Face à la baisse des débits des cours d'eau et du niveau des nappes phréatiques, le préfet du Jura a placé l'ensemble du département en niveau « vigilance » sécheresse. Les faibles pluies enregistrées ces derniers jours n'ont pas permis d'améliorer durablement la situation, tandis que les prévisions annoncent la poursuite d'un temps chaud et sec. Cette mesure concerne l'ensemble des usagers, particuliers, collectivités, agriculteurs et entreprises, et vise à encourager les économies d'eau afin de préserver la ressource. Les autorités n'excluent pas la mise en place de restrictions si la situation venait à se dégrader dans les prochaines semaines.
Le PKA (Planoise Karaté Academy) organise ce samedi au gymnase Diderot de Besançon sa 42e cérémonie annuelle de passages de ceintures. Dès 8 h 30, les karatékas sélectionnés par l'équipe pédagogique passeront leurs examens sous l'œil des jurys. Attaché aux valeurs éducatives et citoyennes, le club tient également compte du parcours scolaire de ses jeunes licenciés. La remise des ceintures et récompenses est prévue à partir de 16 h 30, suivie d'un goûter interculturel réunissant adhérents, familles et bénévoles.
La Communauté de communes du Plateau du Russey organise samedi 20 juin la première édition de « Ça roule sur le Plateau » au gymnase du Russey. Cette journée gratuite et ouverte à tous mettra à l’honneur le vélo sous toutes ses formes. Trois parcours cyclotouristiques de 25, 52 et 90 kilomètres seront proposés, ainsi qu’un village d’animations, des essais de vélos électriques, une vélorution festive dans les rues du Russey, des ateliers de réparation et des activités pour les enfants. L’événement se clôturera à 17 heures par un spectacle gratuit en plein air, dans le cadre de la promotion des mobilités durables sur le territoire.
La Ville de Besançon poursuit son action pour réduire la présence des mégots de cigarette dans l’espace public. Réunis dernièrement avec l’éco-organisme Alcome, commerçants, associations et entreprises ont fait le point sur les mesures engagées. Signataire d’un partenariat depuis novembre 2024, la collectivité vise une baisse de 40 % des mégots abandonnés d’ici 2027. Cinquante-deux zones sensibles ont déjà été identifiées sur le territoire. Distribution de cendriers de poche, installation de dispositifs de collecte et actions de sensibilisation figurent parmi les principaux leviers déployés pour lutter contre cette pollution qui peut persister plus de dix ans dans l’environnement.
Lors du conseil municipal de Besançon, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, du patrimoine Vauban UNESCO, des savoir-faire horlogers et du patrimoine touristique, a exprimé sa préoccupation face à la multiplication des saluts nazis constatés au Musée de la Résistance et de la Déportation. L'élue a défendu une politique de fermeté et appelé à une mobilisation collective pour préserver la vocation mémorielle du site.
Un lieu de mémoire confronté à des actes inacceptables
Installé au sein de la Citadelle de Besançon, le Musée de la Résistance et de la Déportation est l'un des établissements de référence en France sur l'histoire de la Résistance, de la Déportation et de la Seconde Guerre mondiale. Entièrement rénové, il a rouvert ses portes au public le 8 septembre 2023 avec l'ambition de mieux transmettre cet héritage, notamment auprès des jeunes générations. Pour Christine Werthe, les incidents recensés ces derniers mois portent directement atteinte à cette mission. Depuis le début de l'année 2026, dix cas de saluts nazis ont été signalés dans l'enceinte du musée, dont six pour le seul mois de mai.
Une progression préoccupante
L'élue a souligné que ces actes connaissent une augmentation régulière. Quatre incidents avaient été recensés en 2024, puis cinq en 2025. Les dix cas enregistrés depuis janvier 2026 témoignent d'une recrudescence qui suscite l'inquiétude de la municipalité. « Ces gestes ne sont ni des provocations anodines ni des plaisanteries », a rappelé Christine Werthe. Pour la Ville, ils constituent une insulte à la mémoire des résistants et des déportés, mais également une remise en cause des valeurs républicaines que porte le musée.
La politique du "zéro tolérance"
Face à cette situation, la municipalité a choisi de renforcer sa réponse. Désormais, chaque incident avéré donne lieu à un dépôt de plainte, qu'il concerne des personnes majeures ou mineures. Cette politique s'applique également aux groupes scolaires. Christine Werthe a révélé que des plaintes avaient déjà été déposées contre des mineurs, y compris dans le cadre de visites encadrées par des enseignants. Si le dialogue avec l'Éducation nationale demeure privilégié, la Ville estime que certains comportements nécessitent également une réponse judiciaire. Le règlement intérieur de la Citadelle a par ailleurs été modifié afin de mieux protéger les agents, de clarifier les procédures de signalement et de garantir un traitement systématique de ces incidents.
