Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et au président de Grand Besançon Métropole, le groupe des élus écologistes, GénérationS et Société civile déplore l'absence de concertation sur la gestion de la canicule. Il propose la création d'une cellule de crise associant tous les groupes municipaux ainsi que la réunion du bureau exécutif de Grand Besançon Métropole afin d'élaborer un plan d'urgence coordonné. Les élus estiment que les mesures annoncées sont insuffisantes et appellent à s'appuyer sur les politiques de transition déjà engagées ces dernières années pour mieux anticiper les épisodes de fortes chaleurs.
Alors que le Doubs est désormais placé en vigilance rouge canicule, le SNES-FSU dénonce l'absence de consignes claires du rectorat de Besançon. Le syndicat affirme que près de 80 fiches ont été référencés dans le registre santé et sécurité depuis le début de la canicule. Ils ont été remplies par des personnels de l'académie de Besançon. Le syndicat réclame des décisions harmonisées et un plan de rénovation thermique des établissements scolaires.
Un homme de 29 ans a été interpellé le 24 juin, vers 15h10, lors d'un contrôle mené dans un bar de l'avenue de l'Île-de-France à Besançon, dans le cadre d'une réquisition du procureur de la République. Les policiers l'ont trouvé en possession d'un couteau et de plusieurs lames de cutter. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits, expliquant que ces objets étaient utilisés dans le cadre de son activité professionnelle. Il devra répondre de cette infraction dans le cadre d'une ordonnance pénale fixée au 18 septembre 2026.
Un jeune homme de 18 ans a été interpellé le 23 juin avenue de la Paix à Besançon après un contrôle de la police municipale. Les agents ont découvert dans son véhicule plus de 100 cartouches de cigarettes et 71 boîtes de tabac, ainsi que 890 euros en espèces. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir été recruté via Snapchat pour assurer des livraisons de tabac à domicile. La procédure s'est achevée par une transaction douanière, sans poursuites judiciaires.
Un homme de 42 ans a comparu ce jeudi après avoir agressé un autre homme avec une planche munie de clous, rue Chopin, le 22 juin dernier, vers 19h15, à Besançon. Alcoolisé, avec près de 2 grammes d'alcool par litre de sang, il a reconnu les faits, expliquant ne pas supporter que la victime échange avec sa nièce. L'homme agressé a été blessé à la tête, à la main et au tibia. Le mis en cause a également reconnu avoir enfreint une interdiction de paraître à Besançon.
Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.
Face à l'épisode de fortes chaleurs, la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier adaptent plusieurs services jusqu'à ce week-end. La piscine municipale étend ses horaires d'ouverture avec un accès gratuit, tandis qu'une salle climatisée est ouverte de 13 h à 22 h au théâtre Bernard-Blier pour accueillir les personnes les plus fragiles. La déchetterie intercommunale fermera exceptionnellement à midi jeudi, vendredi et samedi. Par ailleurs, les manifestations prévues, comme la Foire de la Saint-Jean, la Fan Zone ou encore la fête de la piétonnisation, sont maintenues aux horaires habituels. La Ville rappelle enfin que la baignade dans le Doubs reste interdite.
Le président du groupe socialiste et citoyen au conseil municipal de Besançon critique un début de mandat qu'il juge très médiatique, improvisé et insuffisamment tourné vers les enjeux de fond de la ville. Selon lui, derrière une communication omniprésente, les dossiers structurants peinent à avancer.
« Un mandat placé sous le signe de la communication »
Pour Jean-Sébastien Leuba, ces cent premiers jours auront surtout été marqués par une forte personnalisation de l'exercice du pouvoir. « Ces cent jours sont symboliques, mais Ludovic Fagaut n'a pas manqué de symboles. Il a été hyper-communiquant, très politique et parfois, il a même fait preuve d’improvisation dans son action. Il avait annoncé vouloir être le maire de tous les Bisontins, mais on découvre une vision très personnelle de la politique ». L'élu socialiste estime que le nouveau maire occupe seul l'espace médiatique, au détriment du travail collectif de son équipe municipale.
