À l'occasion d'une journée d'information organisée ce mardi 2 juin à l'hôpital Jean-Minjoz de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté et l'association France Parkinson ont sensibilisé le public à une maladie encore trop souvent réduite à ses seuls tremblements. Pour les professionnels de santé comme pour les représentants des patients, l'enjeu est de mieux faire connaître les multiples facettes de cette pathologie et l'importance du mouvement dans sa prise en charge.
Une maladie bien plus complexe que les tremblements
La maladie de Parkinson est la maladie neuro-évolutive la plus fréquente après Alzheimer. Elle résulte de la disparition progressive de cellules cérébrales produisant la dopamine, une substance indispensable au contrôle des mouvements mais aussi impliquée dans certaines fonctions cognitives et comportementales. Pourtant, l'image du malade qui tremble reste largement ancrée dans les esprits. « Beaucoup de personnes atteintes ne tremblent pas. Il y a autant de formes de Parkinson qu'il y a de malades », rappelle Jean-Paul Debrie, délégué départemental de France Parkinson. Outre les tremblements, les patients peuvent souffrir de rigidité musculaire, de lenteur des mouvements, de troubles de la déglutition, de difficultés à la marche, mais aussi de symptômes moins connus comme les troubles du sommeil, la perte de l'odorat, les troubles digestifs, l'apathie ou certaines difficultés cognitives.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie
Une maladie qui touche aussi des personnes jeunes
Contrairement aux idées reçues, Parkinson n'est plus exclusivement une maladie du grand âge. « Des diagnostics à 35 ou 40 ans ne sont plus rares aujourd'hui », souligne M. Debrie. Face à cette évolution, France Parkinson développe des dispositifs spécifiques pour les personnes encore en activité professionnelle, notamment à travers des « cafés jeunes parkinsoniens », destinés aux malades de moins de 65 ans.
Une maladie que l'on ne guérit pas
À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir la maladie ni d'en ralentir l'évolution. Les traitements visent avant tout à compenser le déficit en dopamine afin de réduire les symptômes et préserver l'autonomie des patients. « Les neurologues nous soulagent, nous aident à conserver une mobilité et une qualité de vie, mais on ne guérit pas de Parkinson », rappelle le représentant associatif. La prise en charge repose également sur la kinésithérapie, la rééducation, l'orthophonie et l'accompagnement des aidants.
Le mouvement au cœur de la prise en charge
Le thème retenu pour cette journée de sensibilisation était d'ailleurs explicite : « Le mouvement dans tous ses états ». Pour les spécialistes, l'activité physique constitue aujourd'hui un pilier thérapeutique majeur. Danse-thérapie, gymnastique adaptée, marche, exercices d'équilibre, ping-pong ou travail de la motricité permettent de maintenir la souplesse, de prévenir les chutes et de préserver l'autonomie. « Bouger régulièrement aide à lutter contre la perte de confiance, la sédentarité et l'enraidissement », rappellent les équipes du Centre expert Parkinson du CHU. Tout au long de la journée, plusieurs démonstrations ont été proposées au public, notamment du ping-pong adapté, de la danse-thérapie, de la musicothérapie et des animations pédagogiques.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie

