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Depuis lundi, les médecins libéraux sont engagés dans un mouvement de mobilisation qui doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier. Une mobilisation d’ampleur nationale, soutenue en région par l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML), pour dénoncer une dégradation continue du système de santé et alerter sur les conséquences pour les patients.

L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de  l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté

Un ras-le-bol face aux décisions politiques

Pour le docteur Éric Blondet, président de l’URML Bourgogne-Franche-Comté, cette mobilisation est avant tout « un cri d’alerte, un ras-le-bol, une colère des professionnels de santé ». Médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, dénoncent une perte progressive de leur indépendance professionnelle, notamment à travers des décisions législatives jugées de plus en plus contraignantes. En ligne de mire : l’évolution du dialogue conventionnel et le rôle de l’Assurance maladie, perçue comme devenant « toute-puissante » dans la fixation des honoraires et des pratiques médicales. « C’est comme demander à un assureur de fixer le prix de votre mécanicien ou de dicter les prescriptions de votre médecin », illustre le Dr Blondet, évoquant notamment les mesures de limitation des durées de prescription.

Une remise en cause de la relation de soins

Au-delà des conditions d’exercice, les médecins alertent sur une remise en cause profonde de la relation de confiance entre le patient et son soignant. « Si le médecin est contraint par des injonctions politiques ou administratives, quelle confiance peut-on encore lui accorder ? », interroge le président de l’URML. Selon lui, cette évolution fragilise l’ensemble du système de santé français, à un moment où plusieurs indicateurs sont déjà préoccupants : hausse de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années, baisse de l’espérance de vie en bonne santé, pénuries de médicaments et de matériel médical, ou encore manque d’anticipation face aux crises sanitaires.

L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de  l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté

Une mobilisation au service des patients

Si le mouvement concerne directement les professionnels, il se veut avant tout au service de la population. « Cela concerne les patients d’aujourd’hui et ceux de demain. Nous sommes tous appelés à être malades un jour », rappelle le Dr Blondet. Les médecins dénoncent un manque de moyens pour innover, réduire les délais de prise en charge et développer de nouvelles organisations de soins, tant sur le plan thérapeutique que diagnostique. Ils pointent également une succession de réformes et de dispositifs – maisons de santé, CPTS, nouvelles labellisations – lancés sans vision à long terme ni financements clairement définis. « On a le sentiment que le pilote de l’avion change tous les six mois », déplore-t-il.

Des professions en souffrance et moins attractives

Autre inquiétude majeure : l’attractivité des métiers de la santé. Médecins, mais aussi infirmiers, kinésithérapeutes ou pharmaciens, seraient aujourd’hui en souffrance. « Nos professions n’attirent plus les jeunes, et ceux qui les choisissent exercent de moins en moins », alerte le président de l’URML, évoquant un véritable sujet de société. La mobilisation rassemble ainsi l’ensemble des spécialités, des médecins généralistes aux spécialistes hospitaliers ou de ville, tous estimant être « au point de rupture ».

Une détermination intacte jusqu’au 15 janvier

La mobilisation doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier, et les médecins se disent déterminés à aller jusqu’au bout. « Quand on choisit ces métiers, c’est par altruisme, pour aider des personnes en situation de vulnérabilité. Aujourd’hui, on a le sentiment qu’on ne nous donne plus les moyens de le faire », conclut le Dr Éric Blondet.

Un combat que les médecins libéraux entendent mener non seulement pour leur profession, mais aussi pour l’avenir du système de santé français.

La Citadelle de Besançon est fermée au public jusqu’au 6 février prochain inclus, dans le cadre de sa fermeture annuelle. Elle rouvrira ses portes le 7 février, avec des horaires d’accueil fixés de 10h à 17h.

Il y a du handball ce mercredi soir. Dans le cadre de la 11è journée de championnat en D1 féminine, les filles de l’ESBF se déplacent à Chambray. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 20h. Au classement, après leur défaite, le week-end dernier, face à Dijon, les Engagées sont huitièmes. Elles comptent 20 points. L’adversaire du jour est septième, 21 points.

Concernant les élections municipales à Besançon. Ce samedi matin, Anne Vignot, la maire écologiste sortante, inaugurera sa permanence de campagne. La cheffe de file de la liste « Besançon : vivante, juste et humaine » s’installera au 49 Grande Rue, au centre-ville de la cité comtoise. Mme Vignot veut en faire un lieu « ouvert à toutes et tous ». Elle le définit comme un espace « vivant, d’échanges et de rencontres autour du projet » qu’elle porte.


