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Le Bisontin  Romain Grégoire a remporté ce jeudi la deuxième étape du Tour de Suisse à Locarno. Le coureur de l’équipe Groupama-FDJ s’est imposé au sprint au sein d’un groupe de six échappés, au terme d’une course parfaitement maîtrisée. Déjà vainqueur d’une étape sur l’épreuve helvétique l’an dernier, le puncheur français confirme son aisance sur les routes suisses. Il décroche ainsi la 14e victoire de sa carrière professionnelle.

Un accident de la circulation s'est produit ce jeudi vers 17h30 à Besançon, à l'angle de la rue de la Cassotte et de la rue Just Becquet. Une voiture légère et un scooter sont entrés en collision. Le conducteur du deux-roues, un homme de 20 ans, était en cours de bilan par les secours. La rue de la Cassotte a été fermée à la circulation le temps de l'intervention.

Face à la baisse marquée des débits des rivières et des réserves en eau, aggravée par la canicule en cours, le préfet du Doubs a placé le département en état d’alerte sécheresse. Le Doubs est à sec en aval de ses pertes vers la Loue depuis plusieurs jours et des tensions apparaissent déjà sur certains réseaux d’eau potable, notamment dans le Pays de Maîche. Des restrictions d’usage de l’eau entrent en vigueur pour les particuliers, les collectivités, les agriculteurs et les entreprises. Elles concernent notamment l’arrosage, le lavage des véhicules, le remplissage des piscines et certaines activités économiques.

Le département du Jura est placé en vigilance orange canicule depuis ce jeudi 18 juin à midi. Selon Météo-France, cet épisode de fortes chaleurs devrait se poursuivre au moins jusqu'au mercredi 24 juin. Les températures maximales pourraient atteindre entre 34 et 38 degrés, tandis que les nuits resteront particulièrement douces, avec des minimales comprises entre 17 et 22 degrés. Face à cette situation, le préfet du Jura a déclenché le niveau 3 du Plan de gestion d'une canicule. Les autorités appellent la population à boire régulièrement, à limiter les activités physiques, à éviter les sorties entre 11 heures et 21 heures et à veiller sur les personnes âgées ou fragiles. En cas de malaise ou de comportement inhabituel, il est recommandé de contacter rapidement un médecin.

Alors que le département du Doubs est placé en vigilance « orange Â» pour  canicule par Météo-France, la Ville de Besançon appelle les habitants à la plus grande prudence. Les températures élevées attendues dans les prochains jours, y compris la nuit, peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé, en particulier pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les jeunes enfants et les personnes isolées.

Face à cet épisode de chaleur, la municipalité rappelle les gestes essentiels à adopter pour limiter les risques. Il est recommandé de boire régulièrement de l'eau sans attendre la sensation de soif, de se rafraîchir plusieurs fois par jour en mouillant son corps, de maintenir son logement au frais en fermant volets et fenêtres durant la journée, et d'éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes. Les autorités conseillent également de ne pas consommer d'alcool et de privilégier les lieux climatisés ou rafraîchis comme les bibliothèques, les cinémas ou certains centres commerciaux.

Un accompagnement renforcé pour les personnes fragiles

Dans le cadre du plan canicule, plusieurs dispositifs ont été activés par la Ville et le Centre communal d'action sociale (CCAS). Les personnes âgées de plus de 65 ans ou en situation de handicap vivant seules peuvent s'inscrire sur le registre nominatif des personnes fragiles et isolées. Géré par la Maison des Séniors du CCAS, ce dispositif permet d'assurer un suivi, de diffuser des conseils personnalisés et d'organiser une assistance si la situation l'exige. Des espaces rafraîchis sont également accessibles dans les résidences autonomie de la ville afin d'offrir des lieux de repos aux personnes les plus exposées aux fortes chaleurs.

