A Geneuille. Une voiture et un minibus, transportant six enfants, se sont percutés ce matin. On déplore deux blessés légers, une femme de 72 ans et un adolescent de 13 ans. Ils ont été transportés à l’hôpital Minjoz. Les cinq autres enfants ont été pris en charge par leur famille.
Dans le cadre de la territorialisation de la loi de programmation militaire, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sera à Valdahon ce vendredi 21 avril puis à Besançon. Il visitera respectivement le centre de formation initial des militaires de la 7ème brigade blindée puis le 19ème régiment du génie.
Dans le même temps, Isabelle Rome, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, sera dans le Jura ce vendredi. Elle est attendue à Lons-le-Saunier en début de matinée afin de participer au lancement du concept de van itinérant baptisé « En voiture Nina et Simon.e.s ». Ce véhicule sillonnera les routes de département pour échanger sur l’accès aux droits, l’égalité entre les sexes, les violences, la sexualité ou les genres.
Un homme âgé de 82 ans a sauté du pont surplombant le Doubs ce matin à Pontarlier, à hauteur du Faubourg Saint-Etienne. Gravement blessé, l’octogénaire a été transporté sur le centre hospitalier de Pontarlier, après avoir été pris en charge par l’équipe nautique et le Grimp. Les deux autres personnes, ayant mis en sécurité la victime avant l’arrivée des secours, ont été laissées sur place.
Ce dimanche, la brigade spécialisée de terrain a interpellé deux individus aux abords de la maison d’arrêt de Besançon, en train de jeter des colis par-dessus l’enceinte de l’établissement depuis des toits de garage d’une résidence. Ils ont pris la fuite à l’aide d’un véhicule à la vue des policiers mais ont été interceptés rue de la Pelouse, quelques mètres plus loin. Les colis contenaient des denrées périssables, notamment de la viande. L’individu majeur de 18 ans a reconnu les faits sans indiquer le destinataire du paquet. Il sera convoqué devant la justice le 14 septembre. Le mineur de 15 ans a indiqué seulement accompagner son comparse. Il sera convoqué devant direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) le 22 mai, puis devant le juge des enfants le 7 juillet prochain.
Un couple a été placé en garde à vue au commissariat de police de Pontarlier pour des violences réciproques. Ils devront s’expliquer prochainement devant la justice. Cet homme et cette femme ont reconnu les faits. Ces rapports conflictuels et violents ne datent pas d’aujourd’hui. D’autres faits ont été enregistrés en 2010 déjà.
Un couple a été placé en garde à vue au commissariat de police de Pontarlier pour des violences réciproques. Ils devront s’expliquer prochainement devant la justice. Cet homme et cette femme ont reconnu les faits. Ces rapports conflictuels et violents ne datent pas d’aujourd’hui. D’autres faits ont été enregistrés en 2010.
Les héros d’hier sont finalement les grands oubliés d’aujourd’hui. C’est en tout cas comme ça qu’ils se définissent, à l’image de Carole Giboudot, infirmière libérale à Lons-le-Saunier. « On s’est jeté dans le travail. Autant les hospitaliers que les libéraux. On a été applaudi. Le Ségur de la santé a été un vrai coup de pouce pour les hospitaliers, et heureusement qu’ils y ont eu droit, c’est légitime. En revanche, nous, nous n’avons eu aucune revalorisation de nos soins » déplore Carole Giboudot. L’infirmière libérale rappelle le rôle crucial que son corps de métier a joué pendant cette grande crise sanitaire, son positionnement en première ligne, alors même que l’on ignorait encore ce qu’était ce virus. Et pourtant, les infirmières libérales, nourries par tant de promesses comme beaucoup d’autres, s’y sont confrontées dignement, par devoir et par amour de la profession. Pour que quelques mois plus tard, celles-ci ressentent un sentiment d’abandon et d’invisibilisation. « Ça nous a causé du tort. On se sent complétement délaissé. Alors qu’on allait chez des familles entièrement contaminées, on rentrait chez eux, et ce Covid on ne savait pas ce que c’était. On a eu des moments difficiles. On ne se posait pas de questions, on y allait, parce que c’est notre métier et parce qu’on aime ça. Mais derrière, on a eu aucune considération, aucune revalorisation » déplore Carole Giboudot.
Le mouvement a pris de l'importance sur les réseaux sociaux, notamment à travers des applications comme WhatsApp ou Facebook, sur lesquelles des groupes se sont formés et ont rapidement pris une ampleur significative. Au point d’avoir des répercutions au niveau national, régional et départemental. Le groupe Whatsapp du Jura comptabilise environ 170 infirmières libérales, sur 300 dans le Jura.
