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L'arrêté municipal signé, ce vendredi,  pour lutter contre la mendicité agressive et l'alcoolisation sur la voie publique à Besançon suscite de nouvelles réactions politiques. Dans un communiqué, les élus communistes bisontins dénoncent une mesure qu'ils jugent inefficace et contraire aux principes de solidarité. Selon eux, cet arrêté ne s'attaque pas aux causes de la précarité mais cherche avant tout à éloigner les personnes les plus vulnérables des secteurs les plus fréquentés du centre-ville. Ils estiment que la pauvreté est ainsi rendue moins visible sans être résolue.

Battant au cœur des inquiétudes

Les élus reconnaissent l'existence de difficultés réelles dans le quartier Battant : alcoolisation, mendicité, précarité et troubles à l'ordre public. Mais ils considèrent que les réponses apportées sont essentiellement répressives. Ils pointent notamment le projet de déplacement de la Boutique Jeanne Antide, structure d'accueil de jour installée rue Champrond. Selon les chiffres avancés dans le communiqué, l'établissement accueille chaque année près de 1 550 personnes différentes et distribue environ 16 000 repas chauds. Il propose également des douches, une laverie, une bagagerie et un accompagnement social et médical. Pour les élus communistes, éloigner cette structure du quartier reviendrait à fragiliser davantage les publics qu'elle accompagne.

Une autre vision de l'action sociale

Le communiqué met en avant les dispositifs développés sous la précédente municipalité : renforcement de la Boutique Jeanne Antide, travail du Service d'accueil et d'accompagnement social du CCAS et présence de médiateurs sociaux dans les rues du centre-ville. Selon les élus, ces actions reposaient sur une logique d'accompagnement, de prévention et de création de lien avec les personnes en difficulté, plutôt que sur une politique d'éviction.

Des critiques appuyées sur des avis extérieurs

Les élus communistes rappellent que le Comité européen des droits sociaux a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, estimant qu'ils renforcent l'exclusion sociale. Ils citent également les réserves exprimées par des travailleurs sociaux et par la Ligue des droits de l'homme, qui considère ces mesures comme « inhumaines, inefficaces et dangereuses ».

« Combattre la pauvreté plutôt que la cacher »

Pour les signataires, la politique municipale vise davantage à améliorer l'image du centre-ville qu'à résoudre les difficultés sociales. Ils dénoncent la création de quartiers « carte postale » où la pauvreté serait simplement déplacée vers des secteurs moins visibles.

Les élus communistes appellent ainsi à privilégier une approche globale associant accompagnement social, accès au logement, lutte contre les addictions, prévention et développement économique local. Selon eux, les problèmes rencontrés dans le quartier Battant nécessitent des réponses de fond plutôt qu'une stratégie d'embellissement urbain.

La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.

« Une politique de stigmatisation »

Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.

Des outils juridiques déjà existants

La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.

Un recours envisagé

Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».

Le rendez-vous organisé à La Rodia sera l’occasion de mettre en lumière plusieurs projets d’action artistique qui seront présentés lors de la soirée du festival A DO MI CI LE, prévue le 2 juin prochain. Depuis plus de quinze ans, ce festival singulier fait entendre « des voix que l’on écoute trop rarement ». L’événement est devenu au fil des années un espace où la création artistique rejoint les réalités sociales, où les parcours de vie rencontrent la scène et où la musique devient un outil de lien social, d’expression et de dignité.

Trois créations présentées au public

Pour cette nouvelle édition organisée à La Rodia, trois projets artistiques seront proposés au public lors d’un concert gratuit ouvert à toutes et tous le mardi 2 juin prochain. Le premier projet, intitulé « De la rue à la rime », a été mené avec l’artiste bisontin Primate et des personnes sans domicile fixe accompagnées par la Boutique Jeanne Antide. Soutenu par la Fondation pour le Logement et la SACEM, ce projet a été construit en seulement trois semaines à travers une dizaine d’ateliers d’écriture et de répétitions.

Le deuxième projet, « Voix de femmes », réunit des femmes victimes de violences et de grande précarité autour d’une chorale animée par le musicien Jordan Teixeira. Certaines participantes sont engagées parallèlement dans des démarches d’insertion ou de reconstruction personnelle. Enfin, le public retrouvera le spectacle de Maggy Bolle avec les Novil’arts rois, un groupe composé de patients et de soignants du centre hospitalier spécialisé de Novillars. Créée il y a quatre ans, cette aventure artistique revient sur la scène bisontine dans quelques jours.

