Choix du secteur :
Se connecter :
 

Un rassemblement se tiendra ce lundi 16 mai devant le palais de justice de Besançon pour dénoncer la menace d’expulsion qui pèse sur Claire Guyon, agricultrice, installée depuis peu dans un chalet, situé à l’alpage de la Boivine, à 1220 mètres d’altitude, près du Mont d’Or. C’est dans la cadre d’un  imbroglio administratif familial, opposant les propriétaires du site, que ce procès se déroulera.

L’accord amiable, signé avec les gendres de la titulaire du bail initial, une ressortissante suisse, a été dénoncée. Dans ces conditions, l’attribution de l’alpage, accordée par la SAFER, en 2021, semble être remis en cause. C’est donc dans ces conditions, qu’à l’appel d’un collectif d’associations, qu’une mobilisation silencieuse est programmée ce lundi après-midi, à 14h30, à Besançon.

Les Journées du Bien-être, Santé, Sport, Alimentation et Détente qui se déroule du 28 au 30 avril à la Maison de Quartier Rosemont-St-Ferjeux vont accueillir de nombreux exposants et conférenciers intervenant sur le thème du bien être durant ces trois jours. Rencontre avec Claude Bernard, agriculteur depuis plusieurs générations à Grandfontaine.

Importance d'être sur place

De nombreux thèmes comme le bien-être, l'alimentation ou encore les sports vont être représentés lors du salon à travers différents stands comme celui de l'éleveur Claude Bernard où il va présenter sa profession et ses différents produits. « Il est essentiel d'être sur place quand on fait du commerce de proximité afin de mettre fin à certains à priori ».

Un élevage responsable

L'importance d'être présent lors de ce salon permet notamment de mettre en avant la qualité des produits locaux « à un prix raisonnable » et d'insister sur le fait que « la santé passe par l'assiette ». La question de l'environnement est également au cœur de l'événement. En effet abattant ses bêtes à Besançon, l'éleveur souhaite également sensibiliser sur les circuits courts tout en étant responsable de son bilan carbone et donc « donner des produits de façon simple ».

L'interview de la rédaction / Claude Bernard

Six candidats à la Présidentielle ont participé au congrès annuel national de la FNSEA, le premier syndicat agricole français, qui s'est tenu à Micropolis, à Besançon, du 28 au 30 mars. Fabien Roussel, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Éric Zemmour, et Jean Lasalle ont fait le déplacement. Emmanuel Macron, retenu à Paris, a enregistré une vidéo la veille. En cette période de campagne présidentielle, le Conseil de l'agriculture française invitait les candidats à exprimer leur vision de l'agriculture. Tous ont livré quelques éléments de leurs programmes respectifs. Si certains n’ont pas convaincus, d’autres ont fait le show comme Jean Lassalle, la mascotte du public présent à Besançon.

 

 

C’est Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA et du Conseil de l'agriculture française qui a ouvert le bal. « Notre traditionnel rendez-vous prend une acuité particulière au regard de la situation dramatique que nous vivons en Ukraine. Il faut faire du secteur agricole une source de solution en matière d'emploi, de vitalité des territoires. Le but de ce grand oral est de vérifier qu'aucun candidat ne passe à côté d'une grande ambition agricole qu'il considère l'agriculture comme un outil de la relance et aille vers une souveraineté qui nous délivre de nos dépendances. Soyez à la hauteur des ambitions de l'agriculture française » conclut Christiane Lambert.

 

C’est ensuite au tour des 6 candidats de d’entrer en scène. Sous les applaudissements, Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste, est le premier à s’avancer, et commence son propos en déclarant avoir l’honneur « d’être le seul candidat de gauche » présent à ce Grand oral. Le candidat PCF souhaite défendre une agriculture française, respectueuse de la terre et du vivant. Il veut aussi se fixer l'objectif d'avoir au moins 500.000 agriculteurs en 2030. « Cela suppose d'installer 20 à 25.000 agriculteurs par an » a-t-il déclaré. Le candidat ne cache pas non plus son amour de la viande, en soulignant « qu'il faut manger moins de viande, mais en manger de la bonne et de la Française ».

