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Une étude en cours sur l'avenir du site dijonnais

Alors que le mouvement social des facteurs de Besançon vient d'être suspendu, une autre inquiétude émerge au sein de La Poste en Bourgogne-Franche-Comté. Selon Julien Juif, élu au comité social et économique (CSE) régional et représentant du syndicat SUD PTT, un projet d'étude est actuellement engagé concernant l'avenir de la plateforme industrielle courrier (PIC) de Dijon. Cette étude porterait sur une éventuelle transformation, voire une fermeture, du site chargé du traitement du courrier.

Des conséquences redoutées pour les usagers

Pour le représentant syndical, une telle évolution aurait des répercussions bien au-delà de la Côte-d'Or. Il rappelle qu'avant la centralisation des activités à Dijon, le traitement du courrier de Franche-Comté était assuré à Besançon. En cas de fermeture de la plateforme dijonnaise, les flux pourraient être redirigés vers d'autres sites, notamment Strasbourg, Lyon ou encore la région parisienne. Selon Julien Juif, cette nouvelle centralisation risquerait d'allonger les délais d'acheminement du courrier, aussi bien pour les envois que pour la distribution, avec un impact direct sur la qualité du service rendu aux particuliers comme aux entreprises.

Près de 300 emplois concernés

Le syndicat souligne également les conséquences sociales du projet. Environ 300 emplois seraient concernés sur le site de Dijon. Pour Julien Juif, cette perspective s'inscrit dans une politique de réduction des coûts menée depuis plusieurs années par La Poste. « On rationalise, on centralise, on ferme des sites », résume-t-il, estimant que cette stratégie touche aussi bien les plateformes industrielles que les bureaux de poste et les centres de distribution.

Une stratégie de centralisation dénoncée

Le représentant de SUD PTT estime que cette réorganisation industrielle conduit progressivement les agents à travailler toujours plus loin de leur secteur d'origine, tout en augmentant les distances parcourues par le courrier. Il rappelle qu'un courrier expédié localement transitait autrefois par Besançon avant d'être traité à Dijon après la précédente réorganisation. Demain, craint-il, il pourrait être envoyé vers des plateformes encore plus éloignées, avec des délais de distribution susceptibles de s'allonger.

À ce stade, La Poste n'a pas annoncé de décision définitive. Le projet évoqué par les représentants du personnel est présenté comme une étude en cours sur l'avenir de la plateforme industrielle courrier de Dijon.

Après cinq jours de débrayages quotidiens de 59 minutes, les facteurs et factrices du centre de distribution Proudhon, à Besançon, ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. Réunis ce mardi 30 juin avec la direction de La Poste, les salariés ont obtenu plusieurs engagements qu'ils réclamaient depuis plusieurs semaines.

Une rencontre décisive avec la direction

Le conflit social, lancé à l'appel du syndicat SUD PTT, a connu son épilogue ce mardi après-midi. La direction a reçu les représentants des grévistes à 13 h 45, une rencontre qui a permis de débloquer la situation. Selon SUD PTT, plusieurs revendications ont été acceptées. Parmi elles figurent la création d'une tournée de renfort demandée par les facteurs, le remplacement des agents à temps partiel à compter du 10 juillet, la mise en place de renforts pour absorber les importantes distributions de publicité non adressée lors des campagnes spécifiques (communications de collectivités notamment), ainsi que des moyens supplémentaires pour la prise en charge des colis hors normes. Pour les salariés mobilisés, ces mesures doivent permettre d'améliorer leurs conditions de travail mais aussi la qualité du service rendu aux habitants et aux commerçants du centre-ville de Besançon.

L'interview de la rédaction : Julien Juif, postier et militant Sud PTT 

Une mobilisation de cinq jours

Le mouvement avait débuté mardi dernier sous la forme d'un débrayage collectif quotidien de 59 minutes. Une formule rendue possible par un préavis national illimité de SUD PTT, permettant aux agents d'exercer leur droit de grève tout en limitant l'impact financier sur leur rémunération. « Les collègues demandaient simplement une rencontre avec la direction et des moyens supplémentaires pour pouvoir effectuer correctement leur travail », explique Julien Juif, postier et militant SUD PTT. Selon lui, « le rapport de force a permis d'obtenir des réponses sur des revendications portées depuis près d'un mois ». Le syndicat souligne qu'un débrayage collectif d'une heure est juridiquement distinct d'une grève perlée, cette dernière étant interdite.

Une réorganisation toujours contestée

À l'origine du conflit figure la réorganisation mise en œuvre le 19 mai dernier sur les centres de distribution de Besançon et du Haut-Doubs. SUD PTT dénonce des suppressions de postes, une augmentation de la charge de travail et l'intégration de la distribution des imprimés publicitaires dans les tournées habituelles. Le syndicat estime que ces évolutions empêchent les agents de terminer leurs tournées dans les délais, entraînant des retards dans la distribution du courrier et des colis ainsi qu'une dégradation du service rendu aux usagers. Pour Julien Juif, les renforts obtenus correspondent à des moyens qui auraient dû être mis en place dès l'entrée en vigueur de cette nouvelle organisation.

