’est un évènement très attendu. Cette nouvelle édition devrait connaître un succès à la hauteur de la notoriété du produit qu’elle promotionne. Du 9 au 11 septembre, Pontarlier accueille une nouvelle fois encore la « Coulée du Mont d’Or ». Est-il utile de rappeler que cet évènement lance la commercialisation du célèbre et tant apprécié fromage du Haut-Doubs ?

Trois jours de fête

Les festivités débuteront vendredi 9 septembre à partir de 14h sur la place d’Arçon. Au programme : quizz par le Syndicat du Mont d’Or, mini ferme, démonstrations de sanglier, toboggan, trampoline et ateliers des bambins. Entre 16h et 20h, le groupe Pearl Larbour se produira également.

Les organisateurs resservent le couvert samedi de 10h à 22h et dimanche de 10h à 17h. Au programme (en fonction des journées) : démonstration de levage de sangles, défilé de la confrérie du Mont d’Or , dégustation de Mont d’Or, exposition de tracteurs anciens, courses de tracteurs à pédale, mini ferme, concert … .

Pour de plus amples informations : www.ville-pontarlier.fr

Face à la sécheresse et aux difficultés croissantes des exploitants agricoles du département du Doubs, la profession agricole organise ce jeudi 25 août une tournée départementale afin d’aller à la rencontre des professionnels de la terre. Les difficultés sont nombreuses : alimentation des animaux comme en plein hiver, diminution des stocks de fourrage, difficulté à s’approvisionner en eau, souffrance des animaux en cette période caniculaire, … . Plusieurs exploitations seront visitées sur l’intégralité du département.

Les effets de la sécheresse sont bien réels. Alors que le printemps et l’été ont été très chauds et secs, les cultures ont souffert. Ce mardi matin, au marché du centre-ville de Besançon, quelques clients ont rendu visite à leurs producteurs habituels de fruits et légumes. Malgré une légère augmentation des prix, les consommateurs ont fait leurs emplettes.

Il n’empêche que les récoltes ne sont pas au rendez-vous. « Les jeux sont faits » déplore ce professionnel, qui assure qu’il est néanmoins possible de trouver des produits de saison de qualité et à des prix abordables. Néanmoins, la quantité de certains légumes verts et plantes potagères est d’ores et déjà insuffisante. C’est le cas des aubergines, des poivrons, haricots verts et autres salades.

Tout le monde espère que la pluie tombera en quantité suffisante pour alimenter les sols et les réserves. Une obligation pour sauver ce qui peut encore l’être.

L'interview de la rédaction

 

Depuis le début du mois de juillet, quatorze génisses ont été attaquées par des loups dans le Doubs, le Jura et le canton de Vaud, en Suisse voisine. Dernièrement, dans la nuit du 1er au 2 août et du 13 au 14 août, deux bêtes ont été tuées par le prédateur à Mouthe et Châtelblanc. Cette situation inquiète grandement les agriculteurs. Pour l’heure, des tirs de défense ont été autorisés, mais rien n’indique qu’ils sont suffisants. Pour Florent Dornier, le président de la FDSEA du Doubs, le problème n’est pas tant le loup, mais son nombre.

Plus de 1100 loups

Selon des chiffres apportés par M. Dornier, le territoire français comte plus de 1100 loups. Deux meutes ont été identifiées dans notre région. Une première a été repérée sur le territoire du Col du Marchairuz et du Risoux et une deuxième sur le Mont d’Or. Les autorités sont attentives à la situation. Un plan a été mis en place. Il pourrait évoluer en fonction de la situation. La sécurisation des exploitations par des Patous, comme c’est le cas dans d’autres régions françaises, ne convainc pas. Si les attaques venaient à s’intensifier, un renforcement des tirs de défense ou l’instauration de tirs de prélèvement sont souhaités. Affaire à suivre.

L'interview de la rédaction / Florent Dornier, président de la FDSEA du Doubs

 

C’est dans un contexte très particulier, que l’on espère exceptionnel, que la nouvelle saison du Mont d’Or sera lancée ce lundi 15 août. Effectivement, comme le veut la tradition, et surtout le cahier des charges, le célèbre fromage du Haut-Doubs, pourra commencer à être fabriqué à cette date.