Tout d’abord, Carole Giboudot évoque la prescription médicale et le système de rémunération. « Notre tarification fonctionne à l’acte médical (AMI) demandé sur l’ordonnance. Et puis, on a une nomenclature, où chaque acte est référencé et coté avec un certain tarif. Cette nomenclature, qui date de bien longtemps, n’a pas été révisée depuis 2009, et nous cote des actes très peu valorisés » indique l’infirmière. Une des premières revendications du collectif est de passer l’AMI de 3,15€ à 4€ brut, et de le réajuster régulièrement en fonction de l’indice d’inflation de l’Insee.
En plus de la revalorisation des actes médicaux, « Infirmiers Libéraux en colère » souhaite aussi celle des déplacements. « On voudrait que les indemnités kilométriques soient réévaluées. Une infirmière se déplace pour 2,50€ brut. Donc il nous reste 1,25€ pour se déplacer chez un patient » explique Carole Giboudot. Pour information, le même déplacement s’élève à 4€ pour les kinésithérapeutes et peuvent varier entre 10 et 43,5€ pour un médecin en fonction de l’horaire.
Également au cœur des débats, notamment à travers l’actuelle réforme des retraites : le critère de pénibilité, qui concerne bien évidemment ce corps de métier. « Pour pouvoir partir en retraite à taux plein, il faut qu’on attende 67 ans, sans aucune pénibilité reconnue dans notre profession. On peut monter et descendre une quarantaine de fois de la voiture pour aller voir nos patients. Sans compter le laboratoire, la pharmacie, etc. On se lève tous les matins à 5h, on travaille entre 12 et 14h par jour. On a une charge physique et psychologique parce que nous avons des soins et des prises en charge compliqués. Ça peut être des fins de vie ou du travail avec des enfants. On a un panel très large de soin, c’est très éprouvant. Il y a énormément de maladies professionnelles. Des problèmes lombaires, articulaires. Le fait d’être tout le temps dans la voiture, de mobiliser des patients lourds » souligne Carole Giboudot. Cette dernière indique que l’espérance de vie d’une infirmière libérale est inférieure à sept ans par rapport à la moyenne nationale.
Par ailleurs, Carole Giboudot, pointe aussi la hausse des charges, démultipliées depuis quelques années. Que ce soit l’essence ou le matériel. « On payait la boîte de gants 4,50€ avant le Covid, 22€ pendant, et maintenant 9€. On a doublé en 5 ans. Et malgré ça, nos paiements n’ont pas bougé depuis 15 ans » explique l’infirmière libérale. Et contrairement à d’autres professionnels de santé, si plusieurs actes médicaux sont pratiqués par les infirmières libérales, seul le premier acte est payé à taux plein. Les autres sont dégressifs. Ce qui veut dire que si vous avez une injection à réaliser, le pansement sera payé à taux plein parce que ce sera le plus gros acte, ensuite la prise de sang sera payée à moitié prix, et enfin l’injection sera gratuite, indique le collectif « Infirmiers Libéraux en colère ».
Du temps, mais pas d’argent. Car oui, tous ces actes médicaux sont chronophages, intenses, indispensables, et les infirmières y consacrent énormément temps. Pour une maigre rémunération. « Pour donner une idée, en venant se faire poser un pansement au cabinet ou se faire retirer des fils, on va demander 6,30€ au patient. Il va nous rester ensuite 3,15€ net. Pour 20-30min de travail. Et derrière, on a environ 10min de papier, pour rentrer l’ordonnance du médecin, facturer, envoyer à la CPAM, la mutuelle, tout ça nous prend également beaucoup de temps » indique Carole Giboudot.
Toutes leurs revendications sont à retrouver sur cette pétition en ligne qui atteindra bientôt les 90.000 signatures : https://www.change.org/p/lettre-ouverte-des-infirmiers-lib%C3%A9raux?recruiter=1292791289&recruited_by_id=993c6bc0-9984-11ed-aa69-a1fdc26a704d&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=petition_dashboard
La décision tant attendue est tombée ce vendredi, à 18h. Le conseil constitutionnel a choisi de valider l’essentiel de la réforme des retraites. Dans le même temps, les sages ont décidé d’invalider le RIP, le Référendum d’Initiative Partagée, souhaitée par les opposants à la réforme. A Besançon, un rassemblement et une manifestation se sont organisés en fin d’après-midi et début de soirée. La déception est réelle, même si personne ne s’attendait vraiment à un retournement de situation.
Pour les syndicats, le combat continue. L’intersyndicale nationale se réunira ce lundi pour statuer sur la suite du mouvement. A Besançon, les syndicats ont également prévu de préparer la suite. La rencontre est programmée mardi matin.
L'interview de la rédaction / Julien Juif ( syndicat Solidaires)