Une suspension sous surveillance

Si les facteurs se disent satisfaits des engagements pris par la direction, le conflit n'est pas définitivement clos. SUD PTT prévient que le mouvement pourra reprendre si les mesures promises ne sont pas effectivement mises en œuvre dans les prochaines semaines. La reprise du travail intervient donc dans un climat d'apaisement, mais avec une vigilance affichée quant au respect des engagements obtenus lors de cette négociation.

Le tribunal administratif de Besançon s'est penché, ce lundi, sur le recours en référé déposé contre l'arrêté municipal visant la mendicité agressive, signé par le maire de Besançon. Les opposants considèrent que le texte manque de précision et laisse une trop grande place à l'interprétation, au risque de porter atteinte aux libertés fondamentales, en particulier celles des personnes sans domicile. Ils dénoncent également les conséquences de cette mesure en pleine période de fortes chaleurs. Le jugement est attendu jeudi.

Les factrices et facteurs du centre courrier de Proudhon poursuivent leur mouvement social. Ce lundi, ils ont entamé leur cinquième jour de mobilisation en exerçant leur droit de grève de 59 minutes, dans le cadre d'un préavis déposé par le syndicat SUD PTT. Rassemblés de 11 h à 12 h devant le centre courrier, rue Gambetta à Besançon, ils dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai 2026 sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs. Les grévistes évoquent des suppressions de postes, une surcharge de travail et des tournées devenues impossibles à terminer dans les délais, entraînant des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ils réclament la création de nouvelles tournées pour alléger la charge de travail et demandent toujours l'ouverture de négociations avec la direction.

La section SUD du Centre hospitalier de Novillars dénonce, dans un communiqué, les méthodes de management de son directeur, Stéphane Filipovitch. Le syndicat l'accuse d'autoritarisme, de mépris du dialogue social et de propos jugés « sexistes, patriarcaux et violents », après une réunion du comité social d'établissement (CSE).

SUD critique également la gestion des conditions de travail, notamment en période de canicule, ainsi que le traitement des représentants du personnel. Le syndicat appelle à faire cesser ces pratiques, estimant qu'elles favorisent un climat de maltraitance institutionnelle, alors qu'un rapport du Contrôle général des lieux de privation de liberté est attendu sur le fonctionnement de l'établissement.

Le mouvement social se poursuit au centre de distribution Proudhon de Besançon. À l'appel du syndicat SUD PTT, les facteurs et factrices poursuivent ce vendredi leur quatrième journée d'action, avec une grève quotidienne de 59 minutes, entre 11h et 12h. Ils dénoncent les suppressions de postes et l'alourdissement de la charge de travail depuis la réorganisation du 19 mai, qui, selon eux, dégrade les conditions de travail et la distribution du courrier.

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule, la CGT du Centre hospitalier de Novillars estime que les mesures d'urgence mises en place par la direction restent insuffisantes. Le syndicat évoque des températures dépassant régulièrement les 32°C dans plusieurs services, jusqu'à 36°C dans certaines structures extra-hospitalières.

Il affirme que plusieurs agents ont été victimes de malaises liés à la chaleur et indique avoir déclenché une procédure de danger grave et imminent. La CGT demande des investissements durables pour adapter les bâtiments, renforcer les équipements de rafraîchissement et améliorer les conditions de travail afin de garantir la sécurité des soignants et la continuité des soins.

Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.

À l'appel du syndicat SUD PTT, les factrices et facteurs du centre de distribution Proudhon à Besançon poursuivent leur mouvement social. Après deux jours de mobilisation, les agents entameront ce jeudi 25 juin leur troisième journée de grève de 59 minutes. Ils se rassembleront de 11 h à 12 h devant le centre courrier situé au 14 rue Gambetta.

Les grévistes dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai dernier sur les territoires de Besançon et du Haut-Doubs : suppressions de postes, surcharge de travail et dégradation des conditions d'exercice. Selon le syndicat, ces difficultés entraînent des retards dans la distribution du courrier et des colis. Les agents réclament notamment la création de nouvelles tournées afin d'alléger la charge de travail. SUD indique également que la direction n'a, pour l'heure, pas souhaité rencontrer les grévistes.

 

L'emploi salarié privé continue de reculer en Bourgogne-Franche-Comté au premier trimestre 2026, avec 580 postes supprimés (-0,1 %), après une baisse déjà observée fin 2025. Sur un an, la région a perdu 3 720 emplois salariés (-0,5 %), une diminution plus marquée qu'au niveau national. Le commerce, l'industrie et la construction restent les secteurs les plus touchés. Seul l'intérim affiche une légère progression avec une centaine d'emplois supplémentaires. Le Doubs et l'Yonne font figure d'exception en enregistrant des créations nettes d'emplois, tandis que l'action sociale, l'hébergement-restauration et les activités de conseil continuent de recruter malgré un contexte économique fragile.