L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba
Des priorités jugées déconnectées
Jean-Sébastien Leuba critique également les premières décisions prises par la majorité. Il cite notamment le fleurissement de la ville ou l'installation de palmiers alors que Besançon traverse un épisode de forte chaleur. « Les premières mesures ont consisté à planter des fleurs et des palmiers en pleine période de canicule. Puis il y a eu un arrêté anti-mendicité annoncé devant les médias. Pendant ce temps-là , les véritables enjeux attendent ».
L'opposition reproche également une succession d'annonces budgétaires réévaluées au fil des semaines. Le socialiste explique que plusieurs projets ont vu leur coût fortement évoluer, notamment le renforcement de la police municipale ou encore le marché de Noël. « On dépense sans compter avec le chéquier de la Ville. Les budgets évoluent constamment, ce qui traduit une forme d'improvisation ».
Sécurité, mobilité : « les grands dossiers restent sans réponse »
Si la sécurité figurait parmi les thèmes majeurs de la campagne municipale, Jean-Sébastien Leuba estime que les réponses concrètes tardent à venir. Il évoque notamment les incertitudes autour du futur hôtel de police, mais aussi l'absence de stratégie globale concernant les déplacements. « On annonce des parkings gratuits, mais où est le véritable plan de mobilité ? Les Bisontins attendent des réponses sur la circulation, les embouteillages, les pistes cyclables ou encore les transports en commun. Aujourd'hui, cette vision n'existe pas ».
L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba
Le cumul des fonctions également critiqué
Le président du groupe socialiste s'interroge aussi sur le maintien par Ludovic Fagaut de son mandat de vice-président du conseil départemental du Doubs, en plus de ses responsabilités de maire et de président de Grand Besançon Métropole. « C'est la première fois qu'un maire de Besançon cumule autant de responsabilités. À force de vouloir tout faire, on finit parfois par ne pas faire grand-chose".
L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba
Une démocratie locale jugée fragilisée
Jean-Sébastien Leuba dénonce également les méthodes de gouvernance de la nouvelle majorité. Il regrette que l'opposition soit, selon lui, insuffisamment associée aux décisions et que plusieurs informations soient communiquées d'abord sur les réseaux sociaux personnels du maire. « Aujourd'hui, la communication passe d'abord par le profil personnel de Ludovic Fagaut. Les élus découvrent parfois les décisions après tout le monde. Ce n'est pas notre conception du fonctionnement démocratique d'une collectivité. »
L'élu socialiste critique également les modifications apportées au règlement intérieur du conseil municipal, notamment les dispositions relatives aux sanctions disciplinaires des élus. « Nous avons formulé plusieurs propositions. Elles ne sont ni étudiées, ni débattues. Nous avons davantage le sentiment d'une logique d'affrontement que de construction". Interrogé sur les difficultés évoquées par certains agents de la Ville et de Grand Besançon Métropole, Jean-Sébastien Leuba estime que les difficultés trouvent leur origine dans un mode de gouvernance très centralisé.
L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba
L'arrêté anti-mendicité toujours contesté
Enfin, Jean-Sébastien Leuba revient sur l'arrêté anti-mendicité, l'une des mesures les plus commentées du début de mandat. Sans annoncer une participation directe aux recours engagés devant la justice administrative, le groupe socialiste estime que cette réponse privilégie l'affichage politique plutôt que le traitement des difficultés sociales. « Nous aurions préféré que la Ville réunisse les associations et tous les acteurs concernés. Lorsqu'on veut résoudre un problème, on construit des solutions avec ceux qui travaillent sur le terrain ». Selon lui, les outils juridiques existants permettent déjà d'intervenir lorsque cela est nécessaire, rendant cet arrêté peu utile dans sa version actuelle.
L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba
Une opposition qui réclame désormais des actes
Au terme de ces cent premiers jours, Jean-Sébastien Leuba estime que la majorité municipale doit désormais passer des annonces aux réalisations. S'il reconnaît l'omniprésence médiatique du nouveau maire, il considère que les Bisontins attendent désormais des réponses concrètes sur les grands dossiers du mandat : sécurité, mobilité, transition climatique, fonctionnement des services municipaux et dialogue avec l'ensemble des élus. Pour le groupe socialiste et citoyen, le temps de la communication doit désormais laisser place à celui de l'action.