Un homme de 37 ans a été interpellé mardi 26 mai vers 20h45 au 8 rue des Pervenches à Besançon par un équipage de la BAC dans le cadre de l’exécution d’un jugement. L’individu faisait l’objet d’une condamnation à 12 mois de prison. Placé en rétention judiciaire, il a expliqué aux policiers avoir été jugé le 2 mai 2025 sans s’être présenté à l’audience, précisant avoir fait appel. Présenté mercredi 27 mai devant la procureure, la peine d’un an de prison avec incarcération immédiate a été confirmée. L’homme a ensuite été conduit à la maison d’arrêt de Besançon.
Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives se sont réunies ce mercredi 27 mai devant le tribunal judiciaire de Besançon pour soutenir la maire écologiste Anne Vignot, à l’occasion du procès pour diffamation visant une militante locale du collectif identitaire Némésis. Le rassemblement, organisé à 12h45, intervient après une plainte déposée par l’élue à la suite d’une action menée lors des vœux aux agents municipaux en 2025. Les organisateurs, dont l’élu écologiste bisontin Anthony Poulin, ont expliqué que des militantes du collectif ont interrompu la cérémonie en diffusant une banderole et un tract associant une photographie de la maire à la mention : « Soutien au violeur étranger Anne Vignot ». Le message avait ensuite été largement relayé sur les réseaux sociaux.
L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand de l’intersyndicale féministe du Doubs
Une mobilisation contre « les discours de haine »
Au micro, Anthony Poulin, le porte-parole d’une partie des collectifs mobilisés, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une stratégie de « stigmatisation » et de « banalisation du racisme » portée par l’extrême droite. Les soutiens de la maire estiment que cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire et pose la question des limites de la liberté d’expression dans le débat public. « On ne peut pas considérer cela comme un simple débat d’idées », ont affirmé les intervenants, dénonçant « une entreprise de terreur symbolique contre une femme élue » ainsi qu’une volonté « d’attiser les peurs » en désignant les étrangers comme boucs émissaires. Les organisateurs ont également insisté sur la nécessité de préserver « une libre discussion des affaires publiques dans le respect d’autrui et sur une base factuelle partagée ».
L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand de l’intersyndicale féministe du Doubs
De nombreuses organisations signataires
L’appel au rassemblement a été cosigné par plusieurs structures locales et nationales, parmi lesquelles : les Écologistes du Grand Besançon, le Parti socialiste du Doubs, La France insoumise, le Parti communiste, le Parti de Gauche, le comité de vigilance antifasciste de Besançon, Ligue des droits de l'Homme, SOS Racisme, Solidarité Femmes Besançon ou encore l’Union syndicale Solidaires. Dans leur déclaration commune, les participants ont affirmé vouloir « condamner la haine, la diffamation et le harcèlement » et rappeler que « la liberté d’expression ne justifie jamais les appels à la haine raciste ».
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu bisontin écologiste, porte parole des nombreuses associations et mouvements politiques mobilisés*
Un procès très suivi à Besançon
Le procès de la militante poursuivie pour diffamation s’est tenu ce mercredi au tribunal judiciaire de Besançon. Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions locales autour des actions menées par le collectif identitaire dans l’agglomération bisontine ces dernières années. À travers ce rassemblement, les organisateurs disent vouloir envoyer « un message fort » face aux discours identitaires et défendre « les valeurs républicaines et les lois antiracistes ».
Un homme de 29 ans a été interpellé samedi soir rue Ullmann à Besançon après des violences contre des policiers. Alertés pour un individu escaladant un balcon afin de rejoindre son ex-compagne, les agents sont intervenus vers 22h20. Lors du contrôle, le suspect a porté un coup de poing au visage d’un policier, provoquant 24 heures d’ITT, avant de menacer les fonctionnaires et de se rebeller pendant son interpellation. Placé en garde à vue différée en raison de son alcoolisation, il devra répondre des faits devant la justice en décembre prochain.
Le Paléo Festival a annoncé qu’il ne collaborerait plus avec Patrick Bruel après des faits dénoncés en 2019 par une bénévole du festival. Une procédure judiciaire avait été ouverte avant de se terminer en 2022 par un accord confidentiel entre les deux parties. Selon l’émission Sept à Huit, plusieurs milliers d’euros auraient été versés à une association venant en aide aux femmes immigrées. Le festival affirme soutenir son ancienne collaboratrice et indique n’avoir reçu aucun autre signalement similaire concernant le chanteur.
Une tentative de vol de carburant a mobilisé les gendarmes ce dimanche vers 4h20 à Chemaudin-et-Vaux, près de Besançon. Deux individus se sont introduits sur le site d’une société afin de dérober du carburant. Alertée, une patrouille de gendarmerie est intervenue rapidement et a procédé à l’interpellation de l’un des suspects. L’intervention était toujours en cours au petit matin.
Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives appellent à un rassemblement mercredi 27 mai, à 12h45, devant le tribunal judiciaire de Besançon, en soutien à l’ancienne maire de la cité comtoise Anne Vignot. Cette mobilisation intervient à l’occasion du procès pour diffamation d’une militante du collectif identitaire Némésis, poursuivie après la diffusion d’une banderole et de messages visant l’élue lors des vœux de la Ville en 2025. Les organisateurs dénoncent des discours de haine et une stratégie de stigmatisation portée par l’extrême droite.
