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Un homme de 35 ans devra s’expliquer en septembre prochain devant la justice. Mercredi, le trentenaire a été interpellé rue Battant, à Besançon, alors qu’il a été vu en train d’exhiber un couteau. Interpellé, il a été transporté au commissariat de police de la gare d’eau. Il présentait un taux de 1,26 gramme d’alcool dans le sang. Lors de son audition, l’individu a reconnu les faits. Il a expliqué détenir cette arme car il se sentait menacé. Il a également précisé avoir bu jusqu’à 7 bières. Sur instruction du magistrat, le couteau  a été détruit.

Ce mercredi s’ouvrait le procès de José Fernandes Dos Santos devant la cour d’assises du Doubs. Cet ancien veilleur de nuit à l’ADAPEI de Morteau est accusé de viol commis sur personne vulnérable et agression sexuelle au sein de l’établissement de santé, sur la période allant de 2013 à 2017. L’accusé, au casier judiciaire vierge, encourt 20 ans de réclusion criminelle. Il est placé sous contrôle judiciaire depuis 2017.

 

Après le tirage au sort des jurés, et l’instauration de d’ordre de passage des témoins ces prochains jours, le président d’audience a véritablement ouvert le procès à 10h, en commençant par le rappel des faits reprochés à l’accusé. Il explique que le sexagénaire aurait violé à plusieurs reprises, des personnes trisomiques, au sein de l’ADAPEI de Morteau. Parmi les victimes, une femme et deux hommes. Baisers sur la bouche, caresses sur le sexe et la poitrine, pénétration digitale, anale et vaginale, le veilleur de nuit se serait aussi couché dans le lit des victimes, et aurait regardé certaines d’entre elles sous la douche. Tous les faits auraient tous été commis entre 2013 et 2017 au sein de l’ADAPEI de Morteau. Pour rappel, l’Adapei est une association à but non lucratif française organisée en délégations départementales, qui œuvre en faveur des droits des personnes souffrant de handicap mental et de leurs familles, pour favoriser leur intégration sociale.

 

« Je n’ai rien fait de tout ça. Je n’ai aucune idée du pourquoi de ces accusations » 10h25, José Fernandes Dos Santos, à la barre.

 

L’accusé, qui apparaît très amoindri physiquement, très faible, a toujours nié les faits. Et lorsque le président d’audience lui demande quelle est sa situation aujourd’hui, celui-ci répond d’une voix fébrile, avec un débit très lent, sur un ton éreinté. « À la ruine. Je suis complètement ruiné. Je suis abattu » répond le sexagénaire. Le président poursuit alors, en lui demandant s’il prend des traitements. « Je prends beaucoup de traitements, beaucoup de médicaments » avoue l’accusé. « Serez-vous capable d’assister aux débats, et de répondre, si vous le souhaitez, aux questions qui vous serons posées ? » continue le président d’audience. « J’essaye de m’exprimer de la meilleure façon » lui répond José Fernandes Dos Santos. Ce dernier regagne ensuite sa place, sur la chaise disposée devant ses deux avocates.

 

La première personne à s’avancer à la barre est l’adjudant-chef mortuacien qui a traité ce dossier. Le gendarme commence son rapport devant la cour, en détaillant le premier viol qui concerne une résidente. Une personne trisomique, mais qui s’exprimait « très bien » selon lui. Dans ce rapport, la mère de cette dame indique que sa fille « de naturel joviale, s’est par la suite renfermée, en devenant beaucoup plus triste ». De l’ADN a été retrouvé sur son pyjama. On apprend aussi que la victime a raconté que le veilleur de nuit surveillait régulièrement l’heure sur son téléphone lorsqu’il la violait. Les enquêteurs ont d’ailleurs relevé plusieurs rondes tardives lors des soirées où l’accusé serait passé à l’acte. Ce dernier devait pointer à trois endroits différents au sein de l’établissement. Autre élément suspect, qui a été relevé un an plus tôt : un bracelet en tissu, au poignet d’un résident, sur lequel était écrit : « Constant + José ». Un résident qui a ensuite avoué être violé à plusieurs reprises par le veilleur de nuit. Il dénonce des fellations, masturbations et pénétrations anale. José Fernandes Dos Santos a été interpellé le 8 novembre 2017, et placé en garde à vue.