L'interview de la rédaction : l'artiste bisontin Primate 

Une aventure humaine avant tout

Pour les organisateurs, ces projets demandent un important travail d’accompagnement. Les répétitions se déroulent dans les mêmes conditions que celles d’artistes professionnels accueillis à La Rodia. Pendant que certains groupes préparent les Eurockéennes ou le Hellfest dans les autres salles, les participants de « De la rue à la rime » construisent eux aussi leur spectacle. « Le plus difficile, c’est souvent d’amener les personnes jusqu’au projet et de réussir à maintenir le groupe », expliquent les équipes. Certains participants vivent encore dans la rue, d’autres traversent des situations administratives, sociales ou familiales très compliquées. Mais les organisateurs constatent aussi des effets très concrets au fil des années. Plusieurs anciens participants ont retrouvé un emploi, un logement ou renoué des liens familiaux grâce à ces expériences artistiques.

L'interview de la rédaction : un participant

 

RODIA ANTIDE 2

Changer le regard sur la précarité

Au-delà du spectacle, les porteurs du projet défendent une autre vision de l’action sociale. Pour eux, la culture ne doit pas arriver uniquement « après » l’insertion, mais peut devenir un moteur de reconstruction.  À travers cette soirée du 2 juin, la Rodia et ses partenaires souhaitent avant tout montrer que derrière les parcours de précarité existent aussi des artistes, des talents et des histoires capables de rassembler un large public.

Le groupe des élus Communistes, Républicains et Citoyens de Besançon a adressé un courrier à Ludovic Fagaut, maire de la ville et président du conseil de surveillance du CHU, pour l’alerter sur la situation au centre gérontologique de Bellevaux. Ils  soutiennent les personnels en grève depuis le 23 avril et dénoncent un manque chronique d’effectifs, des rappels sur congés et une dégradation des conditions de travail. Ils demandent une intervention rapide de la direction du CHU afin que les revendications des soignants soient entendues et que des moyens supplémentaires soient engagés.

Placée en liquidation judiciaire, la distillerie Pernot, implantée à La Cluse-et-Mijoux, va finalement poursuivre son activité. La distillerie Guy, basée à Pontarlier, a officialisé la reprise de l’entreprise et de ses marques emblématiques. Une opération validée ce mardi matin par le tribunal de commerce de Besançon et qui permet de sauvegarder les quatre emplois encore présents sur le site,  tout en préservant une partie du patrimoine historique des spiritueux du Haut-Doubs. « Nous venons d’être attribués pour reprendre la distillerie Pernot par le tribunal de commerce de Besançon pas plus tard que ce matin », a confirmé Laurent Féry, président de la distillerie Guy.

Sauvegarder un héritage régional

À travers cette reprise, Laurent Féry explique vouloir avant tout défendre « un bel héritage régional ». « Émile Pernot est une société qui compte pour la région. L’objectif est de faire perdurer certains produits et de conserver ce savoir-faire », souligne-t-il. Le dirigeant affirme avoir rapidement trouvé un terrain d’entente avec les équipes de la distillerie Pernot. « On s’est mis dans le projet avec plaisir et les équipes nous ont rapidement rejointes », précise-t-il. Pour la distillerie Guy, cette reprise dépasse le simple cadre économique. L’objectif affiché est aussi de préserver une partie de l’identité du territoire pontissalien et de maintenir vivantes des recettes historiques liées à l’histoire des spiritueux du Haut-Doubs.

Les quatre emplois conservés

La reprise permet également de maintenir les quatre salariés encore présents au sein de la distillerie Pernot. Ces derniers intégreront désormais les effectifs de la distillerie Guy. Au total, 22 collaborateurs travailleront désormais sous le giron de la société pontissalienne, répartis sur les deux sites. « On va dépasser les 20 personnes. Nous serons 22 permanents dans l’ensemble des deux distilleries », indique Laurent Féry. Le président insiste sur l’importance d’avoir conservé l’ensemble des salariés encore présents au sein de la société placée en liquidation judiciaire. Une manière, selon lui, de préserver aussi les compétences et le savoir-faire liés à la fabrication des produits historiques de la maison Pernot.

