Choix du secteur :
Se connecter :
 

Un accident de bûcheronnage a eu lieu sur la commune de Châtelblanc dans le Doubs. La victime, un homme de 48 ans, a été hélitreuillée par une équipe SMPM (secours en milieux périlleux et montagne). Il a été transporté sur le CHU Minjoz de Besançon par Dragon 25. Son pronostic vital n’est pas engagé.

La Ville d’Ornans fait savoir qu’à compter de demain, mercredi 7 décembre,  la passerelle sur la Loue réouvrira au public. L’état de dégradation avancé de la passerelle avait contraint la ville d’Ornans à fermer l’ouvrage. Les travaux de déconstruction ont débuté à l’automne 2021. Le 1er juin 2022, ont été lancés les travaux de réhabilitation.

Après la contestation des contrôleurs la semaine dernière, un nouveau mouvement social national est prévu ces prochains jours. Un préavis de grève unitaire a été déposé du mardi 6 décembre à 20h au jeudi 8 décembre à 8h. Les circulations des trains connaitront quelques perturbations en Bourgogne-Franche-Comté. Concernant les TER, prévoyez 5 circulations sur 6,  par train ou bus.  Les syndicats entendent peser sur les négociations annuelles obligatoires qui s'ouvrent demain.

A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat ce lundi, France Bénévolat organisait une journée de rencontres et d’échanges entre les associations et les bénévoles ce lundi à la MJC de Palente, à Besançon. A l’heure où les associations connaissent une forte diminution des effectifs, surtout depuis la crise sanitaire, cette journée paraissait importante pour présenter la structure et ses missions, mais aussi accueillir et recruter de nouveaux bénévoles.

France Bénévolat se définit comme une association à but non lucratif, qui a pour vocation « le développement de l'engagement bénévole associatif pour une citoyenneté active ». Ses missions sont de mettre en relation les bénévoles avec les associations, de faire la promotion générale du bénévolat, auprès d’organismes divers, et enfin d’assister les associations dans le suivi et la fidélisation de leurs ressources bénévoles. C’est donc à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat, que la structure bisontine a voulu organiser une journée libre dans les locaux de la MJC de Palente, où l’association recevait des bénévoles qui venaient se renseigner, s’inscrire ou même chercher des missions. Des associations étaient aussi présentes sur place pour se renseigner, ainsi qu’éventuellement adhérer au projet de France Bénévolat.

Aux alentours de midi, Paul Louvel, coprésident de France Bénévolat, affichait un sourire témoignant de sa bonne humeur. « Pour l’instant, on est relativement satisfait, on a eu pas mal de monde. On n’avait pas forcément d’objectif particulier, mais ça permet de mettre tout le monde en relation, de discuter, d’échanger, de parler de nos expériences, c’est toujours enrichissant ».

Aujourd’hui, un manque criant de bénévoles se fait ressentir en France. La crise sanitaire n’a pas non plus épargnée le monde associatif. « On a un gros déficit, c’est vrai. Notamment après cette pandémie de 2 ans de Covid. Il y a eu à peu près une érosion de 15% de bénévoles dans les associations. C’est relativement important. Certaines sont très fragilisées, donc il faut essayer de tous se mobiliser pour combler ça » explique le coprésident de France Bénévolat. « Je pense que dans le bénévolat on peut s’épanouir. L’objectif c’est d’être utile, de travailler en collectivité, de tisser des liens sociaux avec d’autres individus, ça aide beaucoup. Mais surtout, et j’appuie mon propos sur ces termes, ça apporte énormément à soi-même » conclut Paul Louvel.

Pour se renseigner ou s’engager, il est possible de contacter l’association au 03.81.51.80.44 ou sur www.francebenevolat.org. Ou alors directement en se rendant au local du mardi au jeudi, de 10h à midi et de 15h à 17h, au 5 avenue de Bourgogne, à Besançon.

Alain Fousseret,  ancien conseiller régional écologiste de Franche-Comté, entre 2004 et 2015,  est décédé cette nuit. Il avait 66 ans. Il a succombé à une crise cardiaque. Il était le frère de Jean-Louis Fousseret, l’ancien Maire bisontin. Il avait été réélu conseiller municipal de la commune de Danjoutin, dans le Territoire de Belfort, en 2020. Alain Fousseret était ingénieur écologue de formation.

Les sapeurs-pompiers du Jura sont intervenus à Champagnole, rue du Sauget, pour une fuite d’eau dans un bâtiment. Les occupants des 1er et 2è étages, quatre personnes, dont deux enfants, ont été relogés. Au rez-de-chaussée, l’installation électrique d’une partie du cabinet de radiologie, a été isolée. L’activité de l’établissement a pu se poursuivre. Quatre véhicules et sept sapeurs-pompiers se sont rendus sur place.

A Besançon, le lycée Jules Haag, ancienne école nationale d’horlogerie, poursuit son travail de recherche et de collecte de données pour son site internet dédié aux lycéens résistants. Pour rappel, plus d’une soixantaine d’anciens élèves de ce lycée ont perdu la vie au moment de la seconde Guerre Mondiale.