 

« Les victimes présentent paraissent très perturbées aujourd’hui. Elles se renferment, se lavent parfois frénétiquement les mains jusqu’au sang, prennent beaucoup plus de douches qu’à l’accoutumée, présentent plus de difficultés » 

 

11h40. Véronique Béliard, directrice de l’ADAPEI s’avance à la barre. Elle revient à son tour sur les débuts de cette affaire, en racontant sa propre version depuis le premier signalement. La directrice, à la tête de trois établissements, explique qu’elle a déjà connu des affaires de ce genre, mais « entre résidents ». C’est la première fois qu’elle est confrontée à une histoire concernant un professionnel et un résident. Mme Béliard indique le caractère « très nerveux » de José Fernandes Dos Santos, lorsqu’il a eu connaissance de la plainte. Ce dernier aurait cherché à savoir qui était concerné. La directrice explique qu’elle a ensuite réuni tous les résidents du foyer, une dizaine de jours plus tard, en leur expliquant l’affaire en cours, afin de déterminer s’il y avait eu d’autres victimes. Tout en prenant soin de bien préserver l’anonymat de chacun, et en insistant sur le fait « que ce genre d’acte et de proximité était formellement interdit de la part d’un professionnel de l’établissement ». Le président d’audience questionne ensuite la directrice sur le travail du veilleur de nuit. Mme Béliard a du mal à se rappeler de certains éléments. « Ça fait 6 ans » rappelle-t-elle. Elle poursuit en indiquant que José Fernandes Dos Santos travaille à l’ADAPEI de Morteau depuis 2002, et que même si on lui a déjà reproché sa « proximité » avec les résidents, il restait un très bon employé. Véronique Béliard explique qu’il devait pointer à 3 endroits différents de l’établissement. Et qu’à l’époque, le veilleur de nuit pouvait entrer dans la chambre des résidents, pour des problèmes de santé, d’urgence, ou même pour éteindre les télévisons, qui restaient parfois allumées alors que les résidents s’endormaient. L’audience a été suspendue à 12h30 avant de reprendre dans l’après-midi.

 

Ce procès durera jusqu’à vendredi et le verdict sera connu ce même jour. José Fernandes Dos Santos encourt jusqu’à 20 ans de prison.

 

Depuis jeudi dernier, des violences urbaines éclatent dans certains quartiers de Besançon, comme dans le reste de la France, suite à la mort de Nahel. Le quartier prioritaire de Planoise est particulièrement touché. Alors, comment comprendre cette colère et agir à long terme pour que cette situation structurelle ne se reproduise pas ? 

Tentatives de réponses dans ce dossier avec, en première partie Fodé Ndao, champion de karaté et fondateur du Club Sauvegarde. 

 

Réfléchir, avant tout. C’est ce que Fodé Ndao ne cesse de répéter aux jeunes qu’il encadre et à son propre fils. On le rencontre au 6 rue Pablo Picasso, le Club Sauvegarde, en plein cœur du quartier de Planoise. Avant de mener l’interview, le champion de karaté nous demande quelques minutes pour régler un conflit à propos d’une sortie au lac avortée au sein du club. Pour comprendre les tensions, la recette est simple : écouter, chacun, chacune. Avant d’émettre un quelconque avis, Fodé veut entendre tout le monde isolément. 

Cet exemple met en lumière l’avis et la philosophie de vie du karatéka qui “voit dans le sport les valeurs fédératrices” d’où peuvent émerger la paix. 

Le sport, une visée éducative

Fodé est vice-champion du monde de karaté et plusieurs fois champion d’Afrique. Véritable légende dans son quartier et dans son pays d’origine, le Sénégal, il veut mettre à profit son expérience pour éduquer les jeunes. Dans son Club Sauvegarde, fondé en 2003, il discute tous les jours avec des mineurs et essaie d’initier chez eux des réflexions, sans imposer son point de vue. Le sport, pour lui, “n’est pas politique”. Éloigné de ces considérations, il peut avoir des “valeurs éducatives” avec les moments de partage qu’il suscite. Quand on lui demande si l’Etat est assez présent pour l’aider dans son action, nécessaire et bénéfique dans ce quartier, Fodé affirme : “il ne faut pas toujours se demander ce que l’Etat peut faire pour nous, il faut aussi se demander ce que l’on peut faire pour l’Etat”. Il remercie les collectivités pour leur aide financière mais estime que c’est par les relations humaines, avant tout, que la société peut sortir par le haut.

