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L’annonce par le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, de « reprendre à zéro » le dossier des Vaîtes n’a pas rassuré les défenseurs de ce secteur naturel du nord-est de la ville. Le collectif des Jardins des Vaîtes, mobilisé depuis plus de vingt ans contre la bétonisation de ces terres maraîchères, juge les déclarations du nouvel édile « insuffisantes » et réclame l’abandon total et définitif de tout projet d’urbanisation.

Un « acte 3 » qui ne convainc pas

Durant la campagne, Ludovic Fagaut a annoncé vouloir ouvrir un « acte 3 » du projet, après l’écoquartier lancé en 2005 sous Jean-Louis Fousseret (acte 1) et le « projet urbain des Vaîtes » relancé en 2021 par Anne Vignot (acte 2). Une nouvelle phase qui, selon le maire, doit permettre de réduire la densité, revoir les hauteurs et repenser l’aménagement.

Pour les Jardins des Vaîtes, cette annonce ne répond pas à l’enjeu principal : « M. Fagaut ne parle pas d’un abandon total de tout projet de bétonisation des Vaîtes », écrivent-ils dans leur réaction. Le collectif rappelle que, depuis deux décennies, les projets successifs ont toujours maintenu une partie des 23 hectares de la ZAC comme constructibles. « Ce qu’on demande, c’est l’abandon pur et simple de ce projet entamé il y a maintenant plus de 20 ans », insistent-ils.

Préserver les terres plutôt que réduire les hauteurs

Si le maire évoque une diminution du nombre de logements et des volumes bâtis, les opposants estiment que ces ajustements ne répondent pas à l’essentiel. Pour eux, la question centrale reste la préservation des terres agricoles, des jardins et de la biodiversité, et donc la surface réellement épargnée. « Ce qui importe, c’est le nombre d’hectares impactés », rappellent-ils, refusant de se prononcer sur un projet encore flou : « Nous ne pouvons pas nous positionner sur la base d’intentions et de promesses. Nous restons vigilants et mobilisés. »

Une critique adressée aussi à l’ancienne municipalité

Le collectif ne ménage pas non plus l’équipe sortante. Il regrette que la majorité d’Anne Vignot, « certaine de sa réélection », ait laissé l’intégralité des 23 hectares constructibles lors du vote du PLU en décembre 2025, malgré les alertes d’associations environnementales. Une décision qui, selon eux, a fragilisé la protection du site et facilité la poursuite du projet.

« La tragi-comédie a assez duré »

Dans un communiqué au ton cinglant, les Jardins des Vaîtes résument vingt ans de bras de fer en une formule : « Après un acte 1 avec M. Fousseret, un acte 2 avec Mme Vignot, nous espérons que l’acte 3 signe la fin définitive de ce projet d’un autre temps. La tragi-comédie a assez duré. »

Alors que le nouveau maire promet une concertation renouvelée, le collectif prévient qu’il restera mobilisé tant que l’abandon complet du projet ne sera pas acté. Le dossier des Vaîtes, l’un des plus sensibles de la vie politique bisontine, s’annonce une nouvelle fois au cœur du débat municipal.

L’élection de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon a été suivie d’un conseil municipal d’installation particulièrement tendu. À peine proclamé maire, l’élu a refusé de donner la parole à l’opposition, excepté à Anne Vignot, l’ancienne maire battue,  provoquant le départ des élus de l’opposition et l’annonce d’un recours devant le tribunal administratif.

Un droit de parole contesté

Selon les élus de gauche (socialistes, écologiques, communistes et insoumis), le maire a enfreint le règlement intérieur, notamment l’article 15, en refusant que les conseillers d’opposition puissent intervenir individuellement. Seule Anne Vignot, maire sortante, a été autorisée à s’exprimer au nom de la coalition. Ils dénoncent un « déni de démocratie » et affirment que les délibérations adoptées en leur absence « ne respectent pas les règles en vigueur ». Ils annoncent saisir le tribunal administratif pour en demander l’annulation.

La défense du maire

Interrogé à l’issue de la séance, Ludovic Fagaut a justifié sa décision en invoquant le cadre réglementaire. Le maire estime que l’opposition « avait toute latitude pour s’exprimer » après le discours d’Anne Vignot, mais qu’elle a voulu « transformer la séance en tribune politique très partisane ». Il appelle désormais à des débats « plus apaisés » pour la suite du mandat.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Accusations d’insultes

La séance a également été marquée par des accusations d’injures. L’élue insoumise Séverine Véziès affirme avoir été visée par des propos insultants. Ces faits, s’ils étaient confirmés, pourraient encore tendre un climat politique déjà crispé.