Soutien aux équipes du musée
L'adjointe au maire tient à saluer le travail des personnels du musée, de la Citadelle et de l'accueil, régulièrement confrontés à ces situations. Selon elle, ces équipes assurent au quotidien une mission essentielle de transmission de la mémoire et de sensibilisation des visiteurs aux conséquences des idéologies totalitaires.
Un appel à l'unité des élus et à la responsabilité des jeunes
Au-delà des clivages politiques, Christine Werthe a appelé les 55 élus du conseil municipal à parler d'une seule voix sur ce sujet. « Il ne peut y avoir ni ambiguïté ni relativisation », a-t-elle insisté. Elle a rappelé que le Musée de la Résistance et de la Déportation n'est pas un lieu de provocation mais un espace destiné à comprendre l'histoire, développer son esprit critique et construire un engagement citoyen.
Prévention et éducation renforcées
Si la Ville assume désormais une ligne de fermeté, elle entend également renforcer les actions de médiation, de prévention et d'éducation menées autour du musée. L'objectif affiché est double : sanctionner les comportements contraires à la loi tout en poursuivant le travail pédagogique indispensable pour que les idéologies de haine ne trouvent aucun écho dans la capitale comtoise. Pour Christine Werthe, Besançon doit rester fidèle à l'héritage de celles et ceux qui ont résisté à la barbarie et continuer à faire vivre cette mémoire auprès des nouvelles générations.
Réuni ce vendredi 19 juin, le conseil d'administration de l'Association des maires du Doubs (AMD 25) a procédé à l'élection de son nouveau bureau. Maire de L'Hôpital-du-Grosbois et président de la communauté de communes Loue-Lison, Jean-Claude Grenier a été élu président. Il succède à Patrick Genre, qui occupait cette fonction depuis 2015.
Un accident de la circulation s'est produit ce vendredi 19 juin, vers 12h30, sur le boulevard Kennedy à Besançon. Une voiture et un poids lourd sont entrés en collision. Le conducteur du véhicule léger, un homme de 23 ans, s'est retrouvé piégé dans son habitacle. Blessé, il a été pris en charge par les secours puis transporté au CHU de Besançon. Cinq engins et quatorze sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur l'intervention.
Le projet Saint-Jacques-Arsenal est entré jeudi dans une nouvelle phase avec l'inauguration des premiers espaces publics aménagés sur l'ancien site hospitalier. Le jardin René-Dumont, la cour Paulette-Guinchard et plusieurs équipements destinés aux familles offrent désormais un premier aperçu du futur quartier appelé à transformer durablement l'entrée du centre-ville de Besançon. Pour les élus, cette inauguration constitue un moment symbolique. Longtemps resté à l'état de plans et de projections, le projet prend désormais une forme concrète. « Nous inaugurons davantage un commencement qu'un aboutissement », a souligné le maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Un quartier entre patrimoine et modernité
Implanté au cœur d'un site chargé d'histoire, Saint-Jacques-Arsenal doit devenir un nouveau morceau de ville où se croiseront habitants, étudiants, touristes et usagers des nombreux services prévus. Les responsables du projet souhaitent faire cohabiter patrimoine, nature et nouveaux usages urbains. L'ambition dépasse largement la construction de logements. À terme, le quartier accueillera des commerces, des services publics, des espaces culturels, des activités économiques ainsi qu'une offre hôtelière destinée à renforcer l'attractivité touristique du secteur.
La réhabilitation au cœur du projet
L'une des spécificités de l'opération repose sur la valorisation du patrimoine existant. Une part importante des bâtiments historiques de l'ancien hôpital sera réhabilitée afin de leur offrir une nouvelle vie tout en conservant leur caractère architectural. Cette volonté de préserver l'identité du site s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'avenir du quartier, appelé à évoluer au fil des années en fonction des besoins de la ville et des orientations des futures équipes municipales.
L'interview de la rédaction : Chef de Projet à la direction d'urbanisme opérationnelle à Grand Besançon Métropole

Une vocation universitaire affirmée
Le projet prévoit également l'accueil de logements étudiants afin de renforcer la dimension universitaire du secteur. Cette orientation sera confortée par la future Grande Bibliothèque portée par Grand Besançon Métropole. Présenté comme l'un des équipements majeurs du futur quartier, cet établissement doit devenir un pôle culturel et universitaire structurant, capable d'attirer étudiants, chercheurs et grand public. Avec ces premières réalisations désormais ouvertes au public, Saint-Jacques-Arsenal commence à dévoiler le visage du quartier que Besançon entend construire au cours des prochaines années.