Des marques historiques relancées

L’objectif affiché par la distillerie Guy est désormais de redonner un second souffle à plusieurs produits emblématiques du territoire. Parmi eux figurent notamment des absinthes reconnues comme Junod, mais aussi des liqueurs et eaux-de-vie traditionnelles. « Il y a des produits très complémentaires à ce que fait déjà la distillerie Guy aujourd’hui », explique Laurent Féry, évoquant notamment les recettes à base de gentiane et plusieurs spécialités historiques du Haut-Doubs. Le président précise toutefois qu’un travail de sélection sera mené parmi les nombreuses références accumulées au fil du temps par Émile Pernot. Parmi les produits qui ont particulièrement motivé cette reprise figurent notamment les recettes de gentiane, certaines absinthes historiques, mais aussi plusieurs marques anciennes profondément ancrées dans le patrimoine régional.

Une nouvelle étape pour la distillerie Guy

Pour Laurent Féry, cette reprise représente une étape importante dans le développement de la distillerie Guy. « C’est effectivement une marche importante. Mais j’ai très confiance dans les équipes de la distillerie Guy, qui ont déjà su assurer une belle continuité ces dernières années », affirme-t-il. Le dirigeant entend désormais remettre progressivement la distillerie Pernot sur pied tout en consolidant les activités des deux structures. Cette reprise ouvre également la voie à une activité complémentaire entre les deux sites de production. Certains produits développés par Pernot viennent enrichir une gamme déjà portée par la distillerie Guy.

Préserver le savoir-faire du Haut-Doubs

Au-delà de l’aspect économique, Laurent Féry insiste surtout sur la dimension patrimoniale de cette reprise. « Notre objectif de fond, c’est de faire partie de l’héritage de la région, du savoir-vivre et du savoir-faire de la Franche-Comté », explique-t-il. Cette opération marque également un rapprochement historique entre les deux maisons. Certaines marques détenues par Émile Pernot entretiennent en effet des liens anciens avec l’histoire même de la distillerie Guy. Le dirigeant rappelle notamment que la marque Cousin Florentin, autrefois détenue par Émile Pernot, a joué un rôle historique dans la formation de la famille Guy avant la création de la distillerie pontissalienne. « C’est rajouter un maillon à cette belle histoire », conclut le président de la distillerie pontissalienne.

Le CCAS de Morteau lance un appel à bénévoles afin de renforcer son Réseau Pass’âge, un dispositif créé en 2019 pour accompagner les personnes âgées isolées de la commune. Une dizaine de bénévoles assurent déjà des visites régulières, des temps d’échange, des promenades ou encore des activités conviviales selon les envies des bénéficiaires. Des rencontres hors domicile sont également organisées plusieurs fois par an pour maintenir le lien social. Le réseau joue aussi un rôle de veille renforcée lors des périodes de canicule ou de grand froid. Les personnes souhaitant rejoindre l’équipe ou signaler une situation peuvent contacter le CCAS de Morteau au 03 81 68 56 86.

À Pontarlier, France Travail a présenté les résultats de l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) 2026 aux côtés de plusieurs partenaires du réseau pour l’emploi. Une conférence de presse organisée pour dresser un état des lieux du marché du travail dans le Haut-Doubs et mettre en avant les actions engagées pour accompagner les entreprises et les demandeurs d’emploi dans un contexte économique plus incertain. Autour de la table figuraient notamment la Mission Locale, Cap Emploi et le Département du Doubs. Tous ont insisté sur l’importance du travail partenarial pour répondre aux besoins de recrutement et soutenir les publics les plus éloignés de l’emploi. « L’idée était de communiquer ensemble sur les actions que nous mettons en place en direction des entreprises, en faisant le lien avec l’enquête BMO », a expliqué Laurence Perrier, directrice de l’agence France Travail de Pontarlier

Un territoire encore dynamique malgré des signes de fragilité

Le Haut-Doubs conserve un taux de chômage inférieur à la moyenne départementale. Sur la zone d’emploi de Pontarlier, il s’établit à 5,5 % au quatrième trimestre 2025, contre 7,7 % dans l’ensemble du Doubs. Mais derrière ces chiffres relativement favorables, plusieurs indicateurs témoignent d’un ralentissement progressif du marché du travail. La demande d’emploi augmente légèrement sur un an dans les catégories A, B et C. Les catégories B et C regroupent les personnes exerçant une activité réduite, tandis que la catégorie A concerne les demandeurs d’emploi totalement sans activité.

