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Les premiers départs en vacances arrivent à grands pas. Cette année, le ministère de l’intérieur demande à chacun d’utiliser internet  pour faciliter les démarches d’inscription à ce service, qui permet de solliciter l’aide des forces de l’ordre pour surveiller sa propriété durant son absence. Ce nouveau dispositif est en place depuis le 20 juin dernier. Il a pour mission de dématérialiser la démarche et de faciliter son inscription. Pour ce faire, il suffit tout simplement de renseigner les bonnes informations sur le document mis en ligne sur les sites internet habituels, comme celui de l’administration française : https://www.service-public.fr

La transmission des informations s’effectuera également différemment. Les utilisateurs de ce service pourront consulter directement sur leur téléphone les avis de passage des policiers ou des gendarmes, en fonction de leur lieu de résidence.

A Pontarlier, le commandant Trousseau rappelle que la durée maximale d’une demande ne peut dépasser les 90 jours et doit être supérieure à deux jours. Depuis son lancement, il y a sept ans,  ce dispositif a montré toute son efficacité. Seulement deux délits, dont une tentative de cambriolage ont été constatés. Les visites sont aléatoires. Néanmoins ce service ne doit pas faire oublier aux propriétaires qu’ils doivent protéger leur propriété et veiller à la bonne application de certaines mesures.

L'interview de la rédaction / Le Commandant Armand Trousseau

La Bisontine Juliette Labous a pris la médaille d’argent ce jeudi après-midi au championnat de France dans l’épreuve du contre-la-montre. Rappelons que l’évènement se déroule à Cholet jusqu’au 26 juin. Une déception pour la Bisontine, qui termine à 26 secondes de sa rivale de toujours Audrey Cordon-Ragot.

A Besançon, les représentants syndicaux de la société Safran, spécialisée dans l’aéronautique, mobilisée depuis mercredi, ont décidé de suspendre leur mouvement ce jeudi à l’issue d’une rencontre avec la direction. Les négociations restent néanmoins  insatisfaisantes. Cette dernière campe sur ses positions.

Si l’effort consenti de 62 euros brut devrait se confirmer en juillet prochain, la demande de 60 euros supplémentaires, que les salariés justifient par une valorisation de leur savoir-faire, n’a pas trouvé d’écho favorable pour le moment. De nouvelles discussions seront possibles en octobre prochain. D’ici là, les revendications demeurent et de nouvelles mobilisations surprises ont été annoncées à la direction.

Le budget 2021 a été présenté mercredi 22 juin à la presse par le Grand Besançon Métropole. Dans une période économique compliquée due à l’inflation, le bilan n’est pas catastrophique avec un endettement maîtrisé et une balance positive avec 291 millions d'euros de recettes pour 268 millions de dépenses. Cependant, si cette situation d’inflation dure, la présidente du Grand Besançon Anne Vignot déclare qu’il faudra effectuer des choix entre différents projets, des choix pas encore décidés mais qui seront nécessairement difficiles.

La communauté urbaine de Besançon, source de très nombreux projets

Le Grand Besançon Métropole participe lui-même à l’inflation avec un « véritable boost de projets » selon la présidente Anne Vignot. En effet, le niveau de réalisation des investissements dans le budget principal n’a jamais été aussi haut en 2021 avec plus de 41 millions d’euros. C’est un beau travail réalisé par les agents de la communauté mais qui va devoir prendre un coup dans l’aile avec cette période inflationniste qui arrive juste après la crise sanitaire qui avait déjà fait des dégâts économiques (9 millions de pertes en 2020 puis 4 millions en 2021).