Rompre l'isolement
Au-delà des soins, France Parkinson insiste sur l'importance du lien social. Groupes de parole animés par des psychologues, rencontres entre patients, activités physiques collectives ou ateliers de soutien permettent aux malades et à leurs proches de partager leurs expériences et de ne pas affronter seuls la maladie. « Notre mot d'ordre est simple : ne restons pas seuls face à la maladie », résume Jean-Paul Debrie. Un message qui résonne particulièrement alors que plusieurs milliers de personnes sont concernées par Parkinson en Bourgogne-Franche-Comté et que le nombre de diagnostics continue de progresser.
Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant la conférence-débat de Salah Hamouri, prévue le jeudi 4 juin à 18 h au Centre Nelson-Mandela de Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Organisée par l’Association France Palestine Solidarité, la rencontre a été interdite en raison du contexte géopolitique actuel et des risques de troubles à l’ordre public invoqués par les services de l’État. La préfecture indique vouloir garantir la sécurité et la tranquillité publiques sur l’ensemble du département.
Depuis le 1er mai, à Pontarlier, l'église Saint-Bénigne fait l'objet d'un vaste programme de restauration. Les travaux concernent notamment l'orgue du XVIIIᵉ siècle, le nettoyage des voûtes et des vitraux, la mise aux normes électriques, la modernisation de l'éclairage ainsi que le renforcement de la sécurité du bâtiment.
Des interventions sur la charpente sont également prévues. Afin de permettre le bon déroulement du chantier, l'église est fermée au public pendant toute la durée des travaux. L'objectif est de préserver ce patrimoine remarquable tout en modernisant ses équipements.
La Ville de Pontarlier franchit une nouvelle étape dans son projet de transformation du centre-ville. Comme annoncé dans son programme municipal, la piétonnisation d'une partie de la rue de la République sera expérimentée à compter du 15 juin 2026. Cette phase de test doit permettre d'évaluer les effets de cette mesure avant une éventuelle mise en œuvre définitive.
Un centre-ville plus agréable et plus attractif
Le projet concerne la portion de la rue de la République comprise entre la rue de la Gare et la rue de la Halle, au cœur du secteur commerçant et touristique de la ville. À travers cette démarche, la municipalité poursuit plusieurs objectifs : améliorer la qualité de vie des habitants, créer un espace public plus apaisé et favoriser la fréquentation du centre-ville. L'enjeu est également de renforcer l'attractivité des commerces, des services et des animations proposées dans ce secteur stratégique. « Cette évolution urbaine doit permettre aux visiteurs, clients, commerçants et riverains de se réapproprier pleinement cet espace de vie partagé », explique la municipalité.
Une phase de test jusqu'au Marché de Noël
Consciente des enjeux liés à cette transformation, la Ville a choisi de mettre en place une période d'expérimentation. Celle-ci débutera le 15 juin et se poursuivra jusqu'au Marché de Noël 2026. Les services municipaux ont travaillé à la définition des aménagements en tenant compte des différentes contraintes du secteur : livraisons des commerces, accès aux logements et garages des riverains, circulation des services de secours ou encore organisation des manifestations en centre-ville. Deux réunions publiques destinées aux commerçants et aux riverains se sont déjà tenues les 22 et 23 mai afin de présenter les modalités du projet.
Des aménagements légers pour démarrer
Durant cette phase d'essai, plusieurs dispositifs seront installés sans engager de travaux lourds. La Ville prévoit notamment : l'installation de nouvelles jardinières fleuries et de mobilier urbain, la création de stationnements pour vélos, la mise en place de chicanes et de fanions décoratifs, la remise en service partielle des jets d'eau de la place d'Arçon, l'aménagement d'un espace d'animation avec chalets et expositions et le renforcement de la signalisation routière.
Par ailleurs, les contrôles seront renforcés afin de faire respecter les restrictions de circulation et de stationnement sur la portion piétonnisée. Seuls les riverains et les véhicules de livraison seront autorisés à circuler selon les modalités prévues. Enfin, deux places de stationnement situées devant le magasin Okaïdi seront transformées en zone de livraison et d'arrêt minute.
Un premier bilan à la rentrée
La municipalité souhaite associer les habitants et les professionnels à l'évaluation du dispositif. Un premier bilan intermédiaire sera ainsi présenté lors de deux nouvelles réunions publiques prévues à la rentrée. Les commerçants sont invités le 18 septembre à 19 h 15 à la salle Morand, tandis que les riverains pourront participer à une réunion le 19 septembre à 10 heures, également à la salle Morand. Ces rencontres permettront de recueillir les observations des usagers avant la réalisation d'une évaluation globale de cette expérimentation, qui pourrait dessiner le futur visage du centre-ville pontissalien.
Un vol a été signalé ce mardi, en fin d’après-midi, à Baume-les-Dames. Profitant de la présence du propriétaire dans son jardin, un individu s’est introduit dans l’habitation. Repéré par la victime, il a pris la fuite mais est parvenu à dérober de l’argent liquide contenu dans un portefeuille avant de quitter les lieux. Une enquête a été ouverte par les gendarmes afin d’identifier l’auteur des faits.
Avec les fortes chaleurs observées ces derniers jours, les autorités appellent à la plus grande vigilance afin de prévenir les incendies de forêt. Les gendarmes du Jura et les sapeurs-pompiers sont récemment intervenus à Septmoncel-lès-Molunes pour un départ de feu accidentel ayant touché une parcelle boisée.
Les services de l’État rappellent que les feux sont strictement interdits à proximité des massifs forestiers. Afin de limiter les risques, chacun est invité à consulter et respecter l’arrêté-cadre de la préfecture du Jura réglementant les usages du feu et les mesures de prévention des incendies. Les autorités appellent à la responsabilité de tous pour préserver les forêts et éviter tout départ de feu.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.
« Un arrêté de la honte »
Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ». Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines".
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »
Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ». Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres ».
Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable ». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin

« Une mesure inefficace »
Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ». Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ». L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».
Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ». L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».
L'interview de la rédaction : Hasni Alem

Des recours envisagés
Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.
Une femme de 28 ans a été interpellée dans la nuit du 28 au 29 mai à Besançon après une livraison de colis par drone à la maison d’arrêt. Alertés, les policiers ont observé l’aéronef déposer un paquet à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire avant de remonter jusqu’à un véhicule stationné rue Octave-David.
À bord, les enquêteurs ont découvert le drone, sa télécommande ainsi que du matériel destiné à préparer d’autres colis. La suspecte affirme avoir servi de chauffeur pour un homme qui a pris la fuite. Déférée à l’issue de sa garde à vue, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Besançon pendant deux ans, dans l’attente de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.