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Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.

À l'appel du syndicat SUD PTT, les factrices et facteurs du centre de distribution Proudhon à Besançon poursuivent leur mouvement social. Après deux jours de mobilisation, les agents entameront ce jeudi 25 juin leur troisième journée de grève de 59 minutes. Ils se rassembleront de 11 h à 12 h devant le centre courrier situé au 14 rue Gambetta.

Les grévistes dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai dernier sur les territoires de Besançon et du Haut-Doubs : suppressions de postes, surcharge de travail et dégradation des conditions d'exercice. Selon le syndicat, ces difficultés entraînent des retards dans la distribution du courrier et des colis. Les agents réclament notamment la création de nouvelles tournées afin d'alléger la charge de travail. SUD indique également que la direction n'a, pour l'heure, pas souhaité rencontrer les grévistes.

 

L'emploi salarié privé continue de reculer en Bourgogne-Franche-Comté au premier trimestre 2026, avec 580 postes supprimés (-0,1 %), après une baisse déjà observée fin 2025. Sur un an, la région a perdu 3 720 emplois salariés (-0,5 %), une diminution plus marquée qu'au niveau national. Le commerce, l'industrie et la construction restent les secteurs les plus touchés. Seul l'intérim affiche une légère progression avec une centaine d'emplois supplémentaires. Le Doubs et l'Yonne font figure d'exception en enregistrant des créations nettes d'emplois, tandis que l'action sociale, l'hébergement-restauration et les activités de conseil continuent de recruter malgré un contexte économique fragile.

La CGT Bourgogne–Franche-Comté tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme concernant l'avenir de l'EREA de Crotenay. Le syndicat affirme que plusieurs réorganisations envisagées, notamment le transfert de la classe de 6e vers le collège des Louataux et de la restauration vers le lycée de Champagnole à partir de 2027, pourraient constituer les premières étapes d'un démantèlement progressif de l'établissement. La CGT demande le maintien intégral de l'EREA, des moyens supplémentaires et une clarification de l'État et de la Région sur l'avenir de cette structure spécialisée accueillant des élèves à besoins particuliers.

Un mouvement de grève est annoncé ce mardi 23 juin au centre de distribution de la Poste de Proudhon, rue Gambetta, à Besançon, à l'appel du syndicat SUD PTT. Les factrices et facteurs entendent exercer un droit de grève de 59 minutes par jour pour dénoncer les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai dernier sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs. Ils dénoncent des suppressions de postes, une charge de travail jugée excessive et des conditions de travail dégradées. Selon les grévistes, cette situation entraîne des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ils réclament la création de nouvelles tournées afin d'alléger la charge de travail. Un rassemblement est prévu à partir de 11 heures devant le bureau de poste Proudhon, rue Gambetta.

Le conseiller départemental Raphaël Krucien interpelle l'exécutif du Département du Doubs sur l'évolution du nombre de bénéficiaires du RSA. Dans une question orale transmise à la présidente du Département et qui sera examinée lors de l'assemblée départementale de ce lundi, il demande à Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge des solidarités, de préciser les sources des chiffres qu'il avait présentés lors de la séance du 27 avril dernier.

Selon l'élu d'opposition, les données avancées par l'exécutif pour démontrer l'efficacité de sa politique d'insertion seraient en contradiction avec les statistiques officielles publiées par la Drees. Raphaël Krucien affirme notamment qu'en 2025, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4,38 % dans le Doubs contre 0,47 % au niveau national. Il s'interroge également sur les écarts entre les chiffres communiqués par le Département et ceux de la Drees concernant le nombre d'allocataires.

Dans un communiqué, l'élu estime que les données mises en avant par la majorité départementale relèvent davantage de la communication politique que de la réalité statistique et reproche à Ludovic Fagaut d'avoir accusé ses opposants de mentir lors des débats. La majorité départementale devra répondre publiquement à ces interrogations lors de la séance de lundi.

La députée du Doubs Dominique Voynet appelle les enseignes de la grande distribution à faire évoluer leurs pratiques lors des collectes alimentaires organisées au profit des associations de solidarité. Dans un courrier adressé le 11 juin aux grandes surfaces, l'élue écologiste souligne ce qu'elle considère comme une anomalie dans le fonctionnement actuel de ces opérations. Chaque année, des millions de Français participent aux collectes organisées par la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou d'autres associations en achetant des produits qu'ils remettent ensuite aux bénévoles présents dans les magasins. Selon Dominique Voynet, si l'intention des donateurs est de soutenir pleinement ces associations, une partie de la valeur de leur achat reste aujourd'hui entre les mains des distributeurs sous forme de marge commerciale. Une situation qu'elle juge contestable au regard de l'objectif solidaire de ces collectes.

Faire du reversement des marges une règle

La parlementaire propose que les enseignes reversent intégralement les marges réalisées sur les produits achetés dans le cadre de ces opérations. Elle estime qu'une telle démarche permettrait non seulement d'augmenter les ressources des associations, mais également de renforcer la confiance des citoyens dans les dispositifs de don. Dominique Voynet rappelle qu'une proposition de loi transpartisane est actuellement en préparation afin d'inscrire ce principe dans la législation. En attendant une éventuelle évolution de la loi, elle invite les enseignes du bassin de vie de Besançon à s'engager volontairement dans cette démarche qu'elle présente comme un geste de générosité et de justice au bénéfice des plus démunis.