Préférer la responsabilité de chacun à la responsabilité des parents

On entend beaucoup dans les médias que la responsabilité de ces violences, réalisées par des très jeunes, revient en premier ordre aux parents. Fodé préfère imputer un rôle à toute la société qu’il voit “comme un village”. “Le village, c’est le boulanger, le voisin, le passant, l'instituteur qui doit être respecté par tout le quartier”. Chaque personne sur le passage d’un jeune le construit. Et quant au rôle des “grands frères”, c’est un terme fondé politiquement selon lui. La responsabilité doit être collective pour Fodé et la solution dans le dialogue. 

“Les violences, on ne les traite pas, on les juge”

Ce dialogue, il ne peut être seulement répressif et Fodé déplore le jugement de ces violences, sans compréhension. Dans ses actions, comme avec l’initiative des caravanes des pieds d’immeubles qui débute dès ce lundi 10 juillet, il prône le dialogue. Cet évènement, qui présente des activités sportives aux jeunes, durera près de deux mois dans six quartiers différents de Planoise. Il est réalisé en collaboration avec le Centre de loisirs de jeunes de la Police Nationale.

 

Le podcast de la rédaction/ Fodé Ndao  

Publié dans A la une

Suite aux évènements de violences urbaines qui se sont déroulés les 28 et 29 juin derniers dans le Doubs, Jean-François Colombet, préfet du Doubs, a pris des mesures réglementaires de restriction ou d’interdiction, « visant à prévenir tout incident ou trouble à l’ordre public en garantissant la sécurité de tous ».

Ainsi, la détention et le transport d’armes toutes catégories confondues, de munitions et d’objets pouvant constituer une arme par destination au sens de l’article 132-75 du code pénal, sont interdits jusqu’au jeudi 13 juillet à 6h00, sauf pour les personnes habilitées dans l’exercice de leur mission.

Le transport de produits combustibles et/ou corrosifs, carburants et gaz inflammable, dans tout récipient tel que bidon ou jerrican est interdit jusqu’au jeudi 13 juillet à 6h00.

La vente d’artifices de divertissement et d’engins pyrotechniques des catégories C1, C2, C3, F1, F2, F3 est interdite jusqu’au au mardi 11 juillet à 6h00.

L’utilisation d’artifices de divertissement et d’engins pyrotechniques des catégories C1, C2, C3, F1, F2 et F3 est interdite jusqu’au au mardi 11 juillet à 6h00.

Des mesures de mesures restrictives seront également prises pour la fête nationale. Les infractions au présent arrêté seront poursuivies conformément aux lois et règlement en vigueur. L’arrêté préfectoral est consultable sur www.doubs.gouv.fr

L’information n’est pas passée inaperçue en terre pontissalienne. L’école maternelle Vannolles fermera ses portes lors de la rentrée des classes 2024. Cette décision découle de la baisse démographique générale sur le département du Doubs. La Ville de Pontarlier n’échappe pas à la règle.

La cité du Haut-Doubs  relate que « la situation de l’école Vannolles s’est dégradée, avec le constat d’une baisse régulière des effectifs,  qui a entraîné la fermeture définitive par l’Inspection Académique d’une classe sur les deux existantes à la rentrée 2021 ». Par ailleurs, d’un point de vue fonctionnel, budgétaire et d’optimisation des moyens, il est apparu que,  dans d’autres  écoles maternelles ( Raymond Faivre et les Pareuses), toutes les salles de maternelle ne sont pas occupées. Ce qui laisse des espaces disponibles.  

24 élèves et trois niveaux différents

Dans ces conditions, la commission Education de la Ville de Pontarlier s’est réunie et a pris ses responsabilités. Plusieurs scénarii ont été ébauchés. Une nouvelle sectorisation a été pensée. Ce qui conduit à une fermeture de cette école, en septembre 2024,  et au maintien des moyens existants ailleurs. Depuis la dernière décision de l’Education nationale, l’école Vannolles accueille 24 enfants, répartis en trois niveaux, dans une classe unique.

Jusqu’au 26 novembre, la Ville de Pontarlier rend hommage à l’artiste peintre Pierre Bichet. Plusieurs évènements sont au programme. Ils sont possibles grâce à l’exceptionnelle donation que la famille de l’artiste a effectuée auprès du Musée municipal de Pontarlier. L’exposition temporaire propose 56 œuvres.  Elle est actuellement visible.

