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Dans un premier « rapport sur l’état des services publics », un collectif de fonctionnaires dénonce un service public « minimum et dégradé ». Il alerte sur un secteur en décalage avec les besoins des usagers. Et ce, dans tous les domaines : santé, éducation, justice, … . S’il ne réfute pas une hausse des moyens et une augmentation des dépenses publiques, il constate qu’elles ne sont pas en adéquation avec le contexte réel : accélération du changement climatique, vieillissement de la population, massification de l'accès à l'enseignement supérieur… . Pour ne citer que ces points.

Dans le cadre du Tour de France du travail en détention, l’agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (ATIGIP) organise jusqu’en décembre une dizaine d’événements dans un lieu de détention de chaque interrégion avec les entreprises.

Initié le 4 avril dernier par Éric Dupont-Moretti, le garde des Sceaux, le Tour de France du travail pénitentiaire a pour vocation d’inciter les sociétés et les partenaires à faire appel au travail en détention. Ce mercredi 13 septembre, la cinquième étape de ce Tour de France se tenait à la maison d’arrêt de Besançon. Cette prison dispose de 700m² d’atelier et d’une vaste capacité d’accueil des entreprises, dans des locaux récents respectant les normes d’hygiène et de sécurité nécessaires et permet l’implantation d’activités très variées. Environ 15 personnes détenues travaillent aujourd’hui quotidiennement au sein des ateliers, en y réalisant notamment des opérations d’assemblages et de tri pour l’industrie de la chirurgie dentaire.

 

La formation et le travail comme vecteurs d’insertion

Le travail et la formation professionnelle rémunérées en détention sont fondamentales pour la réinsertion des personnes incarcérées, réduisent fortement les risques de récidives en sortie de prison, et permettent également d’indemniser les victimes. « Le travail en détention est essentiel. C’est un moyen de raccrocher avec la société » indique Kamel Laghoueg, directeur de la maison d’arrêt de Besançon. La réforme du travail pénitentiaire a instauré dès le 1er mai 2022, le contrat d’emploi pénitentiaire, afin de rapprocher les conditions d’exercice du travail en détention de celles que les détenus connaîtront une fois libérés : procédure de recrutement, contrat de travail, période d’essai, ouverture aux droits sociaux, formation professionnelle, etc. Ce dispositif d’embauche permet de sécuriser la relation de travail et d’encourager les entreprises à s’engager pour contribuer à cette démarche.

 

 

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Ministère de la Justice - DISP de Dijon - Travailleurs de la maison d'arrêt de Besançon

 

Des formalités administratives réduites pour les entreprises

Le travail en prison présente de nombreux avantages pour les entreprises. L’Etat finance les cotisations patronales pour les assurances vieillesse et chômage, et s’occupe également des démarches administratives. C’est l’administration pénitentiaire qui prend en charge les contrats d’emploi pénitentiaire, gère la paye ainsi que les déclarations aux organismes sociaux. Par ailleurs, les locaux de production sont mis à disposition et les possibilités d’implantation sont multiples. « C’est gagnant pour tout le monde. D’abord pour la personne détenue, parce qu’elle acquiert des compétences. Elle a aussi une rémunération, lui permettant d’indemniser les victimes, d’avoir un pécule pour sa sortie, et puis de mieux vivre au quotidien, en détention. Et puis pour la société dans son ensemble. Quand on a des personnes qui sont insérées professionnellement, on a beaucoup de moins de récidive. Enfin, c’est gagnant pour les entreprises, parce qu’elles ont un contexte économique favorable pour développer leur activité » souligne Albin Heuman, directeur de l’ATIGIP.

Pour faciliter les démarches des entreprises, l’administration pénitentiaire a mis en place un réseau de référents régionaux, ainsi qu’un site internet dédié à cette activité : www.travail-prison.fr. Il propose une cartographie des lieux d’activités du travail pénitentiaire aux employeurs à la recherche d’informations sur les lieux d’activité, les capacités de production et les caractéristiques des ateliers.

Albin Heuman, directeur de l’agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle : 

 

Ministère de la Justice - DISP de Dijon

 