Fabien Roussel : 

 

Absent car retenu à Paris pour par un conseil de défense et un conseil des ministres, c’est ensuite une vidéo d’Emmanuel Macron qui est diffusée sur le grand écran. Le président sortant se penche sur la question de l'énergie, du rôle des biocarburants et de la production d'énergie renouvelable. « Nous allons aussi continuer à investir pour produire nos propres engrais », poursuit Emmanuel Macron avant de détailler d’autres investissements pour favoriser l'installation d'agriculteurs, 20.000 par an souhaités, afin de lutter contre les déserts vétérinaires en zone rurale. Il dit aussi vouloir veiller à faciliter l'accès au foncier, tout en contrôlant les achats des investisseurs étrangers. Emmanuel Macron souligne « l'engagement » des agriculteurs. Il évoque une « indépendance alimentaire de la France qui est non négociable, au moment où des pays comme la Russie se servent du blé comme d'une arme ». Enfin, il souhaite que le prochain quinquennat « redonne toute sa valeur à l'alimentation », en annonçant la mise en place d'un chèque alimentaire.

 

Marine Le Pen est la troisième candidate à s’adresser aux agriculteurs présents dans la salle. La présidente du Rassemblement National évoque la création d’un statut de l'animal dans le Code civil, avec la mise en place de règles pour les animaux de compagnie, sauvage, d'élevage, différentes en fonction de la destination des animaux. Elle s’attaque ensuite aux écologistes, qui selon elle, « ont conduit la France et l’Allemagne dans l’impasse ». « Les talibans de la verdure » dénommés ainsi par Marine Le Pen, « voudraient transformer les agriculteurs en paysagistes ». Avant de poursuivre « Les campagnes sont victimes d'une délinquance itinérante d'origine étrangère qui vient faire une forme de razzia dans les campagnes ». Christiane Lambert s’adresse alors à la candidate. « Ceux qui viennent taguer nos bâtiments et tailler nos bâches, ne sont pas d'origine étrangère. Par ailleurs, nous ne pouvons pas récolter nos vignes, ramasser nos fruits sur nos arbres sans main d’œuvre étrangère car nous avons des problèmes de recrutement » souligne la présidente de la FNSEA.

Marine Le Pen : 

 

C’est au tour de Valérie Pécresse de se présenter face à la foule. Elle débute son propos avec une charge contre l’Europe, en critiquant le projet Farm to Fork. « L’Europe n’a pas à importer des produits qui ne respectent pas les normes environnementales qu’on vous impose » souligne la candidate Les Républicains. Valérie Pécresse évoque aussi la féminisation du métier. « Avec moi, vous aurez une agriculture que les Français aimeront. Je serai la présidente qui rendra sa fierté à l'agriculture ». Elle se positionne aussi favorablement aux NBT, les New Breeding Techniques, des nouveaux OGM. La candidate revendique la sévérité à l’égard des « activistes qui mènent des actions punitives contre les agriculteurs » en prônant une impunité zéro. Puis, avant de quitter la scène, la présidente des Républicains apporte son soutien avec l’agriculteur de Charente, mis en examen pour avoir tué un cambrioleur dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Éric Zemmour, le candidat de « Reconquête » succède à Valérie Pécresse. Ses premières cibles : les grandes surfaces « qui tirent les prix vers le bas ». « Vous devez pouvoir vivre dignement de votre travail. Certains d'entre vous vivent avec 300 euros par mois, auxquels il faut ajouter la pression de la grande distribution et de la réglementation européenne. La grande distribution ne doit plus décider seule de l'écoulement de votre production » souligne le candidat d’extrême droite. Il indique aussi vouloir supprimer la concentration des centrales d’achats et interdire l’implantation des grandes surfaces à l’entrée des petites villes. Eric Zemmour souhaite favoriser les circuits courts, notamment par le biais de la restauration collective. Puis, à son tour, il attaque l’Europe « déconnectée de la réalité », en voulant cultiver davantage en France, et en ne signant plus d'accords commerciaux de libre échange « sacrifiant notre agriculture ». « Il ne faut plus importer de produits agricoles qu'on ne peut pas cultiver chez nous » poursuit Éric Zemmour. Il indique aussi vouloir fusionner ministère de l'agriculture et de l'écologie, afin que ces deux thèmes soient abordés ensemble.