Samedi soir, la BAC a surpris deux hommes lors d’un point de deal rue Lecourbe, à Besançon. Une perquisition a permis de saisir 48 grammes de cocaïne, un peu de résine et 410 euros. Le plus jeune, 18 ans, a reconnu les faits et sera jugé ultérieurement. Le second, 23 ans, a nié et a été placé en détention après son déferrement. 

Dimanche après‑midi, à Besançon,  rue Louis Pergaud, une patrouille de police a surpris un homme tentant de jeter un colis dans la cour de la maison d’arrêt de Besançon. Le conducteur du véhicule a pris la fuite, mais le lanceur, un homme de 35 ans déjà recherché, a été rattrapé un peu plus loin. Il a reconnu les faits. Déféré, suite à un mandat d’arrêt,  il a été condamné à six mois de rétention et écroué.

Menacée de liquidation judiciaire, l’École Cheval, établissement emblématique du Doubs reconnu pour ses formations haut de gamme dans l’hôtellerie, a été reprise à la barre du tribunal de commerce de Besançon par la Chambre de Commerce et d’Industrie Saône-Doubs. Une décision stratégique guidée par la volonté de préserver l’ancrage territorial, l’identité historique et l’excellence pédagogique de l’école. Désormais rebaptisée École Cheval – Excellence hôtelière, l’établissement propose un diplôme professionnel d’excellence de niveau IV, de « gouvernante ». Cette formation sera accessible en apprentissage à compter de la rentrée 2026, sans frais de scolarité pour les apprenants.

L'interview de la rédaction : Françoise Sanchez 

La crainte d’un départ hors région

L’annonce de possibles repreneurs extérieurs à la région, notamment en région parisienne, avait suscité de vives inquiétudes. La CCI Saône-Doubs a rapidement pris position. Pour son président, Jean-Luc Quivogne, « il était impensable de voir cette école historique quitter Besançon ou perdre son identité ». Ce point de vue était partagé par de nombreuses familles d’étudiants et par les acteurs économiques locaux, attachés à un établissement porteur d’un savoir-faire hôtelier reconnu.

Une reprise portée par l’expérience et la certification

Le dossier de reprise présenté au tribunal s’appuie sur une solide expertise en matière de formation. La CCI Saône-Doubs s’appuie notamment sur l’école IMEA, forte de 37 ans d’existence et accueillant environ 250 apprenants, ainsi que sur un organisme de formation continue disposant d’un large catalogue de formations. L’École Cheval conserve son titre certifié, dont l’organisme repreneur demeure l’unique certificateur, garantissant la reconnaissance nationale du diplôme et l’accès au dispositif de l’apprentissage, conformément aux exigences de France Compétences.

 

ECOLE CHEVAL QUIVOGNE

Jean-Luc Quivogne, président de la CCI Saône-Doubs. Françoise Sanchez, directrice du nouvel établissement. 

Préserver l’ADN de l’École Cheval

L’objectif affiché est clair : préserver l’ADN de l’établissement. L’École Cheval – Excellence hôtelière continuera de proposer des formations haut de gamme, fidèles à sa réputation d’exigence et de professionnalisation. Cette continuité est essentielle pour répondre aux attentes des étudiants, des familles, mais aussi des partenaires institutionnels et professionnels du secteur hôtelier.

L'interview de la rédaction : Françoise Sanchez 

Une formation modernisée et tournée vers l’emploi

Le titre professionnel de « gouvernante » a été entièrement modernisé pour répondre aux évolutions du secteur.  Le programme intègre désormais des dimensions clés telles que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et l’hyper-personnalisation du service. Les débouchés professionnels sont nombreux et directement liés aux besoins exprimés par les établissements hôteliers de prestige.  D’une durée d’un an, la formation se déclinera avec un maximum de temps en situation professionnel ( 70%). Les 30% restant se dérouleront à Besançon.

Relancer l’école et attirer de nouveaux talents

La relance de l’établissement passera notamment par une stratégie de visibilité, avec une présence annoncée au Salon de l’Étudiant à Micropolis, à Besançon, le samedi 10 janvier. La première promotion visée comptera 20 à 25 étudiants, avant une montée en puissance progressive permettant d’atteindre, à terme, 50 à 100 apprenants.

Informations pratiques

Les jeunes, filles et garçons, âgés de 15 à 29 ans, ainsi que leurs familles, peuvent obtenir des informations et candidater via le site de l’établissement : : https://eceh.fr

À Besançon, le Mouvement Franche‑Comté, qui ne présentera pas de liste aux municipales de mars prochain, va interroger les candidats aux municipales via une série de questionnaires.
Le mouvement veut connaître leur position sur plusieurs thèmes, dont l’espace public, la sécurité, l’écologie ou encore la culture. Les résultats seront affichés en vitrine de son local, et le mouvement appellera à voter pour le candidat ayant donné le plus de réponses favorables.