Autre signal observé : les offres d’emploi collectées par France Travail sont en recul. Sur un an, 5.537 offres ont été enregistrées dans le Haut-Doubs, soit une baisse de 11 %. La diminution est particulièrement marquée pour les emplois durables. Les offres en CDI ou en CDD de plus de six mois chutent de 24 %. « Cela démontre bien que les entreprises ont du mal à se projeter », ont souligné les responsables de France Travail. Dans le même temps, l’emploi temporaire progresse d’environ 10 à 11 %, signe que les entreprises privilégient davantage l’intérim dans un contexte économique jugé plus fragile.

Des intentions d’embauche en baisse dans le Doubs

L’enquête BMO, réalisée chaque année par France Travail auprès des employeurs, permet d’anticiper les besoins de recrutement et les métiers en tension. Plus de 21.000 établissements ont répondu à cette édition 2026 en Bourgogne-Franche-Comté. Dans le Doubs, 15.430 projets de recrutement sont annoncés cette année, soit environ 1.140 de moins qu’en 2025. Après le fort rebond économique post-Covid, le marché de l’emploi retrouve progressivement un niveau plus proche de celui observé avant la crise sanitaire.

Besançon concentre 60 % des projets de recrutement du département, devant Montbéliard (19 %), Pontarlier (15 %) et Morteau (6 %). Les deux bassins du Haut-Doubs connaissent cependant des situations différentes. Pontarlier affiche 2.270 intentions d’embauche en 2026, contre 2.040 l’année précédente. À Morteau, les intentions tombent à 950 projets de recrutement. Le recours à l’emploi saisonnier reste plus marqué sur le secteur de Pontarlier, notamment dans le tourisme et certaines activités agroalimentaires.

L'interview de la rédaction : Delphine Rossi, directrice de France Travail à Morteau 

Les services et l’aide à la personne toujours sous tension

Comme ailleurs dans le département, les entreprises du secteur des services demeurent les principales recruteuses dans le Haut-Doubs. Elles représentent jusqu’à 68 % des projets de recrutement à Pontarlier et 50 % à Morteau. Les métiers de l’aide à la personne restent les plus recherchés et les plus difficiles à pourvoir. À Pontarlier, les aides à domicile et auxiliaires de vie arrivent largement en tête des recrutements envisagés. France Travail souligne surtout l’ampleur des tensions dans ces métiers. Les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de la santé continuent également de rencontrer d’importantes difficultés. Les aides de cuisine, employés polyvalents de restauration, serveurs ou encore aides-soignants figurent parmi les professions les plus recherchées. À Morteau, les employeurs signalent aussi des tensions dans les métiers de l’assainissement et du traitement des déchets. Même si les difficultés de recrutement annoncées par les entreprises sont légèrement en baisse pour 2026, les responsables de France Travail restent prudents : plusieurs secteurs demeurent durablement sous tension, notamment la santé, les services à la personne ou le BTP.

L'interview de la rédaction : Delphine Rossi, directrice de France Travail à Morteau 

Une stratégie recentrée vers les TPE et PME

Face à ces difficultés, France Travail adapte son offre de services en direction des très petites entreprises et des PME. « Deux recrutements sur trois concernent des structures de moins de 50 salariés », ont rappelé les intervenants. Ces entreprises, souvent dépourvues de service ressources humaines, ont besoin d’un accompagnement spécifique pour recruter et améliorer leur attractivité. Pour répondre à ces enjeux, le réseau pour l’emploi s’appuie sur une coopération renforcée entre France Travail, la Mission Locale, Cap Emploi, le Département du Doubs et les intercommunalités du territoire. Les partenaires ont mis en avant le rôle des Comités Locaux pour l’Emploi (CLPE), chargés de définir les priorités d’action à l’échelle locale selon les besoins des entreprises et des territoires.

Une “task force entreprise” déployée dans le Haut-Doubs

Parmi les principaux outils présentés figure la création d’une « task force entreprise ». Cette cellule réunit régulièrement les partenaires du réseau pour l’emploi afin de coordonner les actions menées auprès des employeurs. L’objectif est de proposer un accompagnement personnalisé et simplifié aux entreprises grâce à un interlocuteur coordonné capable de mobiliser rapidement les différents dispositifs existants. Les actions sont adaptées selon les territoires du Haut-Doubs, qu’il s’agisse du Val de Morteau, des plateaux ou des secteurs frontaliers. « L’entreprise n’a pas besoin de répéter plusieurs fois le même discours », ont insisté les intervenants, qui souhaitent rendre le parcours plus fluide pour les employeurs.