Éric Zemmour : 

 

Enfin, le clou du spectacle. Attendu par tous, Jean Lassalle, la mascotte du public bisontin, entre en scène sous l’ovation du public. Mêlant anecdotes de sa vie personnelle et histoires cocasses, sous les applaudissements d’un public hilare, difficile de cerner les réponses du candidat aux questions qui lui sont posées. Malgré tout, Jean Lassalle souhaite organiser un référendum sur l'utilisation des 3 milliards d'euros de son plan. 3 milliards « qu’il enlèvera à la contribution européenne pour les consacrer à une grande cause nationale pour le monde agricole » annonce-t-il. Il évoque ensuite les exportations et importations des produits agricoles français, en se voulant le défenseur des exploitations à taille humaine. 

Jean Lassalle : 

 

Ce lundi, a débuté le 76è congrès nationale de la FNSEA. De nombreux agriculteurs venus de toute la France sont présents dans la cité comtoise. C’est dans un contexte très particulier, avec notamment la guerre en Ukraine, la hausse du coût des matières premières, des prix et un risque de pénurie alimentaire, que se déroule cet évènement.

Mercredi, six candidats, sur les douze qui participent à l’élection présidentielle, seront présents pour un grand oral qui leur permettra de répondre aux agriculteurs et d’exprimer leur vision et leur projet pour l’agriculture française et européenne. Fabien Rousselle, Eric Zemmour, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Emmanuel Macron et Jean Lassalle sont attendus.

Ce jeudi matin, Anne Vignot, Maire de Besançon, s’est rendue chez un grossiste bisontin pour apprécier la consommation de produits locaux et français sur le lieu de vente. Avec sa charte « origine France », cette enseigne entend promouvoir  l’agriculture française.

Pour la Maire de Besançon, il était important d’évaluer la situation et de constater si cette consommation locale, privilégiant les circuits courts et les produits nationaux, n’était qu’un effet de mode ou se confirmait. « J’ai besoin d’entendre le terrain et de savoir s’il s’agit de quelque chose de structurel, qui évolue de façon pérenne ou qui est très court » explique Mme Vignot. Une démarche pour essayer de comprendre comment les collectivités locales peuvent accompagner au mieux les filières pour répondre au mieux aux nouvelles habitudes de consommer si elles existent.

VIGNOT METRO 2

 

L’exemple de Métro

Le grossiste souhaite donner toute sa place à la production française et locale. C’est la raison pour laquelle, en 2020, il s’est engagé auprès de douze fédérations à promouvoir ces produits. « Nous sommes engagés à trouver des alternatives aux produits nationaux et internationaux pour mettre en valeur les produits du terroir » explique le directeur du site bisontin. Et de continuer : « nous sommes toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs ». L’envie de promouvoir la production de qualité, contribuer à son échelle à la protection de l’environnement, en réduisant les distances de transport et répondre à une attente exprimée par ses clients et leurs consommateurs font partie des grands objectifs annoncés. Le patron de l’enseigne l’assure, « la dynamique est réelle et les labels origine France et produits du terroir sont de formidables arguments de vente ».

Le reportage de la rédaction

Ce samedi 26 mars, à Champagnole, le syndicat jurassien de la race montbéliarde et EVA Jura organisent la première édition de Jura Expo, un concours départemental de vache laitière. 200 montbéliardes et leurs éleveurs seront présents pour décrocher les titres mis en jeu. Autant dire que l’élite de la Montbéliarde jurassienne assurera le show  en terre champagnolaise.  Au cours de cette journée, des stands seront à découvrir et des animations seront proposées pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

L’objectif pour les organisateurs est de pérenniser cet évènement dans le temps. L’idée étant d’en faire une biennale. Les organisateurs veulent renouer avec les belles fêtes agricoles. Après ces deux ans de disette, tout le monde a envie de réussir cet évènement. Un millier de spectateurs sont attendus ce samedi, à partir de 9h, à Champagnole, rue Clémenceau.