Une crise qui tombe mal dans une période de « transition »

Ces difficultés budgétaires sont dommageables dans une période de “transition écologique” et de vote de certains projets controversés, comme celui de la tarification transports que nous évoquions dans nos précédentes éditions. Lorine Gagliolo qui présentait en même temps son rapport sur les actions de développement durable de l’agglomération pourrait donc voir le budget affilié à de telles actions diminuer. Des actions aussi multiples que le financement de parking de vélo, de covoiturage ou bien l’aide à l’éco-tourisme, à l’enseignement artistique pour tous avec le financement du conservatoire à rayonnement régional, la solidarité des territoires avec le programme « aide aux communes » ou enfin la gratuité des transports lors des pics de pollution.

Des choix difficiles

Des choix devront être réalisés et Anne Vignot nous informe que ces choix ne sont pas encore faits et seront difficiles puisque « chaque élu se voit mal réduire ou arrêter sa politique ».Chaque projet nécessitant au moins 5 ans pour être mis en place, l’arrêt de ceux-ci s’avère compliqué, c’est pourquoi Anne Vignot demande à l’Etat d’étendre la période de réalisation des projets afin de « lisser et amortir ». C’est également ce que prévoit le vice-président du grand Besançon Gabriel Baulieu qui estime que certains « beaux projets devront être différés ».

 

L'interview de la rédaction / Anne Vignot   

L’écomusée de Chapelle-des-Bois fête les journées du patrimoine de pays et des moulins ce samedi 25 juin, de 14h à 18h, Au cours de cet après-midi, le public pourra visiter l’endroit. La déambulation portera sur le thème : « Histoire de la reconstruction de la Maison Michaud, c'était il y a 44 ans !". Un diaporama sur la reconstruction de la ferme sera également proposé. Pour tout savoir sur cet évènement : www.ecomusee-jura.fr

Rassemblés à plus de soixante à l’usine d’Avanne-Aveney ce jeudi 23 juin, les salariés du groupe d’aéronautique, mobilisés depuis deux jours, demandent une augmentation de 60 euros pour faire face à l’inflation et pour mieux rétribuer leur grande expertise.

« Ils vont nous entendre »

C’est ce qu’espère Sylvie Berchet, représentante de la CFDT : que le groupe écoute réellement leurs revendications, qui sont loin d’être coupées de la réalité et que Safran ne rajoute pas plus de frais pour l’entreprise pour laquelle deux jours de travail de perdu représente « une perte d’argent très importante » estime Sylvie. C’est pourquoi cette grève était nécessairement générale pour pouvoir être impactante et l’intersyndicale CGT-FO-CFDT-CFTC a pu se coordonner « très facilement ». Cette intersyndicale dénonce d’abord une injustice territoriale puisque la convention du Doubs est la moins bien rétribuée de tout le groupe Safran depuis le rachat de l’usine par la multinationale française.

Le coût du travail détaché de la qualité du travail

Nadine Stehly, représentante de la CGT, rappelle que le salaire moyen sur Besançon est autour de « 1900 euros bruts », légèrement au-dessus du SMIC donc. Ce qui ne correspond donc absolument pas à la grande compétence des ouvriers et surtout à leurs responsabilités : « les avionneurs ont besoin de qualité et de traçabilité donc on engage tous notre personne chaque fois que l’on produit ». Compte tenu de cette responsabilité sur des pièces qui sont « montées directement sur des avions » et parfois des avions de l’armée, leur salaire n’est pas à la hauteur.

La réponse du groupe Safran

Le 1er équipementier aéronautique français déplore lui la rapidité du mouvement tandis que l’intersyndicale rappelle que dans toutes les étapes de négociations, elle a pointé du doigt ce problème. Safran pour justifier l’impossibilité d’une seconde augmentation de 60 euros, puisqu’une première interviendra en juillet, déclare qu’une telle augmentation entrainerait la nécessité d’un accord salarial avec tout le groupe, hypothèse très couteuse donc.

L’intersyndicale rencontre la direction aujourd’hui à 13H45 pour négocier et décider si le mouvement continue demain ou non. Dans tous les cas, une décision devra être prise rapidement et franchement car les ouvriers affirment que le flux de démission important observé depuis le début de l’année ne s’arrêtera pas sans cette revalorisation salariale.