De nombreux chefs d’entreprises étaient présents ce matin à la maison d’arrêt de Besançon. Parmi eux, Jean-Noël Gaine, PDG de CreaWatt Group’, expert en production de panneaux solaires légers. Il se félicite de la réussite du travail pénitentiaire. « J’ai 45 collaborateurs détenus qui me sortent 10.000 pièces par semaine […] Il ne faut pas avoir de préjugés, ce ne sont pas des méchants, mais plutôt, pour la plupart, des personnes esquintées par la vie. Aujourd’hui, j’ai mes premiers ex-détenus qui deviennent salariés et chefs d’équipe. Ils sont redevables, ce sont les premiers à se lever, les premiers à être présents en cas de problème » indique Jean-Noël. Un témoignage appuyé par celui de Mélanie Bonfils, manager production et logistique chez Micro-Méga, entreprise spécialisée en chirurgie dentaire. « On a bien évidemment l’intention de poursuivre ce travail. C’est une belle aventure humaine. On forme les détenus, on apprend à les connaître, et cela facilite beaucoup la réinsertion ». De leur côté, les détenus saisissent cette opportunité. C’est le cas de Thierry, en attente de jugement, incarcéré depuis plus d’un an et demi. « J’ai toujours été actif quand j’étais dehors. Ça ouvre beaucoup de bienfaits, ça change du quotidien de la cellule. Ça me permet aussi de ne pas me sentir comme un poids pour ma famille. J’ai une femme et deux enfants, si je peux leur apporter un peu d’aide financière, surtout quand on voit comme les prix montent dehors. Et puis, ça me prépare aussi pour ma réinsertion, ma sortie, les frais de justice » explique Thierry. « C’est une expérience qui a fait que je me suis beaucoup développé. Les clients apprécient le travail et la qualité qu’on fournit » ajoute Yoann, un autre détenu devenu responsable de son atelier.

Thierry, détenu et travailleur pénitentiaire : 

 

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Ministère de la Justice - DISP de Dijon

 

Aujourd’hui, 314 entreprises ont choisi de faire appel à des travailleurs détenus, et s’engagent ainsi en faveur de la réinsertion, dans le cadre d’une politique sociétale mais aussi environnementale. Les 600 ateliers en détention présents sur le territoire offrent des capacités de stockage, et permettent une production de proximité « made in France » avec un impact environnemental limité. Par ailleurs, le ministère de la Justice a créé en 2020, le label PePs (Produit en prison.s), qui met en avant l’aspect écologique d’une production de proximité. Ce label valorise les acteurs qui permettent à des personnes détenues de travailler et d’acquérir des compétences à l’issue de leur période de détention lors de leur retour à l’emploi. Les organisations labelisées sont contrôlées et s’engagent à proposer des produits réalisés dans des conditions éthiques et responsables. Aujourd’hui, 23 entreprises sont labelisées PePs.

Mathieu Vuillecard, directeur de STIMP, Sous-Traitance Industrielle en Milieu Pénitentiaire : 

 

Le  3è tour de la Coupe de France de football se déroulera ce samedi 16 et ce dimanche 17 septembre en Bourgogne-Franche-Comté.  Plein Air fait le point sur les affiches à suivre :

Bresse Jura (R1) – Val d’Amour (R1)

Mouchard (D2) – Mervans (R3)

Rioz/Etuz/Cussey – Cluny (R3)

Arcade Foot (R3) – Champagnole (R1)

Chatenois (D1) – St Vit (R1)

Saône Mamirolle (R3) – Saint Jean Losne (R2)

Levier (R2) – Pouilley les Vignes (R3)

Seveux Motey (D4) – Grand Besançon FC (D2)

Grandvaux Foot (D2) – La Joux Nozeroy(R2)

Sagy (R3) – Besançon Mahoraise (D1)

Haut Jura (D1) – Valdahon Vercel (R1)

Arc Gray (D1) – Macon (R3)

Senecey le Grand (R3) – Jura Dolois (N3)

Marnaysienne (D1) – Ornans (R1)

Château de Joux (R3) ou Haut Lison ou Doubs Sud – Aiglepierre (D2)

Sud Revermont (D1) – Perrousienne (R1)

Entre Roches (D1) – Pays Maîchois (R2)

Morteau Montlebon – ASM Belfort (N3)

Villers le Lac (D1) – Belfort Sud (R1)

Giro Lepuix (D1) – Besançon Foot (N3)

RC Saônois (R3) – L’Isle sur le Doubs (R1)

Il serait complètement illusoire de laisser croire que la police nationale bisontine est parvenue à éradiquer le trafic de drogue à Planoise, mais il est objectif  de constater que la situation s’est nettement améliorée sur la voie publique. Yves Cellier, le directeur départemental de la sécurité publique du Doubs,  se félicite, avec toutes les précautions d’usage, d’un démantèlement important des lieux de deal à Planoise. Il explique qu’en près de 5 ans  de présence acharnée sur le terrain, « leur nombre est passé de 28 à 2 ». Et ce, grâce à une meilleure collaboration de la population locale, qui utilise plus volontiers le dispositif en ligne « masecurite.fr » pour se protéger et protéger les leurs.  Cette action citoyenne est notamment à l’origine de l’identification d’un point de deal, implanté place de l’Europe,  en plein cœur du  quartier bisontin, ou une quantité importante de stupéfiants, pour une valeur marchande de 80.000 euros, a été découverte.