L'interview de la rédaction / Michaël Millet, président du syndicat jurassien de la race montbéliarde 

 

Les étudiants en BTS Agricole du lycée de Dannemarie-sur-Crête ont excellé lors de leur passage au salon de l’agriculture à Paris. Ils ont décroché, avec Oribelle, leur montbéliarde, âgée de 3 ans, le 1er prix de la 1ère section du groupe des Races laitières au concours général agricole. L’équipe a participé à plusieurs épreuves : manipulation de l’animal, rédaction d’un article, animation de la stalle, grand oral. L’équipe s’est particulièrement démarquée par une prestation orale originale inspirée de Tartuffe, en échos aux 400 ans de la naissance de Molière

Un projet privé et public vient de voir le jour. Grâce au soutien du Conseil Régional de Bourgogne Franche -Comté, la société Agrodoubs, implantée à Flagey (25), a créé une ligne de production pour permettre la distribution d'un lait 100% comtois.  Ce partenariat a permis à la société de se doter de la technologie UHT, la seule dans un rayon de 300 km.  Près de 2 millions d’euros ont été investis. 50% de cette somme ont été pris en charge par la collectivité locale. « Sans cette contribution, le projet n’aurait pas pu voir le jour » explique Georges Bourgon, un des deux dirigeants de la société Agrodoubs

Un projet responsable

Le patron doubiste a répondu à la sollicitation d’un distributeur, inquiet de constater que du lait était jeté et que les  agriculteurs ne parvenaient pas à vivre de leur production. 28.000 litres de lait sont collectés chaque semaine et acheminés à Flagey par la fromagerie Milleret, basée à Charcenne, en Haute-Saône. Une vingtaine d’agriculteurs haut-saônois sont concernés et s’engagent à respecter la charte, baptisée « Grand Pâturage ». Georges Bourgon s’est engagé dans cette démarche car elle répond aux enjeux du moment. A savoir : une production locale, en circuit court, avec majoritairement des vaches de race Montbéliarde et une juste rémunération des producteurs, en tenant compte du bien-être animal  et dans une démarche responsable.  

Les grandes enseignes ont répondu présent

100 magasins distribuent depuis une quinzaine de jours ce lait de pays. Les grandes enseignes accompagnent ce projet. Tout comme les collectivités et les administrations. Les restaurants d’entreprise sont également des clients potentiels. Précisons que l’entreprise Agrodoubs sera présente au Salon de l’Agriculture pour présenter ce projet porteur de sens.

Le reportage de la rédaction : Georges Bourgon et Marie-Guite Dufay

 

Au Salon de l’agriculture à Paris, c’est « Gracieuse » du Gaec « La Ferme Sous le Bois » de Guyans-Vennes  qui a remporté ce dimanche le championnat adulte de la race montbéliarde. Précisons qu’elle a également remporté le titre de « meilleure laitière ». Nougatine du GAEC Weber, basée à Hauteroche (39) s’impose dans la catégorie « meilleure mamelle adulte ». Le titre de meilleure mamelle jeune revient à Osmose du GAEC Fourperet à Labergement Sainte-Marie.

C’est un événement qu’elles ne manqueraient pour rien au monde. Ophélie Janiault, étudiante en BTS Agricole Production Animale, et Solène Berne, étudiante en BTS Agricole Analyse, Conduite et Stratégie de l’Entreprise Agricole, au lycée de Dannemarie-Sur-Crête, participeront ce samedi 26 février à la finale nationale des ovinpiades qui se déroulera au Salon de l’Agriculture de Paris.

Pour en arriver là, les deux étudiantes ont surclassé une trentaine d’autres candidats lors de la sélection régionale qui s’est tenue à Levier. Les deux compétitrices, motivées par la place parisienne qui était en jeu, ont réussi la dizaine d’ateliers qui étaient proposés. Au menu : reconnaissance des races, parage, appréciation de l’état de santé de l’animal, tri des animaux, … .

Vivre pleinement le salon

Comme tous les jeunes passionnés, Ophélie et Solène trépignent d’impatience. Elles en oublieraient presque le concours qui les attend. La possibilité qui leur est offerte de pouvoir vivre le salon de l’agriculture de l’intérieur est fortement appréciée. Le partage des savoir-faire, la rencontre avec d’autres professionnels, d’autres cultures, la vie collective, … sont autant de situations qu’elles attendent de vivre pleinement. En bonnes franc-comtoises qu’elles sont, elles ne quitteront pas la capitale sans avoir assisté au grand concours de la Montbéliarde, qui se disputera dimanche.

L'interview de la rédaction : Ophélie Janiault