 

L'interview de la rédaction / Sylvie Berchet de la CFDT et Nadine Stehly de la CGT  

Météo France a placé ce jour les quatre départements de Franche-Comté  en vigilance orange « Orages » à partir de 12h00. Autour du milieu de journée, des orages s’étendent sur toute la région.

Ils peuvent être localement violents, être accompagnés de chutes de grêle et rafales de vent de l'ordre de 70 à 90 km/h, voire très localement autour de 100 km/h ou plus. L’intensité des pluies peut être important, de l'ordre de 15 à 30 mm en peu de temps, et possiblement 30 à 50 mm très ponctuellement sur l'ensemble de l'épisode. L’activité électrique s’annonce forte.

Les orages perdront en intensité et finiront par s'estomper vers le milieu de nuit prochaine.

Hier, mardi 22 juin, correspondait à la journée nationale du don d’organes et de tissus. Dans ce cadre, un stand s’est tenu tout au long de la matinée au CHU de Besançon organisé par le service de prélèvements d’organes de l’hôpital et par l’agence de la biomédecine. Le but de cette journée et de ce stand était de pallier le cruel manque d’information sur le sujet qui a des conséquences directes sur les décisions de don et donc sur la vie des plus de 26 000 personnes en attente d’une greffe d’organes en France.

Un enjeu : baisser le taux d’opposition due au manque d’information

Les infirmières du stand installées dans le hall du CHU de 9h à 13h indiquent que dans les sondages réalisés, plus de 85% de la population française se dit favorable au don. Un chiffre qui, de plus, est en hausse d’année en année. Cependant, dans la réalité médicale, ce pourcentage ne se retrouve pas puisque le taux d’opposition au don d’organes lors de la mort de proches est de plus de 30%. Selon Florine et Elise, deux infirmières au service de la coordination des prélèvements d’organes et de tissus au CHU, ce taux pourrait baisser simplement par une meilleure information puisque de nombreuses familles ne sont pas au courant de la décision sur cette question de leur proche défunt et lors d’un deuil, prendre une telle décision est toujours particulièrement complexe. De plus, elles observent que certaines personnes pratiquent une sorte de « pré autopsie » sur leur corps en estimant qu’ils sont trop vieux ou malades et que leurs organes ne seraient d’aucune utilité. Elles rappellent donc que c’est aux médecins de prendre cette décision et que tout ce qu’a à penser n’importe quel citoyen est s’il est favorable à donner ses organes, tout ou parti.

Le consentement présumé expliqué

Cependant, même si le don est primordial et qu’il permet de sauver, améliorer et prolonger de nombreuses vies, ces infirmières rappellent que le refus de donner est un droit. Ce droit en revanche doit être manifesté, depuis la loi de 1974 qui « n’a pas changé » rappelle Elise, la disposition du « consentement présumé » est appliquée. Si l’on s’oppose au don, on peut donc le faire savoir de trois manières. Tout d’abord, la solution la plus simple est de le confier à ses proches qui pourront ainsi être les transmetteurs de cette décision lors du décès. Ensuite, il est aussi possible de rédiger une lettre « en forme de testament, que l’on glisse par exemple dans son portefeuille » qui pourrait faire savoir notre position sur la question. Enfin, depuis 2017 est disponible un registre national des refus sur internet qui est systématiquement vérifié après la mort et où l’on peut renseigner si l’on veut s’opposer à tout don ou seulement à certaines parties du corps.

Tout au long de la matinée, afin d’informer, de sensibiliser et de lever les tabous sur cette question, des vidéos étaient diffusées sur le stand qui montraient des témoignages de receveurs mais aussi de proches de donneurs, émus mais satisfaits de cette expérience. On invite donc tous nos lecteurs à se poser cette question primordiale du don et à en informer ses proches.

 

L'interview de la rédaction / Florine et Elise