La décision est tombée ce mercredi après-midi. Contre toute attente, la cour de cassation a annulé la condamnation à 28 ans de réclusion du Chilien Nicolas Zepeda. Un troisième procès devra donc se tenir pour l’assassinat de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki, à Besançon en décembre 2016. Rappelons que Nicolas Zepeda avait été condamné, en appel, en décembre 2023, à une peine de 28 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Haute-Saône. Une peine identique avait été prononcée en première instance.
Ce mercredi après-midi, Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon, a tenu à faire le point sur un récent palmarès, publié dans la presse, à partir de données du ministère de l’Intérieur. Ce classement positionne Besançon à la troisième place pour le nombre de mises en cause pour trafic de stupéfiants pour 1.000 habitants, avec 2,96 cas. Marseille est 4è. Paris est 10è. Grenoble est 23è. Si M. Manteaux reconnaît « la disponibilité des stupéfiants à Besançon », il tient à souligner que ce classement surprenant de la cité comtoise reflète également « une politique pénale active et un dynamisme des services d’enquête ».
L'interview de la rédaction : Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon
Pour argumenter ces propos, il rappelle que depuis son arrivée, en 2018, un nombre important de points de deal a été démantelé dans le quartier Planoise. Par ailleurs, il pointe les dernières saisies importantes, menées sur le territoire grand bisontin, impliquant les différents services de police, de gendarmerie et les juridictions spécialisées. Sur les quatre procédures menées, la semaine dernière et ce dimanche, par les services de police et de gendarmerie, 550.695 euros de saisies de produits stupéfiants ont été réalisés par les forces de l’ordre bisontines. Ces opérations ont été menées rue des Montboucons et rues de Bregille et de Vesoul. La dernière en date a mobilisé une soixantaine de gendarmes de la section de recherche, avec l’appui du GIGN, sur l’agglomération bisontine. 13.000 euros en espèce, 13 kilos de résine de cannabis, 7,8 kilos d’héroïne et 2,4 kilos de kétamine ont été découverts par les militaires lors de cette dernière action.
L'interview de la rédaction : Colonel Mathieu, commandant en second du groupement de gendarmerie du Doubs
Plusieurs interpellations la semaine dernière
Preuve de la mobilisation pleine et entière des forces de l’ordre dans la lutte contre le narcotrafic, sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy, plusieurs interpellations ont été effectués, notamment dans la région Provence Alpes Côte d’Azur. Elles font écho aux tirs commis en début d’année sur les territoires bisontin et montbéliardais. On notera également la présentation devant la justice et la condamnation de cinq individus, impliqués dans les coups de feu de la rue de Fribourg, toujours à Besançon, le 22 janvier 2023. Des coups de feu ont été tirées en direction d’un immeuble, faisant aucun blessé. 22 munitions ont été retrouvés.
Deux hommes ont été placés en détention provisoire, en Saône-et-Loire et Besançon, en attendant leur présentation devant le tribunal judiciaire de Besançon, qui aura lieu en mars prochain. Le 20 février, ils ont refusé de se soumettre à un contrôle routier, à hauteur du faubourg Tarragnoz à Besançon. Ils ont pris tous les dangers pour échapper aux policiers.
Leur véhicule s’est arrêté après avoir percuté un véhicule à l’arrêt au rond-point des Mercureaux. Les deux hommes ont fini par être interpellés. L’un d’eux était en possession d’environ 3 grammes de produits stupéfiants. Il était également en défaut de permis de conduire. Le conducteur du véhicule percuté a porté plainte. Il n’était pas blessé. Le véhicule des mis en cause a été mis en fourrière.
Un homme de 39 ans devra s’expliquer, en mai prochain, devant le délégué du procureur dans le cadre d’une ordonnance pénale. Le 17 février, à Besançon, lors d’une opération de sécurisation des transports urbains de voyageurs, il été retrouvé en possession de plus de 3 grammes d’ecstasy, plus de 0,5 gramme de MDMA et 640 euros en numéraire. Au cours de son audition, il a reconnu les faits, tout en précisant qu’il n’était que consommateur.
Un automobiliste a été condamné à 10 mois d’emprisonnement, dont cinq mois avec sursis probatoire de deux ans. Il a été laissé libre à l’issue de l’audience. Le 17 février, à Besançon, une patrouille de police a remarqué le mis en cause au volant, alors qu’il avait déjà fait l’objet d’une procédure, pour un défaut de permis de conduire, le 28 décembre dernier. Interpellé, il a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il a reconnu les faits.
Une femme s’est arrêtée en urgence, dimanche soir, devant le commissariat de police de Pontarlier. Elle était poursuivie par son ex-compagnon, qui se trouvait dans un autre véhicule. A la vue des policiers, ce dernier, âgé de 55 ans, a pris la fuite, refusant d’obtempérer aux injonctions.
Lorsqu’il a été interpellé, l’individu présentait un taux de près de 2 grammes d’alcool dans le sang. Il a également reconnu les faits qui lui étaient reprochés et les appels incessants qu’il effectuait. Présenté, ce mardi, au tribunal judiciaire, il devait se faire remettre une convocation pour une prochaine comparution devant la justice.
Deux jeunes individus, âgés de 23 et 25 ans, ont été interpellés le 13 février dernier, à Besançon, rue René Char. Leur attitude a suscité le doute des policiers qui passaient par là. Le contrôle a révélé la possession d’un sac plastique contenant de l’herbe de cannabis, deux pochons de cocaïne et la somme de 520 euros en numéraire.
Les deux mis en cause ont été interpellés et placés en garde à vue. Au cours de leur audition, ils n’ont pas reconnu les faits de trafic. Seul l’un d’eux a reconnu être consommateur de stupéfiants. Précisons que les deux hommes sont originaires du Bas Rhin. Ils n’ont pas donné davantage d’informations concernant leur présence à Besançon ce jour-là.
Un jeune homme de 22 ans devra s’expliquer en juillet prochain devant la justice. Le 13 février, cet individu a été interpellé, rue Edouard Belin, à Besançon, lors d’un contrôle. Il est apparu que son permis de conduire avait été annulé le 18 juillet dernier. Prétextant ne pas avoir eu connaissance de cette décision de justice, il a fini par reconnaître les faits. Sa garde à vue a été levée le lendemain matin.
Deux hommes et une femme ont été interpellés par une patrouille de police le 15 février dernier à Besançon, rue Louis Pergaud. Ces individus, à bord d’une voiture, ont tenté à plusieurs reprises, de fausser compagnie aux policiers qui les poursuivaient. Le conducteur, âgé de 24 ans, était en possession d’une sacoche, contenant plus d’un millier d’euros.
Le passager, un homme de 36 ans, possédait également environ 400 euros. Précisons que ces deux mis en cause avaient fait l’objet d’une garde à vue, durant la même semaine, pour trafic de stupéfiants. Le véhicule a également été pris en charge pour faire l’objet d’une fouille.
Un individu de 23 ans devra s’expliquer en juin prochain devant la justice. Une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) lui a été remise. Lors de son interpellation, le 15 février, par les agents de sécurité de l’enseigne « Galerie Lafayette », il était en possession de deux flacons de parfum, d’une valeur de 357 euros, dissimulés dans un sac doublé d’aluminium. Il a été conduit au commissariat et placé en garde à vue différé, ne parlant pas le français. Les recherches concernant le deuxième individu n’ont pas abouti.