Un début de mandat sous haute tension

Entre contestation du droit de parole, départ de l’opposition et annonce d’un recours, ce premier conseil municipal laisse entrevoir un mandat débutant dans un climat de forte polarisation politique. La justice administrative sera sans doute amenée à trancher sur la régularité des décisions adoptées lors de cette séance d’installation.

Hier, vers 18h30, un accident de la circulation s’est produit sur la RD6 en direction de Houtaud, sur la commune de Val d’Usiers, impliquant deux véhicules légers.

À l’arrivée des sapeurs-pompiers du Doubs, les deux voitures se trouvaient dans le talus, dont l’une sur le toit. Les trois victimes — une femme de 24 ans et deux hommes âgés de 30 et 34 ans — étaient déjà sorties des véhicules. Après bilan, les trois personnes, légèrement blessées, ont été transportées au centre hospitalier de Pontarlier. La gendarmerie était présente sur les lieux.

Un accident, impliquant deux voitures, s’est produit ce samedi après-midi à Déservillers. Sept personnes sont impliquées. Deux d’entre elles ont été transportées sur le centre hospitalier de Pontarlier.

Ce vendredi 27 mars, à peine élu maire, Ludovic Fagaut a refusé de donner la parole à l’opposition et à des conseillers municipaux, « en contradiction avec le règlement intérieur », selon les concernés. Seule Anne Vignot, la maire sortante, a pu s’exprimer. En réaction, l’ensemble des conseillers municipaux de l’opposition ont quitté le conseil municipal. Selon eux, les délibérations prises durant leur absence seraient en contradiction avec les règles en vigueur.

Ainsi, l’opposition annonce engager un contrôle de légalité et une saisine du tribunal administratif afin de faire annuler ces décisions, « la réglementation imposant la présence de membres de l’opposition municipale au sein de ces commissions ». Elle dénonce également des propos insultants tenus lors de la séance : l’élue bisontine insoumise Séverine Véziès aurait été copieusement insultée, avec les termes de « salope » et « mort aux wokistes » qui auraient été tenus par « un soutien du maire ».

 

À Besançon, un nouveau groupe d’opposition voit le jour au conseil municipal. Les élus Abdel Ghezali, Jean-Sébastien Leuba et Sylvie Wanlin annoncent la création du groupe « Socialiste et Citoyens ». Ils regrettent d’avoir été empêchés d’officialiser cette annonce par le maire Ludovic Fagaut Alors que Jean-Sébastien Leuba avait sollicité « 5 minutes de prise de parole ».

Le nouveau groupe affirme vouloir porter une opposition « exigeante et constructive », centrée sur les enjeux sociaux, les inégalités et les fractures territoriales. Il appelle notamment à renforcer les politiques de solidarité et à maintenir les moyens pour les quartiers.

Les élus socialistes critiquent par ailleurs les premières priorités affichées par la majorité, jugées déconnectées des urgences locales, tout en affirmant leur volonté de travailler en lien étroit avec les habitants et les acteurs du territoire.

Dans un communiqué diffusé le lendemain du conseil municipal d’installation à Besançon, le Député doubiste Laurent Croizier, issu de la liste du nouveau maire Ludovic Fagaut, dénonce l’attitude des élus de gauche et d’extrême gauche, qui ont quitté la séance peu après son ouverture. Il évoque une « bordélisation » du débat public et critique un départ jugé « injustifié », intervenu après un désaccord sur les modalités de prise de parole.

Le parlementaire rappelle que, lors d’un conseil d’installation, l’usage limite les interventions à celles du maire nouvellement élu et du chef de file de l’opposition. Selon lui, Anne Vignot s’est exprimée au nom de l’ensemble de l’opposition, sans contrainte de temps, rendant « injustifiée » la demande d’autres prises de parole. Toujours selon ce communiqué, il estime que ces règles garantissent « l’égalité de traitement et le bon déroulement démocratique », et critique une opposition « divisée » qui aurait privilégié « la mise en scène du désordre ».

Les élus de gauche et d’extrême gauche, de leur côté, défendent leur départ comme une manière de contester un cadre qu’ils jugent trop restrictif et insuffisamment représentatif de la pluralité des voix au sein du conseil. Cet échange de critiques illustre un climat politique tendu dès l’ouverture de la nouvelle mandature municipale.

Un incident de circulation s’est produit ce vendredi matin, vers 9h,  entre les deux ronds-points de Beure, à la jonction des RN57 et RN83. La remorque d’un poids lourd s’est détachée pour une raison encore indéterminée, entraînant l’arrêt total du trafic durant une trentaine de minutes.

La circulation a ensuite été rétablie sur une seule voie pendant environ 30 minutes supplémentaires, avant un retour progressif à la normale. Trois patrouilles de gendarmerie ont été mobilisées afin de sécuriser la zone. Aucun blessé n’est à déplorer.