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Suite aux violences urbaines survenues hier soir à Besançon, la ville, par mesure de précaution, a décidé de fermer tous les équipements publics des quartiers de Planoise, Clairs-Soleils, Montrapon et Battant aujourd’hui à partir de 17h jusqu’à demain matin, à l’exception du périscolaire et des crèches.  

Des perturbations sont également à prévoir sur les transports, avec l'arrêt de la circulation du tram à 18h30 et des modifications dans les itinéraires des bus. 

Les partis politiques réagissent différemment aux violences urbaines que connaît actuellement notre pays. Ce matin, à Pontarlier, Lutte Ouvrière, menait une opération de tractage et de rencontre avec la population. Pour ses militants, la colère qui s’exprime actuellement dans le pays et la société est une révolte contre un système qui aggrave les inégalités et fait preuve de violences lui-même. Le parti reconnaît une vraie légitimité à cette colère qui s’exprime. Il invite néanmoins cette jeunesse à trouver d’autres voies pour l’exprimer, en se mobilisant pour changer le système et en privilégiant la convergence des luttes.

« Ce n’est pas une mort anodine. C’est le reflet d’un certain comportement des policiers » explique Claude Cuenot. Et de poursuivre :  « il faut que cette colère trouve la voie d’une révolte consciente . Autrement dit, préparer un changement de système et d’aller vers la voie de la révolution avec l’ensemble des travailleurs ».

Pour Lutte Ouvrière, cette violence s’inscrit dans un contexte social global de baisse du pouvoir d’achat, de non-augmentation des salaires et d’allongement de l’âge de départ à la retraite notamment.

L'interview de la rédaction / Claude Cuenot

Publié dans Actualités

Sur son compte twitter, Anne Vignot, la maire bisontine assure qu’elle est en lien permanent avec les autorités nationales « pour prendre des mesures pour protéger la population ». L’édile dénonce les évènements qui se sont déroulés la nuit dernière à Besançon. Elle  ajoute que la municipalité « est auprès des habitants et des agents des collectivités dans tous les quartiers touchés ».

De nouvelles violences urbaines ont eu lieu la nuit dernière partout en France. Elles font suite à la mort d’un jeune homme de 17 ans, tué par un policier, à Nanterre, à la suite d’un refus d’obtempérer. Des exactions ont été commises dans le quartier Planoise à Besançon et dans une moindre mesure dans le quartier des Pareuses à Pontarlier. A Besançon, l’agence Crédit Mutuel de l’avenue Île de France a été entièrement détruite par un incendie. Cet après-midi, Patrick Amiotte, le directeur de l’agence bancaire, ne cache pas sa désolation. Il ne comprend pas comment on n’a pu s’attaquer à cette structure qui apportait un véritable service à tout un quartier.

incendie planoise 2

« Nous sommes complètement abasourdis. Nous sommes dans le quartier depuis 42 ans. On estime avoir un rôle auprès de nos clients et du quartier. Ce sont 42 ans de service qui partent en fumée » déplore le responsable. Et de poursuivre : « les parents sont clients ici. En faisant cela, ils pénalisent tout le monde ».  Quid de l’avenir de cette agence bancaire au sein du quartier ? Rien n’est moins sûr. Une réflexion sera menée la semaine prochaine pour statuer sur ce point.

L'interview de la rédaction : Patrick Amiotte

Le 7 avril dernier, Everest, une salle de sport de Besançon très réputée, a été perquisitionnée par des agents de la police judiciaire, l’inspection du travail et l’Urssaf. Diligentée par le parquet, une enquête avait été ouverte pour des « irrégularités financières » qui vise le couple de gérants, également propriétaire d’une vingtaine d’autres salles de fitness. On apprend ce jeudi que la holding SH Invest, propriétaire d’Everest, mais qui comprend au total 21 salles de sports et une société de formation, est mise en cause pour escroquerie au préjudice d'un organisme chargé d'une mission de service publique, travail dissimulé et abus de bien sociaux. Six de ces entreprises sont actuellement placées en redressement judiciaire.

 

Ce sont deux signalements reçus par le parquet de Besançon il y a quelques mois qui ont initié cette enquête. Ils provenaient de la direction régionale de Jeunesse et Sport et de la direction régionale de l’emploi et du travail. Des signalements qui révélaient et soupçonnaient des potentielles fraudes, notamment suite à l’embauche d’apprentis au sein de ces entreprises. Pour contextualiser cette fraude, il faut savoir que le gouvernement a mis en place des dispositifs d’aide à l’apprentissage depuis quelques années. Dans cette affaire, deux d’entre eux ont été utilisés. L’un qui permet aux employeurs d’embaucher des apprentis avec une aide atteignant les 8.000€ par apprenti avec une exonération des charges sociales. L’autre alloue aux centres de formation jusqu’à 7.500€ par apprenti pour suivre des heures de formation et exercer un travail en entreprise.

 

Par quels moyens ces sociétés détournaient des fonds de l’Etat ?

Ce couple de gérants possède 22 sociétés, dont une société de formation, SH Formation à Besançon, et 21 autres SARL (des salles de sport), comme Everest à Besançon, mais aussi dans toute la région Bourgogne Franche-Comté, le Haut-Rhin et l’Ain. Les signalements reçus par le parquet de Besançon évoquaient une possible fraude au travers de toutes ces sociétés.

