Choix du secteur :
Se connecter :
 

Lundi soir, vers 19h15, à Maîche, un homme de 45 ans a été interpellé en état d’ivresse sur la voie publique. Refusé à l’entrée d’un bar, il a provoqué des troubles avant l’intervention des gendarmes. Lors de sa prise en charge, l’individu s’est montré violent, refusant de monter dans le véhicule. Il a tenté de porter des coups et proféré des insultes à l’encontre des militaires. L’un d’eux a été légèrement blessé. L’homme a été placé en garde à vue.

Journée de mobilisation, ce mardi, dans les écoles du Haut-Doubs, et notamment dans les secteurs de Morteau et Maîche. Ce mardi, à Trévillers et Charquemont, les enseignants du plateau se retrouveront en fin d’après-midi. A cette occasion, pour dénoncer les suppressions de classes et de postes qui touchent leurs écoles,  ils distribueront des tracts aux passants.

Le FC Saint-Claude Rugby a été victime d’un nouveau cambriolage. Les faits se sont produits dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du club-house. Une enceinte appartenant au club a été dérobée. Dans un communiqué, les dirigeants indiquent avoir engagé des démarches pour tenter de retrouver le matériel et éviter que ce type d’incident ne se reproduise. Le club rappelle également que son fonctionnement repose en grande partie sur l’engagement de bénévoles, et que cet acte affecte un lieu important pour la vie collective.

À Pontarlier, les écologistes du Haut-Doubs réagissent au second tour des municipales 2026 en saluant l’élection de Patrick Comte. Ils souhaitent « une pleine réussite » à la nouvelle équipe municipale, tout en assurant que les élus de La Gauche Pontissalienne joueront leur rôle dans l’opposition.

Malgré une campagne « engagée », menée notamment par Cédric Laithier, la liste de gauche enregistre un résultat « très loin » de ses attentes. Les écologistes évoquent un électorat de gauche qui ne s’est pas pleinement reconnu dans leurs propositions, ainsi qu’un vote « utile » face à des listes de droite.

Le communiqué pointe également un climat de campagne « tendu », marqué par des dégradations d’affiches et des échanges virulents. Les écologistes appellent désormais à construire « un projet d’avenir » pour la ville et tendent la main à celles et ceux qui souhaitent s’y associer.

La fédération du Parti socialiste du Doubs, par la voix de son premier secrétaire Jean-Sébastien Leuba, a salué la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche, à l’annonce de sa disparition. Dans ce communiqué, les socialistes bisontins rendent hommage à un homme d’État « au service de la République et du progrès social », rappelant son rôle dans des réformes emblématiques comme les 35 heures, la CMU ou encore le PACS.

Ils soulignent également les liens de Lionel Jospin avec Besançon et le territoire, évoquant notamment sa venue en 2021 pour l’hommage à Paulette Guinchard ainsi que plusieurs déplacements marquants dans le Doubs. La fédération insiste enfin sur l’héritage d’un socialisme « réformiste, lucide et humaniste » et adresse ses pensées à ses proches ainsi qu’à tous ceux attachés aux valeurs qu’il a défendues.

La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.

Une gauche divisée et désorganisée

Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès  , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.

L'interview de la rédaction : Gérard Guinot,  secrétaire de la section locale du Parti socialiste

Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat

Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.

Le pire résultat depuis des décennies

Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.

Reconstruire, mais avec qui ?

Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.

À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti.  Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.

 

Après plus de 70 ans de gestion à gauche, Besançon bascule. Le candidat de la droite et du centre, Ludovic Fagaut, s’est imposé largement au second tour des élections municipales, créant la surprise et mettant fin à des décennies de domination de la gauche à l’hôtel de ville. Porté par une campagne de terrain axée sur le quotidien des habitants, il devient le nouvel homme fort de la vie politique locale. Entre volonté de changement, mobilisation des électeurs et recomposition politique, Ludovic Fagaut revient sur sa victoire et ses priorités pour la capitale comtoise.

Une réaction par rapport aux résultats d’hier soir : avez-vous le sentiment d’être entré dans l’histoire ?

Je ne sais pas si je suis entré dans l’histoire. En tout cas, ce que nous avons fait avec l’équipe, avec les colistières et les colistiers, cette union de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine, marque bien sûr le paysage bisontin. Mais c’est surtout le projet que nous portons qui compte, avec une véritable attente exprimée par les électrices et les électeurs bisontins, qui ont souhaité le changement et l’ont concrétisé hier dans les urnes.

On a constaté que le vote populaire vous a également apporté son soutien. Ce n’est pas très “à droite”, finalement ?

Je ne sais pas vraiment ce qui est “à droite” ou pas. En tout cas, il y avait une attente des Bisontines et des Bisontins, quels que soient les quartiers, pour un vrai changement. Ils attendaient qu’on leur parle du quotidien. C’est ce que nous avons fait, avec des propositions très concrètes et opérationnelles. Quand on parle de sécurité, de circulation ou encore de la vie quotidienne, avec des problématiques comme les trottoirs, nous avons vraiment parlé aux habitants de ce qu’ils vivent et de ce que nous allons leur apporter pour améliorer leur quotidien. Et c’est cela, aujourd’hui, qui a fait la différence. Dans tous les quartiers, pas seulement les plus populaires, les habitants voulaient ce changement, et ils vont l’avoir avec notre équipe.

Aucun sondage ne vous donnait avec un tel avantage. Avez-vous été surpris ?

J’ai surtout constaté que, sur le terrain, lors du porte-à-porte quotidien, les habitants nous disaient : “On n’en peut plus, on veut que ça change.” Il y avait une réelle nécessité de faire évoluer les choses. Je ne sais pas si l’on peut parler de surprise, mais en tout cas, nous le sentions très fortement sur le terrain.

Plus 13 points entre le premier et le second tour : vous avez trouvé les réserves de voix nécessaires pour gagner la ville ?

Oui, parce que nous avons su mobiliser. Il y a aussi des abstentionnistes qui sont certainement venus voter. Nous avons été au cœur des préoccupations des habitants de Besançon, et c’est cela qui a fait la différence. Nous avons parlé d’un projet, un projet pour les habitants, centré uniquement sur Besançon et leurs préoccupations. Et nous allons continuer à le faire et à le défendre au quotidien.

L’installation du conseil municipal a lieu vendredi soir, c’est bien cela ?

Oui, vendredi soir à 17 heures.

Ensuite, il faudra s’attaquer à Grand Besançon Métropole ?

Oui, cela va se mener en parallèle. Il faut retrouver une stabilité au sein de Grand Besançon Métropole, un climat apaisé entre la périphérie et la ville centre, ainsi qu’une confiance renouvelée avec les élus. Nous devrons donc mener ces deux chantiers de front.

Anne Vignot est toujours maire de Besançon jusqu’à vendredi soir ?

Oui, jusqu’à l’installation du conseil municipal.

Qu’en est-il de votre mandat départemental ?

Pour l’instant, j’ai été élu au département jusqu’en 2028. Nous prendrons le temps d’échanger avec la présidente du département sur la situation. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles. Nous allons d’abord assurer une certaine stabilité, puis nous verrons ensuite comment faire évoluer les choses.

A Fertans, des individus  ont fracturé la porte du garage de la victime et ont dérobé trois motos cross, ainsi que des casques et l’ensemble des équipements associés. Les investigations se poursuivent. Les faits ont été constatés ce lundi matin, vers 8h15.