C’est un travail de mémoire colossal qui est réalisé par les lycéens de l’école nationale d’Horlogerie. Depuis plusieurs années, ces jeunes se transmettent le flambeau, un site internet, pour raconter et retracer la vie des résistants de l’établissement, mettre un visage et une histoire sur ces héros sacrifiés, et faire revivre l’engagement de ces jeunes gens au quotidien. Car oui, l’histoire de la seconde Guerre Mondiale est très ancrée au sein du lycée Jules Haag. Dans l’entrée de l’établissement, des plaques rappellent ce tragique épisode historique. Sur ces plaques, 66 noms de braves gens qui ont fait le choix d’accomplir leur devoir envers la patrie, donnant leur vie afin de libérer la France.

 

Un site internet dédié aux élèves résistants

Lors de la guerre 1939-1945, le lycée Jules Haag a perdu beaucoup d’élèves, certains mobilisés dans l’armée, d’autres déportés en Allemagne ou encore qui ont rejoint la résistance. D’innombrables actions menées, mais peu de traces laissées. A travers ce site internet se transmettant de génération en génération, « A nos camarades de l’Horlo disparus pendant la 2nde Guerre Mondiale », les élèves souhaitent recenser et récolter le plus d’informations possibles (photos, témoignages, actes de naissance/décès, service militaire, etc), afin d’étoffer davantage la plateforme. Et redonner vie à ces héros. « Il nous semblait important de retracer la vie de ces anciens élèves qui étaient dans notre lycée. Il y a certains lycéens de cette époque dont on ne connait pas la vie. Et ce qu’on voudrait, c’est demander de l’aide à d’éventuelles personnes qui les connaissent, ou qui ont des informations sur eux pour compléter leur fiche sur le site » explique Emile, lycéen à Jules Haag.  « C’est un appel à témoin. On demande d’apporter cette visibilité en plus, qu’on n’a pas depuis le lycée, et qui nous permettra de remplir le site internet et d’honorer la mémoire de ces anciens combattants » poursuit Adam, impliqué dans le projet.  

 

Emile et Adam exposent le projet : 

 

« Un projet réalisé dans le cadre du cours d’Education Morale et Civique avec notre professeur, en echo avec le programme de terminale en histoire et constitue notre devoir de mémoire à tous. En effet, notre travail a pour dessein de mettre un visage, une histoire, derrière les noms gravés sur les plaques de marbre se situant dans le hall d’honneur du Lycée Jules Haag. Ce ne sont pas juste des noms, dont la plupart des élèves ignorent l’existence, mais la vie de jeunes gens dont nous allons vous raconter l’histoire […] Ce fut un projet difficile à construire puisque ces personnes décédés la plupart du temps très jeunes sont donc sans descendance et les personnes les ayant connues ont malheureusement disparu elles aussi. C’est la raison pour laquelle nous ne disposons, pour certains noms, que très peu d’informations. Aussi espérons-nous pouvoir poursuivre et parfaire ce beau projet avec vous, si vous êtes en possession d’informations complémentaires »

QR Code et concours de la résistance

En mars prochain, cette classe de terminale de l’Horlo devrait passer une semaine à Caen, dans le cadre du concours de la résistance. L’occasion de présenter l’ambitieux projet mené depuis des années, qu’ils espèrent enrichir le plus possible d’ici-là. Avec comme aboutissement, la création de QR Codes, des sortes de petits codes-barres disposés dans un carré à fond blanc, qui renvoient à une page internet lorsqu’on les scanne avec un téléphone portable. « L’objectif, c’est de créer un QR Code pour chaque personne, renvoyant directement au site internet, plus particulièrement à la fiche de l’élève. Et de faire une plaque qu’on posera devant le lycée, avec un code en face de chaque nom, pour que toutes les personnes intéressées puissent flasher ce QR Code et se renseigner, à n’importe quelle heure, n’importe quelle période de l’année » détaille Emile. Le voyage en Normandie pourra aussi être l’occasion pour les élèves de l’Horlo, de compléter leurs informations en ayant accès aux archives locales. Tout cela entrecoupé bien évidemment par la visite des plages du débarquement, d’abbayes, et tout le patrimoine historique de la guerre de 1939-1945.

 

DSC_6178.JPG

Exemple de QR Code

 

Des élèves résistants, tout comme certains professeurs

A l’école nationale d’horlogerie, si les lycéens s’impliquaient dans la résistance, c’était aussi le cas de certains professeurs. Mr. Trincano par exemple, ce proviseur contraint de fuir au sud pendant l’occupation, sous le régime de Vichy. Il revient deux jours plus tard dans la cité comtoise, et expulse les Allemands du lycée pour en reprendre le contrôle. Emile nous parle aussi de son grand-père, un ami très proche de Mr. Petitot, professeur d’horlogerie. Ce dernier s’est fait arrêter par la Gestapo en plein cours, et envoyé au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche. « Mon grand-père et lui étaient de grands amis. Cet homme lui a tout raconté sur sa vie en tant que résistant, alors qu’il n’en avait jamais parlé à personne ».

 

Emile et Adam racontent l'histoire de professeurs résistants : 

 

 

Samedi dernier, en présence de Serge Castel, préfet du Jura,  et des deux fils de Jean Millet, la nouvelle gendarmerie d’Arbois « Jean Millet » a été inaugurée. L’établissement porte désormais le nom de ce gendarme natif d’Arbois, mort pour la France le 10 octobre 1944 dans le Territoire de Belfort. Il a été fusillé par l’armée allemande. Précisons que ce projet, porté par la municipalité, en lien avec la gendarmerie nationale, a été soutenu par l’Etat à hauteur de 1,2 million d’euros. Son coût global est de 3,7 millions d’euros.