Eric Feuvrier, le président du syndicat du Mont d’Or, le confirme lui-même. « On vit une sécheresse qui est dramatique. Elle engendre une énorme baisse des productions en lait dans les exploitations. Si on veut respecter notre cahier des charges, nous devons alimenter nos animaux qu’avec de l’herbe et actuellement du foin. La production démarrera donc sur des volumes beaucoup plus faibles » explique le responsable. Et de poursuivre : « Nous proposerons du Mont d’Or, mais il y en aura certainement moins ». Compte tenu de la situation économique, difficile également de ne pas envisager une augmentation des prix. « Il y a des charges qui ont énormément augmenté dans les exploitations (céréales et énergies). Il faut avoir conscience qu’il y aura forcément une prise en charge de l’augmentation de ces charges supplémentaires sur les prix pratiqués ».

Près de 6000 tonnes de Mont d’Or fabriqué et vendu

Malgré ces difficultés, le Mont d’Or se porte bien. La crise sanitaire n’a pas eu raison de lui. Bien au contraire. Sa production démarre ce lundi 15 août. Les gourmands devront patienter un peu avant de le déguster. Ils ne pourront le servir, chaut ou froid, qu’à partir du 10 septembre prochain. Comme chaque année, c’est la Coulée du Mont d’Or, à Pontarlier,  qui lancera les hostilités. Economiquement, ce fromage joue un rôle fort sur ce territoire. Chaque année, ce sont plus de 30 millions de litres de lait qui sont transformés en Mont d’Or. De nombreux emplois sont créés. Ce qui représente une activité économique importante et complémentaire pour nos ateliers » termine M. Feuvrier.

L'innterview de la rédaction / Eric Feuvrier, président du syndicat du Mont d’Or

 

Nous n’avons jamais vu Franche-Comté aussi jaune. La sécheresse et la canicule grillent et empêchent la végétation de se développer harmonieusement. Selon d’anciens agriculteurs, la sécheresse de 1976 a largement été battue. Chez les professionnels de la terre, l’inquiétude est grande. D’autant plus que les premières pluies ne sont pas annoncées avant une dizaine de jours au mieux.

AGRICULTURE TERRE SECHERESSE 2

Les agriculteurs doivent faire face à de nombreuses problématiques. Il faut assurer des stocks de fourrage suffisants pour nourrir les animaux cet hiver, tout en gérant  l’aspect économique, avec des charges en nette augmentation ( +24% en un an). Cela prend en compte le prix du carburant, mais aussi celui des céréales et de toutes les autres  matières premières. « On attaque déjà les stocks d’hiver » explique Clément Maire (22 ans), le président des Jeunes d’Agriculteurs du canton d’Amancey, installé sur la ferme familiale depuis 2 ans à Déservillers.

AGRICULTURE TERRE SECHERESSE

« On espère que c’est cyclique »

Entre le covid19, la guerre en Ukraine et la sécheresse, cette jeune génération d’agriculteurs n’est pas été épargnée. « On espère que nous vivons un cycle » ajoute M. Maire. Et de poursuivre : « sinon, nous devrons nous interroger sur nos cultures et nous adapter » conclut le jeune agriculteur. Un contexte professionnel difficile, mais qui, heureusement,  n’impacte pas la passion pour le  métier et l’envie de continuer à promouvoir la Montbéliarde, fleuron de l’agriculture française.

L'interview de la rédaction / Clément Maire

 

Plus de 4000 postes de vendangeurs sont proposés actuellement dans la région. Cette année, la récolte du raisin s’annonce plus précoce que l’année dernière. La date prévisionnelle de son lancement est prévue autour du 20 août.

Les postes recherchés (principalement coupeur et porteur) sont ouverts à toutes et tous, sans diplôme ou expérience requis. Les viticulteurs recherchent principalement des personnes motivées pour travailler dans une ambiance conviviale. Pour connaître et déposer les offres ou  postuler : www.pole-emploi.fr ou www.lagriculture-recrute.org