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Selon des chiffres communiqués par le syndicat Samu-Urgences de France, environ 40% des services d’urgence français ont connu des fermetures totales ou partielles en juillet et en août faute de personnel suffisant. Au moins 163 services d'urgences ont dû fermer au moins une fois. 166 Smur ont été contraints de fermer au moins une unité durant ces deux mois. Tous les départements sont touchés. Les secteurs ruraux, urbains et touristiques sont concernés. Les services à grosse activité ont toutefois été épargnés par ces décisions.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce mercredi après-midi aux alentours de 16h30 au niveau du hameau Le Creux, sur la commune de La Cluse-et-Mijoux. Il s’agit d’un choc frontal entre deux voitures. Une victime de 46 ans a été transportée dans un état grave sur le CHU de Besançon par hélicoptère. Les secours sont parvenus à la réanimer. Une seconde personne, blessée gravement également, a été transportée sur le centre hospitalier de Pontarlier.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rouvrira ses portes ce vendredi 8 septembre 2023 après 16 mois de travaux. Fermé depuis le 6 janvier 2020, le musée a fait l’objet d’une rénovation complète. Ses espaces ont été entièrement repensés afin de renouveler son discours et ainsi poursuivre sa mission essentielle de transmission de l’Histoire. L’occasion de découvrir trois parcours avec une exposition permanente, une exposition temporaire, ainsi qu’un espace consacré aux trésors des collections, avec le fonds d’art en déportation. Il s’agit de l’une des collections les plus importantes d’Europe.

 

Des espaces entièrement repensés

« Nous sommes fiers du travail accompli qui a été long. Ça fait plusieurs années, presque 10 ans pour certains sur ce projet ! On a hâte de le confier au public et d’avoir les réactions des visiteurs pour savoir ce qu’il en est » indique Vincent Briand, le directeur du musée de la Résistance et de la Déportation. Ce musée, élément indissociable de la Citadelle de Besançon, a subi une véritable métamorphose depuis sa première exposition des années 1980, qui restait inchangée et n’était plus adaptée au public. Le musée proposera désormais aux visiteurs un nouvel accueil, des espaces extérieurs réaménagés, une nouvelle muséographie, mais aussi un centre de ressources accessible sur demande et des espaces de médiation. Le nouvel aménagement intérieur du musée présentera une exposition permanente sur 11 salles (330m²), une exposition temporaire sur 6 salles (200m²) et un espace composé de deux salles dédiées au fonds d’art en déportation (70m²). « Le but et toujours de transmettre la connaissance de l’histoire. C’est une page de notre histoire qui est sombre et dramatique, tout le monde doit la connaître. Parce que c’est une connaissance importante, mais elle doit aussi nous interroger au présent, pour le monde qu’on doit construire tous ensemble » rappelle Vincent Briand.

 

 

Un fonds d’art en déportation

« Le musée contient à la fois une partie des collections qui étaient déjà présentées auparavant, mais aussi beaucoup de renouvellement, puisqu’on a 60% des collections qui n’étaient pas présentées jusqu’à présent. Elles étaient soit en réserve, soit données entre temps. Donc à la fois des choses que le public peut connaître, mais aussi beaucoup de nouveautés » explique Vincent Briand. Et en plus de ces expositions, le musée donnera à voir au public le trésor de ses collections, son fonds d’art en déportation, l’un des plus riches en Europe. Dans un nouvel espace de 70m², une sélection d’œuvres réalisées clandestinement par les déportés dans les prisons et les camps nazis sera présentée, et plusieurs rotations annuelles seront effectuées afin de leur assurer les meilleures conditions de conservation. « On a un tout nouvel espace consacré aux trésors des collections, le fonds d’art en déportation. C’est un fonds qui est exceptionnel en Europe. L’une des plus belles collections. Et on a la chance d’avoir à Besançon environ 600 œuvres, des petits dessins, statuettes, peintures, réalisés clandestinement par les déportés. Une sélection de ces collections sera présentée et accessible pour tous les publics » souligne le directeur.