La perquisition menée le 6 avril dernier dans la salle Everest et au centre SH Formation a permis d’objectiver les éléments des signalements. La perquisition a également permis d’objectiver une suspicion de fraude au recours au chômage partiel. « Il y avait des apprentis, mais aussi des salariés déclarés en chômage partiel alors qu’ils travaillaient à plein temps, mais le complément leur était apporté en numéraire, ce qui a permis de bénéficier d’aides au chômage partiel. Le centre de formation a perçu des aides de l’État pour accueillir des apprentis pour suivre des formations liées au sport. Quant aux salles de sport, elles ont perçu des aides pour embaucher des apprentis. Seulement, de très nombreux apprentis se sont retrouvés à la gestion de salles de sport, sans maître de stage et sans encadrement. Certains apprentis ont rapporté qu’ils avaient été embauchés en tant qu’apprentis, mais ont dévoilé être seuls, sans aucune formation, tout en devant faire fonctionner ces salles de sport”, indique Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon.

Ce sont, à ce jour, 1,6 million d’euros qui ont été versés à ces entreprises dans le cadre des dispositifs d’embauche des apprentis. Sur les 160 apprentis qui ont été recrutés depuis 2019, 10% de ces apprentis affirment avoir été formés et bénéficiés d'un maître d’apprentissage, et avoir un taux d’encadrement à raison d’un salarié pour deux apprentis. Par ailleurs, 500.000€ ont été versés aux entreprises dans le cadre du chômage partiel et les investigations se poursuivent. Le couple de dirigeants a été placé en garde à vue le 13 juin.

 

Plusieurs saisies et les gérants dépossédés de leurs entreprises

Pour l’instant, 660.000€ ont été saisis sur les comptes des sociétés et sur les comptes personnels du couple de gérants ainsi que deux voitures de sports. Des comptes qui allaient jusqu’en Lituanie. Par ailleurs, plus de 800.000€ ont été transférés dans des entreprises tunisiennes, appartenant aussi au couple. Enfin, une procédure commerciale a été engagée afin de désigner un administrateur de l’ensemble des sociétés, qui a été ordonné « compte tenu du péril imminent à quelle ces sociétés étaient exposées ». Ce qui implique que depuis le 12 mai dernier, le couple est dépossédé de ses 22 sociétés. Cette administratrice a déjà saisi le tribunal de commerce à 6 reprises et lancé une procédure collective de redressement judiciaire, ces sociétés n’étant plus viables en l’état.

 

Le député doubiste de la majorité présidentielle  Laurent Croizier et sa collègue Louise Morel ont remis cette semaine  leur rapport sur la hausse des prix des granulés de bois à Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition énergétique, et Roland Lescure, Ministre délégué chargé de l’industrie. Entre juillet 2021 et septembre 2022, le prix de ce combustible a été multiplié par 3. Parmi les préconisations exprimées : la mise en place d’une enquête de l’Autorité de la Concurrence pour mesurer la part de spéculation et une politique de soutien aux collectivités et aux particuliers. Pour les deux parlementaires, « cette source d’énergie doit impérativement s’intégrer dans notre mix énergétique, au même titre que le nucléaire ou les énergies renouvelables ».

Dans le cadre de la révolte faisant suite au décès du jeune Nahel (17 ans), tué par un policier à Nanterre, des violences urbaines ont éclaté en Franche-Comté la nuit dernière. Des faits ont été enregistrés à Belfort, Montbéliard, Valentigney et Audincourt, et dans une moindre mesure à Besançon et Pontarlier. La préfecture du Doubs explique que des mises à feu auraient pu se propager à des bâtiments d’habitation.  Des faits qui sont clairement condamnés par le Préfet du Doubs, qui apporte également son soutien aux fonctionnaires de police, militaires de la gendarmerie et sapeurs-pompiers du Doubs mobilisés.

Ce samedi et ce dimanche, la section natation artistique du club nautique Pontarlier organise son gala annuel. Il se déroulera ces samedi 1er juillet à 16h30 et 20h30 et dimanche 2 juillet à 15h à la piscine Georges Cuinet. Cette manifestation met un terme à une belle saison sportive qui s’est couronnée par un podium en nationale 2 ou encore une belle prestation lors des challenges interrégionaux. Avant de prendre des vacances bien méritées, le club pontissalien rappelle que toutes les personnes qui souhaitent rejoindre leurs effectifs, lors de la prochaine saison, sont les bienvenues.

galactique 2

 

Durant ces deux jours, les différentes catégories de la section se produiront, non pas sur scène, mais dans le bassin de la piscine municipale. Pour cette nouvelle représentation, le thème « galactique » a été choisi. Les garçons et filles présents vont se mouvoir avec grâce dans l’eau. Un spectacle toujours très apprécié qui permet, au-delà de la beauté de l’exercice,  de mettre en lumière toutes les compétences physiques et intellectuelles que de telles prestations exigent. « C’est un sport qui demande de la souplesse. On travaille aussi la coordination. Cela nécessite également de la réflexion » explique Constance Favre.  Les enfants, à partir de 6 ans, peuvent pratiquer cette discipline qui, rappelons-le, est olympique.

Le public qui souhaite participer à cet évènement doit s’inscrire en consultant les réseaux sociaux (facebook et Instagram) du club nautique Pontarlier et son site internet. Il en est de même pour faire partie des effectifs la saison prochaine.

L'interview de la direction / Constance Favre