Dans ce contexte encore fragile, les dealeurs sont moins nombreux à officier sur la voie publique. Cependant, ils développent d’autres moyens pour poursuivre leur très lucratif trafic. Ce qui laisse apparaître une augmentation significative des livraisons à domicile, plus techniquement appelées « Uber shit ». « J’ai conscience que les consommateurs et les dealers n’ont pas disparu pour autant » relativise M. Cellier. Et de poursuivre  : « On ne peut pas s’en satisfaire. Néanmoins, on recouvre un peu de tranquillité sur l’occupation de la voie publique ». Avec humilité et précaution, le directeur de la sécurité publique du Doubs estime qu’il est possible « d’avoir une diminution des phénomènes de violence à force ouverte sur la voie publique » à Planoise.

L'interview de la rédaction / Yves Cellier

 

C’est le message qu’a souhaité faire passer hier Yves Cellier, le directeur  départemental de la sécurité publique du Doubs. Invité par le Procurer de la république de Besançon à faire le point sur l’interpellation d’un adolescent de 17 ans, qui a cru bon se faire justice lui-même  dans le cadre d’une enquête sur la fugue de sa petite sœur de 12 ans à Besançon, le policier a expliqué que les forces ont du gérer l’interventionnisme déplacé de badauds ce jour-là, rue de Dole.

Plusieurs personnes, sans connaître l’auteur, ni les raisons de son interpellation, se sont manifestées, en s’opposant physiquement à la patrouille dépêchée sur place.  « C’est un phénomène plutôt nouveau à Besançon, même s’il ne l’est pas partout sur le territoire national » explique M. Cellier. Et de compléter : «  Le citoyen n’a pas a jugé la manière dont on intervient. Il n’a pas à intervenir dans les opérations qui sont menées sur voie publique. S’il y a des erreurs, ce qui peut être le cas, c’est à l’autorité judiciaire et à l’autorité administrative  d’en juger ».

M. Cellier demande de la citoyenneté. « Ces opérations sont justifiées. Lorsque la force doit être utilisée, elle est le plus souvent justifiée également » conclut le directeur départemental de la sécurité publique du Doubs. Le policier ne cache pas son inquiétude sur ce point. « Les policiers ont besoin du soutien de leurs concitoyens » conclut-il.

L'interview de la rédaction : Yves Cellier, directeur départemental de la sécurité publique

 

L’échéance approche à grands pas. Pour le kayakiste pontissalien Jules Bernardet, il s’agit de l’un des deux derniers grands rendez-vous qualificatifs pour les Jeux Olympiques 2024 à Paris. A compter du 19 septembre, et jusqu’au 24 septembre, l’athlète  participera aux championnats du monde A  de la discipline qui se disputeront à Lee Valley au Royaume Uni. 15 jours plus tard, il faudra également atteindre l’excellence  lors de la finale de la Coupe du Monde qui se jouera sur le bassin olympique à Vaires-sur-Marne. Autant dire que les places sont chères.

Néanmoins, les Pontissaliens, à l’image de François Rosset, le président du club de kayak local, rêve d’une qualification historique aux JO. Tout laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’une utopie. Jules reste sur de belles performances. En août dernier, il a décroché deux titres, en individuel et en équipe, aux championnats du monde chez les moins de 23 ans.

Un pur produit de la formation pontissalienne

C’est à Pontarlier que le jeune homme a fait ses premières armes. A l’image de son aîné Pierre Bourliaud, Jules a su quitter son Haut-Doubs pour se donner les moyens de ses ambitions. « Après leur passage à l’école de pagaie, lorsque les jeunes arrivent en U15, et qu’ils sont très bons, nous ne pouvons plus répondre à leur niveau de pratique à Pontarlier. Le standard de notre bassin n’est pas suffisamment exigeant en termes d’eau vive » explique François Rosset. Dans ces conditions, les jeunes kayakistes vont tenter l’aventure ailleurs. La jeunesse pontissalienne rejoint les pôles de formation nationaux où elle peut performer davantage et s’ouvrir d’autres portes. Ce fut le cas pour Jules Bernardet qui a pu grandir mentalement et sportivement et atteindre le haut niveau. Il est en passe d’écrire une belle histoire sportive à Pontarlier. C’est tout le mal que nous pouvons lui souhaiter.

L'interview de la rédaction / François Rosset, président du club de kayak de Pontarlier

 

Un feu de caravane s’est déclaré cet après-midi à Pouilley-Français. A l’arrivée des secours, cette caravane était déjà totalement détruite par les flammes. Les sapeurs-pompiers ont éteint le sinistre au moyen d’une lance. La gendarmerie s’est rendue sur place.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce mardi après-midi à Charquemont pour un accident de la route entre deux véhicules. Parmi les deux victimes à déplorer, un homme de 34 ans et une femme de 22 ans. Les deux personnes ont refusé d’être transportées sur un centre hospitalier.