 

Quelles nouveautés ?

Si l’ancienne exposition a vraiment été reconnue par sa qualité scientifique et pédagogique, elle a été conçue dans les années 1980 et n’était plus adaptée au public d’aujourd’hui. « C’est la raison pour laquelle on a essayé de réfléchir aux moyens qu’on pouvait développer pour la rendre plus accessible. Des textes plus visibles dans les salles avec une organisation plus claire. Quelques outils audiovisuels, des manipulations, des enregistrements audios, le fond reste le même, la forme change un peu ! » détaille Vincent Briand. « Dans chacune des salles, un ou plusieurs objets phares incarnent le discours de la salle. C’était aussi la volonté de mettre en avant certaines de nos collections. Et puis, quand on visite un musée, on cherche à comprendre mais on est aussi pris par des émotions, et la place de l’objet elle est là. Je pense que c’est ça qui reste assez unique dans l’expérience du musée. On est confronté directement aux traces de l’histoire […] Par ailleurs, nous exposons beaucoup de parcours personnels. On a cette chance au musée d’avoir des collections qui proviennent intégralement de dons d’anciens résistants, de déportés, de leurs familles. Et toutes ces collections sont très incarnées dans l’histoire. On a des photographies, des objets qu’ils ont pu utiliser dans un contexte, on a beaucoup d’histoires à raconter et à découvrir »

 

 

Une meilleure accessibilité

L’accessibilité pour tous a guidé la rénovation. Elle a été pensée aussi bien au niveau technique pour l’accès du musée, que pédagogique pour que les visiteurs de divers horizons et nationalités puissent avoir accès aux collections et aux différents parcours proposés. Ainsi, ils auront la possibilité de suivre l’exposition permanente dans sa globalité, ou en se focalisant sur des objets phares ou des parcours filés selon le temps dont ils disposent.

 

Le marché de l’immobilier grimace. Les prix ont reculé de 0,4%, sur un an, partout en France dans les grandes villes françaises. Une tendance qui devrait se poursuivre dans les prochains mois. Le difficile accès au crédit pour les ménages, conjugué à la hausse des taux expliquent cette situation. Le nombre de transactions de logements anciens devrait passer sous la barre du million cette année. Soit une baisse de 20% par rapport à 2022. Selon meilleurs agents, les prix moyens sont, par exemple, repassés sous la barre symbolique des 10.000 euros par mètre carré à Paris

C’est parti pour l’édition 2023 des vendanges. En fonction des secteurs, le ramassage du raisin diffère. Dans le Jura, à Montigny-les-Arsures, au domaine Tissot, les sécateurs se mettront véritablement en action ce mercredi avec le début des vendanges pour le crémant. Après plusieurs années difficiles, les viticulteurs jurassiens s’attendent à une bonne cuvée.  

Valérie Tissot, l’hôte des lieux, prévoit « une très belle récolte ». La qualité et la quantité devraient être au rendez-vous. Une aubaine, après les saisons 2017, 2019 et 2021 qui ont laissé des traces. Les caprices du temps n’avaient pas épargné les viticulteurs qui n’arrivent toujours pas à s’en remettre pour certains. La période estivale  n’a néanmoins pas été de tout repos. Si le soleil et la chaleur ont facilité le développement des grappes de raisin, les fortes pluies et l’humidité auraient pu anéantir une  fois de plus le travail des viticulteurs. « Il a fallu lutter contre le mildiou. Nous ne serons donc pas impactés par la maladie cette année. Les pieds sont bien garnis. Les raisins sont sains » précise Mme Tissot.

Crémant et poulsard

Dans un premier temps, l’équipe de vendangeurs concentrera son énergie sur les vignes destinées à la fabrication du crémant. Puis, il faudra s’occuper de la matière première servant à l’élaboration du poulsard. « On devra s’en inquiéter rapidement pour que les degrés ne s’envolent pas. Il faut à tout prix éviter la surmaturité » conclut la vigneronne.

L'interview de la rédaction / Valérie Tissot

 

Les Restos du Cœur sont en difficulté. Une situation qui inquiète. L’association de Coluche a vu ses coûts de fonctionnement augmenter ainsi que le nombre de ses bénéficiaires. Il lui manque 35 millions d’euros pour clore l’année 2023 à l’équilibre. Dans ces conditions, l’état  a décidé de lui ovtroyer une aide spécifique de 15 millions d’euros. Tout comme le milliardaire Bernard Arnault qui a annoncé verser une aide de 10 millions d’euros.

La précarité alimentaire est telle en France que personne ne souhaite voir l’association disparaitre. Durant l’exercice 2022/2023, la structure a distribué 170 millions de repas, contre 142 millions l’année précédente. Parmi les bénéficiaires, de nombreux étudiants font appel à ses services pour subvenir à leur besoin les plus primaires. « Cette situation nous préoccupe énormément. Les étudiants font partie des catégories de la population qui vont le plus recourir à l’aide que procurent les Restos du Cœur » explique Timo président de l’AEB, le 1er syndicat étudiant à Besançon. Et de poursuivre : « C’est un grand appui d’avoir les Restos du Cœur pour pouvoir fournir les premières denrées de nécessité aux étudiants. Si les Restos du Cœur sont dans une situation qui est défavorable, nous savons que ce sont les bénéficiaires qui le seront aussi, et donc les étudiantes et les étudiants ».

L’aide de Bernard Arnault ?

« Ca lui donne bonne conscience. Il va pouvoir dormir sur son oreiller en soie » explique l’étudiant. Timo accuse Bernard Arnault d’être « responsable » de la situation de précarité actuelle. « Ces gens sont les premiers responsables de cette crise. Cela vient de leur gestion extrêmement bourgeoise et capitaliste. Ils ne peuvent pas d’un côté créer une inflation de toute pièce en augmentant les prix et rendre la vie impossible aux citoyens et, de l’autre, venir faire les beaux, en faisant des dons. Ils se nourrissent sans cesse de la misère des gens ».

La rentrée universitaire ? 

Cette année encore les étudiants ne sont pas épargnés par la précarité. Besançon, comme de nombreuses villes françaises, connaît une tension locative pour les logements étudiants. Alors que 25% des étudiants bisontins sont boursiers, le Crous Bourgogne Franche-Comté n’est pas en mesure de répondre à leurs besoins en termes d’hébergement. « Cela représente 10 étudiants boursiers pour un logement Crous » précise le responsable syndical. L’alimentation est également un vrai problème. « Le repas à un euro pour toutes et tous nous a été retiré. Ce dispositif coûte 90 millions d’euros par an à l’état. Les profits de Total pour l’année 2022/2023 représentent 36 milliards. Avec une année de profits de Total, on finance 400 ans de repas à un euro. De Molière jusqu’à nous, tous les étudiants de France auraient pu manger le repas à un euro » conclut l’étudiant bisontin.

L'interview de la rédaction / Timo, président de l'AEB, premierr syndicat étudiant à Besançon

L'été 2023 figure parmi les plus chauds enregistrés dans l'Hexagone depuis plus d'un siècle. La température moyenne nationale a été supérieure de 1,4° au-dessus des normales saisonnières durant ces trois derniers mois. Dans ces conditions, l’été, qui vient de se terminer, serait le quatrième le plus chaud depuis 1900 en France. Les étés 2003, 2022 et 2018 se classent devant.  

Un hommage national a été rendu mardi matin aux Invalides au sergent-chef Nicolas Mazier, militaire des forces spéciales tué le 29 août en opération en Irak. Le militaire, originaire du Jura, a été décoré de la Croix de la Valeur militaire avec palme et de la Médaille militaire à titre posthume. Un autre hommage lui sera rendu mercredi à Dole. Il aura lieu à 16h45 au Monument aux Morts.