Face à des besoins toujours plus importants, l'Association Accueil Familial Bienveillant (AFB) lance un appel aux habitants de Franche-Comté prêts à consacrer un peu de leur temps à l'accueil d'enfants. L'objectif : offrir à des jeunes de 0 à 18 ans un cadre familial chaleureux le temps d'un week-end ou de vacances scolaires.

Une parenthèse loin du quotidien

Depuis plusieurs décennies, l'AFB accompagne des enfants qui ont besoin de sortir temporairement de leur environnement habituel. Certains vivent avec leurs parents, qui recherchent ponctuellement une solution de répit. D'autres sont accueillis dans des foyers ou des Maisons d'enfants à caractère social (MECS) et ont besoin de quitter, quelques jours, la vie en collectivité. « Ce sont des enfants qui ont besoin de retrouver une petite bouffée d'oxygène, de découvrir d'autres environnements et de partager des activités simples avec une famille », explique Alicia Ousella, directrice de l'association. Les accueils sont organisés uniquement durant les week-ends et les vacances scolaires, dans des familles réparties sur l'ensemble du territoire franc-comtois.

L'interview de la rédaction : Alicia Ousella

 

Des besoins en forte progression

L'association s'appuie aujourd'hui sur une soixantaine de familles accueillantes. Un réseau précieux mais qui ne suffit plus à répondre à toutes les demandes. « Les besoins sont de plus en plus importants et nous sommes constamment à la recherche de nouvelles familles », souligne Alicia Ousella. Les familles choisissent librement leur niveau d'engagement. Certaines accueillent un enfant quelques jours pendant les vacances, d'autres privilégient les week-ends. L'association adapte les propositions aux disponibilités de chacun.

Tous les profils peuvent candidater

Contrairement à certaines idées reçues, l'accueil n'est pas réservé aux couples avec enfants. « Quand nous parlons de familles, cela peut être des femmes seules, des hommes seuls, des retraités ou encore de jeunes adultes », précise la directrice. L'association compte par exemple parmi ses bénévoles une jeune femme de 23 ans qui accueille régulièrement des enfants durant les week-ends. Le principal critère concerne les conditions matérielles d'accueil. Chaque enfant doit disposer d'une chambre individuelle et le logement doit répondre à plusieurs exigences de sécurité.

L'interview de la rédaction : Alicia Ousella

Une sélection rigoureuse des familles

Avant toute validation, les candidats suivent un parcours précis. Un premier échange téléphonique est organisé, puis une visite à domicile permet d'évaluer les conditions d'accueil et d'échanger sur le projet de la famille. La candidature est ensuite examinée par une commission de l'association. En cas de besoin, une seconde visite peut être réalisée. Les contrôles réglementaires incluent également la vérification du casier judiciaire et la présentation d'une attestation d'honorabilité. « Nous avons une responsabilité importante lorsque nous confions un enfant à une famille », rappelle Alicia Ousella.

L'interview de la rédaction : Alicia Ousella

Une expérience enrichissante pour tous

Au-delà du bénéfice apporté aux enfants, l'accueil représente souvent une expérience humaine forte pour les bénévoles. « C'est un véritable échange. Les enfants trouvent un cadre familial où se poser et se confier. Des liens très forts peuvent se créer », constate la directrice. La plupart des familles accueillent d'ailleurs régulièrement le même enfant afin de construire une relation durable et rassurante. Si tous les âges peuvent être concernés, les demandes portent principalement sur des enfants âgés de 6 à 12 ans. L'association veille à adapter chaque accueil aux souhaits, aux capacités et aux préférences des familles volontaires.

Comment devenir famille accueillante ?

Les personnes intéressées peuvent contacter l'Association Accueil Familial Bienveillant pour obtenir davantage d'informations : AFB Besançon. Tel : 03 81 88 47 38. Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

L'association espère renforcer son réseau de familles afin de permettre à davantage d'enfants de bénéficier de ces parenthèses familiales qui constituent souvent un véritable repère dans leur parcours de vie.

Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.

Un arrêté jugé disproportionné

Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.

Des arguments juridiques avancés

Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.

Une demande de suspension

Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.

Un débat qui se poursuit

Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.

Le SE-Unsa de l'académie de Besançon appelle à une meilleure reconnaissance des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne que 1 677 AESH, dont plus de 90 % de femmes, exercent actuellement dans l'académie, souvent à temps incomplet. Alors que le ministère travaille sur la création d'un statut de fonctionnaire pour ces personnels, le SE-Unsa demande qu'il bénéficie à l'ensemble des AESH volontaires et s'accompagne d'une revalorisation salariale, d'un accès au temps complet, d'une meilleure formation et de véritables perspectives de carrière. De nouvelles discussions sont prévues les 17 juin au ministère et le 3 juillet dans l'académie.