Une vigilance particulière pour les personnes sans-abri

La Ville a également renforcé son action auprès des personnes vivant à la rue. Une équipe mobile assure des maraudes régulières afin de distribuer de l'eau, de sensibiliser aux risques liés à la chaleur et, lorsque cela est nécessaire, d'orienter les personnes vers des structures médicales ou d'hébergement adaptées. Par ailleurs, une carte interactive recense les différents points d'eau potable et les lieux frais accessibles sur le territoire bisontin : espaces verts, bâtiments publics climatisés, piscines ou encore fontaines.

Une Fête de la musique sous haute température

Cet épisode caniculaire coïncidera avec la Fête de la musique, prévue le 21 juin. La municipalité invite les participants à prendre des précautions particulières avant de profiter des concerts et animations en extérieur. Les organisateurs recommandent notamment de se munir d'une gourde ou d'une bouteille d'eau, de s'hydrater régulièrement, de rechercher les zones ombragées et de limiter autant que possible la consommation d'alcool.

En cas de malaise, de fatigue inhabituelle, de maux de tête importants ou de tout autre symptôme inquiétant, il est conseillé de contacter un professionnel de santé ou d'appeler immédiatement le 15.

Le FC Sochaux-Montbéliard a obtenu le feu vert de la DNCG pour la saison 2026-2027. Auditionné ce jeudi 18 juin, le club n'a fait l'objet d'aucune mesure de la part du gendarme financier du football français. La commission a salué les efforts engagés pour réduire les charges et augmenter les recettes, ainsi que l'implication des actionnaires privés depuis le sauvetage du club. La DNCG a également mis en avant le modèle original du FCSM, fondé sur sa Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), associant collectivités et socios au fonctionnement du centre de formation.

Le département du Doubs est n vigilance orange canicule. Face à des températures élevées observées de jour comme de nuit, les services de Météo-France ont décidé de renforcer le niveau de vigilance. Les services de l'État se mobilisent pour faire face à cet épisode de forte chaleur qui devrait se poursuivre dans les prochains jours. Les autorités appellent la population à adopter les bons réflexes afin de limiter les risques pour la santé, en particulier pour les personnes âgées, les jeunes enfants, les nourrissons et les personnes fragiles.

Parmi les recommandations figurent l'hydratation régulière, même sans sensation de soif, le maintien d'une alimentation normale, le fait de se rafraîchir plusieurs fois par jour et d'éviter les sorties durant les heures les plus chaudes. Il est également conseillé de limiter les efforts physiques, de maintenir les logements au frais en fermant volets et fenêtres pendant la journée, et de prendre régulièrement des nouvelles de ses proches.  Les autorités rappellent également l'importance de veiller au bien-être des animaux domestiques durant cette période de fortes chaleurs.

Le préfet du Doubs appelle à la plus grande prudence, notamment à l'approche de la Fête de la musique, prévue ce dimanche 21 juin. Les températures devraient rester particulièrement élevées à cette occasion.

Pour toute information complémentaire, la plateforme « Canicule Info Service » est joignable au 0800 06 66 66. En cas d'urgence, il convient de contacter le 15.

À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

Un projet de recherche au service des grands défis de demain

Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.

À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.

L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI 

Faire dialoguer science et société

Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.

Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien

Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ».  Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.

L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice 

Une immersion au cœur des laboratoires

Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.

L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste 

Cinq chercheurs au cœur de l'enquête

Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :

  • Laurent Philippot, spécialiste des microbes du sol et de la santé des plantes ;
  • Didier Hocquet, chercheur au CHU de Besançon sur les bactéries résistantes aux antibiotiques ;
  • Hervé Alexandre, spécialiste des ferments microbiens dans l'alimentation ;
  • Emmanuelle Guenin, géologue qui étudie le rôle des bactéries dans la formation des roches ;
  • Michel Chalot, spécialiste de la dépollution des sols par les micro-organismes.

Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.

Le dessin comme outil de vulgarisation

Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.

Déconstruire les idées reçues

L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.

Un outil de culture scientifique

Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.

Quatre tomes déjà programmés

Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.

L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté