Le collectif InPACT 25 propose une soirée « projection-échanges » ce mardi 27 juin au théâtre Bernard Blier avec la diffusion du documentaire « Essaimons-nous ». Ce film retrace les actions d’un collectif de maraîchers et maraîchères, troqueur de semences dans la région, qui se lance dans l’aventure d’un projet de vente de semences aux particuliers : La Semencerie. Cette projection s’inscrit dans la réflexion que mène le collectif InPACT autour des questions d’autonomie sur les fermes, de mutualisation des savoirs et des outils dans un esprit de cheminement collectif pour un agriculture citoyenne et territoriale.
Notre rédaction s'est entretenue avec Benoît Belot d’InPACT 25 (initiative pour une agriculture citoyenne et territoriale dans le Doubs), un collectif composé des associations Accueil Paysan, AFOCG 25, MRJC, Terre de Liens Bourgogne-Franche-Comté, Solidarité Paysans 25, qui a pour mission de travailler sur l’installation et la transmission dans le milieu agricole, avec une petite annexe sur les actions alimentaires.
Bonjour monsieur Belot, tout d’abord, qu’évoque ce documentaire que vous présenterez, aux côtés de vos confrères, ce mardi soir ?
« Ce documentaire va parler d’un sujet important : l’autonomie semencière, notamment chez les maraichers. La semence aujourd’hui est privatisée par des grands groupes. Les maraichers, notamment en Franche-Comté, ont démarré l’initiative d’un partage de semences, et ont fondé un GIE, la Semencerie, pour commercialiser des semences paysannes libres de droit. Ce documentaire réalisé par Laure Saint-Hillier, raconte l’histoire de ces maraîchers, qui militent pour récupérer la propriété de la semence, comme ça s’est toujours fait dans le milieu agricole »
Ces procédés sont déjà mis en place et appliqués ?
« Ça a été créé assez récemment, il y a quelques années, pour ce qui est la vente de semence. L’échange de semence appartient à des réseaux beaucoup plus vieux, qui ont mûri de longue date dans l’esprit de ces maraîchers que l’on suit tout au long du documentaire. Tout ce qui va être échange se réalise entre professionnels. Mais aujourd’hui, le droit européen a permis des améliorations. La vente se fait principalement vers les particuliers, avec une limite peut-être encore un peu floue vis-à-vis des professionnels »
Quel est l’intérêt ?
« L’intérêt de la semence aujourd’hui, c’est de pouvoir l’adapter à un territoire, et encore plus de façon actuelle, avec tous les soucis qu’on connaît, l’accès à l’eau, le réchauffement climatique, etc. On a besoin d’avoir des semences qui vont évoluer et s’adapter. Le travail du paysan est aussi de sélectionner les graines qui vont nous permettre d’avoir encore une production, peu importe les circonstances. Et d’avoir des fruits et légumes de qualité, pas dans une logique de productivité, mais de bienfaits pour la santé en priorité »
Finalement, c’est un enjeu très actuel, en adéquation avec les problématiques modernes.
« Bien sûr. La sélection semencière a toujours appartenu aux paysans, et ils ont, au travers des générations, apporté beaucoup de qualité à la semence. Ça s’est un peu perdu avec la recherche industrielle, où l’intérêt était peut-être plus de viser la production, dans des conditions où le climat et le sol permettaient d’avoir ce genre de chose, ce qui est plus compliqué aujourd’hui »
Ce documentaire qui dure un peu plus d’une heure, sera diffusé à 20h dans la salle Jean Renoir du théâtre Bernard Blier à Pontarlier ce mardi 27 juin. Après la diffusion, Laure Saint-Hillier, la réalisatrice, ainsi que des représentants du réseau de semence et de la Semencerie, seront sur place afin d’interagir avec les personnes venues participer à cette soirée.
Synopsis : A la recherche d’autonomie et porté par un profond respect du vivant, un petit groupe de maraîchers en agriculture biologique, réunis au sein d’un collectif informel d’échange de semences, décide de se lancer dans la vente de graines aux particuliers. Le passage d’une logique d’échange à une pratique commerciale plonge alors le groupe dans une profonde réflexion.
Le Sybert l’a confirmé dans un communiqué de presse. Le dépôt suspect du mercredi 7 juin dernier, à la déchetterie des Tilleroyes à Besançon, contenait bien de l’amiante. Des échantillons des morceaux de fibrociment ont été analysés. Les analyses menées ont bien révélé la présence d’amiante. Un dépôt de plainte relatif à ce dépôt a été effectué par le Sybert.
Le week-end Grand Siècle revient à la Citadelle de Besançon les 24 et 25 juin avec pour thématique « L’éducation et le divertissement ». Ce rendez-vous annuel proposera de nombreux ateliers et animations à ses visiteurs, en plongeant la Citadelle dans l’atmosphère épique de l’époque du Grand Siècle.
Pendant deux jours, à partir de 10h samedi jusqu’à dimanche 17h30, cet événement transportera les visiteurs à travers un véritable voyage dans le temps en leur permettant de découvrir différentes facettes de l’éducation et du divertissement au XVIIème et XVIIIème siècles. Durant tout le week-end, habillés en costumes d’époque, les équipes de médiation de la Citadelle recréeront des scènes de vie, proposeront des déambulations et représentations théâtrales, des jeux du XVIIème siècle, des animations autour de la lecture et de la musique ou encore des ateliers ludiques et interactifs qui seront accessibles aux visiteurs de tous âges.
Gaëlle Cavalli, responsable du service valorisation du monument Vauban, détaille la programmation prévue ce week-end :
72 jeunes, issus de trois classes de 3è du collège Val de Morteau, site Villers-le-Lac, viennent de sortir leur ouvrage intitulé « Souvenirs de Villeriers ». Ce livre de plus de cent pages a vu le jour grâce au talent et à la passion de ces jeunes pour leur territoire, mais aussi grâce à l’investissement de Thierry Munier, leur professeur d’histoire géographie.
Les adolescents ont mené un véritable travail journalistique. Récolter, traiter, hiérarchiser, angler, rédiger et publier les informations obtenues. Telles ont été les missions que ces jeunes reporters et écrivains ont dû mener. Deux années scolaires ont été nécessaires pour atteindre l’objectif final. Durant la première année du projet, les futurs lycéens ont réalisé un questionnaire, pour mieux interviewer leurs interlocuteurs, âgés de plus de 60 ans. Plus d’une centaine de rencontres ont été réalisées. Toutes ces informations ont ensuite été traitées. C’est à partir de ces réponses que le livre s’est construit. « Nous avons retranscrit toutes ces interviews. Des dames sont venues nous donner un coup de main. Puis, à la rentrée dernière, les élèves se sont mis par groupe et se sont répartis les 40 questions, qui ont fait l’objet d’un travail rédactionnel et de synthèse » explique M. Munier.
Une vraie aventure collective
Quel beau projet ! Quelle joie pour ces collégiens de se voir éditer. La remise du livre par leur enseignant a été un grand moment. Certains ont également savouré l’instant où ils ont dû se prêter au jeu des dédicaces. « Ils ont participé de l’écriture à l’édition. Ce fut un grand plaisir pour eux » termine M. Munier. L’enseignant savoure encore les nombreuses anecdotes qui rythment le livre. Des moments que tout un chacun pourra découvrir en parcourant « Souvenirs de Villeriers ».
Une vente se tiendra à la boulangerie Viennet le 1er juillet de 8h à 12h. Il est également possible de se procurer le livre auprès de Thierry Munier.
L'interview de la rédaction : Thierry Munier
A quelques jours des premiers départs en vacances, l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté annonce que cet été encore, elle procédera à la surveillance sanitaire de la qualité des eaux de baignade dans la région. En 2022, sur les 84 sites de baignades naturelles recensées, 66 présentaient des eaux d’excellente qualité. La qualité était insuffisante pour trois sites. Huit sites n’apparaissent pas dans ce classement, en raison d’un nombre insuffisant de prélèvements.
Selon ces informations, la qualité des eaux du lac Saint-Point est jugée « excellente ». Il en est de même pour les secteurs de Doucier et Clairvaux-les-Lacs. En revanche, la qualité est « insuffisante » pour les sites basés sur les secteurs de Parcey, Ounans et La Loye.
La 23ème édition du triathlon du lac Saint-Point revient ce dimanche autour du plan d’eau du Haut-Doubs. Organisé par le Club Nautique Pontarlier Triathlon, cet événement compte actuellement 490 personnes inscrites. Différentes courses seront proposées de 9h30 jusqu’à 14h. Tous les paramètres sont réunis pour profiter pleinement de l’événement ce dimanche : soleil radieux, température de l’eau agréable, le tout dans un cadre exceptionnel.
« Un événement pareil requiert plus de 10 mois de préparation. C’est un travail de longue haleine. Mais nous sommes bientôt prêts, et nous avons hâte d’y être » indique Christian Schwalb, responsable section triathlon du Club Nautique Pontarlier Triathlon, et organisateur de l’événement. Pour l’heure, presque 500 participants seront de la partie ce dimanche, afin de concourir sur le célèbre trio de disciplines. Différentes courses sont au programme :
=> La "Saint-Point", format Distance S :
Départ 9h30 départ femmes
Départ 9h40 départ hommes
Natation : 600 m / Vélo : 20 km / Course à pied : 5 km
=> Les Courses Avenirs départ 11H45
=> Le Courte Distance : Format distance M : départ 14h00
Natation : 1500 m / Vélo : 40 km / Course à pied : 10 km
Certaines courses compteront d’ailleurs pour les championnats de Bourgogne-Franche-Comté, comme les catégories cadets et juniors sur la distance S, la catégorie minime sur l’épreuve jeunes, ainsi que les seniors et masters sur la distance M. Un événement sportif d’ampleur et fédérateur, dans un cadre exceptionnel, avec des conditions météo resplendissantes annoncées. « Tous les paramètres sont réunis pour pouvoir profiter pleinement de cet événement » souligne Christian Schwalb. « Tous les ans nous bénéficions d’un accueil incroyable de la part des habitants. Les villages traversés, en pleine nature, sont magnifiques, avec une vue sur le lac et un très beau parcours » poursuit l’organisateur. Par ailleurs, il y aura la possibilité de se restaurer sur place, avec des buvettes et de la vente de sandwichs. Point très important, l’accès au village de Saint-Point ne pourra s’effectuer que par le village des Grangettes, tous les autres axes seront inaccessibles le temps de cette épreuve.
Il est encore possible de s’inscrire en ligne jusqu’à 1h avant la course, sur le site www.pontarlier-triathlon.com
Une nouvelle assemblée départementale se tiendra ce lundi 26 juin au siège du conseil départemental du Doubs à Besançon. Parmi les sujets qui seront abordés : outre les traditionnels rapport d’activité et compte administratif 2022 et première décision modificative 2023, les élus échangeront sur l’accès des personnes âgées et handicapées à l’habitat intermédiaire, le plan départemental pour l’insertion et le retour à l’emploi 2023-2028 et le relèvement de la vitesse à 90 km/h sur une partie du réseau routier.
Une grande fresque murale dédiée à la biodiversité menacée a été inaugurée rue Bersot à Besançon ce mardi 20 juin. Invitée par le CBN Franche-Comté, l’association Juste Ici et les copropriétaires de l'immeuble, l’artiste Doa Oa a porté son attention sur la représentation d'une plante locale particulièrement menacée : la saxifrage de Gizia. Il s’agit de la seule espèce végétale endémique de notre territoire. Cette représentation d’une espèce minuscule et discrète, devenue gigantesque sur ce mur, vise aussi à pousser un cri d’alerte en ramenant les enjeux environnementaux au cœur de l’espace public et de la ville.
Cette espèce n’existe nulle part ailleurs dans le monde et représente l'un de nos trésors régionaux. Son nom signifie « Perce pierre ». Les saxifrages sont de petites plantes à fleurs qui ont la particularité de pousser à travers les rochers. Ici, sur cette façade gigantesque, elle perce la pierre et se fraye un chemin là où on ne l’attend pas, dans un environnement artificialisé où elle vient occuper l’espace, illustrant à la fois la force et la résilience du vivant.
« Représenter une espèce végétale menacée, c’est également mettre un coup de projecteur sur une disparition silencieuse, c’est rappeler l’existence de ces espèces fragiles qui disparaissent juste sous nos yeux, bien plus proches et concrètes que les rhinocéros blancs et autres grands mammifères d'Afrique, souvent visualisés par l’opinion publique »
Pendant 12 jours, l'artiste a travaillé depuis une nacelle, au pinceau et rouleau, à la réalisation de cette immense fresque entièrement colorée à partir de peintures minérales éco-responsables. Par ailleurs, en 2023, le CBN Franche-Comté prévoit le lancement d’un vaste "Plan National d'Action" en faveur des saxifrages des rochers, soutenu par l’État. Cette fresque fera donc également écho à ce travail et permettra de valoriser les actions menées concrètement en faveur de la flore au niveau local.