En parallèle, des visites guidées de cette exposition sont proposées les mercredis 5 juillet, 16 août et 16 septembre ( sur réservation). Un stage de peinture est prévu le 12 juillet. Le matériel sera fourni. Cette initiative est ouverte à tout public, à partir de 10 ans.

Également au programme :

Des visites théâtralisées (mercredis 19 et 26 juillet, samedi 22 juillet, mercredi 2 et 9 août et samedi 19 août à 15h).

Un après-midi jeux autour des œuvres de Pierre Bichet, le mercredi 23 août de 15h à 17h (sur réservation)

Une rencontre avec Vincent Bichet, son fils, et Samuel Cordier, biographe, le vendredi 25 août à 18h.

Un atelier philo autour de l’exposition avec la philosophe Laurence Bouchet, le mercredi 13 septembre à 18h.

Une séance de relaxation sonore au milieu des tableaux de Pierre Bichet, le mercredi 18 octobre à 18h (sur réservation).

Pour de plus amples informations : https://www.ville-pontarlier.fr/page/activites-et-loisirs/activites-culture/musee-municipal/infos-pratique-2

Publié dans Actualités

Il n’y a pas de doute, la sécheresse 2022 a eu un impact significatif sur la production de lait et, par conséquent, sur la quantité de Mont d’Or produits. En 2011, pas moins de 9,7 millions de boîtes se sont vendues, contre 8,8 millions la saison dernière.

Eric Feuvrier, le président du syndicat du Mont d’Or, explique que la filière doit tenir compte de ce contexte. Il rappelle que la production doit prendre en considération ces conditions climatiques et les  impacts sur l’environnement, la faune et la flore locales. Des travaux sont en cours pour apporter des pistes d’adaptation.

Une année 2023/2024 prometteuse

Cette année, la récolte de foin s’est achevée  avec un bon volume. Chacun espère des précipitations supplémentaires pour effectuer une deuxième coupe. La prochaine saison se prépare, avec la reprise, dès le 15 août, de la fabrication du fromage. La commercialisation débutera le 10 septembre avec une grande fête agricole et folklorique qui se tiendra dans la commune de La Longeville , au lieu-dit Les Courtots. Au fil de la journée, avec tous les acteurs de la filière, il sera possible de déguster du Mont d’Or, assister à un défilé et participer à des démonstrations de fabrication à l’ancienne.

La deuxième édition de l’opération « Ici, c’est Besac » se déroulera les 26 et 27 août prochains. Cette année, pour lui donner un second souffle, l’évènement bisontin se déroulera à la piscine Chalezeule. Rappelons qu’il s’adresse aux 12-25 ans. Son objectif est de mettre en lumière les nombreux talents que regorgent la cité comtoise. En 2021, 1000 compétiteurs avaient répondu à l’invitation, dont 500 jeunes gamers. L’organisateur avait enregistré 5000 spectateurs.

Cette année, « Ici, c’est Besac » mettra au défi les participants dans quatre domaines : un concours de plongeons festifs, les jeux vidéo, du futsal avec DJ et la danse collective. En parallèle d’autres activités seront proposées : slackline, gaming corner, beach-volley, parkour, cosplay et des expositions. Pour participer aux concours, les adolescents et jeunes adultes  ont jusqu’au 31 juillet pour se faire connaître. Pour ce faire, il suffit de s’inscrire sur www.icicestbesac.fr

PISCINE CHALEZEULE

Des concerts

Cette belle journée sportive et festive se clôturera pour des concerts à partir de 18h. On notera le dimanche, l’organisation du Women First Festival. A cette occasion, le site bisontin accueillera : Alvilda ( 20h30 / 21h30) et Venin Carmin (22h/23h). Précisons que ces rendez-vous « live » seront gratuits pour tout le monde.  

Infos pratiques : Le prix de l’entrée ( hors concerts)) est fixé à 2 euros. Elle donne également accès à la piscine. C’est gratuit pour les compétiteurs. Rendez-vous les 26 et 27 août prochains. Précisons que cet évènement est co-construit avec la jeunesse bisontine. 1000 compétiteurs et 5000 visiteurs sont attendus sur ces deux jours.

L'interview de la rédaction : Nathan Sourisseau ( élu bisontin en charge de la jeunesse)