Une importante opération judiciaire menée conjointement par les autorités françaises et suisses a permis l’interpellation de sept personnes soupçonnées d’avoir participé au spectaculaire vol d’une cargaison d’or et de composants de montres de luxe en Suisse. L’affaire, révélée ce vendredi par le parquet de Besançon et la gendarmerie, met en lumière l’existence d’un réseau structuré opérant dans la région frontalière.
Un faux braquage organisé en Suisse
Les faits remontent au 11 septembre 2025, dans le village de Renan, dans le canton de Berne. Ce jour-là , un fourgon non blindé d’une entreprise suisse de luxe transportait plusieurs centaines de pièces détachées de montres haut de gamme ainsi que des plaquettes d’or brut destinées à l’horlogerie. Le préjudice total est estimé à près de 550 000 euros. Selon le scénario initial présenté aux enquêteurs, un véhicule immatriculé en France aurait barré la route du fourgon sur une route isolée, près d’un cimetière. Des individus auraient alors menacé le conducteur avec une arme de poing avant de repartir avec la marchandise. Mais l’enquête a progressivement révélé une toute autre réalité. Le conducteur du fourgon, un salarié suisse d’une quarantaine d’années résidant en France, aurait lui-même participé à la mise en scène du braquage. Il est désormais considéré comme complice des faits et reconnaît partiellement son implication.
Une enquête franco-suisse de grande ampleur
Face à la dimension transfrontalière du dossier, une Équipe Commune d’Enquête (ECE) a été créée entre la France et la Suisse afin de coordonner les investigations. Une coopération qualifiée d’« exemplaire » par le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin. Les investigations ont été confiées à la Section de recherches de Besançon, à l’Unité nationale d’investigation de la gendarmerie et à l’Unité nationale de police judiciaire, avec l’appui de la police cantonale bernoise. Les enquêteurs ont notamment exploité de nombreuses investigations techniques pour identifier les suspects. Des déchets d’emballage en polystyrène retrouvés dans une forêt du Doubs, près de la frontière suisse, ont notamment permis de confirmer le retour des auteurs présumés sur le territoire français après le vol. La marchandise dérobée, en revanche, n’a jamais été retrouvée.
Sept interpellations en Franche-Comté
Le 20 mai dernier, une vaste opération judiciaire a été menée en Franche-Comté, principalement dans le Doubs, entre le pays de Montbéliard et Besançon. Plus de 80 militaires et trois équipes cynophiles ont été mobilisés pour interpeller les suspects. Au total, sept personnes — six Français et un Suisse — ont été arrêtées. Les suspects sont âgés de 20 à 40 ans. À l’issue des gardes à vue, quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Trois autres personnes ont été remises en liberté, même si l’une d’entre elles reste visée par l’enquête.
Les investigations se poursuivent désormais sous la direction de deux juges d’instruction pour des faits de vol en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment. Les auteurs encourent jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle.
Drogue, argent et matériel saisis
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert des produits stupéfiants, du numéraire, plusieurs sacs de luxe Louis Vuitton, une quinzaine de téléphones portables ainsi qu’un détecteur de balises permettant de vérifier si un véhicule fait l’objet d’une surveillance. Pour les autorités judiciaires et les enquêteurs, cette affaire illustre une problématique devenue récurrente dans la région frontalière franco-suisse : les vols de métaux précieux et de marchandises de luxe commis par des groupes criminels organisés.
Au cours de cette conférence de presse, le commandant de la Section de recherches de Besançon, a d’ailleurs indiqué que 31 interpellations liées à des faits similaires avaient déjà été réalisées au cours des douze derniers mois dans la région.
Une enquête a été menée après l’agression violente d’un détenu survenue le 3 mai dernier dans l’aire de promenade de la maison d’arrêt de Besançon. Pris à partie par plusieurs codétenus, l’homme aurait été visé en raison du motif de son incarcération, en l’occurrence des faits de viol. Souffrant notamment de fractures du nez et de la rate, la victime s’est vu prescrire 20 jours d’ITT.
L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis d’identifier plusieurs participants présumés aux violences. Plusieurs détenus ont reconnu les faits lors de leur garde à vue. Certains ont déjà été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 mois de prison ferme, tandis que d’autres attendent leur jugement après avoir demandé un délai supplémentaire.
Un individu a été interpellé dimanche 18 mai vers 17 heures, rue Marcelle-de-Lacour à Besançon, lors d’un contrôle mené par une patrouille anticriminalité. Soupçonné d’avoir voulu se dissimuler à la vue des policiers, il a spontanément remis une gazeuse avant d’indiquer avoir caché des stupéfiants dans un jardin voisin.
Les fonctionnaires ont découvert 118 grammes de résine de cannabis et 11 grammes de cocaïne. L’intéressé faisait également l’objet d’un signalement pour fugue et d’une fiche de recherche liée à la protection des mineurs. Placé en garde à vue, il sera convoqué le 22 septembre prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon.
Une habitante du Bas-Rhin a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Strasbourg après avoir tué en 2024 un jeune lynx réfugié dans son poulailler à Niederbronn-les-Bains. L’animal avait été frappé à coups de pelle. La prévenue écope de trois mois de prison avec sursis ainsi que de 30 000 euros au titre du préjudice écologique.
Le Centre Athénas, partie civile aux côtés de One Voice, a obtenu 25 000 euros de dommages et intérêts. L’association souligne une décision importante, évoquant une première reconnaissance judiciaire du préjudice écologique lié à la destruction d’un lynx en France. Le centre rappelle que sur 80 cas de destructions volontaires recensés ces dernières années, très peu ont débouché sur des condamnations. Cette décision est donc perçue comme un signal fort pour renforcer la protection de cette espèce menacée.