L'interview de la rédaction : Laurence Perrier, directrice de France Travail à Pontarlier 

Le Département mise sur l’immersion et les réseaux d’entreprises

Le Département du Doubs a également détaillé plusieurs actions concrètes mises en place dans le cadre du retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA. Parmi elles figure le dispositif « PLÉIADE », développé avec France Travail autour des métiers de l’aide à domicile. Le principe : proposer des immersions professionnelles afin de faire découvrir concrètement ces métiers et dépasser certaines idées reçues. « L’immersion permet d’être en situation réelle d’exercice du métier », ont expliqué les représentants du Département. Dans le Haut-Doubs, quatorze bénéficiaires du RSA ont déjà intégré ce dispositif, qui débouche régulièrement sur des embauches dans les structures d’aide à domicile confrontées à des pénuries de personnel.

Autre initiative présentée : la réactivation d’un club RH sur la bande frontalière, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Chambre des métiers. Ce réseau réunit une quinzaine d’entreprises qui échangent sur leurs problématiques de recrutement, leurs pratiques RH et les solutions mises en œuvre localement. France Travail intervient également dans ces rencontres afin de mieux faire connaître ses dispositifs d’accompagnement des entreprises, encore parfois méconnus selon les partenaires présents. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de construire « un écosystème le plus efficient possible » afin de fluidifier les relations entre les différents acteurs de l’emploi et répondre plus efficacement aux besoins du territoire.

Le CHU Besançon Franche-Comté propose jusqu’au 29 mai, dans le hall principal de l’hôpital Jean-Minjoz, la deuxième édition de l’exposition « Nos patients ont du talent ». Après l’initiative consacrée aux professionnels de santé, ce rendez-vous met cette fois en lumière les créations artistiques de patients du CHU. Les visiteurs peuvent découvrir les univers sensibles d’Anne-Charlotte Guilhé et de Sahman, qui abordent à travers leurs œuvres la maladie, le corps, le soin et le parcours de vie. Une exposition qui veut porter un regard profondément humain sur la fragilité et la création artistique.

Un rendez-vous gourmand et interculturel

L’association Association Miroirs du Monde organise la deuxième édition de son concours de cuisine amateur « Cuisine et Origine » mercredi 20 mai, de 15h à 18h, au sein de son café associatif, situé 1 place de l’Europe, dans le quartier de Planoise à Besançon. Depuis treize ans, l’association œuvre pour la valorisation des langues, des cultures et des parcours de vie. Depuis deux ans, elle anime également un café associatif devenu un lieu de rencontres interculturelles, d’échanges citoyens et de valorisation des talents locaux.

Huit participants venus de divers horizons

Inspiré des odeurs d’épices, des cuisines familiales et des traditions du monde, le concours « Cuisine et Origine » mettra à l’honneur huit participants issus de différents horizons culturels. Chaque candidat proposera un menu composé de trois plats : une entrée, un plat et un dessert. Les recettes devront refléter leurs origines, leur histoire personnelle ou leur attachement aux cuisines du monde. L’objectif affiché par l’association est de faire découvrir au public la richesse culturelle présente dans les quartiers à travers la gastronomie.

Un jury de professionnels pour départager les candidats

Les participants seront évalués par un jury composé de chefs cuisiniers. Trois critères seront particulièrement observés : le goût, la présentation et l’originalité des plats proposés. À l’issue du concours, les trois meilleures prestations seront récompensées lors d’une remise de prix. Le public pourra également prendre part à l’événement en votant pour sa table « coup de cœur », notamment en fonction de la décoration et du dressage des assiettes.

Musique, danse et convivialité au programme

Au-delà du concours culinaire, l’après-midi se veut festive et conviviale. Des animations musicales et dansantes rythmeront l’événement sur la place de l’Europe. Une buvette sera également proposée au public tout au long de la manifestation, afin de prolonger ce moment de partage et de découverte autour des saveurs du monde.

Une nouvelle journée d’action est organisée ce jeudi 7 mai au Centre de long séjour Bellevaux, à Besançon. Les agents sont appelés à se mobiliser dès 8h, avant un rassemblement prévu à 13h sur le parking de l’établissement. À l’appel des syndicats UNSA Santé et Sociaux et Force Ouvrière, les personnels dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail. Ils réclament notamment des recrutements massifs, le respect des temps de repos, des effectifs adaptés et davantage de moyens pour assurer les soins.